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 Chapitre 148 - Serpents

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Jezekiel
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26052013
MessageChapitre 148 - Serpents

Terre 576 – Usine de bio armement

Directeur de l’usine Mengele 59, Horst Schlangen avait pour ordre de rester en permanence dans cette usine malsaine et d’en assurer le bon fonctionnement. Mais quitte à y résider autant que ce le soit en bénéficiant d’un certain confort. Ainsi il avait fait aménager une ancienne remise au fond de l’usine en véritable garçonnière dotée de tout le confort moderne et ce que l’argent pouvait lui acheter. La pièce étant parfaitement insonorisée, s’il assurait son rôle à la lettre, il devait déjà être au courant des exactions du petit groupe d’intrus grâce aux écrans de surveillance devant lesquels il devait se trouver … Mais Horst Schlangen n’était pas de ce genre de personne rigide à passer tout son temps devant des écrans. C’est d’ailleurs cette attitude qui lui avait valu d’être reclus ici … et aujourd’hui, il allait comprendre l’erreur d’un tel comportement.

Semble-t-il que les six BlitzSquadron constituaient à eux seuls les troupes d’élite de l’usine puisque le groupe de six hommes ne rencontra pas d’autres obstacles durant leur pérégrination au sein du bâtiment. Du moins pas jusqu’à ce qu’ils arrivent devant la loge de Schlangen. Pénétrant dans une sorte de vestibule, les six hommes furent surpris en voyant les deux Kräftig qui montaient la garde de chaque côté de la porte tels deux chiens bien dressés. Dès qu’ils virent le groupe, les deux créatures se mirent à pousser des grognements de plus en plus forts et se levèrent. Ils ouvraient la gueule comme s’ils essayaient d’aboyer pour les mettre en garde de ne plus avancer.

« - Vous attendez quoi pour les flinguer ? » demanda Miles dont le statisme de la situation lassait déjà.

Sa question agit comme un déclencheur dans l’esprit de ses camarades et tous braquèrent leurs armes à feu sur les deux monstruosités et se mirent à tirer.
Quelques secondes plus tard, les deux colosses étaient étendus au sol, baignant dans leur propre sang.

Dans la loge, Schlangen remontait son pantalon et bouclait sa ceinture comme si de rien n’était. Manifestement il ne savait rien de la situation dans l’usine … s’il ne s’y était jamais intéressé. L’homme semblait se contrefoutre des conformités. Il portait un pantalon noir ample, un gilet en cuir sans manche attaché à la façon d’un corset, un foulard aubergine autour du cou et une casquette de petit chef. Son physique n’avait rien de remarquable et il était plutôt du genre maigrelet à longue tignasse. S’il n’avait pas était nazi, on aurait pu le qualifier de bohème. Se frottant les yeux, il semblait venir tout juste de se réveiller. Consultant à tout hasard sa console d’ordinateur en quête d’un quelconque message, son regard fut alors attiré par les images de dévastation que retransmettaient ses écrans de surveillance.

« - Alter Schwede ! C’est quoi ce bor … »

Mais il n’eut pas le temps de finir sa phrase que Wallace défonçait sa porte d’un grand coup de pied. Immédiatement lui, Jeremiah et Miles (dont tous les os de sa jambe s’étaient reconstitués) le tinrent en joue.

« - Arsch ! Vous êtes qui vous ? » aboya Schlangen.

Immédiatement, Miles appuya sur la détente. Une balle siffla aux oreilles d’Horst, soulevant ses cheveux sous le souffle.

« - C’est nous qui posons les questions ici ! » dit-il.

« - Horst Schlangen ? » demanda Frédéric le plus calmement possible.

« - O … oui ! »

Frédéric sortit alors ses deux longues machettes et avança vers lui. Il glissa les lames sur sa gorge, juste sous son menton.

« - Tu vas nous dire comment faire exploser ta saloperie d’usine ! »

« - Nein ! Ce n’est pas mon usine ! »

« - C’est bien toi qui la supervise, non ? » demanda Wallace.

« - Ja ! Ja ! … Nein ! Nein ! C’est juste un écran de fumée ! L’usine Mengele 59 se gère parfaitement d’elle-même ! »

« - Alors qu’est-ce que tu fais là ? » demanda Frédéric en resserrant la guillotine qu’il avait formée de ses deux lames.

« - Je me cache … ou plutôt on me cache » répondit Horst en baissant la tête et les épaules.

« - POURQUOI ? » se mit à hurler Frédéric.

Horst sursauta.

« - Je … je suis le fils d’un grand général et … ma tare est embarrassante pour lui ».

« - Quelle est-elle ? Tu as un quelconque handicap physique ? » demanda Frédéric.

« - Il en a pas l’air ! » dit Miles en observant Horst.

« - A tous les coups c’est un bâtard que son père a eu avec une juive ou une quelconque "race inférieure" n’est-ce pas, Hans ? » intervint Wallace.

« - Je ne m’appelle pas Hans, mais Horst ! Et non je ne suis pas un bâtard ».

« - Alors qu’as-tu qui sois si honteux pour un boche ? » lui demanda Frédéric.

« - J’aime … les hommes ».

« - Putain ! Un P.D. ! C’est une grosse tarlouze ! » s’esclaffa Miles.

« - Tu m’étonnes que tu te caches ! Juifs ! Homosexuels ! Même chose pour les nazis ! » déclara Frédéric.

« - Bon ! Fouillez cette piaule ! On pourra peut-être trouver quelque chose d’intéressant pour faire sauter cette saloperie d’usine ! » ajouta-t-il après quelques secondes.

Des gouttes de sueur commençaient à perler sur le front d’Horst en voyant ces intrus fouiller dans tous les coins. Pour le moment, ça pouvait aller. Il se tenait juste devant le rideau qui masquait sa chambre. Mais lorsque Wade lui demanda de se pousser pour aller y jeter un coup d’œil, Horst réagit promptement. Malgré sa corpulence, il parvint à repousser Frédéric avec énergie et à se saisir de Wade en l’enserrant dans ses bras qui renfermait une puissance insoupçonnée. D’ailleurs pouvait-on encore les appeler des bras ? Ses membres supérieurs s’étaient soudainement changés en deux gigantesques pythons au bout desquels claquaient des mâchoires aux crocs acérés. Tous s’arrêtèrent immédiatement.

« - Il plaisante là, non ? » demanda Miles.

« - Quoi ? » fit Horst, surpris de cette réaction.

« - On dirait bien qu’il veut jouer, ouais ! » répondit Frédéric.

« - Arsch ! Qu’est-ce que vous avez tous ? Je tiens votre pote en otage ! »

« - Franchement ? T’es pas du genre malin, toi ! » répondit Miles.

« - Vous ! Vous ne faites pas les malins ! Si vous faites un seul geste je tue votre pote ! »

« - Ça risque d’être dur ! » intervint alors Jeremiah.

« - Ce que mes compagnons essaient de t’expliquer c’est que de nous tous, tu as pris en otage celui qui est le plus dangereux au corps à corps ! » déclara Wade.

En un éclair ses fils tranchants se déployèrent et découpèrent littéralement en rondelles le bras gauche d’Horst. Le nazi hurla de douleur en se débattant dans tous les sens, lâchant Wade qu’il enserrait encore de son bras droit quelques secondes auparavant.

« - Jeremiah ! Plaque-le au mur ! » ordonna Frédéric.

Sans attendre, le vampire plaqua Horst au mur avec sa télékinésie. Frédéric s’approcha alors de lui.

« - Ce serait bête que tu te vides de ton sang avant de voir ton usine sauter ! » lui dit-il avant d’embraser sa main droite et de l’appliquer sur son moignon pour le cautériser.

« - AAAAAARGH ! »

Horst Schlangen tomba dans les vapes sous la douleur. Le bras cautérisé, Frédéric s’écarta de lui et Jeremiah le laissa tomber au sol sans ménagement.

« - Voyons voir ce qu’il ne voulait pas que l’on voit ! » déclara alors Wallace en écartant le fameux rideau.

Derrière le rideau se trouvait une vaste chambre à coucher avec un immense lit sur lequel plusieurs jeunes femmes gisaient, endormies. Mais en y regardant de plus près, on se rendait compte qu’elles ne respiraient plus, d’une part et que d’autre part leurs corps portaient de nombreuses traces de morsures non humaines.

« - Tu parles d’une pédale ! C’est un putain de sadique de serial killer, ouais ! » déclara Miles.

« - C’est un déviant dans sa morphologie et dans sa personnalité. Une autre raison suffisante aux yeux des nazis pour le gazer ! » répondit Frédéric.

« - Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais plutôt ouais ! Quand ça touche la famille, on essaie de le masquer mais quand c’est chez quelqu’un d’autre on le bousille ! » rétorqua Wallace.

« - Réveillez notre monstre ! J’en ai marre de cette usine ! » finit par dire Frédéric après quelques secondes.

Wade saisit alors Horst par le col et influa sur son esprit pour le réveiller en sursaut.

« - Comment on fait sauter cette usine ? » lui demanda Frédéric.

« - Qu’est-ce que j’en sais … "Fils de pute" ».

Wade fit sortir alors ses fils tranchants et effleura le bras droit d’Horst avec. Le nazi l’ayant parfaitement senti, déglutit.

« - Quand je vois toutes ces installations je me dis qu’il serait étonnant que vous pompiez tout votre jus directement sur les lignes à haute tension civile. Vous devez bien avoir une sorte de générateur que l’on pourrait faire exploser » dit Frédéric.

Horst réfléchit quelques secondes à ce qu’il pourrait bien leur dire pour sauver son dernier bras … lorsque soudain une étincelle sembla briller dans ses yeux.

« - Il y a bien le réacteur à oméga pulse … » dit-il.

« - Quoi ? » répliqua Wallace, étonné.

« - Un tel réacteur serait effectivement en mesure d’alimenter toutes ces installations » indiqua Isaac.

« - Qu’y a-t-il Wallace ? » lui demanda Frédéric.

« - C’est impossible qu’ils aient un réacteur à Omega Pulse ! Au sein du multivers, ce genre de réacteur fait partie de la technologie de pointe et de ce que j’ai vu de leurs installations jusqu’ici, ils sont bien loin de maîtriser une telle technologie ! Ça cache forcément quelque chose ! Quelque chose du genre que la Force de Régulation Veilleur de l’Unicorps s’occupe ! »

« - C’est-à-dire ? » s’enquit Frédéric.

« - L’Unicorps a pour objectif principal la préservation de l’équilibre du multivers. Et pour ce faire, il possède plusieurs groupes d’intervention qui ont chacun leurs objectifs bien précis. Tandis qu’Oblivion est en charge des action militaire les plus musclées, Veilleur surveille que des technologies ne surviennent pas dans des dimensions qui ne sont pas prêtes ».

« - D’accord ! Je comprends l’enjeu ! »

« - Je pourrais peut-être en savoir plus en voyant ce fameux réacteur ! »

« - Euh … excusez-moi d’intervenir ainsi dans cette discussion mais … Vous ne croyez pas que c’est un peu tard ? Je veux dire, la dernière fois qu’on est venus ici, ça fait donc un an … même si ça me fait bizarre de dire ça alors que ce n’est pas du tout l’impression que j’aie. Bref ! Il y a un an donc, c’est Nialgrim qui nous a extirpés de cette dimension. Cette espèce d’enculé a blablaté avec l’autre empaffé à face de dégueulis. Et il était question d’un autre démon … je ne me rappelle pas son nom par contre … » intervint Miles.

« - Picollus ! » déclara Jeremiah.

« - Euh … ouais, peut-être. Ce que je veux dire c’est que c’est sûrement ce Piccolo … »

« - Picollus ! »

« - Picollus … qui a amené cette technologie dans cette dimension ! »

Wallace réfléchit un instant.

« - C’est peu probable ! Si un démon a assez de pouvoir pour qu’on lui confère la direction d’une dimension, il ne va pas faire appel à une technologie de pointe, il fournira une énergie d’origine occulte. Le mieux est d’aller voir ce réacteur ! »

Enserrant le bras droit de Horst dans un maillage serré de ses fils tranchants, Wade le força à les amener au réacteur.
Dans la pièce où ils entrèrent, ce fameux réacteur ne pouvait être manqué. Grossièrement il occupait la place d’un gigantesque cylindre de six mètres de haut pour un diamètre de trois mètres. Tous furent quelque peu contemplatifs devant cette énorme machine.

« - Commence à le mettre en surchauffe ! » ordonna Frédéric à Horst.

Le nazi fut relâché de l’emprise de Wade et il commença à pianoter sur un clavier.

« - Incohérence détectée ! Leur réacteur d’Omega Pulse ne peut être de cette taille ! » signala Isaac.

« - C’est vrai qu’il est plutôt énorme ! » ajouta Wallace.

Devant la console, Horst se mit à sourire tout en accélérant le plus possible ses frappes sur le clavier.

« - Étant donné ses dimensions, un tel générateur pourrait alimenter tout l’ouest du continent européen ! Les plaques de métal qui le recouvrent bloquent mes scans. Conclusion n°1 : elles protègent le réacteur qui est bien plus petit en réalité. Conclusion n°2 : elles cachent quelque chose ».

« - Connard d’I.A. ! C’est pour ça que le führer n’a pas investi dans la recherche et le développement de cette technologie. C’est con comme le cul d’une vache ! » proclama Horst en appuya sur une dernière touche.

De grands claquements métalliques se firent alors entendre. Les plaques de métal s’écartèrent de quelques centimètres avant de se rétracter, étage par étage, vers le sol. Elles découvrirent alors une gigantesque cuve au sein de laquelle surnageait une silhouette titanesque.

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Note 1 : Schlangen signifie Serpent en allemand.

Note 2 : Horst est le prénom d’un acteur qui s’est récemment révélé être un nazi.
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A suivre dans : Chapitre 149 - le Broyeur
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Chapitre 148 - Serpents :: Commentaires

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Re: Chapitre 148 - Serpents
Message le Lun 27 Mai - 16:32 par Shion
Si je peux me permettre une petite correction, on écrit le terme "pédé" ^^

Pas mal le coup du réacteur, ça va les mener à rester plus longtemps que prévu dans ce monde, je crois ^^

Sinon, je vois que tu n'as pas choisi le nom de cette ordure au hasard, une fois encore ^^
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Re: Chapitre 148 - Serpents
Message le Lun 27 Mai - 17:15 par Jezekiel
Pour le terme de "pédé", pour ma part je l'ai vu orthographié de 36 façons différentes et "pédé" et "P.D." sont celles que je rencontre le plus fréquemment.
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Re: Chapitre 148 - Serpents
Message le Lun 27 Mai - 22:54 par Shion
"Pédé" est en fait l'apocope de "pédéraste" qui désignait à l'époque de la Grèce antique ce qu'on pourrait appeler des professeurs de sexe. En effet, des hommes de sexe masculin couchaient avec leurs élèves (de jeunes garçons) afin de leur apprendre les plaisirs. C'était toute une institution. Par la suite, le mot a dérivé et est aujourd'hui synonyme d'homosexuel.

Mon prof de latin de collège avait beaucoup d'anecdotes de ce genre à nous raconter Mad
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Re: Chapitre 148 - Serpents
Message le Mar 28 Mai - 7:51 par Jezekiel
Non mais je le savais que ça venait de pédéraste. -_-

Mais depuis la Grèce antique les expressions ont un "peu" changé.
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Re: Chapitre 148 - Serpents
Message le Ven 1 Jan - 20:14 par Nyko
Sympas le petit clin d’œil à Dragon Ball^^

Sinon je trouve que Frédéric commence à avoir un changement de comportement depuis que Wade lui à révélé sa véritable nature dans l'arc 8. Je me demande si il ne va pas à un moment ce perdre.
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Re: Chapitre 148 - Serpents
Message le Sam 2 Jan - 11:06 par Jezekiel
A cette occasion on se souviendra que "Piccolo" en Namek signifie "Démon d'un autre monde" Wink
Re: Chapitre 148 - Serpents
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Chapitre 148 - Serpents

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