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 Chapitre 82 - un Monde Noir

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Jezekiel
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Localisation : Poitiers, Vienne, France

22032012
MessageChapitre 82 - un Monde Noir

[Date originale : 19 Février 2012]
[Date correctif : 23 Juin 2012]
Terre 576  - Göttenstadt

Göttenstadt est une ville parmi tant d’autres dans l’empire allemand qui s’étend par delà le globe. Située en Suède, cette petite ville n’avait pas toujours porté ce nom depuis sa fondation. Au beau milieu de l’hiver, la neige donnait au hameau  une certaine poésie qui était complètement étrangère aux habitants dont la tâche n’était pas moins rude pour autant. Qui disait neige, disait froid. Ce froid qui, au mieux, gerçait les lèvres, bleuissait les joues et les doigts et, au pire, aménageait un terrain propice à la gangrène qui chaque année faisait des ravages. Néanmoins la vie s’écoulait chaque jour comme le précédent. La même rengaine jour après jour.
Il était 18h, bien que continuellement masqué par les nuages orageux, les villageois sentaient le soleil se coucher doucement. Chaque jour à cette même heure, chacun était ravi, non, soulagé, que leur journée de labeur s’achève enfin. A cette heure, entre chien et loup, les vendeurs se détendaient quelque peu et relâchaient quelque peu la pression. Le moment parfait pour de petits orphelins sans foyer de commettre leur larcin au beau milieu d’un magasin de fruits et légumes afin de pouvoir se sustenter et voir le prochain jour.
Dans le magasin, le vendeur n’avait pas vu les cinq garçons et filles s’y introduire. Leur mécanique était bien huilée. Ils agissaient de façon coordonnée et dans un parfait silence … jusqu’à ce qu’une pomme tombe au sol dans un bruit sourd. Chaque enfant s’immobilisa pour entendre la réaction du vendeur … qui ne se fit pas tarder. Il arriva à l’entrée du rayon et les surprit.

« - Bande de petits vauriens ! Je m’en vais vous mater moi ! » s’avança-t-il, menaçant.

Les enfants se glissèrent sous les étalages pour changer de rayonnage et courir vers la sortie. Mais une des petites filles trébucha sur le seuil et se fit soulever par le col.

« - Au moins j’en aurais attrapé un ! Tu vas me servir d’exemple et je ne donne pas cher de ta couenne lorsque la Schupo va arriver ! »

A peine eut-il dit ces mots qu’il lâcha la gamine et tomba face contre sol, assommé par un sixième enfant qu’il n’avait pas vu. L’enfant, d’approximativement seize ans et roux, arma à nouveau son bras, cette fois pour tuer lorsque l’un des quatre fuyards revint sur ses pas et l’en empêcha.

« - Non Stefan ! Nous ne sommes pas comme eux ! Ne le tue pas ! »

Stefan le regarda droit dans les yeux et finit par baisser lentement le bras.
Ils furent interrompus par l’un des leurs qui leur cria de se dépêcher avant que la police n’arrive. La petite fille ramassa rapidement les fruits qu’elle avait fait tomber et tous les trois sortirent dans la rue, courant en direction d’une petite ruelle.

« - Nos traces de pas vont nous trahir, Kunz ! » déclara Stefan tout en continuant de courir.

« - T’inquiètes ! A cette heure les Schupo sont au schnaps et d’ici à ce qu’ils rappliquent la neige aura tout recouvert » répondit en souriant le jeune garçon d’au moins quatre ans son cadet.

Les enfants couraient dans les ruelles labyrinthiques lorsque Kunz aperçut trois hommes blancs, bruns et très peu vêtus pour la saison. Sa curiosité piquée au vif, il s’arrêta pour les observer à l’ombre d’une ruelle.

« - Kunz, qu’est-ce que tu fous ? Ramènes-toi ! » lui dit Stefan.

« - Partez devant, je vous rejoins » répondit le concerné, absorbé par la vue des trois hommes.

« - File-moi la bouffe que t’as volée alors ! »

Sans protester Kunz lui confia la nourriture qu’il avait pu subtiliser au magasin et resta seul à observer les trois inconnus. C’était la première fois qu’il voyait des hommes bruns déambuler dans les grandes rues de la ville librement, à la vue de tous et possédant une musculature si prononcée … hormis l’un deux qui semblait plus faible que ses collègues et dont la couleur de la peau passait aux yeux de Kunz pour un signe d’hypothermie.
Discrètement il se mit à les suivre et à se rapprocher au point d’entendre distinctement leur conversation.

« - Que dit le carnet sur notre situation à présent ? » demanda le plus costaud des trois.

Le deuxième homme à la musculature développée sortit alors d’un petit sac à dos un petit carnet qu’il ouvrit.

« - Vous devez vous trouver sur une Terre au profil très proche de la votre ainsi que la précédente. Leur évolution a suivi les mêmes directions que celles dont vous êtes familiers, à quelques exceptions qui lui sont propres. Néanmoins elle ne devrait pas vous être hostile ».

« - C’est bien beau leur charabia mais je commence à me les peler grave. Une bonne bière et un bon hamburger avec une grande frite me feraient bien plaisir ».

C’était la première fois que Kunz entendait le mot "hamburger" mais accolé au mot "frite" il devinait qu’il s’agissait de nourriture. L’homme au carnet rangea ce dernier avant de traverser la rue en direction d’un passant. Kunz retint son souffle et se mit à craindre le pire. A l’allure du passant et à la couleur de ses cheveux, il devina rapidement qu’il devait faire partie de la haute classe.

« - Excusez-moi monsieur, pourriez-vous nous indiquer un bon hôtel ? »

Le passant tourna le visage d’un geste dédaigneux et passa son chemin en l’ignorant. Kunz fut soulagé que cela se soit passé aussi bien. En effet leur témérité lui faisait éprouver de la sympathie pour ses trois hommes manifestement étrangers à ce pays. Toutefois, il retint à nouveau son souffle lorsqu’il comprit que l’homme au carnet n’allait pas se décourager aussi facilement et qu’il se dirigeait cette fois vers une jeune femme à l’apparence tout aussi bourgeoise que le passant précédent. Mais cela ne se passa pas aussi bien que la première fois.

« - NE ME TOUCHEZ PAS ! NE M’APPROCHEZ PAS ! POLIZEI ! POLIZEI ! » cria-t-elle.

Les trois hommes ne comprenaient pas ce qu’ils avaient fait de mal et Kunz ne voulait pas les voir subir le même sort que ceux qui se faisaient arrêter par la police. Ainsi il attira leur attention en sifflant. Les trois hommes se retournèrent vers lui et il leur fit signe de le suivre. Ils coururent quelques minutes avant de s’arrêter sous l’impulsion de Kunz.

« - Vous êtes verrückt ou quoi ? » leur demanda-t-il.

« - Non ! Nous ne sommes pas fous. Pourquoi cette question ? » demanda Frédéric.

« - Vous avez vu beaucoup de bruns dans les rues ? »

« - A vrai dire, non ! Je trouve cela d’ailleurs étrange de n’avoir rencontré que des blonds jusqu’ici » dit Jeremiah.

Kunz le regarda avec curiosité. Il s’exprimait parfaitement et bougeait sans avoir l’air de souffrir du froid malgré son apparence.

« - Mais vous sortez d’où ? C’est le troisième reich les gars ! Le führer a depuis longtemps, bien avant que je sois né, fait passer une loi privilégiant les blonds et encore plus ceux aux yeux bleus. Les autres, nous, sommes au mieux des parias, mais le plus souvent des esclaves ou des cobayes ! »

« - Bordel ! Tu parles d’une exception ! On est sur un monde où Hitler a dû gagner la seconde guerre mondiale. Même après sa mort sa doctrine nazie a perduré … » dit Frédéric, atterré.

« - Après sa mort ? Mais vous êtes complètement schlass ! Hitler n’est pas près de rendre l’âme aussi facilement ! »

« - Quoi ? Mais ça va lui faire combien maintenant ? Dans les 120 – 130 ans ? »

« - Qu’est-ce que j’en sais ? Je suis né alors que le pays était déjà ainsi et comme vous pouvez le voir, je ne suis pas blond ! »

Il marqua une pause puis reprit la parole.

« - Par contre quelqu’un pourra peut-être vous en dire plus et je suis sûr qu’il sera ravi de parler avec vous ».

Sur ce, Kunz les invita à le suivre à travers les ruelles sombres et malodorantes malgré la noble blancheur de la neige. Sur le chemin, Frédéric expliqua à Miles et Jeremiah qui avait été Hitler sur leur propre Terre. Au fur et à mesure des explications, Jeremiah serra de plus en plus les dents, couvant une colère sourde. Après quelques minutes, ils arrivèrent enfin à destination : une maison en ruine où des gosses par dizaines y avaient trouvé un semblant de refuge.

« - ESPÈCE DE DÉBILE ! QU’EST-CE QUI T’AS PRIS DE LES RAMENER ICI ? LES ADULTES SONT PLUS FACILEMENT REPÉRÉS PAR LES HOUND ! TU VEUX NOTRE MORT ? » cria Stefan en le voyant ramener les trois hommes.

« - Écarte-toi Stefan, nous devons voir Grand-père ! »

Le jeune garçon s’écarta en serrant les dents. Le dénommé Grand-père était certainement très respecté pour qu’à sa simple évocation il fasse taire les plus éloquents. Le quatuor se dirigea vers une porte faite dans le bois le plus simple au fond du refuge. Kunz frappa et attendit qu’une voix rayée l’invite à entrer. L’homme était habillé simplement. Le dos voûté trahissait son âge avancé. Age qu’on ne pouvait pas deviner faute de voir son visage, caché derrière un masque de terre cuite. Le vieillard se redressa et écarquilla des yeux en voyant ses visiteurs.

« - Quelle surprise que de voir des adultes en liberté dans cette ville, bruns qui plus est. Cela fait bien longtemps qu’il ne m’a été donné d’en voir. D’où venez-vous mes amis ? »

« - Vous ne nous croiriez pas si nous vous le disions » répondit Frédéric aimablement.

« - Il me fait un peu penser à Barbatos, pas vous ? » dit Miles à voix haute, de la façon la moins discrète au monde.

Frédéric et Jeremiah le regardèrent et Miles alla s’adosser au mur et se tut. Derrière son masque, le vieil homme semblait sourire devant cette scène.

« - Vous savez, jeunes gens, j’en ai vu des choses depuis que je suis né. Entre les égouts d’Aslar, les mines de Quatenfürt, les camps de Riesrod et les laboratoires de Mengele, plus rien ne peut encore m’étonner ! »

« - Croyez-vous au paranormal, monsieur ? » demanda Frédéric.

« - Si j’y crois ? Vous n’avez encore rencontré aucun hound, je présume ».

« - C’est quoi ça encore ? » demanda Miles, toujours adossé au mur.

« - Des chiens … les chiens de chasse de la Medizinisch Sektion ... pour le moins contre nature ... manipulations génétiques, hybridation, transplantation ... tout ce qu’il faut pour faire des ces horreurs des cauchemars ambulants à qui personne n’échappe ».

« - Il faut bien un début à tout ! » dit Miles avec un grand sourire.

« - Vous semblez bien confiant en vous, jeune homme. Mais qui êtes-vous donc ? »

« - De simples visiteurs qui viennent de très loin et qui ne sont que de passage ».

Le vieil homme ne comprenait bien évidemment pas le sens profond des paroles de Jeremiah. Regardant autour d’eux, Frédéric vit sur le bureau un candélabre éteint. Il s’approcha de l’objet et pointa l’une des bougies de l’index. Il enflamma le bout de son doigt et alluma la bougie à la surprise du vieillard. Jeremiah s’approcha à son tour du grand chandelier. Ses yeux devinrent de glace et il parvint à geler instantanément la flamme.

« - Incroyable ! Le programme Superwaffe a donc abouti » ne put s’empêcher de dire à voix basse le vieil homme qui semblait également étonné.

Miles ne l’entendit pas, contrairement à Frédéric et Jeremiah dont l’ouïe fine leur avait permis de comprendre ce qu’il venait de dire.

« - Nous ne sommes pas issus de ce programme ! » déclara Jeremiah en fronçant les sourcils.

Pour un ancien sujet d’expérimentations de laboratoire, il semblait en savoir beaucoup. Ce dernier semblait mal à l’aise que Jeremiah l’ait entendu.

« - Dites-nous, vieil homme, comment se fait-il que personne ne se soit opposé aux nazis ? » demanda Frédéric.

« - Qui voulez-vous qui s’y oppose ? Depuis 70 ans Hitler n’a eu de cesse de purifier sa race aryenne, race qui est dévouée à sa cause, bien sûr. Cela représente des millions, sans compter tous leurs sympathisants. Leurs opposants ont tous subi le même sort : ils ont été soit fusillés soit gazés. Dès lors qu’une personne a l’outrecuidance d’élever la voix, elle connaît le même sort. Ils nous forcent à la clandestinité et des actions somme toute ridicules et sans impact réel sur leur reich. Tous les malades mentaux, les handicapés physiques, de la paraplégie à la simple myopie, tous sont la cible d’une éradication systématique depuis l’avènement d’Hitler. A présent lorsqu’un individu voit l’une de ces tares se manifester chez lui, il n’a plus que trois choix : fuir, se suicider ou se faire exécuter. Immédiatement il a procédé de mêmes avec les juifs. Puis ce fut avec les noirs, les arabes, les asiatiques, tout ceux qui n’avaient pas la peau parfaitement blanche. Depuis 20 ans maintenant, sa purification s’abat sur tous ceux qui ne sont pas blonds ».

Soudain ils furent interrompus par des cris retentissants, véhiculant une panique extrême.

« - Bordel ! Qu’est-ce qui se passe ? » s’esclaffa Frédéric.

« - Ils auront mis le temps ! » dit le vieil homme.

« - Quoi ? »

Le vieil homme se leva alors sans problèmes. Il porta sa main droite à son masque et le retira dévoilant un hideux faciès. Il n’avait plus aucune chair, tout son visage était à vif. Plus de lèvres, plus de paupières, ses muscles étaient parfaitement visibles et les contours de son crâne également.
Voyant le visage de celui qu’il appelait "Grand-Père", Kunz eut un mouvement de recul mais l’homme le retint par le poignet et l’attira à lui. Alors que son masque se brisait au contact du sol, une lame sortit de son avant-bras droit, lame qu’il glissa sous le menton de Kunz.

« - J’ai bien cru que j’allais être démasqué avant l’heure ! » dit-il.

Frédéric fit mine d’avancer.

« - Tut tut ! Si tu ne veux pas être maquillé de rouge je te déconseille d’avancer plus » dit-il en rapprochant sa lame sensiblement de la gorge de Kunz, qui était terrifié.

« - Voyez-vous, mon rôle dans ces ruelles malodorantes et pestilentielles est de recueillir un nombre suffisant d’enfants que mes amis de la Schutzstaffel viennent prélever pour les labos de Mengele. Après quoi je pars pour une autre ville. Votre venue a quelque peu précipité les événements. Bien qu’il reste sûrement encore des morveux qui errent dans les rues de Göttenstadt, vous êtes des pièces de choix pour lesquelles Mengele me pardonnera sans aucuns doutes de ne pas avoir regroupé tous ses cobayes ».

« - Espèce de sale fils de pute ! Tu crois vraiment qu’on va se rendre comme ça ? » cracha Miles.

Les cris de panique se transformèrent en cris de terreur lorsque les SS accompagnés de leur hounds pénétrèrent dans le refuge. Les trois héros se retournèrent vers la porte.

« - A vrai dire, si vous comptez vous en mêler, ou même résister, les quelques hématomes et morsures que subissent actuellement les mioches seront bien plus graves … à commencer par lui ! »

Sur ce il pressa tellement sa lame sur la gorge de Kunz qu’un fin filet de sang coula.
Tous se sentirent paralysés et impuissants. La pièce où ils se trouvaient, ainsi que le refuge, étaient trop petits et sur-occupés pour leur donner la moindre marge de manœuvre. Même Miles ne pouvait risquer de fondre sa main pour désarmer l’ordure qui était devant eux ; sa lame étant trop pressée contre la gorge de l’enfant, le moindre mouvement signerait sa fin.
Les trois hommes durent se rendre tandis que nombre de SS pointaient leur fusils chacun sur la tête d’un enfant. Ils furent ainsi ferrés aux poignets et aux chevilles par des menottes spéciales et particulièrement épaisses. Une fois activées, elles commencèrent à émettre un léger bourdonnement semblable à une ligne à haute tension. Après quoi ils furent forcés de sortir du refuge. Dans la ruelle, ils virent ce qu’étaient les hounds : des créatures d’un bon mètre de haut au garrot, vaguement canine et présentant deux gueules atroces pourvues de crocs acérés. Ils furent conduits hors de la ruelle, sur la rue principale où les attendait un camion de transport de troupes.
Alors qu’ils allaient monter dans le camion, une lumière dorée resplendit dans leur dos et une voix familière se fit entendre.

« - Bien, bien, bien ! Qu’avons-nous là ? Des petits nazis ? Comme c’est mignon ! »


Dernière édition par Jezekiel le Mar 23 Juin - 19:58, édité 1 fois
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Chapitre 82 - un Monde Noir :: Commentaires

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Re: Chapitre 82 - un Monde Noir
Message le Jeu 22 Mar - 18:48 par Shion
[Date originale : 21 Février 2012]
Ce monde ne devrait pas vous être hostile... Mais bien sûuuuuur ! XD

Ils se sont encore fourrés dans de beaux draps tiens...
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Re: Chapitre 82 - un Monde Noir
Message le Jeu 22 Mar - 18:49 par Jezekiel
[Date originale : 21 Février 2012]
Disons que les Eert n'ont pas suivis l'évolution de chaque planète en détail.
Ou du moins pas jusqu'en 1939 ...
Re: Chapitre 82 - un Monde Noir
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