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 Chapitre 118 - Le retour des Marionnettes

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Jezekiel
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28102012
MessageChapitre 118 - Le retour des Marionnettes

Terre 504 – Temple principal du Bei Heng Shan

Une bonne heure après avoir commencé l’ascension de la montagne, le groupe arriva enfin au temple principal tandis que les rayons du soleil empêchaient quiconque de se cacher dans une quelconque obscurité. Mais cela n’était nullement l’intention de ceux qui semblaient les attendre depuis un bon moment. La plupart d’entre eux étaient munis d’armures métalliques et se tenaient droits comme des i. Les autres, ceux qui ne possédaient que leurs toges habituelles, semblaient être fébriles et ne cessaient de s’agiter, balançant leurs bras d’avant en arrière, prêts à leur bondir dessus. Cela ne faisait aucun doute que ces derniers moines avaient été pervertis par la corruption de Fûbaï … tout comme le fut leur droupla.

« - Comment cela se fait-il qu’un si petit nombre d’entre eux soit corrompu et pas les autres ? » demanda Frédéric.

« - Au Bei Heng Shan, la distribution de l’eau n’est pas aussi libre qu’au Hua Shan … » commença à répondre Hikari avant qu’un inconnu lui coupe la parole.

« - Chaque soir, l’eau est distribuée pour la journée en commençant par moi, mon droupla, mes bodhisattvas et enfin les autres moines ! » déclara un homme d’une quarantaine d’année.

« - Le Dhâtu Lama je présume ? » demanda Frédéric.

« - Inu Okane … pour votre plus grand malheur ! »

Le lama présentait une musculature non négligeable et qui n’avait rien à envier à celle de Frédéric. Son crâne était impeccablement rasé et contrastait fortement avec sa barbe volumineuse et longue d’une dizaine de centimètres. Il était habillé d’un pantalon gris foncé légèrement bouffant et s’arrêtant au niveau des genoux. Sous les genoux, ses jambes étaient enserrées dans des bandages immaculés, tout comme son abdomen. Sur le dos, il portait le haut d’une tunique blanche sans manches et coupées aux encolures proprement. Il tenait dans sa main droite une gigantesque lance argentée à la lame effilée et au contrepoids d’un volume certain.

« - J’imagine qu’il n’y a aucune possibilité de palabrer ? »

« - En effet ! Vos méfaits au Huan Shan ont réveillé la colère des cinq sceaux et soyez certains que vous allez souffrir avant d’expier le meurtre du Pânî Lama ! »

D’un mouvement de la main, il lança sur eux les moines corrompus, qui n’attendaient que ça.
Isaac étant devenu invisible bien avant de rencontrer le premier résident de la montagne, les moines se jetèrent donc sur les quatre cibles devant eux de façon chaotique et désorganisée. Aucun des attaqués ne fut mis en danger par leurs assauts brouillons et prévisibles. Les moines ne semblaient ne plus être que des bêtes sauvages.

« - N’as-tu que cela à offrir Okane ? Des décérébrés incapables de concrétiser la moindre attaque coordonnée ? Viens te battre en personne ! » cria Frédéric tout en esquivant ses agresseurs.

Okane se mit à sourire.

« - Débarrassez-vous d’abord d’eux et ensuite on verra ! »

« - S’il n’y a que ça ! » répondit alors Wade.

Joignant ses actes à ses mots, Wade utilisa ses fils tranchants qu’il avait retenus jusqu’à présent. D’un mouvement vif il trancha la tête du premier moine se jetant sur lui. Sa tête tomba au sol et roula sur quelques mètres.

« - NON ! » cria Frédéric.

« - Ils sont corrompus ! Le poison de Fûbaï est incurable ! Je suis sûr qu’ils préféreraient que l’on mette fin à cela ! » répliqua Wade froidement.

« - D’où tiens-tu cette information ? Comment peux-tu être aussi sûr que Kamaitachi ne trouvera pas un remède à ce mal ? »

Wade n’attaqua pas d’autres moines mais continua de les esquiver … du moins ceux qui parvenaient jusqu’à lui car Frédéric les contrait tous afin que son nouveau compagnon ne les éviscère pas.

« - C’est Fûbaï lui-même qui me l’a dit ! » finit-il par dire.

« - Un Deadone ? Tu fais confiance aux dires d’un Deadone ? » lui demanda Frédéric, incrédule.

Wade fut quelque peu surpris. Ils connaissaient les Deadones … mais dans quelle mesure ?

« - Peux-tu me dire quel intérêt il aurait eu à le prétendre si cela n’avait pas été vrai ? Quoi qu’il dise, il était évident que les moines survivants chercheraient de toutes façons un quelconque remède, c’est dans leur nature ! »

Tout en continuant de repousser les corrompus, Frédéric ne sut pas quoi répondre.

« - L’enjeu est trop grand pour voir leurs plans compromis par un remède miracle » intervint Hikari qui connaissait pleinement les enjeux en question.

Sans attendre, elle arma trois flèches qui se plantèrent dans les crânes de trois des moines corrompus … qui tombèrent morts avant même d’avoir touché le sol. Wade bondit dans le combat et trancha tous les moines autour de lui. Jeremiah se résigna également à tuer ceux qui s’en prenaient à lui. Mais il était sûrement celui qui le faisait le plus humainement. Sa force et sa rapidité de vampire lui permettait de leur briser la nuque proprement et sans plus de violence que nécessaire. Frédéric s’immobilisa au beau milieu de cette tuerie, dépité. Leur raisonnement était juste mais il ne pouvait l’admettre. C’est alors que l’un des corrompus se jeta sur lui. Pris par surprise, Frédéric l’immobilisa en lui prenant le visage dans sa main droite et resserrant fortement ses doigts dessus. Le moine lui agrippa l’avant-bras, tentant de le lacérer de ses ongles cassés. Frédéric sentit soudain une douleur dans sa paume. Le moine le mordait et commençait lentement à lui dévorer la main. Frédéric baissa la tête et, résigné, transforma sa main gauche et lui arracha la gorge avec. Il relâcha le moine tout en relevant les yeux, emplis de colère, sur le Dhâtu Lama.

« - Bien ! Conservez cette hargne, vous en aurez besoin ! » proclama-t-il une fois tous les corrompus décédés.

Il leva alors sa lance, la fit tourner d’un demi-tour et frappa un gigantesque gong à l’aide du contrepoids de son arme. Le gong émit un puissant son qui se répercuta sur un gigantesque diapason dont ils n’avaient pas encore remarqué la présence. Le diapason entra en résonance avec le son du gong et sembla le propager dans tout le temple. C’est alors que tous les moines munis d’armure firent un pas en avant. Puis ils se mirent en rang telle une barrière dressée entre eux et le lama.

« - Est-ce une plaisanterie ? » demanda Wade.

« - Non ! Et ceux là ne sont ni morts, ni corrompus … mais tout de même manipulés ! » répliqua Okane en riant bruyamment.

Les moines se mirent alors en mouvement vers eux, les suppliant de ne pas les tuer.

« - Vous avez entendus ? Ils sont innocents ! » cria Frédéric pour être sûr d’être entendu.

Jeremiah et Hikari firent un mouvement de la tête, signe qu’ils avaient compris.

« - Wade ? »

« - Je suis comme toi, je les entends me supplier et je vois qu’ils ne sont pas corrompus. Il est évident qu’il faut trouver une solution pour les épargner sans pour autant finir au bout d’une lance ».

Les moines avancèrent sur eux telle une légion romaine au ralenti et leur première attaque fut aisément esquivée. En effet, les moines tentaient tant bien que mal de résister mais ne parvenaient qu’à ralentir les mouvements des pièces d’armures. Mais si grande fût leur volonté, tôt ou tard elle s’amoindrirait et ils représenteraient dès lors un réel danger que les quatre hommes et femme ne pourraient plus aussi facilement esquiver.
Ils étaient dans une impasse. Les moines devant eux n’étaient pas corrompus et donc pas responsables de leurs actes ; ils ne pouvaient les tuer. Mais même s’ils avaient été corrompus, les tuer ne servirait à rien comme l’a démontré leur combat au col du dragon d’or il y a plus d’une heure. Il faudrait les enfermer dans une bulle de télékinésie et les soumettre aux flammes de Frédéric pour démagnétiser leurs pièces d’armures … mais cela encore était impossible : ça les tuerait avant de parvenir au résultat escompté. Wade tenta alors une nouvelle approche. Il parvint à en immobiliser un avec sa chaîne puis il lui déboîta l’épaule gauche non sans une certaine souffrance et le relâcha. Il pensait qu’en déboîtant ou brisant les membres supérieurs, cela les empêcherait d’attaquer … mais en vain. Le bras gauche se remit en mouvement, ignorant l’épaule et faisant souffrir le moine à chaque mouvement.
Soudain Frédéric eut une idée. Il se jeta volontairement sur l’un des moines. Il esquiva son arme blanche, le désarma et arracha la protection métallique du bras armé. Immédiatement le moine recouvrit l’usage de son bras et s’en servit pour aider Frédéric à lui enlever le reste de son armure. Une fois cela fait, nul n’eut besoin d’indiquer au moine de fuir tant qu’il le pouvait. A l’instar de Frédéric, Jeremiah et Wade commencèrent à retirer les protections des bras des moines leur permettant de se déharnasser eux-mêmes et pouvant immédiatement passer à un autre. Miles les rejoignit à ce moment et vit une scène pour le moins bizarre.

« - Oh mais vous faites quoi au juste là ? Ils ont perdu au strip-poker ou quoi ? »

« - Au lieu de dire des conneries, viens nous aider à leur enlever leurs armures ! » lui invectiva Frédéric.

A ces mots, il comprit de suite la situation et se joignit à ses compagnons. Rapidement, tous les moines furent débarrassés de leurs protections et ne restaient plus sur la place centrale que le lama, ses adversaires et une foultitude de pièces d’armures éparpillées.

« - Il ne reste plus que toi Okane ! Descends et viens te battre ! » lui dit Frédéric.

Le lame sourit à nouveau et frappa une nouvelle fois le gong. Le son du gong résonna dans le diapason qui le propagea une nouvelle fois dans le temple. Cette fois, l’ouïe fine de Frédéric détecta une résonance presque inaudible tout autour d’eux. Il vit alors les pièces d’armures vibrer légèrement. Rapidement elles se mirent à bouger et se rassemblèrent comme si elles étaient portées par un être humain.

« - Fallait s’y attendre ! » dit Frédéric à voix basse.

Les armures vides se mirent en mouvement et harcelèrent à nouveau les héros. Mais cette fois, elles n’étaient plus entravées par la résistance des moines et leurs gestes étaient bien plus rapides. Frédéric, Jeremiah et Hikari avaient néanmoins la vélocité pour les esquiver sans problèmes. Wade se protégeait des attaques derrière sa chaîne et ses fils tranchants … et Miles se faisait lacérer de toutes parts. Suffisamment accablé par les lacérations, Miles surmonta la douleur et frappa d’une force phénoménale la gaine de lamelles de fer faisant office de plastron. L’armure se désolidarisa complètement … mais ne cessa pas d’être mortelle. Chaque partie de l’armure se mit à bouger indépendamment l’une de l’autre et vint assaillir Miles séparément. Ce dernier se mit à se téléporter à plusieurs reprises afin d’esquiver les attaques … qui, manquant leur cible, frappaient d’autres armures qui à leur tour se désolidarisaient également.
La situation allait rapidement devenir désespérée. Frédéric réagit donc en conséquence.

« - HIKARI ! FUIS ! WADE ! MILES ! AVEC JEREMIAH ! JEREMIAH ! BOUCLIER ! »

Hikari, bien que rapide, ne possédait pas une régénération cellulaire accélérée et lorsqu’elle serait débordée, ce qui ne tarderait pas, elle serait blessée plus ou moins grièvement. Étant le seul à pouvoir agir efficacement contre ces morceaux d’armures, Frédéric ne voulait pas risquer de brûler ses compagnons. Même s’ils s’en remettraient, le combat ne serait pas fini. Une fois débarrassés de ces armures, il resterait encore le lama à abattre et toutes les ressources disponibles seraient sûrement les bienvenues. Une fois ses amis abrités derrière le bouclier télékinésique du vampire, Frédéric se mit à tirer de puissantes salves de feu afin de démagnétiser les morceaux d’armures. Ne bénéficiant pas de la même configuration qu’au col du dragon d’or, cela prit beaucoup plus de temps et il dut tirer à plusieurs reprises sur les mêmes pièces pour les porter à la température voulue et les rendre inertes. Les morceaux d’armures ne se laissèrent pas neutraliser aussi facilement et tandis qu’il en neutralisait une, deux autres le prenaient à revers et lui lacéraient le dos ou les membres. Le supplice sembla durer une éternité mais finalement Frédéric en vint à bout. Avec la dernière pièce tombant au sol, Frédéric chancela et mit les genoux à terre, le corps couvert d’entailles plus ou moins profondes. Jeremiah abaissa son bouclier et tous se rapprochèrent de lui. Du coin de l’œil, Frédéric vit Hikari se diriger vers eux également.

« - Empêche-la de nous rejoindre ! » dit faiblement Frédéric à Miles.

Celui-ci se retourna pour voir la jeune asiatique.

« - Avec plaisir ! » lui répondit-il en souriant.

En un clin d’œil il disparut pour réapparaître auprès d’Hikari. Il l’a pris dans ses bras et disparut à nouveau pour réapparaître aux pieds du Bei Heng Shan.

« - Lâche-moi, Pervers ! » lui dit calmement Hikari en lui glissant la pointe d’une flèche lumineuse sous la gorge.

Miles s’exécuta et la laissa tomber lourdement au sol, sur les fesses.

« - Reste ici ! » lui dit-il.

« - N’y compte pas, yokaï ! »

« - Écoute ma belle, c’est Frédéric qui m’a demandé de t’éloigner alors tu restes ici tant que le combat n’est pas fini ! »

Sans dire un mot de plus, Miles disparut à nouveau et partit rejoindre ses compagnons.
Hikari se releva et observa le sommet du Bei Heng Shan. Même si elle comprenait que l’on puisse s’inquiéter du manque certain de guérison accélérée dont elle manquait, elle ne comptait pas être mise à l’écart ou être considérée comme un boulet. Après tout leur combat la concernait elle bien plus qu’eux. Elle s’enveloppa de lumière et se mit à nouveau à gravir la montagne à toute allure.

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Note : Illustration d'un diapason : Click !
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Chapitre 118 - Le retour des Marionnettes :: Commentaires

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Re: Chapitre 118 - Le retour des Marionnettes
Message le Lun 29 Oct - 2:00 par Shion
Fallait bien que Miles lance une connerie sur la situation XD

Je sens qu'il va arriver des bricoles à Hikari dans les prochains chapitres...
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Re: Chapitre 118 - Le retour des Marionnettes
Message le Lun 29 Oct - 19:57 par Nyko
Moi je me demande se qui va arriver a frédéric...
 

Chapitre 118 - Le retour des Marionnettes

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