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 Chapitre 162 - the End, partie 2

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Jezekiel
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31082013
MessageChapitre 162 - the End, partie 2

Terre 576 – Le Bunker du Projet Walkyrie, Niveau -15

La golem de chaînes observait la scène autour d’elle lorsque soudain elle émit un son grinçant, métallique. Ce son se modula pour former des paroles puis des phrases.

« - Es-tu celui pour qui j’ai quitté Baalzéphon ? » demanda-t-elle à Wade.

Ce dernier mit du temps avant de réagir. Ne quittant pas Ankou des yeux, il entreprit de lui répondre.

« - C’est exact ! »

« - Pourquoi m’as-tu abandonnée au démon ? »

« - Quel démon ? »

« - Celui que tu as affronté et qui s’est ensuite insinué en moi ! »

« - Je … je l’ignorais … »

A cet instant, Wade comprit pourquoi la chaîne ne lui répondait plus depuis cet affrontement.

« - Cela suffit golem ! Je n’ai déjà perdu que trop de temps ! Il est maintenant l’heure que j’achève la mission que Dame Mort m’a confiée ! »

Devinant la nature démoniaque du golem de chaînes, Ankou tendit la main vers elle. Des écritures à la fois lumineuses et sombres vinrent s’enrouler au niveau de ses poignets, chevilles et cou. Ankou avait formé des sceaux de lumière morte afin de l’entraver. Mais c’était peine perdue. La golem abandonna sa forme humaine le temps de se soustraire aux sceaux.

« - Trop longtemps j’ai retenu le gardien prisonnier. Trop longtemps on m’a maintenue enfermée en moi-même pour que j’accepte d’être retenue captive une fois de plus. Goûte à ce sentiment ! »

Perdant sa forme humaine, elle se jeta sur Ankou comme des myriades de chaînes. Elle s’enroula autour de lui, le menottant, le ferrant, l’enserrant. Ankou avait beau se débattre, il était impuissant face à elle.
Soudain, deux lacérations s’ouvrirent dans l’air, formant une croix, comme si elles déchiraient le tissu de la réalité. La croix s’ouvrit pour laisser passer un être humain à l’accoutrement des plus étranges. Derrière lui, les déchirures s’estompèrent avant de disparaître.
L’homme portait un kimono noir et sobre couvrant la grande majorité de son corps. Aux pieds, il portait des getas. Ses avant-bras étaient recouverts de bandages blancs. Autour de sa taille était enroulée une chaîne qui lui servait de ceinture. Et il portait sur la tête un sugegasa. Non seulement son couvre-chef attirait l’œil mais également les cinq sabres qu’il portait. Au dessus de son épaule droite on pouvait voir les tsuka, les poignées, d’un no-dachi et d’un katana. Zébrant son dos à l’horizontale, on pouvait aussi observe la tsuka et le fourreau d’un wakizashi de chaque côté de ses reins. Enfin, pendaient à sa ceinture deux ninjato.
A son allure, comment Wade aurait-il pu ne pas reconnaître un shinigami, une puissante classe de psychopompe dépêchée lors des morts de nobles ou de guerriers asiatiques. Bien que tétanisé par son apparition, Wade observa qu’Ankou lui-même était surpris par sa venue.

« - Ankou, tu as échoué » prononça alors le shinigami d’une voix à peine audible.

Ankou écarquilla alors les yeux, comprenant que le shinigami n’était pas venu l’aider.

« - Dame Mort, tu le sais, a horreur de l’échec. Elle a également en aversion le fait qu’un condamné échappe à la mort qui lui était promise. Néanmoins, elle vous a fait l’honneur de vous observer et son intérêt pour ta cible s’est éveillé. Dans sa grande mansuétude, Dame Mort a décidé de l’épargner … pour le moment ».

« - Pourquoi ? » lui demanda Wade.

« - Plait-il ? »

« - La Mort est implacable, pourquoi a-t-elle décidé de m’épargner ? »

« - Dame Mort n’a pas jugé utile de m’en faire part et je n’ai pas eu l’affront de le lui demander. Qui suis-je pour oser essayer de comprendre ses desseins ? »

« - Tu n’es plus d’aucune utilité, Ankou et tu l’as déçue ».

Contrairement à ses paroles posées, le shinigami dégaina son katana avec une rapidité déconcertante. Si sa lame n’avait pas été parcourue par un reflet de lumière, Wade n’était même pas sûr qu’il s’en serait rendu compte autrement tellement le mouvement fut fulgurant. Sans dire un mot, le shinigami enfonça la lame de son sabre dans le front d’Ankou. Ce dernier disparut rapidement dans un brasier de flammes bleues.

« - Tu l’as … tué ? » lui demanda Wade.

Le shinigami lui lança un regard sans aucune animosité mais fort éloquent : cela ne le regardait pas. Il fit deux mouvements rapides de son katana avant de le rengainer. Deux déchirures apparurent à nouveau dans le tissu de la réalité par lesquelles le shinigami disparut sans dire un mot.

Débarrassé de la gêne que lui avait opposé Picollus, Wade reporta son attention sur Frédéric. Ce dernier continuait de déverser inlassablement ses flammes sur le bouclier de Picollus qui n’en souffrait pas le moins du monde. L’armure noire qui l’entourait et qui était devenue plus concrète, était maintenant opaque. Wade était prêt à parier qu’il aurait pu la toucher s’il s’y était aventuré. Mais dans l’immédiat il y avait plus urgent. Il fallait absolument neutraliser ce démon avant qu’il ne trouve d’autres moyens de leur nuire. Immédiatement, Wade déversa à son tour un torrent de flammes sur le bouclier de Picollus. Sachant qu’il ne devait pas faire de demi-mesure, il puisa à son tour dans la puissance tapie au fond de son être. Ses yeux devinrent complètement blancs tandis que son visage se flétrissait à vue d’œil. De façon imperceptible, sa houppelande devenait de plus en plus noire.

Cela ne faisait que quelques secondes que Wade s’était joint à Frédéric lorsque Miles rouvrit les yeux … ligoté et son bras gauche toujours rongé par l’énergie saphir.

« - Encore ces foutues chaînes ? » râla-t-il avant de disparaître et de réapparaître juste à côté et debout.

Son bras le faisait horriblement souffrir mais cela ne l’empêcha pas de voir ses deux compagnons s’acharner sur le bouclier du démon. Désirant ardemment se joindre au combat, Miles se souvint alors comment il avait renvoyé l’électricité des armes allemandes. Il regarda son bras en pleine dissolution. Il s’approcha de ses deux amis, se plaça entre eux et tendit son bras gauche vers le bouclier. Soudain l’énergie qui le rongeait jusque-là fut projetée comme un torrent d’énergie brute. Sous la pression de ces trois formidables énergies, le bouclier de Picollus ne tarda pas à montrer des signes de faiblesse. Rapidement il se constella d’une multitude de fissures comme s’il n’avait été que du verre. Puis finalement, il vola en éclat et le démon fut en proie aux trois torrents de fureur qui ne laissèrent rien derrière eux.

Après cet effort éreintant, Miles tomba à genoux et posa les mains sur le sol. Il était complètement vidé. Il était parvenu à expulser toute l’énergie qui lui rongeait le bras jusque-là mais ses chairs ne s’étaient pas encore régénérées … et mettraient du temps à le faire étant donné l’effort violent auquel son organisme venait d’être soumis.
Wade reprit le contrôle de lui-même assez rapidement. Quant à Frédéric, il mit du temps à se calmer et reprendre une respiration régulière. L’armure noire qui le recouvrait devenait translucide et semblait ne s’estomper qu’avec une extrême lenteur.

« - Je crois que c’est la première fois que mon bouclier est ainsi pulvérisé. Il faudra que je veille à le renforcer à l’avenir » prononça alors la voix de Picollus dans leur dos.

Au dernier instant, il avait utilisé l’énergie du pentagramme à ses pieds pour se téléporter et échapper à la dévastation.

« - Si je ne haïssais pas autant le fait de me salir les mains, je vous étriperais tous l’un après l’autre moi-même. Je vais donc me contenter de voir mes légions le faire à ma place ! »

Alors que des portails dimensionnels commençaient à s’ouvrir partout dans la pièce, ils volèrent soudainement en éclats. Malgré leur harassement, les trois héros se tenaient prêts à en découdre avec des kyrielles de démons, guettant d’où proviendraient les premiers. Lorsqu’ils virent tous les portails voler en éclats, ils reportèrent leur attention sur Picollus.
Une lame étincelante et d’une blancheur exceptionnelle sortait de sa poitrine après avoir transpercé son cœur. De la lame, du givre se répandit sur tout son corps. Le givre se transforma en glace et congela toutes les chairs avec lesquelles elle entrait en contact.
Malgré la glaciation de son corps, Picollus eut tout juste le temps de tourner sa tête pour voir son assassin.

« - Toi ? » échappa-t-il, incrédule.

L’instant d’après, son corps, entièrement gelé, tomba en morceaux et laissa découvrir Jeremiah derrière lui. Son corps portait encore les brûlures que l’énergie lui avait infligées.

« - Comment ? » dit Frédéric, hébété.

« - Je ne suis pas du genre à me brûler le bras pour rien ! » lui répondit Miles en se relevant péniblement.

« - Et je t’en remercie infiniment ! Sans toi, ma fin était assurée ! » répliqua le vampire.

« - Alors que mon bouclier allait céder, j’ai senti la main de Miles qui m’agrippait par le col. L’instant d’après je me retrouvais à l’air libre, devant le bunker ».

« - Je n’étais pas sûr d’avoir réussi mon coup ».

C’est alors qu’un phénomène coupa court aux explications. La colonne d’énergie disparut brutalement. Tous s’aperçurent alors qu’elle était en fait contenue dans une conduite parfaitement transparente. La luminosité de l’énergie était telle qu’on ne s’en rendait pas compte. Wade et Miles s’approchèrent pour observer jusqu’où elle descendait tandis que Jeremiah s’occupait de libérer Isaac et Wallace.

« - Euh … je crois qu’il y a quelqu’un en bas ! » déclara Miles en voyant une silhouette sous la conduite.

Ne désirant pas avoir une mauvaise surprise plus tard, ni même permettre que ce projet redémarre, tous se mirent à chercher une quelconque porte dérobée. En effet, l’escalier par lequel ils étaient descendus ne s’enfonçait pas plus loin sous terre. Sans attendre longtemps, ce fut Jeremiah qui la trouva derrière un gigantesque tableau. Une fois la porte ouverte, tous se tinrent sur leurs gardes et descendirent avec précaution les marches menant au niveau -16.
La pièce était au moins aussi vaste que celle du niveau supérieur. A son centre, juste sous la conduite, se trouvait une jeune femme, nue et portant des ailes blanches dans le dos. Elle était maintenue prisonnière par de nombreuses chaînes elles-mêmes fixées au sol par autant d’épées anciennes.

« - Aidez … moi … » dit-elle d’une faible voix.

Les épées au sol n’étaient pas fixées au hasard mais selon les points bien précis d’un ancien cercle ésotérique qui avait laissé sa trace en brûlant le sol. Ce cercle était lui-même entouré d’une rigole dans laquelle s’écoulait du sang amené par les cinq importantes conduites vues à l’étage précédent. Étrangement, il n’y avait pas d’autre chose, aucun système complexe qui produisait cette fameuse énergie. Était-ce cet ange étrange qui la produisait ?
Frédéric s’avança vers elle le premier avec la volonté d’en savoir plus mais aussi et surtout de l’aider si elle ne représentait pas une menace. Ce noble sentiment finit de dissiper le mirage qu’était devenu son armure noire.

« - Qui êtes-vous ? » lui demanda-t-il.

« - Je m’appelle … Valéria … je suis une … »

« - Ange ? » la coupa Miles qui s’avançait en compagnie de Jeremiah puis des autres.

« - Valkyrie ! »

« - C’est quoi encore ça ? Une catégorie d’ange ? »

« - Non ! Les valkyries sont au service du panthéon nordique. Soit du dieu Odin, soit de Hel ! Elles recueillent sur les champs de bataille les âmes des guerriers tombés au combat pour les amener au Walhalla » répondit Frédéric pour épargner à Valéria la peine de l’expliquer.

« - C’est … exact … »

« - Et tu es au service de qui ? » lui demanda Wallace.

« - … Odin … »

« - C’est un bon début ! » approuva Frédéric.

« - Pourquoi ? » demanda Miles.

« - Hel est la déesse de la mort dans leur panthéon » répliqua Wade.

« - Ah ouais, ça aurait été mauvais ça ! »

« - Que fais-tu ici ? » demanda Frédéric à Valéria.

« - … aidez-moi … »

« - Répond à nos questions d’abord ! »

« - … soulagez-moi … un peu … alors … »

« - Comment ? »

« - … retirez … une de … ces … épées … »

Frédéric fit signe de la tête à Jeremiah de le faire.

« - Holà ! On n’a pas eu assez d’emmerdes comme ça sans risquer de libérer une nouvelle menace ? » s’esclaffa Miles.

Jeremiah s’immobilisa.

« - D’après ce que l’on voit, elle n’est pas là de son plein gré ! » rétorqua Wallace.

Jeremiah franchit alors la rigole mais sans pénétrer le cercle. Il observa toutes les épées et choisit de retirer la plus petite d’entre elles. En la saisissant par le pommeau il ressentit une sensation étrange. Bandant ses muscles, il dut forcer pour la retirer du sol. A peine fut-ce fait que la chaîne qu’elle maintenait vola en éclat. Avec la disparition de cette chaîne la valkyrie sembla regagner un peu de vivacité.

« - Merci ! » fit-elle.

« - Je te le redemande : que fais-tu ici ? »

« - J’ai été piégée par cette saleté de démon ! » fit-elle.

« - Barbatos ? » demanda Frédéric pour la feinter.

La valkyrie fronça les sourcils.

« - Picollus ! Je ne connais pas de Barbatos ! »

« - Comment a-t-il réussi à piéger un ange … euh … une valkyrie ? » demanda Miles.

« - Chacune de ces épées est imprégnée avec l’âme de son défunt propriétaire … le parfait appât pour une jeune valkyrie ».

« - Quel âge as-tu ? » demanda Frédéric.

« - A peine 200 ans ».

« - Ha ! C’est jeune ça ? » s’esclaffa Miles.

« - Pour une valkyrie, oui » répliqua Valéria, quelque peu vexée.

« - Pourquoi est-ce qu’il t’a piégée ? »

« - Pour la capacité qu’ont toutes les valkyries, celle de traverser les dimensions. Grâce au bon rituel, il a pu en tirer partie et accéder à une dimension de pure énergie ».

« - Il existe des dimensions où il n’y a rien d’autre que de l’énergie ? » demanda Wade.

« - Il existe un nombre encore incertain de dimensions où les constantes physiques liées au phénomène du Big Bang ont figé la dimension lors de cette extraordinaire explosion d’énergie, ce qui font d’elles une source infinie d’énergie pour peu que l’on sache l’exploiter » répondit Isaac.

« - Et ce genre de moyens existe déjà ? » demanda Miles.

« - D’après mes banques de données, aucune civilisation n’a encore réussi à exploiter ni même à accéder à ces dimensions » répliqua le drone.

« - Votre synthétique n’a pas tort mais … ce n’est pas à ce genre de dimension qu’il m’a connectée. Je n’ai jamais rien connu de tel et je ne suis même pas sûre que le démon savait que celle à laquelle il m’a connectée de force était si unique ».

« - Bon ! Et qu’est-ce qu’on fait maintenant ? » demanda Miles.

Personne ne dit mot durant quelques secondes.

« - On la libère ! » déclara Frédéric en franchissant la rigole à son tour.

Miles se joignit à eux et tous les trois retirèrent une bonne douzaine d’épées. A chaque fois la chaîne correspondante vola en éclats. Finalement il ne resta plus qu’une seule épée reliée à une chaîne bien plus grosse que les autres. Mais ce n’était pas le plus remarquable. L’épée en elle-même était très singulière. Jamais aucun de ceux regroupés ici, pas même la valkyrie, en avait vu une comme elle auparavant. Tout chez elle était hors du commun. Le pommeau était massif, et laissait donc présager que l’arme devait avoir une lame lourde, en forme de coupole convexe vers la lame et sertie de quatre griffes tournées à l’opposée de la lame. Le forgeron avait sûrement eu à l’esprit de pouvoir blesser avec. Ce pommeau était relié par deux chaînettes extrêmement fines au deux extrémités de la garde. Cette garde était semblable à une lame de rasoir, effilée et fine, voire aiguisée. A bien y regarder, on ne distinguait pas où les chaînettes s’inséraient exactement. La fusée était, quant à elle, sûrement la seule pièce ordinaire de l’arme, même si elle était nue. Enfin, la lame, du moins ce que l’on pouvait en voir ainsi, était tout aussi particulière. Elle possédait une triple courbure avec un grand vide longiligne en son sein qui courait sur les deux tiers de la longueur. On ne savait pas trop où s’arrêtait l’acier et où commençait l’argent. Outre le fait d’être atypique, elle était richement décorée de ciselures très fines et délicates. A bien y regarder, on pouvait se demander comment se servir d’une telle arme sur un champ de bataille. Elle avait sûrement dû être commandée comme arme d’apparat.

« - Faites attention avec elle … aucune âme n’y réside mais j’y sens quelque chose d’ancien, de très ancien » les avertit Valéria.

« - Tu parles ! C’est pas une épée qui va me faire peur ! » s’esclaffa Miles.

Étant le plus près d’elle, ce fut lui qui tenta de la déloger en premier … mais en vain. Il se frotta les mains et se métamorphosa. Il tira sur le manche de toutes ses forces et finit par avoir recours à la puissance acquise de Nwa. Il força comme un malade de longues secondes avant de sentir ses forces le quitter rapidement. Il reprit même forme humaine malgré lui avant de lâcher le pommeau, éreinté.

« - Fait chier ! C’est quoi cette saloperie ? »

« - Que s’est-il passé ? » demanda Frédéric qui n’avait rien vu.

« - Il s’est passé que cette salope m’a pompé mon énergie ! » répondit Miles en s’écartant de l’arme.

« - Une arme vampirique ? » demanda Wade.

« - Non ! C’est … autre chose ! » dit Frédéric en s’approchant de l’arme, comme hypnotisé.

Il se saisit alors de la fusée à une main et la retira comme une fleur. L’énorme chaîne qu’elle retenait se constella de fissures azur avant d’exploser sans bruit. A peine fut-elle libérée de cette dernière mais non moins imposante chaîne que la Valkyrie regagna toute sa puissance. Ses coupures, contusions et blessures légères se résorbèrent à vue d’œil. De façon identique, sa nudité ne fut plus qu’un souvenir. Des habits blancs satinés apparurent sur son corps dévêtu, précédant les pièces d’une armure de couleur argent et étincelante. Des bottes lui protégèrent les jambes du pied au haut de la cuisse. Des petites ailettes décoratives ornaient ses chevilles. Son bassin était protégé dès lors par une jupe faite de plumes de métal semblables à des lames. Un bustier métallique fait de plaques lui protégea le haut du corps. Des épaulettes effilées, portant des rainures pour faire penser à des ailes, englobaient ses épaules et retombaient sur ses bras. Des protections vinrent s’enfiler sur ses avant-bras, englobant parfaitement le membre. Sur ces avant-bras figuraient également des ailes d’ornementation … mais elles semblaient également particulièrement coupantes. Des protections vinrent se glisser sur une partie de ses ailes. Pour finir, sa tête était coiffée d’un casque muni d’ailes de plumes et d’une visière à fentes verticales en position haute.

« - C’est que ça en jette ! » s’esclaffa Miles.

Ne faisant plus attention à ceux qui l’entouraient, Valéria se concentra, rassembla son énergie et la concentra dans sa main droite sous la forme d’une brume bleue étoilée. Puis elle leva son bras vers le plafond et émit un rayon d’énergie extrêmement fin mais surpuissant qui transperça tous les étages jusqu’à atteindre le ciel.

« - A présent, vous feriez mieux de quitter ce monde ! » dit-elle en s’adressant aux six individus autour d’elle.

« - Quoi ? Et c’est tout ? Même pas un merci ? » fit Miles, faisant semblant de s’insurger.

Valéria le regarda pensivement quelques secondes. Puis elle les observa tous l’un après l’autre jusqu’à ce que ses yeux tombent sur Frédéric. Elle s’avança vers lui posément, sans aucune attitude menaçante … et l’embrassa sur la bouche.

« - Merci ! » lui dit-elle alors que son regard devenait blanc.

D’abord déconcerté par ce geste, Frédéric commença à sentir une sensation étrange sur le haut de son visage … et plus particulièrement sur ses yeux.

« - Que m’as-tu fait ? » lui demanda-t-elle en plaçant ses mains sur ses yeux.

« - Je t’ai rendu la vue au prix de la mienne ».

« - Mais je ne vois toujours rien ».

« - Cela prendra du temps ».

« - Et toi alors ? »

« - Les Valkyries ont un don de double vue : une vue physique et une vue spectrale … et puis mes yeux se régénéreront dans quelques jours ».

C’est alors qu’un vacarme assourdissant se fit entendre, bientôt suivi d’un autre, puis encore d’un autre et ce de façon rapprochée.

« - Putain ! C’est quoi ça encore ? » s’esclaffa Miles.

« - Un système d’autodestruction ? » avança Wallace.

« - Non, c’est Père Odin ! Il est venu purifier ce monde et venger la détention d’une de ses valkyries ! Partez ! Maintenant ! »

A ces mots, Valéria déclencha une onde de choc autour d’elle qui propulsa tout le monde. Mais au lieu de heurter les murs, les six hommes furent projetés dans un puissant vortex  interdimensionnel. La Valkyrie les avait bannis de ce monde pour leur sauver la vie. Alors que leurs sens s’adaptaient progressivement à l’environnement, ils furent soumis à une puissante turbulence. L’instant d’après, ils se retrouvaient face contre terre sur une surface sableuse, baignés par une forte lumière. Où la Valkyrie Valéria les avait-elle envoyés ?

___________________________

Fin de l'Arc 9 ! J'espère qu'il vous aura plu.
La suite directe dans le Chapitre 164 !
Mais avant cela, la semaine prochaine rendez-vous pour une Mémoire Oubliée Wink
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Chapitre 162 - the End, partie 2 :: Commentaires

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Re: Chapitre 162 - the End, partie 2
Message le Sam 31 Aoû - 16:32 par Shion
Je savais bien que Jeremiah était encore en vie.... Par contre je pensais que Picollus durerait plus longtemps... Pauvre petit Razz

Frédéric hypnotisé par l'épée, ça me rappelle une certaine épée atlante, ça...

Sinon, ça fait deux fois que tu postes le chapitre un samedi, ça va devenir une habitude ?
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Re: Chapitre 162 - the End, partie 2
Message le Sam 31 Aoû - 17:32 par Jezekiel
Disons que le Dimanche, je n'ai souvent que le matin de vraiment libre. L'après-midi je sors souvent promener mon chien et après je passe sur ma console.
Tandis que le matin je me lève tard (à cause de StSO), je fais le tour des news, je cherche une RAW pour ceux qui n'ont pas eu la chance de voir StSO comme moi en live, après je test une dizaine de persos mugen que je n'ai toujours pas testé et qui s'accumulent sans oublier que j'ai souvent parmi eux une nouvelle beta de MM à tester de façon plus approfondie dans le lot.

Tout ça pour dire que lorsque j'ai fini d'écrire le chapitre de Babel (qui paraîtras dans 3 semaines) assez tôt le Samedi, j'essaie de publier maintenant le chapitre de la semaine dans la foulée ^^

Et sinon, donc, tu l'as aimé cet arc ? :p
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Re: Chapitre 162 - the End, partie 2
Message le Sam 31 Aoû - 18:24 par Shion
La publication le samedi m'arrange, vu que je suis généralement occupé aussi le dimanche... (journée famille, tout ça)

Sinon, oui j'ai beaucoup aimé,notamment le fait qu'il focalise un peu plus sur Wade et Isaac. Le personnage de Wallace n'est pas inintéressant non plus. Et puis, j'aime bien la manière dont tu as traité ce monde ^^
Re: Chapitre 162 - the End, partie 2
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Chapitre 162 - the End, partie 2

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