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 Chapitre 23 - L’Exocet

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Jezekiel
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Localisation : Poitiers, Vienne, France

14032012
MessageChapitre 23 - L’Exocet

[Date originale : 2 Janvier 2011]
[Date correctif : 30 Juin 2014]
Antre des vers

L’amas des restes de Scylla s’était développé durant tout ce temps au sein de l’antre. Devenue une masse imposante, elle avait fini par reprendre conscience et adopter une forme humanoïde. Plusieurs jours durant elle avait observé, étudié le lieu où elle se trouvait.
Comprenant finalement plus ou moins où elle se trouvait, elle parvint à ouvrir plusieurs vortex menant sur différents mondes avant d’en choisir un et de s’y échapper.
_____________

Terre 8451, Fiumicino

Durant ces quatre derniers jours, Viriatus dut se constituer une légion, ce qui n’avait pas été chose aisée. Il s’était tourné de prime abord vers la légion qu’il commandait en tant que tribun à Karcag. Nombre de ses hommes avaient péri durant cette terrible bataille mais grâce à sa désobéissance, il avait pu en conserver la majorité en vie et indemne.
Toutefois il ne voulut pas leur imposer un voyage aussi bien long que dangereux. Ainsi, face à son ancienne légion, il avait demandé à ceux ayant une famille de faire un pas en arrière.
Malgré le fait que nombre d’entre eux étaient célibataires et n’ayant plus leur parents, tous ses hommes s’étaient reculés. En effet, à leurs yeux, leur légion était devenue leur famille et ils ne comptaient pas laisser leur chef partir sans eux.
Honoré par une si belle fidélité, Viriatus n’obtenu tout de même pas une légion complète.
Une légion romaine était constituée de dix cohortes. Chacune d’elles était constituée de trois manipules, elles-mêmes constituées de deux centuries. Ces centuries n’étaient pas constituées comme leur nom l’indique de cent mais de quatre-vingt hommes chacune. Une légion représentait donc 4800 hommes. Viriatus puisa les effectifs manquants dans différentes centuries ayant déjà connu le combat. Il ne leur était pas permis d’échouer dans leur mission et il était donc hors de question d’emmener des hommes n’ayant jamais connu la violence d’un champ de bataille.
Ayant rempli sa mission, Viriatus et son bras droit Taurum marchèrent donc dans les rues de Fiumicino suivis de presque cinq mille hommes jusqu’au port.
Descendant les ruelles jusqu’au port, Viriatus, qui pensait apercevoir les navires qui allaient les mener à bon port, fut surpris de ne voir la silhouette que d’un seul.
Arrivés au port, Frédéric, Jeremiah, Miles et Gontran les attendaient en compagnie de César et d’une garde prétorienne en nombre à côté du navire qui lui paraissait particulièrement grand.

« - Sois le bienvenu général Ikitus ! » l’accueillit chaleureusement César.

« - Avé César ! » lui répondit Viriatus.

« - Selon vos ordres, je me présente à vous à la tête d’une légion, mais … »

« - Plait-il, Viriatus ? »

« - Mais, mon empereur, où sont les navires qui doivent nous porter à bon port ? Ont-ils connu une attaque ? »

« - "Des" navires ? Non. Un navire » répondit César en déployant son bras gauche vers le navire à quai.

Viriatus tourna la tête vers ce fameux navire et ce n’est qu’alors qu’il le reconnut.
Il s’agissait de l’Exocet, le fleuron de la marine de l’Empire. Un navire aux proportions titanesques et bénéficiant des dernières améliorations nautiques connues. Spécialement conçu pour les voyages transocéaniques, il pouvait emmener en une seule fois plus de 10 000 hommes, esclaves et soldats. Malgré ses dimensions pharaoniques, on le disait le navire le plus rapide au monde et qu’il serait même capable de voler au-dessus de l’eau.

« - T’as pas changé ! T’es toujours en retard ! » clama alors une voix du haut du pont.

Bien qu’il n’avait pas entendu cette voix depuis longtemps, Viriatus la reconnut immédiatement et leva la tête vers la silhouette imposante qui se découpait au-dessus de lui.

« - Faut savoir se faire désirer ! » lui répondit-il en souriant.

L’homme n’était autre que Jeronimus Sirius, homme avec qui Ikitus avait fait ses classes militaires. Ancien tribun tout comme lui, il avait cependant gravi les échelons militaires assez rapidement pour finir général. De part son tempérament fonceur, il se vit offrir une petite unité d’élite, une décurie un peu spéciale réputée pour être une force de frappe furtive entourée de mystères appelée la Lame Rouge.

« - Je constate que vous vous connaissez déjà. Parfait, je vais donc vous laisser embarquer sans perdre davantage de temps. Que le puissant Neptune vous guide par delà les flots » dit alors César avant de se retirer en compagnie de sa garde prétorienne.

Frédéric, Jeremiah, Miles et Gontran montèrent alors à bord, suivis des hommes d’Ikitus sous la supervision de Taurum. Pendant ce temps, Viriatus et Jeronimus rattrapèrent le temps perdu en se contant leurs exploits et déboires depuis l’école militaire.

Devenu esclave, Arimus n’était pas resté longtemps aux ordres du quatuor. Ceux-ci l’avaient "donné" au commandant du navire pour qu’il serve à bord. C’est ainsi que Miles le retrouva à bord en train de laver une partie du pont et ne put s’empêcher de le railler.

De nombreux vivres avaient déjà été montés à bord avant l’arrivée de la légion d’Ikitus. Une fois ses hommes embarqués, de nouvelles cargaisons arrivèrent. Il s’agissait là d’armements, de divers équipements, de bétails et de plusieurs montures. L’une d’elles, un puissant cheval de trait, refusa d’obéir et se débattit vigoureusement.
Au bruit de ses hennissements, Frédéric passa la tête par-dessus bord pour voir ce qui se passait. Il reconnut alors le cheval. Il s’agissait de la monture sur laquelle était juché Arimus lors de leur première rencontre. A l’époque, il n’avait pas vraiment eu l’occasion d’apprécier l’animal mais aujourd’hui, il en était autrement.
Voyant que les marins s’y prenaient mal avec l’animal, Frédéric décida de descendre au quai. Il enjamba le rebord et bondit sur le quai à l’étonnement de tous.

« - Et bien ! Je vois que je ne suis pas le seul à avoir des hommes aux aptitudes quelque peu hors normes » dit Jeronimus à son ami.

« - Ce n’est pas un de mes hommes » lui répondit Viriatus.

« - Intéressant ! » ajouta Jeronimus pensivement en passant la main sur son bouc.

Sur le quai, Frédéric s’approcha de l’animal de face très lentement en tendant les mains devant lui comme pour l’apaiser. Le cheval se calma alors progressivement et laissa Frédéric s’approcher jusqu’au contact. Passant sa main sur le chanfrein du cheval, il parvint à le calmer complètement.

« - Laissez-moi m’en charger ! » adressa-t-il doucement aux marins.

Le prenant par la bride, Frédéric fit monter le cheval comme si de rien sur le pont du navire. Il le fit descendre jusqu’aux écuries aménagées dans la cale.
La fin du chargement reprit alors normalement et sans problèmes particuliers.

« - Qu’est-ce que tu voulais dire par "hommes aux aptitudes quelque peu hors normes" ? » demanda Viriatus à Jeronimus une fois l’incident oublié.

« - Hé, hé ! Si ma décurie est si renommée dans l’Empire ce n’est pas pour rien. Viens que je te présente mes hommes ».

Jeronimus emmena alors Viriatus jusqu’à la cabine désignée pour la Lame Rouge. La cabine était spacieuse et permettait aisément d’accueillir les onze hommes qui allaient l’occuper durant ce long voyage.
La décurie de Jeronimus était constituée de façon très éclectique. Parmi eux se trouvaient donc un indien d’Amérique, un zoulou, un samouraï, un ninja, un égyptien, un hindou, un maori, un sparte et deux hommes dont l’origine lui échappait pour le moment. A la vue de l’armement entreposé près de leurs couches, Viriatus comprit qu’ils avaient chacun leur style de combat propre ce qui entrait en complète contradiction avec l’idée que l’Empire romain se faisait d’une décurie. Néanmoins c'était sûrement cette particularité qui faisait sa force.

« - Les gars, je vous présente Viriatus Ikitus, le général dont la légion vient de monter à bord et un ami depuis l’école militaire » dit Jeronimus pour présenter l’inconnu qui venait d’entrer.

Bien que renommés dans tout l’Empire, les hommes de Jeronimus étaient également craints. Ils avaient donc pris l’habitude de rester entre eux et de ne pas se mélanger aux légionnaires. Toutefois les traits sévères des hommes à l’encontre de cet intrus s’étaient un peu estompés depuis que leur chef l’avait présenté comme un ami.
Jeronimus accompagna Viriatus vers chacun de ses hommes et les présenta succinctement.

« - Voici Red River, mon soi-disant éternel débiteur pour un truc qui s’est passée à Nuevo Milan » dit-il face à l’indien d’Amérique, grand et musclé.

« - M’avoir sauvé la vie sur un champ de bataille n’est pas un "truc" à prendre à la légère » répondit l’indien en serrant la main de Viriatus.

« - Chittesh. C’est un plaisir de faire votre connaissance » dit l’hindou en lui serrant la main chaleureusement.

« - Euh … Chittesh aussi » répondit Viriatus.

Tous se mirent alors à rire.

« - Non, "Chittesh" c’est mon prénom. »

« - Oh ! Excusez-moi ! »

« - Ra’iarii. Il a retrouvé son village ravagé par les troupes australiennes. A bord de sa pirogue il est donc parti le venger mais s’est retrouvé sur les plages de l’Inde. Possède une très grande force physique mais un sens de l’orientation inexistant » expliqua Jeronimus pour présenter le titanesque Maori accompagné des rires de l’assemblée.

« - Je m’appelle Djawad, puisses-tu combattre sans fléchir face à l’ennemi » dit alors le zoulou à son tour, grand et mince qu’il était.

« - Djawad s’est joint à nous dans l’unique but de visiter le globe et surtout de combattre des guerriers du monde entier » ajouta Jeronimus.

« - … et tenter de bouffer toutes sortes de bestioles. Je m’appelle Zeno » dit le sparte.

« - Zeno est le dernier sparte ayant été éduqué à l’ancienne. L’Empire présente de nombreux avantages mais lorsqu’ils ont conquis Sparte, ils ont imposé une méthode d’entraînement de leurs hommes quelque peu différente. Zeno est le dernier vrai sparte » ajouta Jeronimus.

« - Je me nomme Takeda » fit le samouraï en se penchant en avant.

« - A côté de lui c’est Ryuchi. Ne cherche pas à discuter avec lui, son clan lui a tranché la langue lorsqu’il s’est rebellé durant la conquête du Japon par Rome, plongeant le pays dans le chaos ».

« - Djawad n’est pas qu’un guerrier ou un gastronome c’est aussi un herboriste de talent. Je me nomme Jörf » dit l’un des deux hommes dont l’accent trahissait son origine allemande.

« - Jörf a été trouvé agonisant sur un champ de bataille. Grâce à des plantes médicinales, Djawad est parvenu à le guérir » précisa Jeronimus.

« - Voici Rêmnon, pas très loquace, il s’entend bien avec Ryuchi » murmura Jeronimus à l’oreille de Viriatus au sujet de l’égyptien.

Quand vint le tour du dernier homme, Jeronimus ne put rien lui dire hormis son prénom : "Daniel". Drapé de mystères, l’homme s’était joint à eux sur un champ de bataille en venant de nulle part et depuis il les suivait partout.

Les présentations faites, les deux généraux remontèrent sur le pont pour l’appareillage.
L’exocet étant un immense navire, il n’était pas aisé de le manœuvrer dans le port. Doté d’immenses voiles, ce n’était pourtant pas ce moyen de locomotion qui allait leur servir pour gagner la haute mer.
A l’arrière du pont, deux gigantesques tourniquets étaient actionnés par de multiples esclaves. Ces tourniquets servaient à faire tourner, grâce à un couple puissant, deux gigantesques hélices sous le navire. Ce système d’hélices était précurseur. Nul autre navire sur le globe ne présentait cette innovation. Mais l’Exocet présentait bien d’autres particularités qui faisaient de lui un navire à part. Au cours de ce long voyage, ses passagers auraient sûrement l’occasion de les contempler.


Dernière édition par Jezekiel le Lun 30 Juin - 13:24, édité 1 fois
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Chapitre 23 - L’Exocet :: Commentaires

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Re: Chapitre 23 - L’Exocet
Message le Mer 14 Mar - 15:19 par Shion
[Date originale : 16 Janvier 2011]
Viriatus et Jeronimus enfin réunis, hein ^^ Tres belle référence

On voit aussi une belle brochette de nouveaux personnages qui semble plus intéressants les uns que les autres
 

Chapitre 23 - L’Exocet

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