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 Chapitre 101 - Arrivée en fanfare

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Jezekiel
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Localisation : Poitiers, Vienne, France

01072012
MessageChapitre 101 - Arrivée en fanfare

[Date correctif : 23 Septembre 2016]
Terre 504 – Lieu inconnu

Aux environs de 1h du matin, un homme se réveilla en sursaut sur sa paillasse. A cette heure, sa chambre était encore sombre mais l’on pouvait tout de même y distinguer les vagues contours des choses dans la pièce … si tant est qu’il y en eut. L’absence de mobilier trahissait son mode de vie particulièrement spartiate. Sa peau cuivrée le situait de prime abord en Asie. Son crâne rasé et les habits dont il se vêtit en se levant appuyèrent cette théorie en précisant même son milieu social. L’homme semblait en effet appartenir à un quelconque couvent de moines.

Une fois habillé, le moine déplaça une des briques de son mur derrière laquelle il avait dissimulé un mystérieux orbe noir qu’il s’empressa d’enfouir sous les pans de sa toge de couleur safran. Après quoi, discrètement, il sortit de la pièce en prenant soin de ne pas réveiller ses confrères. Il sortit dans la cour du temple et prit la direction de l’entrée du domaine. Laissant derrière lui son temple, il marcha quelques minutes pour atteindre le fleuve Huang He. Après s’être assuré qu’il était à l’abri des regards indiscrets derrière l’énorme saule tortueux, le moine ressortit l’orbe et le mit en marche. Un hologramme s’activa alors. La tête d’un serpent albinos à taille humaine et hérissé d’écailles ébouriffées apparut à l’image.

« - Seigneur Xzal Ynm ! » dit le moine en se pliant en deux.

« - Veux-tu bien reprendre ta véritable forme ? » répondit le Seigneur de Corruption DeadOne.

Après avoir jeté à nouveau un coup d’œil autour de lui, le moine s’exécuta. De multiples rides apparurent sur sa peau. Ses doigts se retroussèrent à l’intérieur des mains qui se fuselèrent. Son visage perdit tout relief humain et s’allongea vers l’avant. La créature ressemblait dorénavant plus à un gigantesque lombric blanc qu’à un humain.

« - Bien mieux ! Qu’y a-t-il pour oser me déranger en pleine nuit, Fûbaï ? »

« - Une perturbation spectaculaire dans l’entropie de la dimension où je me trouve a eu lieu il y a quelques minutes, Seigneur ! »

Ynm ne répondit pas de suite, réfléchissant à l’origine de cette perturbation. Passant en revue les ordres de missions autorisées récemment, Ynm en vint rapidement à une unique hypothèse : les impurs s’étaient infiltrés dans cette dimension.

« - Ne t’en préoccupe pas. Vois le bon côté des choses, cette entropie dimensionnelle accrue te servira en cas de difficultés ».

« - Mon seigneur, la perturbation est telle qu’il ne peut s’agir que de l’un des nôtres ! S’agit-il d’une dispute de territoire ? »

« - Il n’y a plus eu ce genre de broutille depuis que McCrane a mis de l’ordre dans nos rangs, ce qui est ironique. Mais je comprends ton inquiétude mon cher suppôt. Je penserais à t’envoyer du renfort. Maintenant laisse-moi ! »

Sur ces mots, Fûbaï éteignit l’orbe avant de reprendre son avatar humain.
_____________

Terre 504 – Haut dans le ciel au-dessus de l’Océan Atlantique Nord – Quelques minutes auparavant.

Alors que le soleil avait déjà entamé sa descente vers l’horizon, une intense lumière rayonna un court instant bien plus haut dans le ciel. De cette source de lumière jaillit une énorme boule de feu qui se divisa rapidement en dix plus petites. Chacun était animée d'une vélocité différente des autres. Ces boules de feu s’écrasèrent de façon disparate à la surface de la planète suivant un axe Ouest-Nord-Ouest / Est-Sud-Est, de la France à la Chine.
_____________

Au large de la France – 1 heure plus tard

La première des dix boules de feu s’était abîmée en plein Océan Atlantique, au large de la France, en créant une onde marine qui s’épuisa avant d’atteindre les côtes … au grand soulagement de la population.

A l’intérieur de cette boule de feu se trouvait Wade qui reposait inerte sur le plancher océanique depuis une heure maintenant, à moitié enseveli sous la vase. C’est alors qu’il reprit connaissance. Il ne comprit pas de suite qu’il était sous l’eau. En effet, il avait compris depuis longtemps que son corps n’avait plus besoin d’air et il ne prenait la peine de respirer uniquement plus que pour manger et donc ressentir le goût. Ce ne fut que lorsqu’il vit un poisson passer au-dessus de lui qu’il réalisa où il était. Il se releva et regarda autour de lui, particulièrement étonné. Il tenta de parler mais ce ne furent que des gargouillis qui sortirent de sa bouche. Il avait déjà pensé à cette expérience mais jamais il n’avait eu le temps ou l’occasion de la faire. Il était content de voir qu’il pouvait se mouvoir sous l’eau normalement. Le moment de stupéfaction passé, il se demanda où il se trouvait et essaya de se remémorer comment il était arrivé ici. La dernière chose dont il se souvenait était d’être passé par le portail lumineux de Daniel et son acolyte et d’avoir ressenti une gigantesque secousse à l’intérieur. Il arriva donc naturellement à la conclusion qu’un incident s’était produit durant le voyage et qu’il avait échoué ici. Mais la question était de savoir s’il était le seul naufragé à être tombé sur cette Terre.

Autour de lui tout se ressemblait et sa vision était assez limitée en profondeur. La seule chose dont il était sûr était qu’il était en bas et que la surface de l’eau se trouvait au-dessus de sa tête. Il bondit et commença à nager vers la surface quelques secondes avant de poursuivre via sa télékinésie.

Arrivé à la surface quelques minutes plus tard, il vit un rivage au loin : les côtes de la France. S’élevant au-dessus de l’eau, il s’y dirigea et accosta sur une des plages des Sables-d’Olonne où nombre de vacanciers se prélassaient. Son arrivée, en donnant l’impression de marcher sur les flots, fit bien sûr son petit effet. Toutefois, personne ne sembla effrayé, ce qui étonna quelque peu Wade. Posant le pied sur le sable fin, il zigzaguait entre les serviettes de plage lorsqu’il entendit un flash info à une radio. Le journaliste refaisait le point sur les récents événements. Ainsi il apprit que neuf autres boules de feu semblables à la sienne s’étaient écrasées sur le globe. Les plus proches s'étaient écrasées en Allemagne et en Italie. Le nombre le surprit quelque peu. Hormis lui, qui pouvait bien être les neuf autres. Il y avait certes Frédéric, Jeremiah, Miles … le robot qui les accompagnait. Mais cela ne faisait que cinq personnes. Même s’il comptait Daniel et son collègue, l’identité des occupants des trois dernières boules de feu restait un véritable mystère … à moins que Daniel ne fut accompagné de plus d’un collègue, qu’il n’avait pas eu le temps de voir dans leur portail. Pour en avoir le cœur net, il n’y avait qu’une chose à faire : se rendre aux points d’impacts.

Ainsi, Wade demanda à l’un des plagistes où il se trouvait. Après avoir eu sa réponse, il choisit de se diriger tout d’abord vers l’Italie en s’envolant.

« - Tu crois que c’en était un ? » demanda la femme du plagiste, à qui Wade avait demandé une information, à son homme.

« - Qui d’autre que l’un des moines sacrés du Wu Yue peut être capable de tels prodiges ? » répondit son mari.

« - S’il est vraiment l’un d’eux, il se trouve bien loin de chez lui ! »

« - Je m’en fais pas pour lui ! Passe-moi plutôt de la crème solaire ».
_____________

Italie – Salerne – Environ 2 heures plus tard

Wade arriva au-dessus de la ville à l’heure où l’homme ne peut distinguer le chien du loup. L’éclairage public s’allumait progressivement alors qu’un quartier était particulièrement éclairé depuis un bon moment semblait-il. Wade baissa son altitude et distingua bientôt une gigantesque toile de tente recouvrant à peine un gigantesque cratère. Il choisit donc de poser pied à terre à proximité, dans une ruelle mal éclairée. Se servant de sa sombre bure, Wade put s’approcher des lieux sans se faire remarquer. Suffisamment prêt, il put observer les va-et-vient sur le site.

Des carabinieri, armés de fusils automatiques et vigilants, formaient un cordon de sécurité redoutable autour du site tandis que de nombreux scientifiques s’affairaient dans le cratère où plusieurs structures métalliques avaient été montées. Se concentrant, Wade tenta de trier les résidus spirituels pour déterminer qui s’était écrasé ici. Malgré ses efforts il ne parvint pas à le déterminer. Les seuls résidus spirituels qui se trouvaient en ce lieu appartenaient à des esprits humains. Il allait devoir se rendre sous la tente pour en avoir le cœur net. Toutefois, en l’état actuel des choses il devrait avoir recours à la manière forte pour se rendre sous la tente … chose qu’il répugnait à faire face à des êtres humains innocents. Il réfléchit donc à une diversion.

Quelques minutes plus tard, une fois la nuit tombée, les carabinieri furent en état d’alerte lorsque plusieurs arbres autour du site se mirent à brûler dans un brasier bleu. Intrigués par ce phénomène, les scientifiques sortirent sous escorte policière pour l’observer et le mesurer. L’attention de tous détournée, Wade put entrer silencieusement sous la toile de tente. Au sein du cratère un laser pointait une silhouette immobile, celle du robot si particulier qu’il avait trouvé en Érèbe … ou du moins sa carcasse. Le reliquat d’esprit synthétique qu’il avait vu en Érèbe ne semblait plus habiter la carcasse métallique. Carcasse que les hommes de sciences tentaient d’ouvrir en vain depuis plusieurs heures afin de déterminer s’il représentait une menace ou non pour eux.

« - Hey ! Qui êtes-vous ? » interrogea à voix haute un jeune savant entrant sous la tente et surprenant Wade.

Ce dernier ne se retourna pas complètement afin de conserver masquée la partie de son visage ravagée. Wade se maudit de s’être fait surprendre ainsi. Néanmoins il devait réagir promptement car il n’aurait plus un seul homme à neutraliser mais des dizaines. D’un geste du bras il extraya l’esprit du jeune homme de son corps qui tomba inerte au sol. Se retournant vers la carcasse d’Isaac, Wade tenta de le soulever. Quelle ne fut pas sa surprise de constater que son corps était aussi léger que celui d’un homme de la même corpulence. Il le mit sur l’épaule et sortit de la tente. Il s’excusa en passant à côté de l’esprit du savant. Il sortit précipitamment du site sans se faire voir.
_____________

Allemagne – Universum Bremen – 1 heure plus tard

Il était déjà tard et la journée était déjà finie depuis longtemps pour nombre de ses collègues mais Karl Leuwitz était un coutumier du genre. Plongé dans ses recherches d’astrophysique, il n’était pas rare qu’il ne rentre pas chez lui où, de toutes façons, personne ne l’attendait. Mais cette fois, malgré l’heure avancée, il avait décidé de rentrer chez lui continuer un peu son travail dans son loft mais surtout profiter de son lit bien plus confortable que le sofa qu’il avait installé dans son bureau.

Ainsi, il éteignit ses ordinateurs, acte qu’il avait toujours du mal à faire. Il enleva sa blouse, prit sa veste, éteignit le plafonnier à néon et ferma la porte.

Sortant de l’Universum Bremen, il fut surpris par la fraîcheur de la nuit et remonta la fermeture éclair de sa veste. Comme toutes les nuit, l’équipe de ménage entrait au sein du bâtiment pour tenir en état les parties communes. Karl avait appris à les connaître puisqu’il les rencontrait régulièrement lors de ses nuits blanches au détour des couloirs. Entrant normalement en groupe resserré, l’un d’eux était pourtant à la traîne cette nuit. Il s’agissait de l’homme de ménage avec qui il avait le plus sympathisé. En effet, celui-ci s'occupait de la zone où il travaillait.

« - Bonsoir Almut ! »

« - Bonsoir Karl ! Ça va ? »

« - Ce serait plutôt à moi de te demander cela. Je suis étonné de te voir ce soir ! »

« - J’ai juste eut un petit évanouissement, ça ne vaut pas le coup de perdre toute une journée de salaire pour si peu. Et puis je me sens bien ! »

« - Ne force pas trop quand même ! »

« - Promis, passez une bonne nuit ! »

« - Toi de même, si je puis dire ».

Après quoi Karl traversa le sombre parking jusqu’à sa voiture. Le trajet pour rentrer chez lui fut calme et apaisant. Il ne rencontra que peu de voitures et la circulation fut assez fluide.

Arrivé chez lui, il chercha quelques secondes l’interrupteur. Il était si peu souvent chez lui depuis qu’il était entré à l’Universum qu’il ne connaissait presque plus sa propre maison … et ses plantes vertes en témoignaient. Toutes desséchées et rabougries, Karl les regarda avec regret. Déposant sa veste, il se dirigea de suite dans la cuisine pour y prendre une bouteille d’eau minérale dont il déversa l’intégralité dans les pots de ses plantes, espérant sûrement qu’elles reprennent de la vigueur avec ce geste isolé.

Après être retourné dans la cuisine pour y dévorer un en-cas, il se rendit dans la pièce qui lui servait de bureau. Il alluma son ordinateur personnel et y inséra sa clef usb … où il avait oublié d’uploader les données sur lesquelles il voulait travailler encore un peu avant d’aller se coucher. Trop frustré, il décida de repartir derechef à l’Universum, remettant au lendemain une bonne nuit de sommeil.

De retour à l’Universum, Karl se rendit d’une traite à son laboratoire, ne se rendant pas compte qu’une silhouette massive se faufilait à sa suite dans le bâtiment. Il ralentit d’allure en voyant son labo éclairé. Il était certain de l’avoir éteint avant de partir. En face de sa porte, il se rendit compte qu’elle avait été fracturée. Son réflexe aurait dû d’alerter de suite la sécurité mais la peur de voir ses travaux anéantis l’emporta et il ouvrit la porte.

Il surprit alors Almut, comme en transe, en train d’écrire des formules très complexes sur l’un de ses tableaux. Karl ne dit mot, observant les formules écrites. Manifestement Almut cherchait par extrapolation le point d’origine de la mystérieuse boule de feu qui s’était écrasée quelques heures plus tôt dans le pays sans laisser aucune trace. Mais ce n’était pas la seule chose qu’il calculait. Il déterminait les trajectoires des neuf autres objets célestes aperçus. Ce n’était pas tant la complexité des calculs qui dérouta Karl mais la façon dont Almut les effectuait. Une craie dans chaque main, il écrivait simultanément deux équations parfaitement exactes et avec une rapidité déconcertante.

« - Almut ? »

L’homme tourna la tête pour le regarder sans s’arrêter pour autant d’écrire pendant quelques secondes. Après quoi il s’arrêta et lui fit pleinement face.

« - Ma mémoire est quelque peu défectueuse mais il me semble vous avoir déjà vu » finit-il par dire.

« - Encore heureux ! C’est moi ! Karl ! Karl Leuwitz ! »

« - Je crois que c’est à moi qu’il s’adresse ! » dit alors Wade dans son dos.

Le chercheur eut à peine le temps de se retourner pour le voir, portant un robot à l’épaule, que Wade l’assomma d’un coup à la nuque.


Dernière édition par Jezekiel le Ven 23 Sep - 20:08, édité 1 fois
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Chapitre 101 - Arrivée en fanfare :: Commentaires

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Re: Chapitre 101 - Arrivée en fanfare
Message le Dim 1 Juil - 20:05 par Nyko
Wade mène la danse en ce début du livre II, un chapitre et déjà du suspens, pas le temps de se reposer :XD:
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Re: Chapitre 101 - Arrivée en fanfare
Message le Sam 14 Juil - 17:18 par Shion
Le emc qui écrit deux équations en même temps, j'hallucine XD
Re: Chapitre 101 - Arrivée en fanfare
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Chapitre 101 - Arrivée en fanfare

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