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 Chapitre 160 - Vierten

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Jezekiel
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17082013
MessageChapitre 160 - Vierten

Terre 576 – Le Bunker du Projet Walkyrie

Ayant descendu d’un étage, les six hommes se mirent à le fouiller comme précédemment et sans ménagement, fracassant les portes pour fouiller les salles qu’elles tenaient fermées … mais toujours aucune trace de leur cible. Ils descendirent alors encore d’un étage.
Alors que les deux précédents étaient décorés à la façon d’un luxueux manoir, cet étage contrastait énormément avec le gris omniprésent des murs de bétons non habillés. Non seulement le béton mais de nombreux câbles étaient visibles. Manifestement cet étage n’était pas voué au logement mais à tout autre chose.
Quoi que ce fût, ils avaient bien l’intention de le découvrir. Sans attendre, ils se remirent à fracasser les portes, Miles s’en faisant un véritable plaisir. Dès la première salle ouverte, ils virent d’imposantes armoires électriques ainsi que de nombreux pupitres de contrôles. La salle était apparemment vide … du moins en apparence. L’ouïe fine de Frédéric lui permit d’entendre les respirations rapides de deux hommes derrière l’armoire électrique la plus imposante.

« - SORTEZ DE LA ! » cria Frédéric.

« - Qu’est-ce qui te prend ? » lui demanda Miles.

« - Aux sons, il y a deux hommes dans la pièce ! » informa Jeremiah.

Voulant en avoir le cœur net, Miles pénétra dans la pièce à leur recherche. Il inspecta tous les recoins jusqu’au dernier où il vit deux hommes en blouse blanche tapis dans l’obscurité.

« - Aaaah ! Vous voilà sales petits rats ! » leur adressa-t-il en les empoignant par le col de leur blouse pour les faire sortir.

« - Pitié ! Ne nous faites pas de mal ! » s’effondra l’un des deux en larmes.

« - Lavette ! » lui adressa son collègue sur un ton méprisant.

« - Qu’est-ce qu’on en fait ? » demanda Miles.

« - Ils vont nous aider ! » répondit Frédéric.

« - Celui qui me dira où trouver Hitler aura la vie sauve ! » leur adressa-t-il.

« - Va crever, pourriture ! » lui cracha le plus récalcitrant.

« - Toi d’abord ! »

D’un mouvement rapide, Frédéric envoya sa première machette se planter en pleine poitrine du scientifique … tandis que le pleurnichard écarquillait des yeux en voyant l’arme blanche plantée.

« - Alors ? Vas-tu me répondre ou rejoindre ton collègue ? »

« - Le führer est au niveau -15 ! » répliqua sans attendre le scientifique.

Frédéric avança vers les deux hommes et retira sa machette de la poitrine de celui qu’il avait tué … puis la rangea dans son étui. Il ressortit alors de la pièce en compagnie de Jeremiah.
A sa demande, le vampire lui indiqua qu’ils se trouvaient à l’étage -2 en voyant le chiffre peint régulièrement sur les murs de l’étage. Ils avaient donc de nombreux escaliers à descendre jusqu’à atteindre leur cible. En effet il était hors de question d’emprunter un quelconque ascenseur après l’expérience qu’ils avaient eue avec ceux de la Tour Horizon. Avant de se mettre en marche, Wade demanda ce qu’ils allaient faire de l’Allemand. Frédéric lui répondit de le laisser partir. Wade objecta mais Frédéric rétorqua que c’est lui qui avait passé un marché avec le scientifique et qu’il ne comptait déroger à sa parole, ni même laisser quiconque le faire mentir. Ainsi le scientifique s’enfuit en prenant ses jambes à son cou, remontant les deux étages pour fuir le bunker.

Plusieurs minutes leur furent donc nécessaires pour gagner le niveau -15. En sortant de la cage d’escalier, ils furent face à une vue peu ordinaire. La pièce était baignée d’une lumière turquoise prodiguée par la gigantesque colonne de lumière qui transperçait la pièce de bas en haut en son centre. Cinq imposantes conduites étaient disposées le long des murs, parallèles à la colonne de lumière et à priori agencées sans ordre particulier. Surgit soudain de derrière la colonne de lumière une jeune femme d’une trentaine d’années tout au plus. La femme, blonde aux yeux bleus, était impeccablement vêtue avec un uniforme à connotation militaire et noir.

« - Elle est aussi bonne que ça, Hitler ? » demanda Miles à voix basse.

« - Ce n’est pas lui » répondit Wallace.

« - Ah, je me disais aussi … »

La jeune femme contourna la colonne de lumière et avança vers eux.

« - Ça suffira ! » indiqua sèchement Frédéric qui jugea qu’elle était déjà assez près.

« - Herr Führer vous invite à le rejoindre ! » dit alors la jeune femme sur un ton parfaitement neutre, ne sachant ni qui ils étaient, ni pourquoi ils étaient là.

« - Il sait que nous sommes là et il ne s’est pas barré ? » s’étonna Miles.

« - Herr Führer n’est pas un lâche, il ne fuit pas devant l’adversité, il l’affronte et l’anéantit tel Thor face aux Géants des Glace ! » rétorqua la jeune femme.

« - C’est bien ! Tu as bien appris ta leçon ! Mène-nous donc à lui puisque tu ne sers qu’à ça ! » répliqua Frédéric.

La jeune femme fronça les sourcils, manifestement elle n’avait pas apprécié la manière dont Frédéric s’était adressé à elle … mais hormis elle, personne ne s’en souciait. Ainsi la jeune femme ouvrit la marche en contournant à nouveau la colonne d’énergie. Tous la suivirent, les sens aux aguets, soupçonnant un quelconque piège. De l’autre côté de la colonne d’énergie se trouvait un petit espace aménagé où se tenait un homme assis sur une chaise à la droite de qui se tenait une autre femme blonde. La première reprit place à sa gauche. Tout autour d’eux étaient disposés de nombreux tableaux de peinture, comme si l’homme aimait les contempler. Quant à l’homme lui-même, il s’agissait bien d’Adolf Hitler, Führer du Quatrième Reich … ou du moins ce qu’il en restait. Son siège n’avait rien d’ordinaire, c’était un véritable fauteuil d’assistance à la mobilité et auquel il était relié par de multiples câbles qui maintenaient sa vieille carcasse desséchée en vie depuis plusieurs décennies maintenant. Wallace reconnut plusieurs des appareils auxquels il était relié. Il y avait là une assistance respiratoire, un stimulateur cardiaque externe et de taille imposante ainsi qu’un système de dialyse. Les autres, il ne les connaissait pas mais manifestement, tous les organes du nazi avaient besoin d’être stimulés ou supplantés. Lorsqu’il prit enfin la voix, ils purent tous entendre que son pharynx aussi était dans ce cas puisqu’il parlait via un appareil appuyé sur sa gorge et c’était donc une voix électronique qui se fit entendre.

« - Ainsi … voici les bastards qui veulent en finir avec mon reich ? Ach ! Vous n’êtes même pas de la race supérieure ! Vous n’êtes que des rebuts génétiques issus de sauvages consanguins ! »

« - Parlez-vous des aryens ? Ceux à qui ces deux pimbêches tentent de ressembler ? » demanda Frédéric.

« - Leur existence est donc arrivée jusqu’à vos contrées arriérées ? »

« - Arriérées ? Je vais t’en mettre de l’arriérée derrière les oreilles, moi ! » s’emporta Miles.

Frédéric tendit le bras pour le calmer.

« - Mais laissez-moi vous posez une question : n’êtes-vous pas également un arriéré ? Quoi que vous fassiez vous avez les yeux marrons et les cheveux noirs … »

Un silence de plomb s’instaura durant plusieurs secondes avant qu’Hitler ne reprenne la parole.

« - Ja ! Je ne suis pas un aryen, cela va de soi … cela saute aux yeux, même ! »

Quelques secondes s’écoulèrent à nouveau.

« - Vous êtes venus me tuer ? » demanda-t-il sans aucune crainte dans la voix.

« - Ne préférez-vous pas vous suicider avec une grenade comme le lâche que vous êtes ? » rétorqua Frédéric.

Un sourire sembla s’esquisser sur son visage.

« - Fraulein, je ne vais plus avoir besoin de vos services ! »

Sans qu’elles aient eu le temps de réagir, des pointes de métal surgirent du dossier du fauteuil d’Hitler et les transpercèrent de part en part. Lorsque les pointes se rétractèrent, leurs cadavres sans vie tombèrent au sol lourdement.

« - Herr König ! » dit alors Hitler.

« - Vous avez fait votre choix Führer ? » demanda soudain un homme, tapi dans l’ombre, à la voix caverneuse et dont personne n’avait détecté la présence.

« - Ja ! Si je deviens l’être le plus puissant du Monde, alors j’accepterais de servir votre maître comme vous le faites ! »

L’homme dans l’ombre avança et dévoila son apparence à tous réunis dans la pièce. Trois des six hommes le reconnurent. Il s’agissait d’Alejando Ouespec, le premier des trois rois à avoir juré fidélité au démon Barbatos.

« - Par ces paroles, le pacte est scellé ! Adolf Hitler devient à présent le quatrième roi, sujet de Barbatos ! » proclama Alejando.

Hitler n’eut pas à attendre longtemps avant de sentir les changements s’opérant dans son corps. Tous les tubes et autres câbles implantés dans son corps pour le maintenir en vie furent rejetés. Ses organes en fin de vie se régénérèrent, reprenant parfaitement leurs fonctions. Une énergie vitale renouvelée parcourait ses veines et ses nerfs. Ses muscles atrophiés reprirent du volume.

« - Et on va regarder encore longtemps comme ça ? » demanda Miles.

« - Vous n’avez pas le choix à vrai dire ! » lui répondit Alejando.

De suite de gigantesques racines surgirent du sol et les encerclèrent, les serrèrent les uns contre les autres, les empêchant de bouger. Tous ? Non, Miles parvint à engouffrer une de ses mains dans la matière noire et la faire réapparaître enserrant le cou d’Alejando. Ce dernier réagit promptement et avec un calme olympien : il fit pousser une pointe de sa pomme d’Adam qui transperça la main de Miles. Ce dernier la retira précipitamment en se plaignant.
A ses côtés, le nazi avait regagné assez de force pour se relever et se maintenir debout, à sa grande joie.

« - Ce ne sera plus très long, vous regagnerez votre liberté dès que ce sera fini ! Quant à toi petit homme méprisable, tu aurais mieux fait de faire attention à tes paroles ! Voici maintenant la puissance que tu espérais tant ».

« -On ne me parle pas ainsi, espèce de dégénéré ! » prononça Hitler tout en l’empoignant à son tour par la gorge à deux mains.

Mais Alejando ne réagit point, laissant la métamorphose agir. Rapidement le führer sentit une chaleur envahir son ventre. Il se plia en deux en se tenant le ventre de ses mains.

« - Qu’est-ce … qui … aaaAAAAHHH !!! »

« - Tu voulais être le plus puissant de ton monde ? Tu vas être exaucé ! »

Les yeux du nazi commencèrent à émettre une lumière verdâtre. Lumière émise par sa bouche, ses narines, ses oreilles et tous ses orifices. Il arracha ses vêtements comme un dément, tourmenté par cette chaleur incommensurable. Son abdomen luisait d’une lumière verte. Bientôt son squelette commença à être visible comme sous l’effet de rayons X. En un clin d’œil, son abdomen et ses viscères explosèrent en une explosion verte. Un puissant feu émeraude irradiait de son ventre et se propagea à tout son corps, consumant ses chairs au fil de sa progression. Bientôt il ne resta d’Hitler plus que son squelette animé par cette fantastique énergie. Il ressemblait à présent au squelette aux flammes bleues que Wade et Frédéric avaient affronté et vaincu avec tant de peine.
Comme il l’avait promis, Alejando rétracta les racines qui enserraient les six hommes.

« - Bon sang ! » laissa échapper Jeremiah.

« - Oui ! » confirma Frédéric.

« - Quoi ? » demanda Miles.

« - La vision d’Adalheid s’est réalisée ! Nous sommes sept individus entourant Hitler consumé dans des flammes vertes » répondit Wade.

« - Sauf qu’au lieu de Kunz, le septième est cet enfoiré de gueule d’écorce » rétorqua Miles.

« - Et qu’Hitler ne se meurt pas ! » précisa Frédéric.

Le nazi en question semblait commencer à s’habituer à son nouveau statut.

« - Que m’as-tu fais ? Je … je suis … un … Gehhilfe Quelle ? … Une âme … égarée ? »

« - Ceux que tu appelles Gehhilfe sont les êtres les plus puissants de TA Terre. Ils sont en proie à l’énergie que toi et Picollus avaient invoquée … Barbatos s’en est servi, l’a corrompue pour t’en donner accès à une plus grande quantité et ainsi te rendre plus puissant qu’eux … c’est ce que tu voulais, non ? Être le plus puissant du Monde ? C’est chose faite ! »

« - Nein ! NEIN ! … Vous … VOUS ! Si vous n’étiez pas venus me tuer, jamais je n’aurais pris cette décision ! C’EST À CAUSE DE VOUS ! »

Hitler s’élança alors vers les six individus face à lui lorsque sa course fut stoppée par un rideau de racines sortant brusquement du sol.

« - Cette attaque n’est pas voulue par le Seigneur Barbatos … pas pour le moment ».

« - HURENKIND ! COMMENT OSES-TU ? ENLÈVES CA ! SCHNELL ! »

« - Ton premier devoir en tant que Roi de Barbatos est d’obéir ! »

« - PERSONNE NE DONNE D’ORDRES AU FÜHRER ! »

« - Maintenant, si ! » répondit Alejando en tendant la main gauche vers lui et en refermant le poing.

Immédiatement, Hitler fut forcé de se mettre à genoux selon une volonté supérieure à la sienne.

« - Scheißkerl ! » laissa-t-il échapper.

Puis, Alejando tendit la main droite vers l’arrière et ouvrit une faille dimensionnelle au son d’une puissante déchirure. Hitler se releva et rejoignit Alejando.

« - Oh ! Vous comptez aller où, là ? » interpella Miles.

Hitler lui lança un regard mauvais avant de passer la faille et de disparaître. Alejando les regarda sans aucune expression et disparut de la même façon.

« - BORDEL ! » cria Miles.

« - Calme-toi ! » lui demanda Frédéric.

« - Que je me calme ? On a fait tout ça pour quoi ? Pour que dalle ! Le mec qu’on était sensés buter vient de se faire la malle en prenant un p’tit level up au passage ! »

« - Ce que je veux dire, c’est qu’on n’en a pas encore fini ici ! »

« - Et comment misérables rebuts ! Je vais vous faire payer cher d’avoir attiré l’attention de Barbatos sur cette dimension ! »

Tous se retournèrent pour voir un démon à l’aspect grotesque face à eux.

« - Picollus, je présume ? » demanda Jeremiah.

_______________________

Note : Vierten, titre de ce chapitre, signifie quatrième en allemand.

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A suivre dans le Chapitre 161 : the End, partie 1
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Chapitre 160 - Vierten :: Commentaires

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Re: Chapitre 160 - Vierten
Message le Mar 20 Aoû - 0:34 par Shion
La vache, j'avais complètement oublié Barbatos et ses 3 rois :XD: Les ennemis du prochain arc peut-être ? Prochain arc, qui devrait venir assez vite si j'en crois le titre du prochain chapitre,et la nouvelle section...


« - Elle est aussi bonne que ça, Hitler ? » Celle-là, je note ^^
 

Chapitre 160 - Vierten

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