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 Chapitre 149 - le Broyeur

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Jezekiel
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02062013
MessageChapitre 149 - le Broyeur

Terre 576 – Usine de bio armement

Les plaques complètement rétractées, la cuve était dès lors complètement exposée mais l’on ne pouvait que deviner ce qu’elle renfermait. En effet le liquide dans lequel baignait la créature était assez visqueux et opaque.

« - Bordel ! Ce n’est pas un réacteur à Omega Pulse cette saloperie ! » déclara Wallace.

« - Sans blague ? » répliqua Miles.

« - Ma conclusion n°2 était donc celle valide » ajouta Isaac.

« - Pour mon bras je réclame votre mort ! … Dans d’affreuses souffrances si possible ! » s’esclaffa Horst comme s’il jouait une représentation théâtrale.

Un système de pompe se mit bruyamment en marche et vida la cuve du liquide. Une fois fait les parois de la cuve s’ouvrirent en tournant sur elles-mêmes. A l’intérieur, la créature, fruit de manipulations génétiques poussées et d’implants cybernétiques, se tenait debout, appuyée le dos contre l’arrière de la cuve et le menton reposé sur sa poitrine. Elle était tout aussi énorme que grotesque à la vue de cette musculature disproportionnée. D’une épaule à l’autre il devait bien y avoir un bon mètre cinquante, si ce n’était deux. Avachie, on ne parvenait pas à déterminer exactement sa taille mais elle devait faire au bas mot quatre mètres de haut.
Outre sa musculature hypertrophiée, on remarquait de nombreuses plaques de blindages greffées chirurgicalement mais grossièrement. Des câbles s’inséraient sous sa peau et surgissaient de-ci de-là. Son bras droit était particulièrement énorme comparé au gauche. Sa bouche n’avait plus de lèvres et révélait une mâchoire faite de crocs aussi acérés que fins. Sur sa nuque et sûrement la partie supérieure de son dos étaient fichés des cylindres en verre contenant une quelconque matière luminescente et verte, sûrement une quelconque source d’énergie … mais qui semblait bien vaine lorsqu’on voyait l’inertie totale de la créature.
Alors que Miles allait sortir une réplique dont il avait le secret, le monstre ouvrit les yeux, des yeux d’une couleur et d’une brillance comparables à ses cellules d’énergie dorsales.

« - Saluez votre mort ! Saluez le Broyeur ! »

Le monstre, le Broyeur donc, se redressa dans la cuve avant d’en sortir. Son pas fut lent mais très puissant.

« - Tötet sie ! » cria alors Horst.

Immédiatement le Broyeur observa les hommes face à lui et fit un premier pas.

« - Stoppt ! » cria alors Isaac en utilisant l’empreinte vocale de Horst.

Le colosse s’immobilisa de suite.

« - Ordres vocaux ? » demanda Frédéric au drone.

« - Il semblerait que ce "broyeur" réponde effectivement aux injonctions vocales allemandes de Horst Schlangen » répondit Isaac.

Le nazi fronça des sourcils un instant avant de se mettre à sourire à nouveau.

« - GESAMT KRIEG ! » hurla alors Horst.

Le colosse se remit en mouvement. Mais malgré les contre injonctions d’Isaac, le Broyeur n’eut plus l’air d’écouter les ordres. Ce qu’il confirma en frappant avec une force inouïe le sol à l’endroit exact où se trouvait Isaac avant qu’il n’esquive.
Horst en profita pour s’éclipser discrètement via la porte qu’ils avaient empruntée pour entrer ici … mais qui n’échappa pas à Jeremiah.

« - L’allemand s’est sauvé ! » dit-il.

« - Merde ! Wade ramène-le ici pendant qu’on s’occupe de ce monstre ! » répondit Frédéric.

Sans se faire prier, Wade se lança à la poursuite de Schlangen.
De leur côté, Jeremiah, Miles et Wallace se mirent à tirer sur la créature. Mais celle-ci ne semblait pas ressentir les impacts de balles qui ne le ralentissaient même pas, au contraire, les cellules d’énergie de son dos lui prodiguaient toujours plus d’énergie ce qui lui permettait de se mouvoir de plus en plus vite … sans dépasser les limites humaines communes pour autant. Même si plusieurs de ses tendons et de ses muscles s’étaient reconstitués, Miles ne parvenait toujours pas à se déplacer de façon satisfaisante tout seul. C’est ainsi qu’il prit bien soin de se tenir le plus possible écarté du monstre pour ne pas être un boulet pour ses collègues. Mais bientôt le Broyeur sembla déceler son handicap et s’orienta dès lors vers lui.

« - Les balles ne lui font rien ! » cria Wallace.

« - Alors empêche cette monstruosité de s’en prendre à Miles ! » rétorqua Frédéric qui sortit ses deux longues machettes.

Le voyant faire, Jeremiah déposa son fusil au sol et sortit également sa machette. Il était temps de passer à un tout autre type d’attaques. Le vampire lacéra le flanc droit du monstre d’une entaille relativement peu profonde. Il comprit qu’il devrait mettre plus de force pour lui infliger de sérieux dégâts avec cette arme blanche. Néanmoins, il obtint ce qu’il avait voulu : l’attention du Broyeur. Le monstre se retourna vers lui et arma son poing droit. Jeremiah esquiva le coup à la dernière seconde pour qu’il frappe le sol avec force. Immédiatement, Frédéric se glissa dans le dos du monstre et lacéra son tendon d’Achille droit avec force et vigueur de ses deux lames. Son tendon coupé, le monstre ne pouvait plus se tenir debout si bien qu’il s’appuya sur le sol avec son genou. Le monstre tenta de battre l’air derrière lui de son bras gauche mais Frédéric esquiva ses coups. De son côté, Jeremiah avait appliqué ses mains sur le poing immense de la créature et commençait à le lui geler à grande vitesse. De la glace commençait à recouvrir l’avant-bras et alors que le vampire avait l’intention de l’emprisonner dans une gangue de glace et de le maintenir au sol, le Broyeur le déplaça lorsqu’il se tourna pour tenter de frapper Frédéric. Ce dernier contra le grand coup d’assommoir du bras gauche de ses deux lames, provoquant deux fines coupures dessus. Le coup parfaitement paré, Frédéric se mit à taillader le bras avec ses deux lames comme une furie. Bien que ses lames s’enfonçaient profondément dans la chair, elles rencontrèrent quelque chose qu’elles ne purent trancher ni même entamer. Ses os étaient-ils si résistants ? Sous la douleur, le Broyeur parvint tout de même à repousser son assaillant. C’est alors que Jeremiah se glissa sous lui et vint entailler le même avant-bras gauche sur sa face intérieure cette fois. Son objectif était clair : tandis que Frédéric avait sûrement sectionné les muscles extenseurs des doigts, il voulait trancher les muscles fléchisseurs et rendre complètement inopérante sa main. Ses attaques aussi vives que l’éclair eurent le succès escompté.
Lui et Frédéric s’écartèrent du monstre lorsque celui-ci leva sa main gauche devant ses yeux. Il sembla froncer les sourcils un instant avant que les cellules énergétiques de son dos n’entrent en ébullition.
Un bruit de moteur se fit alors entendre, accompagné en cela par le son écœurant de chairs que l’on déchire. Rapidement, tous comprirent ce qui était en train de se passer lorsque l’avant-bras gauche du monstre vola en charpie, déchiqueté de l’intérieur par une lame de tronçonneuse qui faisait toute la longueur de l’avant-bras. C’était la lame de la tronçonneuse que les lames de Frédéric avaient frappée.
Après quoi, le Broyeur observa son poing droit et un son sourd commença à émettre de son avant-bras droit. Soudain le poing du monstre fut pulvérisé par le tir du canon énergétique dissimulé dans son avant-bras droit. En quelques secondes, le Broyeur était passé de redoutable à mortel.
Les cellules énergétiques dorsales bouillonnaient de plus en plus jusqu’à faire vibrer leur verre. Phénomène que Miles et Wallace purent enfin voir étant donné que la créature leur tournait alors le dos. Immédiatement les deux hommes levèrent leurs armes et se mirent à mitrailler les cellules. Une à une, elles explosèrent sous l’impact des balles et leur contenu se répandit sur le dos du Broyeur. Rapidement le canon énergétique s’éteignit et la lame de la tronçonneuse connut des ratées avant de s’arrêter à son tour. Le monstre se retourna alors vers eux, furieux. Et alors qu’il avançait aussi vite qu’il le pouvait avec un genou au sol, il finit par s’arrêter contre son gré. Les muscles de son corps ne semblaient plus répondre. Les chairs de son dos, sur lesquelles le liquide de ses cellules s’était répandu, commencèrent à se boursoufler et de nombreuses cloques se formèrent. Ses chairs entraient en ébullition et bientôt d’énormes tumeurs apparurent partout sur son corps. Sa colonne se raidit et le monstre se redressa vers le plafond contre sa volonté. N’ayant rien à gagner à le voir agoniser davantage, Jeremiah se précipita vers lui, prit appui sur son mollet droit avant de bondir sur son dos et de lui planter sa lame à travers la nuque, à la base du crâne. Le complexe cérébrospinal tranché, tout son système nerveux cessa d’être fonctionnel. Les réactions en chaîne cessèrent et le monstre s’effondra sur le ventre, mort.

Quelques secondes plus tard, Wade revint avec Schlangen dans la pièce. Le nazi n’en revint pas de voir sa créature étendue au sol et dans cet état.

« - Bien ! Revoilà l’autre monstre ! » dit Wallace en le voyant arriver.

Il laissa alors Miles s’appuyer sur une armoire et se dirigea vers le nazi. Il appuya alors le bout de son canon encore brûlant sur sa joue.

« - Aaaaaah ! » laissa-t-il échapper.

« - Où es ton réacteur à omega pulse, Hans ? »

« - Nous n’en avons pas ! » répondit-il faiblement.

« - Où est le générateur de cette usine alors ? » lui demanda de suite Frédéric.

« - Non ! Comment ça, vous n’en avez pas ? Comment tu connais leur existence alors ? » l’interrogea Wallace.

« - C’était un piège pour vous amener ici ».

« - Ça, on avait compris ! » rétorqua Miles.

« - Alors ? » demanda à nouveau Wallace.

« - Les plus hauts gradés connaissent tous cette technologie. Herr Picollus les a amenés sur une Terre parallèle où cette technologie était employée. Il leur a montré la puissance qu’elle renfermait … »

« - Et vous l’avez ramené ici ? »

« - Nein ! »

« - Pourquoi nous en as-tu parlé alors ? »

« - En vous voyant, j’ai tout de suite compris que vous n’étiez par ordinaires. Comment des über soldats pourraient agir comme vous ? Il était certain que vous n’aviez pas de puces de contrôles ! »

« - Et vos ennemis alors ? » demanda Frédéric.

« - Ha ha ha ha ! S’ils possédaient cette technologie, le monde n’aurait pas le même visage ! J’en ai conclu que vous veniez d’ailleurs ».

« - Et t’as compris ça comme ça ? » répliqua Miles.

« - Malgré ses déviances, Horst Schlangen a déjà démontré avoir un Q.I. supérieur à la moyenne. Il nous a faussement avoué une déviance qui n’était pas la sienne pour que l’on ne soupçonne pas la véritable et il nous a amenés à croire en l’existence d’un réacteur à omega pulse pour nous confronter à son broyeur » déclara Isaac.

« - Ouais, c’est bon ! Pas la peine de nous le rappeler ! » rétorqua Miles manifestement contrarié d’avoir été roulé par deux fois déjà.

« - Il y a tout de même quelque chose qui me tracasse » dit alors Frédéric.

« - Comment une société d’arriérés et de sanguinaires telle que la vôtre n’a-t-elle pas sauté sur l’occasion d’acquérir une telle technologie. Manifestement elle vous aurait fait faire un bond en avant » réfléchit-il à voix haute.

Horst se mit alors à sourire. Il comprenait parfaitement que Frédéric essayait de le faire parler mais il s’estimait plus intelligent que lui pour ne pas tomber dans un piège aussi grossier. Le seul problème : il n’était pas en position de s’abstenir de répondre. Situation que lui rappela rapidement Wallace en tirant en l’air.

« - RÉPONDS ! » lui hurla-t-il à l’oreille.

« - Herr Picollus nous a assurés que la nouvelle énergie qu’ils étaient en train de développer ferait passer l’oméga pulse pour une relique d’une autre époque ».

« - Théoriquement impossible ! Aucune énergie propre et parfaitement stable ne peut surpasser un réacteur à omega pulse ! » rétorqua Isaac.

« - A moins qu’elle ne soit pas stable … ou pas propre » conclut Frédéric.

« - C’est quoi cette énergie ? » questionna Wallace.

« - Parce que tu crois que je vais trahir le führer, fils de pute ? »

C’est alors que Horst fit craquer quelque chose dans sa bouche, comme s’il se déboîtait une dent. En fait de dent ce fut une capsule de cyanure contenue dans une dent creuse. La réaction ne se fit pas attendre : après quelques secondes Horst perdit connaissance et son corps fut pris de convulsions avant de mourir d’un arrêt cardiaque.

« - Bordel ! Qu’est-ce qui lui est arrivé ? » demanda Miles.

Wallace se pencha sur son corps et sentit une odeur d’amande.

« - Du cyanure ! » déclara-t-il.

« - On est bien avancés ! » rétorqua Miles.

Les yeux de Wade devinrent alors complètement noirs. Il scrutait les lieux sur le plan spectral et ne tarda pas à trouver ce qu’il cherchait : l’esprit de Schlangen. Immédiatement il s’en saisit et le rendit visible de tous. Schlangen se débattait dans tous les sens pour tenter d’échapper à l’emprise de Wade, mais c’était bien vain.

« - On peut continuer notre interrogatoire ! »

« - ‘tain ! C’est quoi ça ? » demanda Wallace en voyant un second Schlangen éthéré.

« - C’est son esprit désincarné » répondit sobrement Wade.

« - Quelle est cette énergie ? » demanda alors Frédéric.

« - Nein ! Nein ! Lâchez-moi ! LÂCHEZ-MOI ! »

« - Tu ferais mieux de répondre à la question » lui dit alors Wade.

« - Sinon quoi ? Vous allez me tuer ? Je suis déjà mort ! »

« - Certes … mais ça ne veut pas dire que tu ne peux plus souffrir ! »

A ces mots, Wade lui enflamma les pieds avant de les faire exploser.

« - AAAAARGH ! »

« - Je peux recommencer avec tes jambes maintenant ».

Mais Horst ne dit pas mot, serrant les dents. Ainsi Wade enflamma ses jambes jusqu’aux genoux et les fit exploser également.

« - AAAAAARRRRRGH ! »

« - J’ai oublié de te préciser que plus la zone que j’enflamme et fais exploser se rapproche de ton centre spirituel principal, plus la douleur sera intense. Alors ? On continue ? »

« - Nein, nein. Je vais tout vous dire ! »

« - Tout ce que je sais de cette nouvelle énergie se trouve sur mon ordinateur personnel. Le mot de passe est "Schlampe" … »

« - Tu te fous de notre gueule ? » lui demanda Frédéric qui l’avait manifestement entendu, contrairement à ses camarades.

"Schlampe" voulait dire "chienne" en allemand et naturellement, Frédéric pensait que c’était encore un de ces tours.

« - Nein … » dit-il en baissant la tête, épuisé.

« - Je vais l’emmener avec moi » dit Wade pour s’assurer qu’il leur avait bien dit la vérité cette fois.

« - Okay ! On retourne à son lupanar alors ! » proclama Frédéric.

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Chapitre 149 - le Broyeur :: Commentaires

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Re: Chapitre 149 - le Broyeur
Message le Lun 3 Juin - 1:19 par Shion
Je la voyais venir, la capsule de cyanure ^^ Ca ne l'aura pas aidé, ce cinglé XD

Beau combat sinon
 

Chapitre 149 - le Broyeur

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