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 Chapitre 235 - Pompéi, part 9 : Déconfitures

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Jezekiel
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25012015
MessageChapitre 235 - Pompéi, part 9 : Déconfitures

Terre 2663 – Devant le Palais de Lyon

Les dizaines de Xion formaient comme une muraille à l’éclat métallique devant le palais de Lyon. Ils semblaient en garder l’accès mais dans quel but ? En Chine, Haakon s’était avéré être en train de comploter contre Lyon en compagnie de la Reine de l’Uley Pchela. Maintenant qu’elle était morte, avait-il à nouveau retourné sa veste ou trompait-il depuis le début la reine ? Quelle que soit la réponse, les clones se trouvaient entre le palais et le groupe et ne comptaient pas laisser passer ce dernier. Une nouvelle fois, Frédéric et consorts allaient devoir employer la manière forte pour atteindre leur objectif. Alors que tous adoptaient une position de combat, Joshua sortit des rangs et avança d’un pas.

« - Je vais vous ouvrir la voie ! Passez et ne vous arrêtez pas ! » déclara-t-il d’un ton décidé.

« - Mais ils sont trop nombreux ! » rétorqua Sandora.

Personne ne dit mot.

« - Frédéric, tu dois bien le voir, toi aussi, ils sont trop nombreux pour qu’un seul d’entre nous reste en arrière et s’en charge ! »

Mais Frédéric ne dit mot. Il jaugeait la situation. Il observait la multitude de clones qui se dressait face à eux et la distance qui les séparait du palais. Derrière le palais, il regarda le Vésuve dont la colonne de fumée qui s’en échappait devenait de plus en plus menaçante et obscurcissait de plus en plus le ciel. Bien que le soleil soit haut dans le ciel, la luminosité était grandement diminuée. D’autre part, il y avait toujours ce funeste vaisseau qui planait au-dessus de leurs têtes.

« - Tu es sûr de toi, Joshua ? » finit-il par dire.

« - Tu me prends pour un bleu ? J’ai déjà affronté une meute de ces saloperies au Mont Cleveland et pas un seul n’a survécu pour le raconter ! » répliqua l’Ours.

Alors que Frédéric plongeait son regard dans les yeux de son interlocuteur, comme pour le jauger, un terrible séisme se déclencha. Une vive lueur dorée s’échappa du palais tandis que le séisme ne semblait plus en finir. Après plusieurs secondes, la secousse prit finalement fin. Le palais, qui avait résisté jusque-là à toutes les secousses, portait les premiers stigmates de la catastrophe imminente. Sa façade était traversée par une large fissure tandis que toutes les colonnes étaient craquelées. Alors que tous se remettaient tout juste du séisme, la réaction du Vésuve se fit entendre. Un terrible grondement s’en échappa tandis que la colonne de fumée devint plus sinistre que jamais. Elle s’élargit à vue d’œil tandis que sa base était illuminée d’une lumière incandescente.

« - ON Y VA ! » cria alors Frédéric.
_____________

Ville Basse – Quartier Industriel

Noyé dans la fumée des usines, Bill n’était pas parvenu à suivre Scrof aussi bien à l’aide de sa vue que de son flair. De plus ce dernier se servait de son spende pour le désorienter en lui faisant entendre de multiples voix par télépathie. Bill était complètement perdu mais il était sûr d’une chose, Scrof était toujours là. Ce dernier le lui rappelait régulièrement par des attaques espacées. Néanmoins, le sanglier ne se hasardait pas à plus d’un coup à la fois de crainte que Bill ne le saisisse. Ainsi, Bill n'était couvert que de blessures superficielles qui ne le handicapaient nullement.
Cela faisait plus d’une demi-heure que Scrof le maintenait ainsi dans le brouillard, s’amusant avec lui. Toutefois, ce petit jeu allait finir avec la prochaine attaque du sanglier. Sans le laisser paraître, Bill était parvenu à dissocier les sons que son ouïe lui faisait parvenir des voix que Scrof lui faisait entendre directement dans sa tête. Ainsi, avant chaque attaque, il l’entendait se déplacer dans son dos et courir juste avant de le frapper.
Il le savait, la prochaine attaque de Scrof n’allait plus tarder. Déjà, il l’entendait se placer. Bill le localisa très précisément. Comme pour accélérer les choses, Bill lui tourna le dos volontairement. Opportuniste, Scrof saisit la belle occasion qu’il lui offrait là. Au dernier moment, Bill se retourna et saisit Scrof par la gorge de la main gauche. A en voir les yeux écarquillés du sanglier, il n’en revenait pas de s’être fait prendre ainsi.

« - A mon tour ! » dit alors Bill.

Le bulldog frappa alors Scrof d’un puissant direct du droit au plexus et le relâcha. Le sanglier était plié en deux, le souffle coupé. Bill leva alors les bras au ciel, ferma ses poings et les rabattit avec une violence inouïe sur les épaules de son adversaire. Celui-ci au sol, Bill le saisit alors par la nuque. Il lui souleva alors la gueule d’une trentaine de centimètres avant de la rabattre avec force contre le toit. Sans le lâcher une seule seconde, il réitéra l’opération de nombreuses fois jusqu’à ce que le toit cède sous eux et qu’ils ne tombent tous deux d’une dizaine de mètres plus bas, sur le sol de l’usine. Plus rien ne sembla bouger durant plusieurs secondes avant que Bill ne se relève, indemne. Quant à Scrof, il gisait à ses pieds, respirant difficilement avec son faciès déformé sous les fractures infligées par les coups de son adversaire. Le bulldog releva le menton, et le regarda de haut.

« - Durant le peu de temps qu’il te reste, demande-toi pourquoi tu en es arrivé là et les erreurs que tu as faites. Si la réincarnation existe, puisses-tu ne pas les commettre à nouveau dans ta prochaine vie ! »

Le bulldog sortit alors de l’usine, laissant le sanglier derrière lui agoniser. Ne se repérant pas dans les rues de la ville basse, Bill choisit de grimper à nouveau sur le toit et de tenter de faire le chemin inverse jusqu’à la ville haute et ainsi avoir une chance de rejoindre ses compagnons.
_____________

Palais de Lyon – Hall d’entrée

Alors que le combat de Joshua contre les clones résonnait jusque dans le hall d’entrée, le petit groupe pénétra dans le bâtiment avec prudence, ne sachant pas trop à quoi s’attendre une fois à l’intérieur. Le hall était aussi immense qu’immaculé … hormis, bien sûr, les multiples fissures. Une multitude de colonnes soutenait le haut plafond à plus de sept mètres. Tous s’en servirent pour se dissimuler. Ils restèrent immobiles durant plusieurs longues et interminables secondes, attendant le comité d’accueil, mais personne ne vint.

« - Les clones étaient-ils donc le dernier rempart de Lyon ? » chuchota Cochran.

Personne ne lui répondit. Frédéric observa ce fameux hall avec plus d’attention. Pour pénétrer plus avant dans le palais, il leur faudrait emprunter un gigantesque double escalier en forme d’anse partant de chaque côté et atteindre une double porte de trois mètres de haut. Bien qu’il ne voyait personne, quelque chose le dérangeait. Il se tourna vers Sandora et se tapota l’oreille de son index. La jeune femme comprit parfaitement ce qu’il voulait. Elle se concentra alors sur son ouïe mais aucun son, autres que ceux en provenance de l’extérieur ne lui parvint. Elle hocha de la tête horizontalement. Frédéric sortit alors de derrière la colonne tout en faisant signe de la main aux autres d’attendre. Il s’avança de quelques pas mais toujours rien. Il choisit alors d’exploiter son sens de l’odorat. Il se mit à renifler l’air ambiant.

« - Si l’on peut se soustraire à ma vue et à mon ouïe, il est plus difficile de se soustraire à mon odorat ! » proclama-t-il haut et fort.

« - Je ne suis pas de ceux qui se cachent. Moi, j’attends patiemment que mes proies me viennent ! » lui répondit l’inconnu du tac au tac.

Quelques secondes plus tard apparut au balcon un faunanthrope singulier. C’était un félin à la musculature développée et aux canines démesurées, un smilodon. Il se tint immobile et calme devant la balustrade, les regardant de haut en ne penchant que très peu la tête.

« - Ne m’insultez pas en restant caché, je sais parfaitement que quatre autres personnes sont entrées avec lui ! »

Quatre ? Non, cinq individus accompagnaient encore Frédéric mais semble-t-il que l’un d’eux se soustrayait efficacement aux sens du garde du corps. Voyant Sandora, Roméo, Cochran et Stephen sortir de derrière les colonnes, Frédéric comprit qu’il s’agissait bien évidemment d’Isaac. Le drone avait camouflé sa présence depuis leur entrée dans Pompéi. Néanmoins, depuis le temps qu’il faisait ça, Frédéric s’était habitué à détecter sa présence malgré tout.

« - Bien ! Un loup, un lièvre et trois machtlos » dit le smilodon.

Ce dernier se mit alors en mouvement, se dirigeant vers l’escalier de gauche. En haut de celui-ci, il dégaina les deux sabres qu’il tenait jusque-là attachés dans son dos.

« - Qui sera mon adversaire ? » demanda-t-il.

Tous se regardèrent, perplexes. Que signifiait l’attitude de leur adversaire. Ce dernier soupira.

« - Celui qui me défiera permettra aux autres de monter l’escalier de droite et d’accéder directement au maître de ces lieux ! » affirma-t-il.

« - Quel étrange comportement que le vôtre ! » répondit Frédéric, qui soupçonnait une ruse.

« - Il n’y a point malice, juste de la clairvoyance. Même si je n’ai que deux faunanthropes et trois humains face à moi, je ne sortirais sûrement pas vivant d’un tel affrontement. Je préfère à cela un combat singulier. Ainsi j’ai mes chances de survivre et je remplis mon rôle de garde. Alors ? Qui m’affrontera ? »

« - Eh bien il me semble que c’est évi… » débuta Frédéric avant qu’un tiers ne lui coupe la parole.

« - MOI ! » proclama Roméo en sortant sa paire de dagues.

« - Mmmmh ! Intéressant ! » sourit alors le garde.

« - QUOI ? Non ! Tu vas te faire tuer !! » répliqua Frédéric.

« - Mieux vaut que ce soit moi que vous, Frédéric. Et puis que pourrais-je bien faire face à Lyon ? Je n’ai aucun spende, moi ! » rétorqua le lièvre.

« - Non ! Je refuse ça ! Qui nous oblige à suivre ses règles, d’abord ? »

« - Personne en effet ! Mais à me combattre tous ensemble, vous perdrez un temps qui vous est précieux. Et croyez-moi, si je n’ai pas mon combat mano à mano, je ferais en sorte de faire traîner les choses le plus longtemps possible ! » assura le smilodon.

Frédéric lui lança un regard des plus mauvais.

« - Bâtard !!! »

« - Partez et arrêtez Lyon pour moi, non, pour la planète ! »

Frédéric baissa la tête et ferma les yeux en les plissant de colère. L’instant d’après, il poussait un râle de rage en s’élançant dans l’escalier de droite, suivi de Sandora, Cochran, Stephen et Isaac. Au même moment, Roméo se jeta dans l’escalier de gauche en hurlant. Il abattit ses dagues sur le Smilodon encore et encore mais sans jamais rien trouver d’autre que ses lames. Comme le laissait supposer son maintien, le fauve était un guerrier aguerri pour qui le lièvre ne représentait pas une menace ne serait-ce qu’un instant.
_____________

Ville basse – Usine

Cela faisait plusieurs minutes maintenant que Bill avait quitté les lieux laissant Scrof derrière lui pensant qu’il allait finir par mourir suite à une longue agonie. Le bulldog avait parfaitement bien analysé la situation. Le sanglier gisait sur le dos, incapable de bouger. Son sang se répandait lentement sur le sol poussiéreux de l’usine mais il était toujours conscient. Sa respiration devenait de plus en plus difficile et douloureuse. Depuis quelques secondes il ne parvenait plus à réfléchir de façon cohérente. Son esprit s’embrumait au fur et à mesure qu’il se rapprochait de la mort.
C’est alors que deux silhouettes entrèrent dans l’usine et s’approchèrent de lui. En contre-jour, il ne les reconnut pas immédiatement. Ce ne fut que lorsqu’ils furent au-dessus de lui qu’il distingua leurs traits … mais cela lui fut inutile. Son esprit n’analysait plus ce qu’il voyait et il ne reconnut pas les deux clones de Xion. Il ne comprit pas non plus le bref échange verbal qu’ils eurent. Soudain, il se sentit trempé et glacé à la fois, comme si l’océan se déversait sur lui. Bien évidemment, ce n’était pas le cas. Le liquide n’était pas incolore mais teinté d’orange. Presque immédiatement, le liquide se solidifia au contact de l’air. Progressivement, Scrof fut enfermé dans un bloc cristallin ressemblant à s’y méprendre à de l’ambre. Entièrement scellé dans le bloc, Scrof ne put plus ni bouger, ni même respirer. Toutefois, il n’était pas mort, il voyait encore ce qui se passait à travers le bloc d’ambre, même s’il ne comprenait pas ce qui se passait.
_____________

Palais de Lyon

Sur leurs gardes, le petit groupe de cinq personnes traversa les différentes pièces du palais. Hormis quelques blocs de marbre qui étaient tombés suite aux différentes secousses telluriques, elles étaient toutes vides. Ils arrivèrent ainsi sans encombre jusqu’à la salle du trône. Là, Lyon les attendait, assis sur son trône, la Pomme de Vie dans sa main droite. Ne l’ayant jamais vu auparavant, Frédéric déduisit immédiatement que c’était lui en voyant l’artefact à la main. Puis il vit les cadavres d’Arthus et de Sélina.

« - Sélina … » laissa-t-il échapper.

« - Tu connaissais ma bien aimée ? Me trompait-t-elle avec toi depuis sa fuite ? Me trompait-t-elle avec un loup ?? » demanda Lyon en se relevant.

« - Je ne la connaissais que depuis peu. La seule chose que je savais d’elle était sa haine féroce envers toi ! » répliqua Frédéric.

« - Ha ! Ha ! Ha ! C’est bien son genre, ne rien dévoiler d’elle autre que ses intentions ».

Le lion cessa alors de rire et prit un air sérieux en regardant Frédéric droit dans les yeux.

« - Et si on en venait à la raison de votre venue ? »

« - Cela me semble évident ! Même un attardé l’aurait compris ; Nous sommes venus te reprendre la Pomme de Vie ! »

« - Tu parles de ceci ? » demanda Lyon en tendant sa main droite devant lui.

« - Ça n’a rien d’un fruit. C’est un artefact alien très ancien et très avancé ».

« - Soit ! Nous sommes tout de même venus te le reprendre ! »

« - Pour en faire quoi ? Le redonner à ce singe de Ponk qui ne s’en servira que pour éclairer sa grotte ? AH ! Certainement pas ! Cet artefact a autrement plus de potentiel ! »

« - Oui ! Comme créer les faunanthropes ! » répondit alors Sandora.

« - Ou réveiller le Vésuve en tentant de le violer ! » renchérit Cochran.

Lyon observa les deux individus qui venaient d’intervenir.

« - Ainsi, tu laisses tes domestiques intervenir comme bon leur semble ? »

Sandora et Cochran froncèrent les sourcils.

« - Ne te méprends pas ! Je ne suis pas un misérable et minable despote ou un moins que rien d’esclavagiste ! L’amitié est le seul lien qui nous unit ! »

« - AH ! Quel idéalisme ! Dans toute relation, il y a un dominant et un ou des dominés ! Dans la nôtre … C’EST MOI LE DOMINANT !!! »

A ces mots, Lyon déversa une brume aussi sombre que dense sur le petit groupe.

« - SURGE DUODE…cim … » lança Stephen.

Mais son sort se perdit dans le silence lorsqu’il fut submergé par la brume. Sentant l’odeur nauséabonde qui émanait de cette brume, tous tentèrent de s'en protéger en protégeant leurs voies respiratoires derrière leur bras ou leur main. Mais en vain, la brume semblait traverser leur être. Ils se sentirent alors tous oppressés. Une force s’en prenait directement à leur esprit, comme la volonté d’autrui. Frédéric comprit alors que c’était là le spende de corruption de Lyon.

« - RÉSISTEZ ! NE VOUS LAISSEZ PAS FAIRE ! » cria-t-il à ses compagnons.

Ayant entendu le cri de Frédéric, tous s’efforcèrent de résister à l’influence de Lyon. Cet exercice était particulièrement violent et rapidement Cochran et Stephen virent du sang couler de leurs narines.
_____________

Extérieur du Palais

En provenance de l’Ouest de la Ville Haute, Ponk se dirigeait en courant droit vers le Palais. Au fil de sa course, les hybrides qui étaient venus à son secours s’étaient dispersés à travers la cité, participant aux différents conflits qu’ils rencontraient. Même Élaphe n’était plus à ses côtés. En effet le cerf avait couvert ses arrières pour lui permettre de poursuivre. Courant seul depuis plus de vingt minutes, il arrivait enfin en vue du palais. Mais un dernier obstacle se dressait devant lui : une armée de clones contre laquelle se battait Joshua.
Le sang de Ponk ne fit qu’un tour. Il se jeta dans la bataille pour aider son ami, déchiquetant via de puissantes ondes sismiques tout clone qui venait à sa rencontre.

« - LAISSE-LES-MOI ! LES AUTRES SONT DÉJÀ À L’INTÉRIEUR ! » lui cria Joshua sans se déconcentrer.

La phrase agit alors comme un déclic dans l’esprit du gorille. Il écarta alors violemment tous les clones de son chemin, tel Moïse divisant la Mer Rouge en deux, et se précipita dans le palais. Lyon était un adversaire redoutable, il devait lui être opposé toute la puissance disponible.

La minute d’après, il arrivait dans le hall d’entrée. La vision qu’il eut le pétrifia. Roméo était toujours vivant au moment où Ponk arriva. Le corps constellé de lacérations, le lièvre était à bout de force. Il avait été aussi vaillant qu’il l’avait pu mais le Smilodon était un adversaire bien trop redoutable pour lui. Le fauve s’était amusé de lui durant tout leur combat, ou plutôt la parodie de combat qui avait eu lieu. Lorsqu’il vit Ponk arriver, le Smilodon comprit qu’un adversaire digne de lui était enfin arrivé. En trois mouvements aussi fugaces que fatals, le fauve mit un terme à son combat contre le lièvre. Il frappa de toutes ses forces les dagues du lièvre en une attaque ascendante de son sabre droit afin de lui faire lever ses armes. Ainsi à découvert, il l’éventra de son sabre gauche avant de tourner sur lui-même et de l’égorger avec le sabre droit. La fin de Roméo fut ainsi aussi brutale que sanglante. Le smilodon, aspergé du sang du lièvre, se retourna lentement vers Ponk avec un sourire malsain.

« - Cette fois je ne laisserais pas passer un adversaire aussi prometteur que toi ! » dit-il à Ponk.

La stupeur liée à la mort aussi brutale de Roméo laissa vite place à une fureur incommensurable. Ponk hurla en courant vers le Smilodon. Il déclencha alors une terrible explosion d’ondes sismiques qui déchiquetèrent le Smilodon de toute part avant de complètement le démembrer.

Il mit quelques secondes avant de se calmer et de regarder avec peine le corps de Roméo. Quelques minutes plus tard, il gagna la salle du trône où Lyon soumettait au supplice Frédéric et Sandora. Cochran et Stephen avaient résisté autant qu’ils le pouvaient à la brume. La douleur qui en avait résulté fut telle qu’ils tombèrent tous les deux en syncope.

« - Aaaah ! Je me demandais quand tu allais arriver. En t’attendant, nous avons fait connaissance avec tes amis, cela ne te dérange pas, au moins ? »

La colère de Ponk ressurgit alors, elle submergea tout son être si bien qu’il ne fut plus capable de répondre qu’une seule chose : « - LYOOOONNN !!! » dit-il d’une voix enragée.
_____________

Note 1 : Voici une illustration de ce à quoi pourrait ressembler le garde Smilodon :

Regarder le personnage de gauche et l'imaginer sans son armure et légèrement moins "brutasse"
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A suivre dans le chapitre 236 : Pompéi, part 10 : Désastre
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Chapitre 235 - Pompéi, part 9 : Déconfitures :: Commentaires

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Re: Chapitre 235 - Pompéi, part 9 : Déconfitures
Message le Dim 25 Jan - 23:15 par Shion
Hmm, que va-t-il advenir de Scrof ?

Le smilodon n'aura pas duré très longtemps... Dommage pour Romeo :/
 

Chapitre 235 - Pompéi, part 9 : Déconfitures

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