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 Chapitre 146 - Ein Jahr

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Jezekiel
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Localisation : Poitiers, Vienne, France

12052013
MessageChapitre 146 - Ein Jahr

Terre 576 – Bâtiment inconnu

Le groupe était quelque peu circonspect devant ce bâtiment aux dimensions importantes et une cheminée s’élevant haut dans le ciel.

« - Depuis quand il y a des cheminées aussi maousse dans les prisons ? » demanda Miles.

A son évocation, un éclair parcourut l’échine de Frédéric.

« - Depuis que ce n’est pas une prison … mais un camp de concentration ! » finit-il par lâcher.

« - Non ! Ce n’est pas un camp de concentration ! » intervint Wallace.

« - Où sont les baraquements de prisonniers ? Où sont les miradors, les clôtures ? Ça ressemble plus à une usine ! » ajouta-t-il.

« - Une usine ? Qu’est-ce qu’on est venu foutre dans une usine ? » râla Miles.

« - Nous aurons sans doute la réponse à l’intérieur » répliqua Wade.

« - Très bien ! Qu’on en finisse alors ! » proclama Miles en avançant droit sur l’usine.

A peine eut-il fait quelque pas que Frédéric entendit un léger vrombissement.

« - STOP ! » cria-t-il.

Miles sursauta et s’arrêta de suite.

« - ‘tain ! Tu m’as foutu les … » commença-t-il à dire en se retournant lorsqu’une puissante explosion le propulsa à deux mètres de haut en lui arrachant la jambe droite.

Un champ de mines entourait l’usine et Miles venait de poser le pied sur l’une d’entre elles. Avant que Miles ne retouche terre, une alarme retentit à l’intérieur de l’usine qui se propagea rapidement aux sirènes extérieures. Quant à Miles, l’explosion l’avait rendu inconscient … ce qui n’était peut-être pas plus mal à bien y penser.

« - N’avancez pas plus vers l’usine ! » ordonna Wallace qui avait rapidement compris la situation et sortait déjà ses armes, prêt à en découdre.

« - Pourquoi ? » demanda Jeremiah qui l’imita en s’armant de son fusil.

Wallace lui lança un regard incrédule.

« - Entre nous et le bâtiment il se trouve de nombreux engins qui exploseront si l’on marche dessus ! » lui précisa Frédéric.

Soudain, mêlés à la sirène hurlante, on entendit des aboiements de créatures qu’ils connaissaient déjà. Une meute de hounds venait de sortir de l’arrière de l’usine et apparaissait au coin du bâtiment. Les créatures contre-nature avaient été bien dressées puisque, malgré la ruée, elles évitaient soigneusement le champ de mines et se précipitaient sur les héros pour une curée annoncée. Néanmoins Wallace contredit le sort et commença à tirer sur les monstres qui grossissaient trop vite à son goût. Immédiatement Wade et Jeremiah se joignirent à lui et déversèrent un feu nourri sur ces monstres.
En quelques secondes plus un seul des hounds ne fut en état de menacer quiconque. Néanmoins l’alarme continuait de retentir et d’autres menaces n’allaient pas manquer à pointer le bout de leur nez.

« - Il faut pénétrer cette usine pour savoir pourquoi Adalheid nous a dirigés vers elle ! » déclara Frédéric.

« - Et par où passe-t-on ? » demanda Wade.

« - Le plus urgent est de récupérer Miles ! » dit Jeremiah.

Avec l’affolement, ils avaient presque failli oublier leur ami inconscient au beau milieu du champ de mines.

« - Si tu as envie de sauter, je t’en prie, après toi ! » répondit Wade.

« - Se sacrifier pour récupérer Miles et lui administrer les premiers soins n’est pas une option nécessaire ! » déclara alors Isaac.

« - Mes capteurs optiques sont capables de détecter le métal des mines enterrées ! » ajouta-t-il.

« - Très bien ! Guide-moi ! » dit alors Frédéric en rengainant ses machettes.

Suivant les instructions du drone à la lettre et au centimètre près, Frédéric rejoignit Miles. Il le souleva avec précaution et ressortit du champ de mines sans encombres.
Sans attendre, Wallace sortit sa trousse de secours mais il remarqua alors que la jambe de Miles ne saignait déjà plus. Il se rappela alors que ses compagnons d’aventure étaient tous dotés d’une régénération cellulaire accélérée. Néanmoins il faudrait sûrement du temps pour que sa jambe se reconstitue. C’est alors qu’Isaac apporta une information supplémentaire sur son état que personne n’avait remarquée : sa charge électrostatique était redevenue à la normale.
Cette action ne prit que deux ou trois minutes mais cela suffit aux troupes allemandes situées dans l’usine de se déployer à l’extérieur et arriver en vue du groupe. Les soldats surgissaient des deux côtés de l’usine et ce n’était qu’une question de temps avant qu’ils ne les encerclent et commencent à les tirer comme des lapins.

« - Jeremiah ! Soulève par télékinésie les cadavres de hounds et balance-les entre nous et l’usine ! VITE ! » ordonna Frédéric.

Le vampire se mit immédiatement à l’œuvre, soulevant les carcasses et les balançant sur le champ de mines pour faire détonner celles qui se trouvaient entre eux et l’usine. La tactique fonctionna à merveille et rapidement le chemin fut dégagé. Sans attendre, Wallace, qui avait sorti son lance-grenade tira sur le mur de l’usine et provoqua une ouverture béante par laquelle tous s’engouffrèrent.

Mais à peine eurent-ils pénétré dans l’usine qu’ils comprirent qu’ils n’avaient pas affaire à une usine ordinaire. Ils pataugeaient dans un liquide verdâtre qui remplissait toutes les cuves autour d’eux et dans lesquelles surnageaient des êtres humains ayant subi de terribles expériences, à la vue de leurs corps déformés et mutilés.
Ils revinrent rapidement à la réalité en entendant les soldats hurler derrière eux, à l’extérieur de l’usine.

« - Frédéric, je ne sais pas comment te décrire où nous nous trouvons. C’est la première fois que je vois ça et je … » commença à dire Jeremiah avant que Frédéric ne le coupe.

« - Inutile ! J’entends les systèmes de pompe, je sens cette odeur de sang mêlée aux produits chimiques. Je me doute de là où nous sommes ».

« - Écartez-vous ! » adressa-t-il à Wade et Wallace qui guettaient l’arrivée des nazis par l’ouverture.

Sans poser de questions, les deux hommes s’écartèrent tandis que Frédéric avançait, ses machettes aux poings.

« - POSES TES ARMES AU SOL ! » lui hurla dessus en allemand l’un des soldats lorsqu’il se montra à la lumière du jour.

Frédéric s’immobilisa un instant avant de lui répondre : « - Comme tu veux ! »

A ces mots, il lâcha ses armes et dirigea ses mains vers eux avant de déverser un véritable torrent de flammes sur ses interlocuteurs. Bien que ce fût difficile, Frédéric se retint de produire une flamme trop ardente … pour ne pas les tuer sur le coup.
Tandis que les soldats hurlaient et tentaient d’étouffer les flammes qui les consumaient de toutes les manières possibles, Frédéric retourna à l’intérieur de l’usine.

« - Si Adalheid nous a envoyés ici, c’est que Kunz et les autres gamins s’y trouvent. Dépêchons-nous tant qu’il est encore temps ! » dit-il simplement.

« - Si on pouvait arrêter cette putain de sirène, ça me soulagerait au moins les oreilles ! » déclara Miles.

« - Comment ça va ? » lui demanda Jeremiah.

« - Comme quelqu’un qui s’est fait arracher une jambe, pardi ! Au moins la douleur a eu le temps de s’estomper lors de mon somme ».

Jeremiah l’aida à se relever et à marcher.

« - Miles a raison ! Cette satanée sirène me tape sur le système ! » déclara Wallace.

Finalement, Jeremiah échangea de position avec Frédéric. Les quatre autres se séparèrent pour chercher un quelconque pupitre ou poste de contrôle pour faire cesser ce tintamarre.

« - Quelle blague ! C’est l’aveugle qui aide l’estropié à se déplacer ! » lâcha Miles en souriant, à la limite du rire.

« - C’est vrai qu’elle est bien bonne, celle-là ! » répondit Frédéric en souriant également.

« - A force, on aura plus vite fait de dénombrer les zones de nos corps qui sont restées intactes ! »

« - Ah ! Ah ! Pas faux ! »

Tous les deux se mirent alors à rire comme deux idiots lorsque la sirène se tût … mais pas eux. Leurs coéquipiers revinrent vers eux quelque peu étonnés.

« - Eh bien ! Y en a qui n’ont pas perdu le sens de l’humour, on dirait ! » déclara Wallace.

Finalement Miles et Frédéric se calmèrent et ce dernier leur demanda qui avait éteint cette alarme. Ce fut Isaac, évidemment. Le drone avait ratissé les lieux de façons logique et efficace en fonction du type d’infrastructure à laquelle il était confronté.
Il indiqua qu’il avait trouvé une salle d’opérations qui devrait les aider à repérer plus efficacement ceux qu’ils recherchaient.

C’est ainsi que, guidés par le robot, ils atteignirent la fameuse salle de contrôle qui était bien plus que cela. En effet ils se retrouvèrent dans une pièce immense et insonorisée où nombre de consoles occupaient la plus grande partie … tandis que le reste était alloué à un laboratoire de chimie et de génétique. Au fond de la salle se trouvait une seconde porte qui semblait bloquée et qui avait empêché tous les ingénieurs et autres laborantins de s’enfuir lors de l’alerte. Ces derniers étaient donc agglutinés au fond de la pièce, pris de terreur.

Tandis qu’Isaac se connectait aux consoles, la fureur de Frédéric semblait galvanisée par la peur qui saturait la pièce. Un peu comme lorsqu’un prédateur ressent la peur chez sa proie, ça l’incitait à attaquer. Cette fureur était d’autant plus exacerbée qu’il ne pouvait excuser les sévices que ces hommes de science avaient dû infliger à leurs sujets d’expérimentations.

« - Isaac ! As-tu trouvé ceux que l’on cherche ? » demanda-t-il.

« - Oui ! »

« - Bien ! Sortez tous d’ici, je vous rejoins ! » dit-il alors que ses mains commençaient à s’enflammer.

« - Frédéric ! Ce n’est pas ton genre de tuer de sang froid des personnes incapables de se défendre … même si elles le méritent amplement ! » lui dit alors Miles

« - De surcroît, ils pourraient nous être utiles pour expliquer l’incohérence temporelle détectée dans les fichiers » ajouta Isaac.

« - Quelle incohérence ? » demanda Wade.

« - Il est indiqué dans le dossier de Kunz qu’il est présent en ces lieux depuis presque un an ! »

« - QUOI ? » réagit vivement Frédéric.

« - C’est quoi ce délire ? » ajouta Miles.

« - Vous ne le saviez pas ? » s’étonna Wallace.

« - Qu’est-ce qu’on ne savait pas ? » demanda Frédéric.

« - C’est surprenant que personne ne vous l’ait dit à l’Unicorps mais … votre séjour dans l’Erèbe a représenté presque un an en temps universel … »

Tous furent surpris par cette révélation. Il ne s’était donc pas écoulé trois semaines mais un an depuis leur dernière visite … de nombreuses choses avaient dû changer depuis … et ils craignaient tous de découvrir comment.

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A suivre dans le chapitre 147 : "Trop tard" !

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Chapitre 146 - Ein Jahr :: Commentaires

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Re: Chapitre 146 - Ein Jahr
Message le Ven 17 Mai - 15:24 par Shion
Décidément, Isaac se montre sacrément utile dans ce chapitre ^^
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Re: Chapitre 146 - Ein Jahr
Message le Ven 17 Mai - 18:10 par Jezekiel
J'essaie de rendre utile un peu tous les personnages de temps en temps ^^
Se trimballer des figurants tout le temps c'est lourdingue :p
Et je me rends compte que ce n'est pas forcément évident tout le temps de manier un groupe de personnages.
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Re: Chapitre 146 - Ein Jahr
Message le Lun 20 Mai - 15:49 par Shion
Oui, d'autant plus que ton groupe commence à devenir conséquent ^^
Re: Chapitre 146 - Ein Jahr
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Chapitre 146 - Ein Jahr

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