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 Chapitre 221 - le Sumpf

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Jezekiel
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19102014
MessageChapitre 221 - le Sumpf

Terre 2663 – Wichita

Fort heureusement pour le groupe, la ville de Wichita fut comme l’avaient prédit les habitants de Sheridan : déserte. Manifestement, les micro-enclaves évitaient les grandes villes qui constituaient des refuges trop évidents où des pillards et autres nuisibles pourraient les trouver et leur causer bien du tourment. Fort heureusement car le bond spatial de plus de 1400 kilomètres auquel venait de procéder Miles l’avait littéralement éreinté. De suite, on l’avait escorté vers la maison la plus proche pour qu’il s’allonge sur un lit et reprenne des forces. Miles plongea alors dans un profond sommeil sans attendre.
Les heures passèrent et le soleil fut haut dans le ciel lorsque Miles reprit connaissance. Il eut la surprise de voir Frédéric accoudé à la fenêtre, en train de veiller sur lui.

« - Pour une fois que je reste tranquille, il faut que tu perdes ton temps avec moi ? » lui lança-t-il avec un sourire.

« - Miles ! Comment va ? » demanda alors Frédéric en se retournant.

« - Ouais, ça va ! Ce voyage est en train de mettre ma résistance à rude épreuve » répondit-il en s’asseyant au bord du lit.

« - Ponk et les autres réfléchissent à un autre moyen de transport. Jeremiah s’est proposé de tous les transporter par télékinésie … »

Frédéric finit sa phrase pensivement.

« - Mais tu crains que ça ne fasse trop pour lui ? »

« - Oui. La marche semble être notre ultime recours ».

« - Donc on va s’amuser à faire de la randonnée pendant des mois à travers le monde et comme ça, ce Lyon aura tout loisir de dévaster cette planète. Et puis, même si c’est un emmerdeur, Desmond ne dit pas toujours que des conneries. Si on y va en marchant, on va en perdre combien ? »

« - Honnêtement, je ne donne pas cher de la peau du cochon et du lièvre » admit Frédéric.

« - J’ajouterais les rats aussi. Comme je l’ai dit au Mont Robson, faut que j’apprenne à mieux doser mes efforts … et ça va se faire à la dure ! »

Sur ce, Miles se releva et, avec Frédéric, ils rejoignirent les autres membres du groupe. Miles coupa court à toute discussion. Il se métamorphosa, pour mieux accuser le choc, et les transporta jusqu’à Little Rock, à plus de 700 Km, leur évitant ainsi six jours de marche.

Cette fois, il se sentit moins fatigué, sûrement grâce à sa forme démoniaque qui décuplait sa vitalité. C’est ainsi qu’une demi-heure plus tard, il refit un bond jusqu’à la Nouvelle Orléans qui se situait à moins de 670 Km, soit presque six jours de marche à nouveau d’épargnés.
Pour le groupe hétéroclite, ces deux villes, qui n’étaient que de simples étapes vers le Sumpf, furent tout aussi vides que toutes celles où ils avaient atterri depuis Sheridan.
Néanmoins cela fut vrai pour Little Rock. La Nouvelle Orléans n’était pas aussi inhabitée qu’ils le pensèrent tandis qu’ils la quittaient en direction du sud. En effet parmi les ruines d’un édifice, tapis dans l’ombre, se tenaient deux individus qui les épiaient. Alors que le groupe de Ponk sortait de la ville, l’une des deux mystérieuses créatures sortit de sa poche un appareil semblable à un téléphone portable mais plus gros et plus lourd.

« - Ils viennent d’arriver … Oui … Oui, comme surgis de nulle part … Bien ! »

« - Alors qu’est-ce qu’on fait maintenant ? » demanda la seconde créature.

« - On attend qu’ils reviennent et on leur signale lorsqu’ils repartent ».

« - Vous ne ssserez plus de ccce monde alors ! » dit une troisième voix.

Deux nouvelles créatures s’étaient faufilées en silence parmi les ruines et les prirent à revers. Les deux espions n’eurent pas le temps de réagir que de longs crocs se plantèrent dans leur cou. Ils tombèrent au sol, le corps parcouru de convulsions. Après quoi les deux nouveaux venus semblèrent se fondre dans l’obscurité et disparurent.

Nul dans le groupe de Ponk ne s’aperçut de cette échauffourée. Ils poursuivirent sur la route 23 à pieds jusqu’à atteindre le quartier de Belle Chasse et l’avenue G au bout de laquelle se trouvait un petit embarcadère. Ils y trouvèrent plusieurs barges en plus ou moins bon état. Ils parvinrent à en trouver suffisamment pour tous les transporter. La traversée en barges fut bénéfique à tous et surtout à Miles qui parvint à se reposer convenablement durant les deux heures qu’il leur fallut pour atteindre la Pointe à la Hache. De là, ils délaissèrent les embarcations et s’enfoncèrent dans les marécages en direction de Bay la Fourche, le lieu où le Sumpf avait choisi de s’établir. Les marécages de Louisiane, autrement appelés le Bayou, est un écosystème à part comportant son lot d’insectes et de moustiques, moustiques qui vinrent harceler certains d’entre eux durant les deux autres bonnes heures qu’il leur fallut pour enfin atteindre les frontières du Sumpf. Les lieux étaient déserts.

« - Cela m’étonne qu’il n’y ait aucun garde » dit alors Frédéric.

« - Détrompe-toi, les gardes sont bel et bien présents. Si nous n’avions pas été autorisés à entrer, nous les aurions déjà rencontrés » répondit aimablement Élaphe.

Intrigué, Wade repassa une nouvelle fois en vue spectrale et comprit ce que disait Élaphe. Plusieurs sources d’énergie spirituelle étaient immergées dans les eaux du bayou. Parfaitement immobiles, elles les surveillaient sans en perdre une miette et se tenaient prêtes à bondir hors de l’eau en cas de besoin. Leur physique était sans équivoque, il s’agissait de faunanthropes crocodiliens.

Le groupe s’avança dans le bayou jusqu’à voir apparaître les premières habitations. De nombreuses cabanes en bois construites sur pilotis, hors de l’eau, au sec. Les alentours du village étaient parsemés de piques sur lesquelles étaient empalés les indésirables ayant osé s’introduire sans permission. La plupart étaient maintenant de vieux restes desséchés et décharnés. A côté de cela, étaient disposées de façon optimale plusieurs torches éclairant le Sumpf d’une lueur sinistre empreinte de vaudou alors que la nuit chutait rapidement sous le couvert végétal du bayou. Contrairement à Sheridan, les habitants ne restèrent pas terrés dans leurs habitations. A leur arrivée, ils sortirent tous comme un seul homme, prêts à mettre en pièces quiconque causerait le moindre trouble. Parmi eux il y avait diverses espèces reptiliennes allant du serpent au crocodile en passant par le varan et tout ce que l’on pouvait imaginer.

« - Ils m’ont l’air tous bien sympathiques ici ! » dit Frédéric à voix basse.

« - Clair ! Tu me rappelleras de venir passer mes prochaines vacances ici ! » répliqua Miles à voix basse également.

Élaphe se retourna vers eux et leur fit comprendre de se taire en dressant son index droit devant sa bouche. C’est alors qu’un faunanthrope crapaud sortit de l’eau juste devant eux.

« - Semach vous attend ! Trôa d’entre vous, suivez-môa ! » dit-il en tournant les talons.

Seuls trois d’entre eux étaient donc autorisés à se présenter devant Semach. Ce fut naturellement Ponk, Élaphe et Frédéric qui furent envoyés. Juste avant de suivre le crapaud, Frédéric glissa à Miles, Jeremiah, Wade et Sandora de rester sur leurs gardes. Il prit Miles à part et lui fit jurer de partir avec tout le groupe si jamais il voyait une colonne de feu zébrer le ciel.

Après quoi, Ponk, Élaphe et Frédéric furent donc emmenés face à Semach. Le faunanthrope, leader du Sumpf était donc un serpent … mais pas n’importe lequel. Ses écailles rouges, noires et jaunes trahissaient immédiatement son espèce à première vue. C’était un serpent corail au venin parmi les plus redoutables. La créature était assise sur un trône confortable autour duquel gisaient les crânes de ses opposants. En signe de soumission, Ponk et Élaphe s’agenouillèrent devant le serpent. Frédéric marqua une courte pause. Ils pataugeaient dans l’eau jusqu’aux mollets depuis plusieurs heures déjà, un peu plus ou un peu moins, à ce stade cela lui était égal. Il s’agenouilla donc également dans l’eau. Les voyant faire, un sourire sembla se dessiner un court instant sur le visage de Semach avant qu’il ne prenne la parole.

« - N’as-tu donc pas peur de la mort, primate ? » demanda-t-il avec une hargne non dissimulée.

Les muscles de Frédéric se raidirent alors, prêt à en découdre s’il le fallait. Semach remarqua cette réaction et comprit de suite qu’il devrait le garder à l’œil.

« - Lorsque l’heure viendra pour moi de l’embrasser, je le ferai sans hésiter. Jusque-là, j’agirais sans la craindre ! » répondit Ponk sans relever la tête pour ne pas défier Semach du regard.

« - Les sangs chauds sont des imbéciles s’ils te sont tous semblables ! »

Sous l’eau, Frédéric serra ses poings. Les paroles de Semach n’auguraient rien de bon pour la suite des événements.

« - A l’instar du Sumpf, nous sommes tous différents » répondit Élaphe humblement.

« - TE COMPARES-TU A NOUS ? » cria Semach en se relevant.

« - Jamais il n’oserait une pareille effronterie, seigneur Semach » assura Ponk.

Semach resta debout durant plusieurs minutes, conservant le silence. Mais ses gardes du corps autour d’eux étaient tendus. Cela n’échappa pas à Frédéric qui les regardait du coin de l’œil. De son côté, Semach observait Frédéric et son comportement. Plus le temps s’égrenait et plus il se doutait qu’il n’était pas ce qu’il laissait paraître.

« - Et toi, machtlos, crains-tu la mort ou es-tu trop bête pour cela ? »

Frédéric redressa alors la tête et le regarda dans les yeux. Un silence pesant se fit alors sentir. Après plusieurs secondes, Frédéric se releva.

« - Combien de temps comptez-vous encore nous humilier avant d’entrer dans le vif du sujet ? »

C’est alors qu’un faunanthrope serpent surgit des rangs et tenta de le forcer à se remettre à genoux en appuyant sa main avec force sur son épaule. Mais c’était sans compter sur les réflexes de Frédéric. En un éclair, il lui fit une prise et l’envoya au sol dans une grande éclaboussure. L’homme se releva furieux. Il observa son seigneur comme pour attendre la permission de le tuer. Un éclat de lumière sembla traverser son regard.

« - Machtlos ! Tu viens d’humilier un de mes gardes ! Les règles du Sumpf sont claires, un duel à mort doit avoir lieu pour régler ce différend ! Son issue déterminera la suite de notre rencontre ! »

Frédéric ne laissa rien transparaître mais au fond de lui il regrettait déjà d’avoir réagi si brutalement. Tandis que les gardes formaient un cercle autour du garde humilié et de Frédéric, Ponk et Élaphe se relevèrent pour dégager l’aire d’affrontement. L’adversaire de Frédéric se déposséda de toutes ses armes puisque ce duel devait se dérouler à mains nues.

« - Un seul d’entre vous ressortira du cercle ! COMBATTEZ ! » proclama Semach.

Le garde serpent se rua immédiatement sur Frédéric qui le projeta à nouveau au sol sans difficultés. Le garde se releva et s’ensuivit une série d’humiliations. Le garde devenant de plus en plus enragé, Frédéric décida de passer à l’offensive et lui asséna plusieurs coups de poings puissants et bien placés qui laissèrent le garde à sa merci. Frédéric se posta derrière lui et lui enserra la gorge de ses bras jusqu’à ce qu’il perde connaissance. Après quoi il lâcha prise et le laissa tomber dans l’eau. Afin qu’il ne se noie pas, Frédéric le saisit par l’encolure de son buste d’armure pour sortir sa tête hors de l’eau.

« - Pour être déclaré vainqueur de ce combat, tu dois le tuer ! » lui adressa Semach.

« - Je ne fais pas partie du Sumpf et n’ai donc pas à suivre ses règles débiles ! » rétorqua Frédéric.

Le cercle de garde se resserra alors autour de lui. Mais cela n’intimida nullement Frédéric.

« - J’ai remarqué une chose intéressante depuis que nous avons pénétré le bayou. L’odeur de décomposition organique omniprésente ».

« - Et donc ? »

« - Et donc il est bien imprudent d’énerver quelqu’un comme moi en ce lieu ! » répliqua Frédéric en enflammant le gaz émanant de la décomposition.

Bien qu’il contrôla ses flammes à une faible intensité juste devant les gardes, la scène fut saisissante. Aux yeux de tous, l’eau semblait s’enflammer littéralement. Semach se redressa d’un geste tandis que ses gardes reculèrent.

« - Peut-on poursuivre maintenant ? » demanda Frédéric prenant un air sinistre.

Semach fit un geste envers ses gardes qui s’effacèrent. En réaction, Frédéric dissipa ses flammes et jeta son adversaire inconscient sur la tribune où se trouvait le trône de Semach. Ponk et Élaphe rejoignirent Frédéric.

« - Pourquoi es-tu là, Ponk ? »

« - Nous sommes venus demander l’aide du Sumpf ! »

« - A en voir tes blessures, ton adversaire doit être de taille ! »

« - La Pomme de Vie se dirige actuellement droit vers Lyon ! »

« - As-tu quelque chose à m’apprendre que je ne sache déjà ? »

Ponk fut alors déstabilisé. Il se souvint alors que le Sumpf comptait parmi ses membres les meilleurs espions qui soient.

« - Pouvons-nous compter sur le soutien du Sumpf dans cette guerre qui se profile ? » reprit alors Élaphe.

« - Pourquoi prendrions-nous part à une querelle de mammifères ? »

« - Peut-être parce que cela va au-delà de cette considération et que cela aura des conséquences sur toute la planète ! » le soutint Frédéric.

« - Si tel devait être le cas, alors le Sumpf affrontera ces conséquences seul, comme il l’a toujours fait, sans aucune aide de quiconque ! »

« - Mais il est possible d’éviter cela ! » rétorqua Élaphe.

« - NUL N’EST JAMAIS VENU EN AIDE AU SUMPF ALORS POURQUOI LE SUMPF DEVRAIT VOUS AIDER MAINTENANT QUE VOUS EN AVEZ BESOIN ? » cria Semach.

« - Vous montreriez que le Sumpf a la force d’aller au-delà de vieilles rancunes ! » répliqua calmement Frédéric.

Le silence se fit durant plusieurs secondes avant que Semach ne reprenne la parole.

« - Je le redis au cas où vous n’auriez pas compris … Aucun faunanthrope squamate ne se joindra à vous ! Partez maintenant ! »

A ces paroles, les gardes de Semach réapparurent et les invitèrent à partir. Ponk, Élaphe et Frédéric rejoignirent leur groupe.

« - Alors ? Comment ça s’est passé ? » demanda Miles qui avait vu les flammes de Frédéric.

« - Nous avons perdu notre temps ! » répondit Ponk sur un ton grave.

« - Pourquoi ? Qu’est-ce qui s’est passé ? »

« - Pas maintenant, Miles ! » lui répondit Frédéric.

Le groupe fut escorté hors du Sumpf par un groupe de faunanthropes caméléons. Une fois chose faite, ils semblèrent disparaître purement et simplement de leur vue. Le groupe entreprit de traverser le bayou en sens inverse lorsque Ponk leur fit signe de s’arrêter.

« - Que se passe-t-il ? On est attaqués ? » demanda Miles.

« - Ce n’est pas une attaque … » lui répondit Frédéric.
_____________

Trône du Sumpf

Semach était resté assis sur son trône depuis le départ du groupe de Ponk. Depuis il semblait fulminer. L’objet de sa colère n’était pas les derniers visiteurs que le Sumpf avait reçus … mais ceux qui étaient arrivés peu de temps avant. Il s’agissait d’un groupe imposant de clones de Xion. L’un d’eux s’approcha de Semach par derrière.

« - Êtes-vous satisfait ? » lui demanda Semach.

« - Oui, notre maître est ravi de la tournure qu’a pris votre discussion avec ce groupe ».

« - Vous lui avez déjà rapporté la rencontre ? »

« - Bien évidemment ! »

« - Que lui avez-vous exactement dit ? »

« - Ce que vous avez dit, qu’aucun membre du Sumpf ne se joindra à eux ! »

Le clone ne le vit pas mais Semach se mit alors à sourire. Il fit alors un geste très discret de la main à l’intention de ses hommes. Une myriade de faunanthropes serpents, iguanes, caméléons, lézards et varans sortirent alors d’entre les arbres du bayou ou de sous l’eau. Leur nombre était bien plus important que les clones avaient pu le croire à leur arrivée. A ce moment, leur nombre était effectivement une sérieuse menace pour le Sumpf. Mais depuis, ils avaient eu le temps de regrouper leurs forces. Dorénavant il y avait ici présents trois faunanthropes pour un clone. Profitant de l’effet de surprise, Semach se releva vivement et passa derrière son trône pour immobiliser entre ses puissantes mains le clone leader qui s’adressait à lui.

« - Vois-tu petit insecte, le Sumpf a un secret que vous emporterez dans la tombe : il ne se limite pas à ce petit village. Il n’a aucune limite ! »

« - La parole du seigneur Semach n’a-t-elle donc plus aucune valeur ? » lui répondit le clone qu’il tenait entre ses mains.

Semach sourit à nouveau avant de lui répondre.

« - Ma parole reste intacte, en revanche ton intelligence relative te fait défaut. J’ai assuré qu’aucuns squamates ne se joindraient à Ponk … et cela, je vais le respecter. Mais le Sumpf ne se compose pas que de squamates ».

A ces mots, un voile d’écaille se déploya sur les côtés du cou de Semach jusqu’aux omoplates avant qu’il ne crache au visage du clone. Ce dernier, déjà transformé en zooanthrope ne s’inquiéta pas du venin de Semach … ce qui amusa ce dernier en attendant la suite. Soudain, le clone sentit une désagréable chaleur sur son visage, là où le venin l’avait éclaboussé. Rapidement la chaleur augmenta et Xion ne put se retenir d’hurler tandis que le venin, ou plutôt l’acide, rongeait son visage.
_____________

Extérieur du Sumpf

« - Que se passe-t-il ? On est attaqués ? » demanda Miles.

« - Ce n’est pas une attaque mais des renforts » répondit Frédéric.

Surgirent de sous l’eau des dizaines de faunanthropes crocodiliens tous plus mastoc les uns que les autres ainsi que divers faunanthropes grenouilles, crapauds, salamandres et tortues.

« - Semach nous envoie vous prêter main forte ! » dit un puissant alligator.

« - J’ai rien compris là ! » s’esclaffa Miles.

« - Lorsque Semach a refusé de nous aider, il a employé un terme bien précis » lui répondit Frédéric.

« - Semach ne devait pas être libre de dire ce qu’il voulait ! » ajouta Ponk.

« - Ce qui est à présent de l’histoire ancienne ! » assura le même alligator qui s’était adressé à eux.

« - Alors le Sumpf va se joindre à nous ? » demanda Sandora.

« - Non ! Une fois que Semach a proclamé quelque chose, il ne revient jamais dessus » répondit Élaphe.
_____________

Note : La fin du chapitre joue sur un point bien précis de la classification des animaux. Tous les reptiles ne sont pas classés dans la même classe. Tout ce qui est Serpents et Lézards (Iguanes, Caméléons et Varans) sont classés ainsi :
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embranchement Vertebrata
Classe Sauropsida
Ordre Squamata (les Squamates)

Or, il y a d’autres reptiles placés dans d’autres classes.
Ainsi les Grenouilles, Tritons et Salamandres sont rangés ainsi :
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embranchement Vertebrata
Classe Amphibia

De même les Crocodiliens (Crocodiles, Alligators, Glavials) sont rangés ainsi :
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embramchement Vertebrata
Classe Sauropsida
Sous-classe Archosauromorpha
Clade Crurotarsi
Ordre Crocodilia

Enfin, les Tortues sont classées ainsi :
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embramchement Vertebrata
Classe Sauropsida
Sous-classe Chelonii
Ordre Testudines
_____________

A suivre dans le chapitre 222 : Passer le relais !

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Chapitre 221 - le Sumpf :: Commentaires

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Re: Chapitre 221 - le Sumpf
Message le Dim 19 Oct - 14:45 par Shion
J'aime beaucoup le personnage de Semach Smile

Merci pour les précisions de fin de chapitre, même s'il m'avait semblé avoir vu clair en Semach pour le coup...
 

Chapitre 221 - le Sumpf

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