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 Chapitre 142 - Déviés

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Jezekiel
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14042013
MessageChapitre 142 - Déviés

Terre 576 - Göttenstadt

Les six hommes se déplaçaient de toit en toit, silencieusement et au nez et à la barbe de la Schupo en contrebas dont le nombre de patrouilles était étrangement important.
Ils se rapprochaient avec précaution de la place où les nazis avaient amené une cage sur roue pour y entasser les jeunes qu’ils avaient raflés. Sur place, Frédéric espérait pouvoir trouver un quelconque indice sur l’endroit où ils avaient été emmenés. Bien sûr il ne pensait nullement à un indice sensoriel. Depuis trois semaines toute trace odorante ou physique aurait bien évidemment disparu.

Cela faisait déjà près d’une demi-heure qu’ils déambulaient ainsi lorsque, par excès de confiance, Miles dérapa lors d’un saut sur le toit suivant. La neige qui recouvrait les toits étouffa le bruit … néanmoins son geste mal assuré provoqua un petit glissement de neige qui tomba du toit dans la rue au moment même où une patrouille passait. Composée de trois militaires et deux créatures encore jamais vues jusque-là, la patrouille s’arrêta net et tous levèrent la tête vers le toit. N’ayant pas attendu que les allemands réagissent, les six hommes s’étaient cachés sur le versant du toit opposé si bien que de la rue, les militaires ne virent rien et firent mine de reprendre leur marche. Toutefois, l’une de leurs créatures ne voulut pas avancer, fixée sur le toit. La bête était tout aussi laide qu’improbable. Elle était extrêmement rachitique et imberbe, ce qui contrastait énormément avec ses extrémités. Ses pattes étaient munies de puissantes griffes mais sa tête était ce qu’il y avait de plus horrible chez elle. Sa gueule était munie de petites dents acérées et sa mandibule possédait la particularité de pouvoir se dissocier en deux parties. Une longue langue sortait continuellement de sa gueule et fouettait l’air. Ses yeux étaient aussi énormes que noirs et ses narines semblaient se situer sur les tempes, juste à coté de ses yeux. Lorsqu’elle humait l’air, un puissant chuintement se faisait entendre. Le son semblait provenir des profondeurs de son être tellement il était fort.
Fruit de manipulations génétiques, la créature voyait plus qu’elle ne sentait les odeurs ; ce qui était un avantage certain lorsqu’il faisait aussi froid. Ainsi ce monstre génétique observait le toit avec grande attention puisqu’elle voyait des couleurs peu habituelles en émaner.
Quelque peu indécise, elle poussa soudainement des sons stridents.

« - Was ? » s’esclaffa l’un des militaires.

« - Le Reniflard a vu quelque chose sur le toit ! » dit le second.

« - Sur un toit et lors du couvre-feu, quoi que ce soit, ça va le regretter ! Libère le Kräftig ! » ordonna le troisième soldat qui avait l’air d’être leur supérieur.

Le second soldat ne se fit par prier : il détacha les chaînes qui maintenaient l’énorme créature qui les accompagnait, celle que Jeremiah avait vue accompagnant la première patrouille quelques minutes plus tôt. Cette créature était moins repoussante que le reniflard. Elle présentait une anatomie humanoïde bien que dépassant allègrement les trois mètres de haut. Son seul vêtement était une sorte de pagne pour masquer son appareil génital. Autrement il portait des fers au cou, aux poignets et aux chevilles. Il était glabre et à la peau blanche. Sa musculature était particulièrement développée. Son faciès semblait avoir été autrefois humain mais ses paupières, ses lèvres, ses oreilles et son nez avaient été retirés chirurgicalement. Autre détail, comme si son apparence n’était pas assez parlante, une croix gammées avait été incrustée sur son front au fer rouge.

« - Gehen auf dem dach und zerstört ! » cracha le supérieur à la créature. *1

Immédiatement le Kräftig fit un bond phénoménal, et sans élan, sur le toit où il y rejoignit les six hommes dissimulés. Le choc fut puissant, laissant deviner que la créature était particulièrement lourde.
Réagissant promptement, Wade sortit de sous sa houppelande son fusil à pompe et le pointa de suite sur le ventre du monstre. Mais celui-ci empoigna l’arme, l’arracha des doigts de Wade et la brisa d’une main en serrant fortement. Immédiatement après, il abattit son énorme poing sur Wade. Celui-ci fut soustrait au monstre par Jeremiah qui n’avait rien perdu de sa vitesse d’exécution. Le Kräftig frappa donc le toit dans un nuage de neige en provoquant un gigantesque trou.

« - Jeremiah ! Wallace ! Occupez-vous des nazis dans la rue avant qu’ils n’en alertent d’autres ! » ordonna Frédéric tandis qu’il sortait ses deux machettes.

Décidant de couvrir la descente du lieutenant, le vampire exécuta un formidable bond au-dessus de la rue jusqu’au toit d’une maison en face. Dans la rue, les soldats le suivirent du regard, quelque peu stupéfaits. De son côté Wallace estima la hauteur et choisit de glisser sur quelques mètres le long d’une gouttière avant de finir par un bond au sol. Son saut souleva un petit nuage blanc également et attira l’attention du Reniflard qui tira sur sa chaîne. Immédiatement, le soldat qui le tenait en laisse reporta son attention sur son "chien" et vit Wallace dans la ruelle. De suite il sortit son fusil mitrailleur et arrosa la ruelle, forçant Wallace à s’abriter derrière la maison sur le toit de laquelle il était quelques secondes auparavant. Les deux autres soldats se retournèrent pour voir sur quoi tirait leur collègue et dégainèrent à leur tour des armes à feu.

« - Attaque ! » dit le premier au Reniflard en le lâchant.

Immédiatement le Reniflard s’élança dans la ruelle à la poursuite de Wallace. Les soldats n’attendirent pas longtemps avant d’entendre leur monstruosité se faire abattre d’une rafale de fusil automatique. Dans leur dos ils n’entendirent pas Jeremiah se réceptionner au sol. Sans attendre il sortit sa machette et son fusil et s’élança sur les trois soldats. En un éclair il transperça la nuque du supérieur de sa machette, faisant ressortir la lame par sa gorge qu’il laissa ainsi plantée en la lâchant ; il tira une rafale de balles au visage du maître du Kräftig et empoigna de sa main libre le maître du Reniflard avant de le mordre et de le vider assez de son sang pour le tuer. Après quoi il reprit sa machette et décapita celui qu’il avait mordu pour éviter d’avoir un second Lestat sur les bras.

Pendant ce temps, sur le toit, le Kräftig libéra son poing du toit. Miles se jeta alors sur lui, les machettes aux mains, oubliant complètement qu’il ne possédait pas la même force que sous sa forme démoniaque. Le golem se tourna vers lui et le repoussa d’un violent revers du poing. Miles tomba dans le jardin derrière la maison où Wallace venait de s’abriter.
Sur le toit ne restaient plus que Frédéric, Wade et le colosse. Ce dernier fonça sur Wade et lui enserra la tête dans son poing. Wade agrippa le bras du monstre par réflexe. Néanmoins il n’attendit pas d’être malmené par ce rebus génétique avant de réagir. Ses fils tranchants s’enroulèrent autour du bras du monstre et commencèrent à le déchiqueter. Le Kräftig lâcha alors Wade et arracha ces fils qui le faisaient atrocement souffrir.

« - On met beaucoup trop de temps ! » déclara Frédéric.

L’ayant entendu parler, le golem se retourna vers lui et lui fonça dessus. Ses sens aiguisés, Frédéric contra le formidable coup de poing avec ses deux lames, provoquant deux profondes lacérations sur le poing du monstre qui le retira immédiatement en hurlant de rage. Sans attendre, Frédéric lança sa machette droite en plein dans la gueule de l’abomination qui s’immobilisa alors, la tête tournée vers le ciel de ténèbres. Frédéric exécuta alors un magnifique bond au-dessus du monstre, empoignant au passage sa machette et découpant le crâne de sa victime d’avant en arrière. Son bond l’amena dans la rue, rejoindre Jeremiah qui en finissait avec le dernier soldat. Derrière Frédéric, le cadavre du Kräftig tomba comme un poids mort du toit.

Wade et Isaac bondirent du toit pour les rejoindre tandis que Miles et Wallace sortaient de la ruelle.

« - On a fait trop de raffut ! Faut se barrer et vite ! » dit alors calmement Frédéric avant de s’élancer dans une ruelle adjacente.

Tous se mirent à le suivre en courant.
Frédéric n’avait pas tort. La nuit, Göttenstadt était sous couvre-feu et donc particulièrement silencieuse. Les tirs d’armes à feu avaient résonné dans toute la ville et s’étaient fait entendre de toutes les patrouilles. S’ils ne se trouvaient pas rapidement une planque, ils allaient bientôt être submergés par le nombre et des dégâts collatéraux parmi les civils seraient inévitables.
Durant de longues minutes, ils jouèrent au chat et à la souris avec les patrouilles. Mais ce petit jeu ne pourrait pas durer indéfiniment. Soit le jour levant dissiperait leurs cachettes obscures, soit les Reniflards les débusqueraient. Et ce fut ces derniers qui les perdirent. Rapidement les patrouilles dotées de ces immondes créatures remontèrent leur piste efficacement. Se coordonnant par radio, ils parvinrent à resserrer les mailles de leur filet jusqu’à les avoir en visuel et les acculer.
Les six hommes étaient encerclés par plusieurs patrouilles. Frédéric ne s’en faisait pas trop pour ses amis, même si il y avait plusieurs Kräftig autour d’eux. Néanmoins il se demandait comment Wallace pourrait s’en sortir indemne. C’est alors que la pluie se mit à tomber. Le vent se leva et le tonnerre roula haut dans le ciel. Ils assistaient à la naissance d’un véritable orage en l’espace de quelques secondes.

« - BLITZ ! » cria alors la voix puissante d’un homme qui se fit entendre malgré les conditions climatiques.

Immédiatement la foudre s’abattit sur l’un des Kräftig. Puis une seconde foudre s’abattit sur un autre et les éclairs s’enchaînèrent avec fureur, décimant les soldats en l’espace de quelques secondes. Lorsque le dernier d’entre eux rendit son dernier souffle, l’orage se dissipa aussi vite qu’il s’était formé. C’est alors que celui qui les suivait, et qui venait de crier, descendit du toit et les rejoignit.

« - Merci du coup de main ! » lui adressa Jeremiah.

L’homme avait une carrure qui n’avait rien à envier à Frédéric ou même Miles. Il portait un costume sombre, une chemise fine et blanche en dessous et des bottes de cuir. Alors que son costume trahissait son appartenance à une certaine noblesse, son visage trahissait son âge. Il avait au bas mot une cinquantaine d’années. De plus il maniait une gigantesque zweihander sur la lame de laquelle étaient gravées des runes nordiques et brûlant d’un feu azur.
L’homme les dévisagea un instant.

« - J’espère que vous en valez la peine ! PORTAL ! »

A ce mot, les runes de son épée changèrent de couleur et prirent une teinte byzantine. D’un mouvement habile des doigts, il fit décrire à son épée un cercle qui créa une sorte de portail au sein duquel se dessina une image assez floue d’un autre lieu.

« - Si vous voulez vivre, suivez-moi ! » leur dit l’homme qui s’engouffra alors dans le portail.

Personne ne sut quoi faire pendant quelques secondes … jusqu’à ce que des cris d’autres soldats commencent à se rapprocher. A ce moment Frédéric n’hésita plus et franchit le portail. Il fut suivi de Jeremiah, Isaac, Wallace, Miles et enfin Wade, le plus réticent de tous.

Ils arrivèrent alors à plusieurs milliers de kilomètres de Göttenstadt, dans la pièce de banquet d’un château. Bien qu’un feu brûlait dans l’âtre, la pièce était froide, sans gaieté, étriquée dans le conformisme d’une noblesse d’une autre époque. Une longue table occupait la partie centrale de la pièce. Des plats et couverts en argent l’ornaient pour sept convives et la maîtresse de ces lieux qui se tenait assise à l’autre bout.

La femme était d’un âge avancé et de taille moyenne. Ses cheveux étaient coupés courts et tout aussi blancs que ses yeux. La femme semblait effectivement aveugle.
Elle était habillée d’un pantalon immaculé et d’une chemise tout aussi blanche à haut col. Une bande rouge courait de bas en haut sur la partie gauche de la chemise et se poursuivait le long des manches … ce qui fit réagir Jeremiah. Frédéric sentit la tension qui le gagnait.

« - Que se passe-t-il ? Tu les connais ? » lui demanda-t-il à voix basse et discrètement.

« - Ce sont des templiers ! » lui répondit-il de la même manière.

« - Effectivement, herr vampir ! » répondit alors la vieille femme.

Son intervention surprit quelque peu les deux hommes.

« - Je me nomme Adalheid Roteskreuz ! »

« - Pourquoi nous avoir aidés ? » demanda Frédéric.

« - Parce que je vous ai vus tuer le Führer ! » répondit-elle avec un sourire.

« - Va falloir vous acheter des lunettes la vioque, on vient juste d’arriver ! Et on en a rien à jeter de votre furet ! » répliqua Miles.

Immédiatement, l’homme qui les avait amenés glissa avec dextérité et rapidité la lame de sa lourde zweihander sous le menton de Miles.

« - Manquez de respect encore une fois à Frau Roteskreuz et votre tête roulera sur le sol ! » dit-il froidement.

« - Heinrich ! Ce ne sont pas là des manières de traiter mes invités ! »

« - Excusez-moi Frau Roteskreuz ! » répondit-il en ôtant immédiatement son épée et en se reculant, penché en deux.

« - Veuillez excuser mein Heinrich ».

« - Il n’y a pas eu mort d’homme et … » commença à dire Frédéric.

« - Euh … c’en était pas loin quand même ! » l’interrompit Miles.

« - Je disais donc que Miles a parfois besoin d’être éduqué et remis à sa place. Bien que ses manières soient des plus vulgaires, il n’a pas tort. Nous venons d’arriver et n’avons pu commettre l’acte répréhensible que vous nous prêtez ».

Adalheid se mit à sourire.

« - Il est vrai ! Vous l’aurez sans doute remarqué, je suis aveugle. Donc quand je dis que je vous ai vus, ce n’était bien évidemment pas avec mes yeux … du moins pas ceux que vous croyez. Il se trouve que je suis capable de voir le futur, pas le mien mais celui d’autrui. Un don fort apprécié quel que soit le milieu où mes pas m’ont menée durant mon existence. Malheureusement, je ne l’ai pas toujours utilisé à bon escient mais mon vieux cœur s’est mis à battre la chamade lorsque je vous ai vus tous les sept autour du Führer en train de brûler dans un brasier d’émeraude ! »

« - Euh … » commença à dire Miles lorsqu’il vit Heinrich le dévisager.

« - Oui ? » lui demanda Adalheid.

« - Il y a juste un problème dans votre boule de cristal, votre marc de café ou que sais-je encore comme connerie, car on n’est que six ! » dit-il.

« - Sept je vous ai vus, sept vous serez ! C’est indéniable ! »

« - Nous sommes venus aider quelqu’un, peut-être est-ce lui ? » demanda Jeremiah à Frédéric.

« - Comme le rappelle Jeremiah, nous sommes venus pour sauver des gosses, pas pour tuer votre Führer ! Donc vos visions sont bidons ! Elles relèvent plus de la dernière volonté d’une femme mourante qu’autre chose ! » intervint Wade.

« - Certes ! Il était évident que vous ne me croiriez pas sur parole ! Aussi suis-je désolée de ce que vous allez voir ! » dit Adalheid dont les yeux devinrent lumineux.

Soudain des éclairs blancs sortirent de ses yeux et frappèrent les six individus face à elle, hormis Heinrich.

_________________________
Notes 1 :
"Kräftig" = "Baraqué" en allemand
*1 : "Va sur le toit et détruit !" dit en allemand
"Roteskreuz" : "Rotes Kreuz" = "Croix Rouge"

Note 2 :
C'est marrant de voir que sur Deviant Art je retrouve des dessinateurs qui sont au moins aussi chtarbés que moi lorsqu'il s'agit d'inventer certaines choses :p
Voici une représentation d'un Kräftig comme si je le lui avais commandé : Click !
_________________________
A suivre dans "Visions, partie 1"
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Chapitre 142 - Déviés :: Commentaires

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Re: Chapitre 142 - Déviés
Message le Lun 15 Avr - 15:34 par Shion
Pourquoi tu arrêtes toujours le chapitre au meilleur moment ? XD

Encore une fois, le franc-parler de Miles a failli lui jouer un mauvais tour...

Il est bien laid le Kräftig, sinon, mais j'imagine que c'est le but Razz
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Re: Chapitre 142 - Déviés
Message le Lun 15 Avr - 19:10 par Jezekiel
Shion a écrit:
Pourquoi tu arrêtes toujours le chapitre au meilleur moment ? XD
Parce que je suis sadique et que ça vous force à revenir la semaine prochaine pour lire la suite ^^
Une motivation supplémentaire s'il en est besoin :p
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Re: Chapitre 142 - Déviés
Message le Mar 16 Avr - 17:09 par Shion
Tu sais, je viendrais quand même si tu étais moins sadique XD
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Re: Chapitre 142 - Déviés
Message le Mar 16 Avr - 17:26 par Jezekiel
Les deux prochains chapitres sont un peu spéciaux, il n'y aura pas le même genre de suspens en fin ... même si ça ne t'empêchera pas de vouloir savoir la suite ^^
Re: Chapitre 142 - Déviés
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Chapitre 142 - Déviés

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