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 Chapitre 147 - Trop tard

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Jezekiel
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19052013
MessageChapitre 147 - Trop tard

Terre 576 – Usine de bio armement

« - Un an ? Ce n’est pas possible … » dit à voix haute Frédéric.

« - Levez la main ceux qui ont l’impression que l’Unicorps n’est pas mieux que les Deinones ! » dit alors Miles en levant sa main droite.

Wallace n’apprécia que très moyennement cette réplique.

« - Je ne pense pas qu’on a voulu vous le cacher. A mon avis c’est plus une mauvaise communication entre les services, chacun pensant que l’autre vous avait communiqué l’information » dit-il.

« - Espérons-le ! » répondit Frédéric qui se remettait de ce choc.

« - Isaac ? Où se trouvent les gamins ? » lui demanda-t-il expressément.

« - Les enfants du groupe du dénommé Kunz se trouvent actuellement dans l’Aile Nord de l’usine » répondit le drone.

« - Très bien ! Allons-y ! » conclut Frédéric.

Tandis que, guidés par Isaac, ils sortaient tous un par un de la pièce, Wallace fit en sorte de rester en dernier. Discrètement, il vissa un silencieux au bout de son fusil d’assaut et se dirigea vers le fond de la pièce. Tout comme Frédéric, il avait du mal à conserver son sang froid devant des êtres aussi abjects qu’étaient ces ingénieurs. Sans plus de pitié qu’ils en avaient eue pour leurs cobayes, Wallace tira une longue rafale de balles dans le groupe. Puis se rapprochant d’eux, il leur logea une balle supplémentaire en pleine tête.
Ayant entendu les tirs étouffés de l’arme, Frédéric s’était immobilisé. Il allait revenir sur ses pas lorsque Wallace le rejoignit et lui adressa une petite tape sur l’épaule.

Alors qu’ils se déplaçaient rapidement vers l’aile nord, ils entendirent du raffut. Manifestement tous les soldats n’avaient pas péri sous les flammes de Frédéric … ou alors il y avait des retardataires. Et pour cause ! Dès que l’alarme fut déclenchée, ces soldats se précipitèrent à l’armurerie revêtir leurs armures de combat d’élite, leur armure de BlitzSquadron. A l’oreille, ils devaient être cinq, maximum six, à sillonner les méandres de l’usine. Leur furtivité n’était certainement pas leur point fort puisqu’ils ne cessaient d’échanger via leur radio, tenant au courant leurs collègues sur leur progression. Ils énuméraient les couloirs vérifiés et se rapprochaient du groupe de héros assez rapidement.
Immédiatement ceux-ci décidèrent de se cacher derrière d’imposantes machineries. Quelques secondes après, l’un d’eux passa dans le couloir sans les remarquer.
Le soldat était protégé d’une lourde armure noire qui le recouvrait intégralement. Il possédait un masque respiratoire imposant avec des verres rouges. Ses épaulettes étaient munies de deux protubérances courtes mais massives semblables à des antennes. Il portait à la main une arme semblable à un fusil mais dont le bout semblait être une puissante bobine électrique. L’arme était reliée dans son dos à un puissant générateur.

« - Il faut s’en débarrasser ! S’ils continuent à déambuler ainsi, ils finiront par nous tomber dessus au pire moment » dit Frédéric à voix basse.

« - Tu n’as pas tort » répondit Wallace.

A peine eut-il dit ça, qu’il bondit dans l’allée, le fusil à la main, toujours muni de son silencieux, et tira une rafale dans le dos du soldat. Les balles vinrent endommager le générateur dorsal du soldat. Ce dernier se retourna vivement et vit Wallace face à lui. Immédiatement il appuya sur la gâchette de son arme. La bobine se mit en route pour s’arrêter presque immédiatement, Wallace avait rendu inopérante l’arme du soldat. Ce dernier communiqua immédiatement sa position à ses collègues et leur dit qu’il avait localisé les intrus. Puis il sortit une arme de poing tout à fait commune. Mais il n’eut pas le temps de s’en servir que Wallace lui tira à nouveau dessus. Blindée, les balles ricochèrent sur son armure mais l’empêchèrent de viser correctement pour autant. Wallace maintint le feu lorsque son regard fut attiré par les verres rouges de son masque. Il réorienta dès lors son feu sur le visage du garde qu’il finit par abattre.
Mais Wallace avait mis trop de temps pour se débarrasser de ce soldat. Déjà trois autres pointaient au bout de l’allée. Grâce à son ouïe, Frédéric, toujours caché, sentit l’arrivée de deux autres à l’autre bout. Wallace allait être pris entre deux feux.

« - Wallace vas y rester ! Déployez-vous et un chacun ! » prononça alors Frédéric avant qu’il ne fasse un bond sur la machine derrière laquelle ils s’étaient dissimulés.

Il fut immédiatement suivi par Jeremiah. Isaac disparut à la vue de tous. Quant à Wade, il donna son fusil d’assaut à Miles avant de se faufiler derrière d’autres machines.

Voyant les trois BlitzSquadron se ramener vers lui, Wallace savait fort bien qu’il n’aurait pas deux fois la même chance et choisit de se replier en courant en sens inverse. Mais il s’arrêta net en voyant les deux autres silhouettes lui barrer la route. Heureusement pour lui, Frédéric et Jeremiah agirent de concert et tous deux décapitèrent les deux soldats en un mouvement aussi rapide que coordonné. C’était sûrement là le fruit de leur entraînement dans les forêts des Eert. Jeremiah fit un signe à Wallace de se ramener. Mais le soldat objecta en rappelant l’existence des trois autres soldats qui étaient derrière eux.

Se traînant sur le sol comme il le pouvait, et en jurant, Miles sortit de derrière l’énorme machinerie et se mit à tirer, allongé, sur les trois soldats qui se rapprochaient. Les trois hommes furent surpris de voir un homme surgir à plat ventre devant eux et furent soumis à sa pluie de balles. Néanmoins, dans cette position, Miles était dans l’incapacité de viser correctement si bien que les soldats se mirent à pointer leurs fusils sur lui. Soudain des fils barbelés vinrent s’enrouler autour du cou de l’un d’eux et le tirèrent en arrière.
Les deux autres se retournèrent et ne virent pas Wade, tapi dans l’ombre. En revanche ils virent Isaac redevenu visible.

« - Depuis l’immobilisation, et bientôt le meurtre, de votre ami, vos chances de survie ont baissé de 70%. Votre meilleure option, dorénavant, est de fuir ! » déclara le drone.

Les deux nazis se regardèrent avant de tirer leur arc électrique sur Isaac. Ce dernier avait dressé un bouclier d’énergie suffisamment puissant sur lequel les éclairs rebondissaient et frappaient au hasard.
Dans leur dos, Miles se remit à leur tirer dessus et parvint, tout comme Wallace, à endommager le générateur d’un des deux qui lâcha son fusil à terre et se retourna vers lui en se saisissant de son arme de poing.

« - Ooooh ! Merde ! Merde ! Merde ! » s’écria-t-il en essayant de retourner derrière la machine pour s’y abriter.

Les balles fusèrent près de son unique jambe valide.

« - Ah non ! Bordel ! Tu vas pas me la flinguer ! » cria-t-il en sortant son fusil et tirant à l’aveugle.

Voyant la scène, Isaac baissa son bouclier et se prit l’arc du dernier BlitzSquadron de plein fouet.

« - De par mes directives je ne peux laisser une quelconque forme d’intelligence exposée à un danger mortel ! » dit-il.

Ayant reconfiguré ses circuits en prévision, il tandis le bras vers le soldat qui en avait après Miles et dérouta l’arc électrique qui le frappait pour atteindre le nazi. Sous cette puissante surcharge, le générateur dorsal endommagé de l’allemand explosa, déchiquetant le dos du soldat qui mourut sur le coup.
Quant à l’unique BlitzSquadron qui restait en vie, il cessa de tirer sur Isaac et entreprit de fuir … ce que son corps fit sur quelques mètres tandis que sa tête roulait au sol, tranchée par Jeremiah.

Frédéric les rejoignit, suivi de peu par Wallace qui était passé prendre Miles au passage.

« - Tout le monde va bien ? » demanda Frédéric.

« - Ouaip et merci à tous ! » répondit Wallace.

« - Pas de quoi mon pote ! T’es baptisé maintenant, tu fais partie de notre bande : la bande des fous furieux ! » répliqua Miles.

Ce dernier, justement, voyait sa jambe commencer à repousser, lentement. On voyait sa rotule prendre forme tandis qu’une masse compacte commençait à prendre la forme de son tibia et de son péroné.

« - Vous pensez qu’il y en aura d’autres des comme eux ? » demanda Wallace.

« - Pour une infrastructure de cette taille, les forces armées sont déjà conséquentes. En rencontrer d’autres défierait toute statistique » lui répondit Isaac.

« - Ouais, donc en gros t’en sais rien, quoi ! » rétorqua Miles.

« - On s’en fiche ! S’il y en a d’autres, on s’occupera d’eux de la même façon ! » dit Frédéric.

Alors que tous reprenaient la direction de l’aile nord, Wade se pencha sur la tête du dernier soldat que Jeremiah avait décapité. Il ôta son casque et l’inspecta. Trouvant ce qu’il cherchait, il le retira du casque et rejoignit ses coéquipiers.

Finalement arrivés devant l’aile nord, ils pénètrent dans une gigantesque pièce où sont entreposées des multitudes de cuves. A l’intérieur : des corps humains, parfois seulement des membres surnageant dans un liquide verdâtre. A y regarder de plus près, Wallace se rendit compte que certains corps étaient difformes … et pour cause. Il semblerait que les scientifiques de cette aile s’amusaient à créer des monstres de Frankenstein, assemblant divers membres provenant de corps différents. Mais plus ils pénétraient dans la pièce, plus les difformités semblaient s’estomper, comme si les premiers n’étaient que des tests et qu’ils affinaient leurs assemblages au fur et à mesure. Ils arrivèrent finalement devant une table d’opérations … ou plutôt un établi de boucher étant donné la quantité de sang qui la recouvrait. Non loin de la table se trouvait un tapis roulant sur lequel étaient disposés divers éléments mécaniques destinés à être greffés sur leurs victimes. Il y avait des systèmes d’armes à feu, des armes blanches et même quelques systèmes optiques à greffer en remplacement des yeux du sujet.

« - On n’a pas fini de les chercher, ces gamins ! » déclara alors Miles en voyant la quantité pharaonique de cuves.

« - Kunz se trouve dans la cuve n°628. Il est sûr que ses camarades se trouveront dans les cuves adjacentes » précisa alors Isaac.

« - D’après l’agencement de la pièce et les numéros déjà rencontrés, la cuve n°628 devrait se trouver par ici ! » ajouta-t-il en prenant une direction très précise.

En très peu de temps ils arrivèrent à destination, face à la cuve 628 et à son occupant.

« - C’est quoi ce délire ? Tu commences à te gourer maintenant ? » demanda Miles en voyant le corps à l’intérieur de la cuve.

En effet, celui qu’ils avaient en face d’eux n’était pas un gamin d’une douzaine d’années, ni même de treize ans puisqu’il s’était écoulé une année depuis leur dernière venue. Dans la cuve surnageait le corps d’un jeune homme pleinement développé mais portant de nombreuses traces d’opérations. Aucun de ses membres n’était d’origine. Tandis qu’il avait des membres bioniques à la place des jambes, son bras gauche avait été remplacé par un mécanisme au bout duquel se trouvait une scie circulaire d’une trentaine de centimètre de diamètre et son bras droit était l’un de ces mécanismes d’arme à feu qu’ils avaient vus quelques secondes plutôt. On voyait une cicatrice médiane qui parcourait toute la hauteur de son buste. Son crâne avait été rasé et portait également des cicatrices. Néanmoins son visage était relativement intact … pour le moment et fort heureusement.

« - C’est lui ! » dit alors Jeremiah.

« - Quoi ? » fit interloqué Frédéric.

« - Il a vieilli mais c’est bien Kunz ! » affirma le vampire.

« - C’est pas possible ! T’as vu l’âge qu’il a maintenant ? » répliqua Miles.

« - T’es sûr qu’on a été absents qu’une seule année ? » demanda Frédéric, quelque peu en colère, en se retournant machinalement vers Wallace.

« - Affirmatif ! Ou alors on m’a également menti ! » répondit le militaire.

« - Ouais, ben ça doit être ça, c’est pas possible autrement ! » ajouta Miles.

« - Hypothèse non valide ! Mes systèmes ont effectivement déduit qu’il s’était écoulé approximativement une année depuis notre entrée dans ce que vous appelez l’Erèbe. En outre, les rapports sur le sujet 628 mentionnent une cure de croissance accélérée afin d’amener le sujet à terme et apte à subir les opérations nécessaires au projet Flickwerk ! » déclara Isaac qui s’était connecté à la tablette informatique rattachée à cette cuve.

C’est alors qu’un petit signal sonore se fit entendre. Il provenait de la cuve 628 même et informait que le sujet se réveillait. Effectivement, Kunz revint à lui et ouvrit les yeux. Même s’il ne les avait pas côtoyés longtemps, il les reconnut rapidement. Un sourire éclaira alors son visage.

« - Qu’est-ce qui se passe ? » demanda Frédéric.

« - Il est conscient ! » répondit Wade.

Ni une, ni deux, Frédéric se jeta sur la cuve et la fracassa en frappant comme un enragé dessus. Le liquide vert de déversa sur le sol, les éclaboussant tous. Le corps de Kunz chuta tel un poids mort en avant, dans les bras de Frédéric. Ce dernier le sortit complètement de la cuve et le déposa délicatement au sol. Kunz passa plusieurs secondes à tousser et expulser le liquide qui l’avait nourri tout ce temps.

« - Je … suis content de te voir … Frédéric … » dit faiblement Kunz.

« - Moi aussi, petit, moi aussi ! » lui répondit-il en ouvrant les paupières pour lui faire croire qu’il le voyait.

« - Tu es … revenu … pour moi ? »

« - Bien sûr ! Pour qui d’autres ? »

Kunz se mit alors à sourire.

« - Merci … Je ne veux … plus souffrir … aide-moi … s’il te … plait … »

« - Oui ! On va te ramener à l’Unicorps ! Ils arriveront bien à t’aider ! » lui répondit Frédéric.

« - Non … pas comme ça … plus comme ça … je veux … partir … tue-moi … s’il te … plait … »

Frédéric s’immobilisa. Il était choqué de la demande de Kunz, qui n’était encore qu’un gamin il n’y a que trois semaines pour lui. Il revint à la réalité lorsqu’il sentit Jeremiah approcher dans son dos, prêt à soulager Frédéric de cette responsabilité. Mais ce dernier tendit discrètement une main derrière lui pour demander à Jeremiah de ne rien en faire. Puis il la tendit en supination vers Wallace. Wallace comprit ce qu’il voulait. Il sortit alors un pistolet de petit calibre qu’il déposa dans la main de Frédéric. Celui-ci, lorsqu’il sentit le poids de l’arme dans sa main, hésita quelques secondes avant de resserrer ses doigts dessus. Puis il ramena sa main devant lui et la saisit correctement avant de pointer le bout du canon sur le front de Kunz.

« - Merci … » dit le jeune homme avec un sourire avant que Frédéric ne tire.

Frédéric ferma les yeux quelques secondes. Une larme coula sur sa joue avant de tomber sur le corps sans vie de Kunz. Ils étaient revenus trop tard.

« - Nous aurions dû revenir plus tôt ! Peut-être que si je n’étais pas parti chez les Eert, on aurait pu arriver à temps … » dit-il.

Alors qu’Isaac allait lui répondre de façon mécanique, Jeremiah lui fit signe de se taire.

« - Si nous n’étions pas partis chez les Eert, tu sais très bien que tu aurais été plus un handicap qu’autre chose et nous n’aurions pas pu aller si loin, si vite » lui dit alors le vampire.

« - Ce n’est pas de ta faute Frédéric ! On ne pouvait pas savoir ! » ajouta Miles.

« - Les responsables sont ces ordures de nazis ! » dit alors Wade dans la voix duquel aucune émotion ne passait.

Néanmoins, ses paroles eurent un effet sur Frédéric. Il savait que Wade avait raison et il comptait bien venger la mort de Kunz et de toutes les autres victimes.
Il se releva et se mit à tirer vers chaque cuve jusqu’à ce que son chargeur soit vide. A ce moment, Wallace, Miles et Jeremiah prirent le relais et tirèrent sur toutes les cuves qu’ils virent afin de libérer chacune de ces victimes.

« - Qui est le responsable de cette usine ? » demanda alors, plein de rage, Frédéric.

« - Le directeur de l’usine Mengele 59 est Horst Schlangen. Ses directives sont de rester constamment présent en ce lieu » répondit alors Isaac.

« - Très bien ! On va lui rendre une petite visite alors ! » répliqua Frédéric.

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Chapitre 147 - Trop tard :: Commentaires

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Re: Chapitre 147 - Trop tard
Message le Lun 20 Mai - 15:48 par Shion
J'en connais un qui va prendre cher XD
 

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