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 Chapitre 83 - De retour

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Jezekiel
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Localisation : Poitiers, Vienne, France

22032012
MessageChapitre 83 - De retour

[Date originale : 26 Février 2012]
[Date correctif : 23 Juillet 2015]
Cité Miroir – Salle de Commandement

Après avoir revu une énième fois les enregistrements et autres données relatives à ses trois agents, Zilimah s’adressa aux opératrices.

« - La nouvelle salle de quarantaine est-elle prête ? »

« - Oui maîtresse Zilimah, elle a été cristallisée selon vos directives ! »

« - Où en sont les Strikers ? »

Le silence se fit pesant dans la salle.

« - J’ai posé une question ! » rappela froidement Zilimah.

Les trois opératrices savaient qu’elles ne devaient pas conserver le silence. Les maîtresses deinones n’étaient pas réputées pour être patientes et mieux valait lui apporter une mauvaise nouvelle plutôt que de l’énerver. Ainsi l’une d’elle prit son courage à deux mains et prit la parole.

« - La maîtresse exécutrice Xatia n’a pas donné suite à votre demande d’écourtement de leur mission ».

Zilimah cogna du poing sur son bureau et se leva. L’opératrice qui venait de parler sentit son pouls s’accélérer. Zilimah n’avait pas connu beaucoup de revers dans sa carrière et nulle ne pouvait prévoir sa réaction lorsque c’était le cas … contrairement à d’autres comme Yactigah qui exécutait sauvagement celle qui osait lui apprendre que son plan ne se déroulait pas comme prévu. A leur grande surprise, Zilimah ne manifesta pas d’autres gestes de colère et sortit.
_____________

Terre 576  - Göttenstadt

Que ce soit les trois héros menottés, les enfants ou les nazis qui s’apprêtaient à les emmener vers une mort certaine, tous se retournèrent vers celui qui venait de faire irruption dans un flash de lumière. Il s’agissait de Nialgrim. Arrivé sur Terre 576 il y a peu, il s’était rapproché via un portail de téléportation.
Voyant l’apparence démoniaque de Nialgrim, les nazis ne surent pas comment réagir ... bien que la peur rôdait dans leurs rangs.

« - Que fait-on Herr Kommandant ? » finit par demander l’un d’eux.

Mais leur commandant ne sut quoi donner comme réponse, il était comme figé devant le démon.

« - Aaaaah ! Les nazis ! Quels adorables sacripants ! Leur régime est si infernal que ceux qu’ils envoient en masse dans l’autre monde ont forcément commis des péchés pour survivre … à notre plus grand plaisir ! » dit Nialgrim en circulant entre les soldats comme voguant gracieusement sur un petit nuage.

Déambulant entre eux, sa diatribe fut coupée lorsqu’en s’approchant trop d’un jeune boche ce dernier, pris de panique, tira une salve de son fusil mitrailleur sur la poitrine du démon.
Nialgrim s’immobilisa. Il observa les impacts de balles sur le haut de son corps avec un regard trahissant une légère inquiétude. Mais cette inquiétude ne concernait pas son corps, plutôt les nombreux artefacts qu’il trimballait constamment sur lui. Aucun ne semblait avoir été endommagé, toutefois cela déplut fortement au Démon qui releva la tête vers l’allemand en fronçant les sourcils. Il pointa son index droit sur lui et le foudroya.

« - C’est le Teufel ! Il est venu pour nous tuer ! » cria alors le nazi juste à côté du foudroyé.

Mais avant qu’ils eurent le temps de lever leurs armes et tirer sur Nialgrim, ce dernier les foudroya tous.
Les cris incessants des enfants forcèrent celui en qui ils avaient autrefois fait confiance à sortir dans la rue pour se renseigner quant à ce vacarme. Il vit alors les corps de ses collègues joncher les pavés de la rue.

« - Was ? Que s’est-il passé ici ? » s’esclaffa-t-il avant de découvrir Nialgrim.

En voyant le démon il s’immobilisa, le temps que son cerveau traite la silhouette que ses yeux apercevaient.

« - Eure majestät ! Je n’ai pas l’honneur de vous connaître » dit-il en s’agenouillant.

« - Tu n’as pas l’air effrayé par mon apparence … en même temps, vu ton faciès … »

« - Quel que soit votre rang, herr dämon, c’est l’ordre naturel des choses qu’un vulgaire humain tel que moi vous témoigne de son respect ».

« - Je comprends. Quel est ton nom, misérable déjection ? »

« - Je me nomme Schädel ! »

« - Très bien, Schädel, quel encorné se terre sur ce tas de boue ? » demanda Nialgrim, qui ne fut pas dupe un seul instant.

Schädel fut surpris par l’appellation usitée par le démon pour faire référence à un de ses congénères, une appellation quelque peu irrespectueuse de surcroît.

« - Il s’agit de Herr Picollus ! »

« - Tiens donc ? Plus de "eure majestät" ? » rétorqua Nialgrim, plus amusé qu’outré.

« - Comment se porte Gros pif ? »

« - Vergebung ? »

« - Tu as parfaitement entendu vaurien ! »

« - Je ne puis vous permettre de manquer de respect au meister ! »

« - Et que comptes-tu faire, déchet ? Me tuer ? Et comment ? »

A cette question, Schädel sortit une grande lame de chacun de ses bras.

« - Je ferais ce qui est nécessaire ! »

« - Allons, allons ! Un peu de calme, Schädel ! » répondit Nialgrim, souriant.

L’instant d’après, le démon foudroya le nazi amélioré qui retomba au sol, inerte et la poitrine fumante.

« - Bien ! Où en étions-nous ? » demanda Nialgrim par pure rhétorique en se tournant vers les trois hommes.

« - Ah oui ! Vous alliez me suivre. Ce n’est que la deuxième fois mais j’en ai déjà marre d’aller vous chercher dans le multivers ! »

« - Libère ces enfants et nous te suivrons sans faire d’histoires ! » répondit alors Frédéric.

Nialgrim le regarda droit dans les yeux pendant quelques secondes. Après quoi il pointa de son index droit le cadenas de la cage où étaient enfermés les enfants. Trois cercles de lumière jaune concentriques apparurent autour du cadenas avant que celui-ci ne tombe en poussières. D’un mouvement ample du bras gauche il ouvrit ensuite un vortex d’ébène. Frédéric et Jeremiah jetèrent un coup d’œil aux enfants.

« - La porte est ouverte, s’ils surmontent leur peur, ils pourront fuir bien avant que d’autres nazis ne prennent la relève, une fois que nous serons partis. Mais si nous tardons, leur fenêtre d’action va se réduire comme peau de chagrin ! » déclara le démon.

Frédéric fut le premier à se mettre en marche vers le vortex de l’Antre des Vers, suivi immédiatement de Jeremiah puis de Miles.

« - C’est compter sans moi ! » déclara Schädel en claquant la porte de la cage.

« - Fils de pute ! » laissa échapper Frédéric.

« - FRÉDÉRIC !!!! » se mit à crier Kunz

« - KUNZ !! »

Nialgrim soupira. Las d’attendre, il fit avancer son vortex qui avala les trois héros avant de s’y glisser lui-même.

« - Espèce d’enfoiré ! Ramènes-nous là-bas ! TOUT DE SUITE !! » cria Frédéric.

« - Et puis quoi encore ? J’en ai strictement rien à foutre de ces gosses, moi ! Avancez ! »

Mais Frédéric n’allait pas obéir aussi facilement.

« - Donnes-nous les coordonnées de cette Terre, au moins » demanda Jeremiah.

« - Parce que vous ne saviez même pas où vous étiez ? Quelle bande d’amateurs vous faites ! A quoi bon cela vous servirait de savoir où vous étiez de toute façon ? Parce que si vous croyez que vous serez libres d’y retourner, vous vous foutez le doigt dans l’œil jusqu’au coude ! »

Frédéric avança alors vers lui et se plaça juste en face. Il le regarda dans les yeux en fronçant des sourcils. Nialgrim remarqua alors que les muscles des bras de Frédéric se gonflaient par intervalles réguliers et à chaque fois des petits éclairs d’électricité provenant de son dos y faisaient écho. Il comprit dès lors qu’il tentait de se libérer des menottes des nazis. Nialgrim poussa un nouveau soupir.

« - 576 ! Avancez maintenant ! »
_____________

Cité Miroir

Les trois hommes eurent à peine le temps de sortir de l’antre des vers que déjà elle se refermait derrière eux, les laissant dans une salle qu’ils ne connaissaient pas mais qui en même temps leur semblait familière : une nouvelle salle verte.
L’hologramme de Zilimah apparut comme à l’accoutumée.

« - Je ne sais pas comment vous avez fait pour vous échapper de la précédente mais cette nouvelle salle verte a des murs plus denses et plus épais et ils ne seront pas endommagés aussi facilement ».

« - Eh bien nous verrons si c’est vraiment le cas ! » déclara Frédéric.

« - Il semblerait que votre volonté de nous fausser compagnie soit réelle. Sachez que jamais personne n’a réussi cette entreprise sans que nous le voulions également ! »

« - Nous sommes donc vos prisonniers ! » demanda Jeremiah.

« - Je préfère le terme "agents". Malgré cette divergence de vocabulaire j’imagine que vous allez refuser à nouveau de vous soumettre aux examens ».

Un gaz commença alors à se répandre dans la pièce, formant un brouillard chimique qui aveugla progressivement les caméras.

« - Faites de beaux rêves … tant que vous le pouvez encore ! »

Sur ce l’hologramme de Zilimah disparut. Retenant sa respiration, Frédéric regarda Miles. Ce dernier comprit et tous trois se rapprochèrent les uns des autres avant que Miles ne les téléporte à nouveau dans la cuisine.

« - Avant que le gaz ne se dissipe on va devoir agir et vite, on n’a pas beaucoup de temps devant nous ! » déclara Frédéric.

De suite il banda ses muscles au maximum et tenta de briser ses entraves. La réaction fut immédiate et une puissante décharge électrique parcourut son corps. Bien que l’expérience se révéla douloureuse, il choisit de se métamorphoser et de retenter le coup. Mais là encore il subit une décharge électrique en n’ayant pas pu développer plus de force que précédemment. Les menottes semblaient programmées pour envoyer une décharge à partir d’une certaine pression. Reprenant sa forme humaine, il choisit de les faire fondre. Mais tout comme pour la pression, les menottes réagissaient à partir d’une certaine température. Frédéric finit par tomber les genoux au sol après ces trois électrocutions.
Jeremiah prit le relais et tenta sa chance en tentant de les geler … mais le résultat fut le même.

« - Bordel ! C’est pas vrai qu’on va en rester là ? » s’esclaffa Miles avant de se métamorphoser.

Sous sa forme de démon il bandait ses muscles encore et encore. Au fil des décharges il ne se décourageait pas et forçait toujours plus que la fois précédente, comme s’il ne semblait pas ressentir la douleur. Finalement les menottes cédèrent et Miles regagna sa liberté. Après quoi il examina les menottes de ses amis et remarqua une sorte d’interrupteur. Une fois actionné, ses deux amis furent libres à leur tour.

« - ‘tain ! Tu es plutôt résistant à la douleur, toi ! » adressa Frédéric à Miles accompagné d’une tape sur l’épaule.

Une décharge d’électricité statique eut alors lieu entre les deux hommes sans que cela soit douloureux pour Miles. En revanche Frédéric ressentit des fourmillements dans sa main durant quelques secondes avec étonnement.

« - Quelle est la suite des événements ? » demanda Jeremiah.

Frédéric sortit alors le carnet et l’ouvrit à la page suivante. A peine eut-il le temps de la lire que l’alarme se déclencha, signe que le brouillard chimique avait dû se dissiper suffisamment pour que les deinones s’aperçoivent qu’ils ne s’y trouvaient plus.

« - Elles vont sûrement nous chercher dans les recoins de la Cité Miroir, mais certainement pas à la salle de commandement ! » dit Frédéric.

Sans dire un mot de plus, Miles les y téléporta de suite. Avec la pratique, il semblait de moins en moins fatigué par ces voyages de troupes. Immédiatement, Frédéric se jeta sur Zilimah et l’immobilisa. Jeremiah forma deux épées de glace et menaça les opératrices pour les empêcher de faire le moindre mouvement.

« - Pas très sympa de vouloir nous gazer ! Vous vouliez nous tuer ? » demanda Frédéric à Zilimah.

« - Non ! Simplement vous endormir ».

« - Pour quoi faire ? »

« - Graver une rune de contrôle sur votre épiderme ».

« - C’est comme ça que vous contrôlez Nialgrim ? »

« - Et pourquoi pas une laisse dans le cul tant qu’on y est ? » s’esclaffa Miles.

Zilimah ne répondit pas.

« - On se contentera de votre silence sur cette question. En revanche nous ne nous en n’accommoderons pas sur un autre sujet » confia Frédéric.

« - Où est Xatia ? » demanda alors Jeremiah.

« - Qu’a-t-elle fait à Manfred ? » questionna Frédéric.

« - Elle a quel goût ? Celui d’un calamar ? » s’enquit Miles.

Frédéric et Jeremiah regardèrent alors Miles, quelque peu étonnés par sa question. Zilimah, quant à elle, semblait stupéfaite. Après quoi les deux hommes se concentrèrent à nouveau sur la deinone.

« - Elle n’est pas rentrée de mission » leur répondit-elle après quelques secondes de silence.

L’ayant immobilisée par une clef de bras, Frédéric le remonta un peu plus entre les omoplates.

« - Tut tut ! Ça, c’est un vilain mensonge ! Elle n’est jamais partie en vérité ! »

Une goutte de sueur perla sur le front de Zilimah.

« - A quel étage et dans quelle pièce se trouve-t-elle ? » questionna Jeremiah.

« - J’apprécierais plus qu’elle ait le goût d’une crevette. D’une bonne gambas ouais ! »

Zilimah choisit de ne pas répondre.

« - Tu ne veux pas parler, Zilimah ? Ce n’est pas grave, nous savons où trouver nos réponses … au Cristal Mnémonique par exemple ! » déclara alors Frédéric.

Un éclair parcourut le dos de la deinone. Comment pouvaient-ils connaître son existence, se demandait-elle.

« - Vois-tu, on a eu le temps de forger quelques relations d’amitié au fil de vos missions et elles nous ont beaucoup appris » lui dit Frédéric.

« - Quelles sont-elles ? » demanda alors Zilimah.

« - Tu daignes enfin sortir de ton silence ? »

« - Tu n’as pas à le savoir ! » déclara Jeremiah.

Frédéric jeta un regard vers Jeremiah pour lui faire comprendre qu’il était temps de lui porter le coup de grâce. Après quoi il fit de même avec Miles.

« - Pendant que vous irez au cristal, ça ne vous dérange pas que je fasse un p’tit détour par leur salle d’incubation ? Après tout, de la langoustine ça ne me déplairait pas non plus ! » s’esclaffa Miles.

Il eut à peine le temps d’avancer de quelques pas vers l’une des sorties que Zilimah reprit la parole.

« - EXIL HOMO T3 » cria-t-elle.

Immédiatement des pointes de cristal sortirent du plafond et ciblèrent les trois hommes. Ils comprirent trop tard que les mots prononcés par la deinone étaient une commande vocale. Un flash éblouissant d’énergie les enveloppa et les fit disparaître de la Cité Miroir.
Lorsqu’ils rouvrirent les yeux, ils eurent la stupéfaction de se retrouver au beau milieu d’une plaine … dans une autre dimension.


Dernière édition par Jezekiel le Jeu 23 Juil - 13:39, édité 1 fois
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Chapitre 83 - De retour :: Commentaires

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Re: Chapitre 83 - De retour
Message le Jeu 22 Mar - 18:51 par Shion
[Date originale : 8 Mars 2012]
Il faudra que Miles fasse quelque chose pour son "ver solitaire" si je puis dire XD
 

Chapitre 83 - De retour

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