Roman en ligne
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Chapitre 206 - Terre 530 : Bienvenue à Deadwood

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Jezekiel
Admin
avatar

Messages : 768
Date d'inscription : 11/03/2012
Age : 36
Localisation : Poitiers, Vienne, France

06072014
MessageChapitre 206 - Terre 530 : Bienvenue à Deadwood

La Terre 530 est une planète jumelle de la nôtre, ayant connu un développement social similaire à quelques détails près. Sur cette Terre, les États-Unis d’Amérique comme nous les connaissons sont appelés États-Unis d’Amérique du Nord. En effet, les états du Sud se sont également regroupés pour former une seconde super nation. Sur le globe, presque tous les pays se sont ainsi regroupés pour faire front et assurer un certain développement après plusieurs crises financières qui affaiblirent l’économie mondiale.
Bien que le citoyen lambda ne comprenne pas la véritable utilité de ces supers nations, elles ont pourtant contribué à une paix globale durable regroupant les nations qui avaient un certain passif ensemble et apaisant les tensions mais, et surtout, elles ont également grandement contribué à stabiliser la situation économique et permis de conserver un certains niveau de vie, pas extraordinaire mais pas catastrophique non plus.

C’est le cas de la petite ville nord-américaine de Deadwood dans le Dakota du Sud. Ici, une personne sur dix est au chômage, ce qui correspond à la moyenne nationale. Pourtant la vie n’y est pas désagréable, bien au contraire. Dans une ville si modeste, presque tout le monde se connaît. En même temps, avec à peine plus de 1500 âmes, il est difficile de passer inaperçu … ce qu’aimerait pourtant bien être le jeune Terry Cunningham actuellement en train de dormir dans sa chambre où l’obscurité règne.

A 9h du matin, son réveil s’alluma soudainement, augmentant le volume sonore progressivement.

« - Bonjour à tous si vous venez de nous rejoindre. Bienvenue sur Radio France. En ce Lundi 13 Novembre, le ciel est au beau fixe et les températures commencent à être rudes. N’oubliez pas de fêter les Bri… »

La speakerine n’eut pas le temps de finir sa phrase que déjà Terry avait éteint l’appareil.

« - Cassé ! » dit-il en souriant.

Ayant aperçu l’éphéméride la veille, il s’était lancé ce petit défi pour la Saint Brice en référence à un film français humoristique.
Après quelques étirements et bâillements, il se leva, enfila un vieux jogging et un t-shirt délavé et se dirigea vers la cuisine. Il sortit d’un placard un bol dans lequel il versa des céréales à ras-bord. Il versa par-dessus du lait qu’il venait de sortir du frigo.
Prenant son bol, il se dirigea ensuite dans le bureau où il alluma l’ordinateur avant de s’installer et de commencer à manger tandis que l’ordinateur se lançait. Il le finit en faisant un petit tour sur les sites internet habituels.
Près d’une demi-heure plus tard, il se releva, ramena son bol qu’il plaça dans l’évier et se dirigea ensuite dans la salle de bain où il prit sa douche.

Une nouvelle demi-heure plus tard, il ressortit de la salle propre comme un sou neuf. Il se réinstalla devant son pc, cette fois pour chercher des offres d’emploi. Bien qu’il soit titulaire d’un master en archéologie et quelques talents divers et variés, Terry ne parvenait pas à trouver un emploi stable et cela le frustrait un peu plus chaque fois qu’il consultait des offres auxquelles il ne pouvait candidater faute de diplôme adéquat ou d’expérience professionnelle dans le domaine.

Après une bonne heure de prospection, il avait fini de faire le tour des petites annonces. En même temps dans une ville telle que Deadwood, il était inutile d’espérer grand-chose. Les opportunités ne s’offraient qu’à ceux possédant un permis de conduire, un véhicule et la volonté de s’échapper des griffes de ce cadavre nauséabond qu’était cette ville. C’était ainsi que Terry voyait sa ville dont la démographie baissait inexorablement année après année.

« - Ouais mais pour partir faut un véhicule, pour conduire faut un permis et pour avoir un permis il faut de l’argent. Nooon, ce n’est pas ce putain d’éternel serpent qui se mord la queue ! » râla-t-il.

Décidant de se changer les idées, il lança son traitement de texte et se mit à écrire un nouveau chapitre d’une fiction de bas étage qui n’avait pour unique but que de lui changer les esprits et d’échapper à son quotidien. Il faisait vivre à ses personnages de grandes aventures surnaturelles. Cette fois-ci, il leur faisait affronter des momies.

Il était déjà 13h lorsqu’il cessa d’écrire, en manque momentané d’inspiration. Il s’étira tout en se penchant en arrière et contempla le plafond. Cette attitude lui permettait de retrouver l’inspiration en laissant libre cours à ses pensées. Mais cette fois, ce fut son ventre qui le tira de ses songes éveillés. Il regarda l’horloge affichée sur son écran.

« - Ah ! Il est déjà cette heure ? »

Il recula alors son siège et se leva en direction de la cuisine et se fit un sommaire déjeuner. Après avoir fini son yaourt aux fruits, il décida de se faire une partie de console, n’ayant toujours pas retrouvé l’inspiration. Le jeu qu’il choisit était un mystérieux jeu de combat au nom à rallonges : Mega Mortal Fighter VI Turbo Revival Prime Plus. C’était le dernier hit tout droit sorti des esprits pauvrement créatifs de chez ComCap qui s’évertuaient à essorer jusqu’à plus soif chaque concept qu’ils dénichaient.

Alors qu’il battait adversaire après adversaire, son téléphone sonna une fois. Il avait reçu un texto d’une certaine Candy qui lui proposait un ciné en fin d’après-midi. Le jeu sur pause, Terry hésita quelques instants avant de lui répondre. En effet, même s’il appréciait sa compagnie, il ne partageait pas les sentiments qu’elle avait à son égard. Mais après tout, cela lui ferait prendre l’air, donc il accepta.

C’est à 17h qu’ils se retrouvèrent devant l’unique cinéma de la ville. Candy était une jeune femme aux longs cheveux roux et aux yeux d’un vert émeraude. Physiquement, elle avait tout pour elle et cela, Terry l’avait bien remarqué. Elle était gentille mais un peu nunuche sur les bords. C’était une enfant dans un corps de femme.
D’un accord commun, ils choisirent le dernier Star Wars sorti il y a peu, l’épisode 15. En même temps le cinéma de Deadwood ne diffusait que les gros blockbusters pour être sûr de rentrer dans ses frais. Après la séance, ils prirent un café à la cafétéria en face du cinéma pour partager leurs impressions. Tous les deux étaient d’accord pour dire que la saga commençait sérieusement à s’essouffler. Ils se séparèrent à 19h30.

Au lieu de rentrer directement chez lui pour manger seul, Terry préféra se rendre à pied au bar routier, à quelques minutes de là. C’était son restaurant fétiche. En sortie de ville, il pratiquait des prix bas et surtout, Terry s’entendait bien avec le chef cuistot, un certains Peernof Zavlo.

« - Salut Pizza ! » lança-t-il en entrant dans le resto.

« - Aaaah ! Bonjour monsieur la turtle ! »

Les deux hommes s’étaient donné des surnoms. Tandis que celui du cuistot venait des premières syllabes accolées de son nom et de son prénom, celui de Terry était plus difficile à comprendre pour un inconnu. Il venait des Tortues Ninja … qui raffolent des pizzas.

« - Comment vont les affaires ? »

« - Oh, tu sais ! J’ai beau faire des prix cassés, ça n’attire toujours pas plus de clients depuis la réouverture. Tout ça à cause de cette foutue inspection sanitaire ! Allez ! Viens t’attabler, c’est moi qui régale tiens ! »

« - C’est pas que je suis contre un repas gratuit mais ce n’est pas ça qui va arranger tes affaires, Pizza ! »

« - Ah ! Un peu plus ou un peu moins, ça ne changera plus grand-chose, j’ai l’impression ! »

« - La force tu garderas ! »

« - Hein ? »

« - Non, rien. Je viens juste d’aller voir le dernier Star Wars … laisse tomber. Tu as revu ta chatte ? »

« - Niet ! Mais je ne me fais pas beaucoup de soucis pour elle, elle sait se défendre. Ce n’est pas pour rien que je l’ai appelé Tigresse ! »

Après avoir passé une bonne soirée en compagnie de Pizza, Terry rentra à son petit appartement. A peine ferma-t-il sa porte qu’il entendit quelqu’un frapper à la porte de sa voisine du dessus. Au son, Terry déduisit rapidement qui cela pouvait être. Pour taper comme une brute sur une porte, il fallait en être une … ou un gros Bill dans le jargon vidéoludique. Ce qui allait parfaitement à cet individu, un certain Bill Gartensen, biker de son état et petit ami occasionnel de Jessica Delucas, la fameuse voisine.
Gartensen hurlait de le laisser entrer, que c’était également chez lui. Il tapait de plus en plus fort sur la porte jusqu’à ce qu’il décide de l’enfoncer.
Terry savait ce qui allait suivre ; Gartensen était du genre violent et à coup sûr il allait passer une trempe à Jessica pour lui avoir ainsi résisté. Cela, Terry ne pouvait plus le laisser faire. La dernière fois qu’il avait été violent avec elle, il lui avait cassé le bras gauche.
N’écoutant que son courage, il prit la batte de baseball, qu’il avait achetée spécialement pour ce genre de cas d’urgence, et monta à l’étage. Arrivé devant l’appartement de Jessica, il vit la porte brisée en deux et en partie sortie de ses gonds. Terry déglutit avant d’entrer.
Il surprit Bill en train de tirer Jessica par les cheveux en direction de leur chambre. Bill était un homme, ou plutôt une bête imposante. Il devait bien faire un bon mètre 90. Son ventre était gros, empli de bière. Il portait une longue barbe à laquelle venaient se mêler des cheveux longs et crasseux. Le contraste entre lui et Jessica, une jeune femme d’une vingtaine d’année à la longue chevelure d’ébène, était saisissant.

« - Qu’est-ce tu veux, toi ? » lui lança Bill en s’immobilisant.

« - Lâche-la et casses toi ! » lui répondit Terry, prenant son courage à deux mains après cinq secondes de temps mort.

« - Et si je refuse, tu comptes faire quoi, p’tit mec ? »

« - Je … je serais forcé d’utiliser la force ! »

« - Ah ouais ? J’aimerais bien voir ça, ça risque d’être marrant ... cinq secondes ! » rétorqua Bill en lâchant la chevelure de Jessica et en s’avançant vers Terry.

Terry leva sa batte et tenta de l’abattre sur Bill. Mais le motard était habitué à se battre et malgré sa corpulence certaine, il était vif et réactif. Il bloqua la batte d’une main avant d’asséner un puissant revers de la main à Terry qui tomba en arrière en lâchant son arme.
Bill jeta la batte derrière lui et se posta au-dessus de Terry.

« - Venir me faire chier quand je suis avec ma régulière, faut avoir une sacrée paire de couilles ! »

Puis Bill commença à le rouer de coups. Derrière lui, il entendit soudain la voix de Jessica. Le temps qu’il comprenne qu’elle ne s’adressait pas à lui, elle avait déjà obtenu un policier au bout du fil. Il se redressa et se retourna vers elle.

« - Espèce de salope ! Je vais t’en coller une dont tu vas te souvenir avant qu’ils n’arrivent ! »

Lui infligeant de puissantes gifles de ses doigts bagués, il oublia complètement la présence de Terry. Ce dernier, le visage boursoufflé et saignant, parvint à se relever, récupérer sa batte et lui administrer un coup sur la tête. Complètement vidé de ses forces, le coup n’avait pas été assez puissant pour l’assommer. Toutefois, cela le désorienta et il choisit de prendre la fuite avant que les flics n’arrivent.

« - J’en ai pas fini avec toi, sale pute ! » cracha-t-il en fuyant.

Quelques minutes plus tard, la police fit irruption dans l’appartement et ne put que constater les dégâts matériels et physiques sur Jessica et Terry. Tous deux décrirent le déroulement des faits aux agents présents. Ces derniers leur demandèrent de passer au poste dès le lendemain matin pour déposer une plainte. En attendant ils conseillèrent à Jessica d’aller dormir chez une amie le temps que son assurance fasse venir quelqu’un pour remplacer la porte. En attendant, ils lui installeront une porte temporaire histoire de fermer l’appartement tout de même.
Néanmoins, Jessica ne savait pas où aller car depuis qu’elle avait emménagé, elle ne s’était fait aucune amie à cause de son petit ami.
Terry lui proposa alors tout naturellement de venir chez lui le temps que sa porte soit remplacée. Quelque peu réticente, car ne voulant pas l’embêter, Jessica finit par accepter. Elle descendit le rejoindre le temps qu’elle prenne quelques affaires. Pendant ce temps, Terry fit du ménage express chez lui, son appartement ressemblant à ce que l’on pouvait attendre d’un appartement d’un jeune homme seul.
Au fond de lui, et malgré que son visage le faisait horriblement souffrir, il était content de la tournure des événements. Bien qu’un peu paumée et quelque peu négligée, Jessica n’était pas dépourvue de beauté et Terry éprouvait une attirance envers elle depuis la première fois qu’il l’avait vue. La nuit arriva rapidement et il fut convenu que Jessica prendrait le lit tandis qu’il dormirait sur le divan.
_____________

Forêt de Deadwood

En plein milieu de la nuit, alors que la Lune était dans sa phase de nouvelle lune, un chat domestique se faufila entre les arbres tranquillement jusqu’à sa destination : un petit bâtiment bétonné perdu au beau milieu de la forêt.
D’un pas gracile et feutré, le félin pénétra sans problème dans l’enceinte du bâtiment via une bouche d’aération. A l’intérieur, ce que vit le chat fut habituel pour lui car ce n’était pas la première fois qu’il s’introduisait dans ce laboratoire privé et secret. En effet l’un des laborantins l’avait surpris un soir et avait commencé dès lors à lui donner à manger à chaque fois. Malheureusement, ce soir le scientifique s’était fait porter pâle. Le chat attendit près d’une heure avant de partir à l’exploration du laboratoire en quête de sa pitance par lui-même.
Au détour d’un couloir, une odeur appétissante vint à sa truffe, une odeur de poisson. Il remonta la piste olfactive jusqu’à un labo désert mais aux lumières allumées. Néanmoins, pas de doute possible, c’était bien d’ici que provenait l’odeur.
D’un bond agile, le félin monta sur le bureau et vit sur une paillasse un petit poisson au ventre complètement difforme, prêt à être autopsié. Ni une, ni deux, le chat s’empara du poisson avant qu’un laborantin ne le surprenne en revenant dans la salle. Sans demander son reste, le chat déguerpit à toute vitesse tandis que le scientifique déclenchait l’alarme.

Tandis que des projecteurs illuminaient la forêt, le chat s’éloigna à toute vitesse avec sa proie.
Revenir en haut Aller en bas
http://babel.forumgratuit.org

 Sujets similaires

-
» Wok pommes de terre courgettes
» Spoil Bleach chapitre 274
» Bleach - Chapitre 322 BKT
» Bleach - Chapitre 423
» Chapitre 511
Partager cet article sur : Excite BookmarksDiggRedditDel.icio.usGoogleLiveSlashdotNetscapeTechnoratiStumbleUponNewsvineFurlYahooSmarking

Chapitre 206 - Terre 530 : Bienvenue à Deadwood :: Commentaires

avatar
Re: Chapitre 206 - Terre 530 : Bienvenue à Deadwood
Message le Dim 6 Juil 2014 - 12:38 par Shion
J'ai bien aimé les multiples références.

Je me demande comment Terry et/ou Jessica vont s'intégrer à l'intrigue principale...

EDIT : je viens de lire le post-it, et apparemment il n'y aura pas d’interactions entre les deux histoires... Ce qui me fait me demander encore plus où tu veux en venir...
avatar
Re: Chapitre 206 - Terre 530 : Bienvenue à Deadwood
Message le Dim 6 Juil 2014 - 14:41 par Jezekiel
"Terre 530" se déroule simplement sur une des Terre parallèles.
C'est un des multiples scénario que je ne peux pas développer avec les héros classiques de Babel puisqu'ils ne sont pas adaptés à l'ambiance qui y règnera une fois l'histoire lancée.

"Terre 530" est vraiment à considérer comme un aparté entre deux arcs.

Il n'est pas impossible que d'autres histoires annexes de ce genre fassent leur apparition mais ne sachant pas encore trop à quelle vitesse je vais faire avancer cette intrigue, je ne peux pas encore prédire s'il y en aura d'autres avant le retour des Mémoires Oubliées, voire si Terre 530 sera fini à leur retour.

Ceci dit ... Terre 530 fait partie du multivers, donc il reste une possibilité que nos héros "classiques" fassent les guest star. Tout est possible dans ces conditions ^^

 

Chapitre 206 - Terre 530 : Bienvenue à Deadwood

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Babel :: Livre III - une Bibliothèque de Mondes :: Terre 530-
Sauter vers: