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 Chapitre 243 - Course à Madrid

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Jezekiel
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22032015
MessageChapitre 243 - Course à Madrid

Terre 539 – Royaume d’Espagne - Aldea del Fresno

Les hiéroglyphes situés sous le musée d’Alexandrie de la Terre 4950 indiquaient non seulement les coordonnées multiverselles des Terres où se trouvaient les deux pommes, mais elles indiquaient également des coordonnées géographiques de grandes régions où elles se situaient autrefois. Concernant la Pomme de Vie, cela s’était avéré inutile étant donné que Frédéric savait pertinemment où elle se situait. Mais lorsque Cochran avait dû déchiffrer l’intégralité de la portion de texte concernant les deux pommes pour obtenir l’emplacement supposé de la Pomme d’Eden, il s’était rendu compte que les coordonnées de la Pomme de Vie la situaient en Italie, un peu comme si ceux qui avaient laissé ces écrits avaient su quand ils seraient déchiffrés, par qui et dans quel but et qu’ils avaient déterminé leurs emplacements futurs à cette date. Ou alors il existait une sorte d’ironie concernant ces deux artefacts qui, malgré nombre de manipulations, revenaient inlassablement dans leurs territoires d’origine. Cette bizarrerie mise de côté, la Pomme d’Eden était sensée être en Espagne.

Bien que l’équipe commencerait ses investigations à coups sûrs à la capitale, il ne fallait pas que leur arrivée soit remarquée. C’est pourquoi les techniciens de l’Unicorps choisirent d’ouvrir leur portail en pleine campagne, au beau milieu d’un champ et de nuit. Par chance, dans cette dimension la Lune en était à sa phase de Nouvelle Lune.
La lumière produite par l’ouverture de leur portail fut visible à plusieurs centaines de mètres à la ronde ... par la faune locale exclusivement. Cela se résumait donc à quelques renards, quelques sangliers mais principalement des vaches. Une fois le portail refermé, ils furent plongés dans le noir le plus complet. Le seul d’entre eux qui n’était pas muni de capacités nyctalopes surhumaines sortit donc ses lunettes de vision nocturne pour voir où il mettait les pieds.

Aldea del Fresno était une toute petite ville dont la population atteignait avec difficultés les 3000 âmes. La ville présentait les avantages de la ruralité : une vie calme et paisible dont l’activité cessait complètement à la nuit tombée. En revanche, elle présentait aussi les inconvénients de ne pas posséder un réseau de transport en commun nocturne.
Ne désirant pas perdre leur temps à attendre le levé du soleil pour profiter d’un hypothétique transport jusqu’à Madrid, l’équipe choisit de marcher à une allure raisonnable de 5km/h jusqu’à la capitale. Ils en atteignirent le centre une fois le soleil levé, aux environs de 8h du matin. Dans les rues de Madrid, la population était active depuis près de deux heures déjà. Désirant se rendre à la bibliothèque la plus proche, Frédéric demanda à un passant où ils pouvaient en trouver une. Le passant, un homme d’une trentaine d’années, se mit à sourire et regarda autour d’eux, cherchant manifestement quelque chose.

« - Vous ... cherchez quelque chose, monsieur ? » lui demanda Frédéric, intrigué par le comportement du madrilène.

Sans s’en rendre compte, Frédéric parlait un parfait espagnol.

« - Où se trouvent les caméras ? » lui répondit le jeune homme.

« - Quelles caméras ? »

« - C’est une caméra surprise, non ? »

« - Pas le moins du monde ! »

« - Vous êtes donc sérieux. Madrid accueille la bibliothèque nationale et c’est également la plus grande bibliothèque publique d’Espagne, mon cher ami ».

Le passant lui indiqua comment s’y rendre et prit congé. Près d’une demi-heure plus tard, alors qu’ils arrivaient en vue de la bibliothèque nationale, Frédéric comprit la réaction du passant. Le bâtiment était particulièrement imposant. Il était impossible de le rater. La bibliothèque était située sur la Plaza de Colón, l’une des places centrales de la capitale. Il était 9h passé lorsqu’ils arrivèrent face à l’entrée principale prestigieuse, un grand escalier en marbre blanc décoré de six statues imposantes semblant être taillées dans le même matériau.
Passé l’instant contemplatif, Desmond les pressa d’y entrer.

L’intérieur était à l’image de l’extérieur, grandiose dans tous les sens du terme. Mais encore une fois, Desmond leur rappela qu’ils n’étaient pas là pour faire du tourisme. C’est ainsi qu’ils cherchèrent un poste informatique un peu l’écart pour qu’Isaac puisse s’y connecter et effectuer les recherches dont ils avaient besoin. Le drone poussa la machine à ses limites et effectua un maximum de requêtes pour couvrir le maximum du web en moins de temps possible. Malgré les restrictions dérisoires du firewall de la bibliothèque, Isaac parvint également à explorer le deepweb et plusieurs darkweb à la recherche de la moindre information concernant cette fameuse Pomme d’Eden. Ce n’est que trois heures plus tard qu’Isaac se déconnecta de l’ordinateur.

« - Alors ? » fit Frédéric avec empressement.

« - Les données sur cet artefact sont particulièrement rarissimes. Tout ce que j’ai pu trouver sont des représentations de figures historiques arborant l’artefact en question ».

« - Elle ressemble à quoi, cette pomme ? » demanda Desmond.

« - Hormis son éclat doré, elle est en tout point similaire à la Pomme de Vie d’apparence extérieure. Toutefois, je me dois de vous signifier que mes recherches m’ont amené à visiter des base de données gouvernementales et extra-gouvernementales ».

« - Et ? » répondit Frédéric s’attendant au pire.

« - L’une d’elles présentait une technologie particulièrement avancée, voire anachronique. Malgré mes contremesures, mon intrusion a été détectée. Nous ne devrions pas nous attarder en ce lieu » répliqua le drone.

« - Et ce n’est que maintenant qu’il le dit ? » rétorqua Desmond.

Les six hommes se dirigèrent donc prestement vers la sortie du bâtiment tout en ayant l’air le plus naturel possible afin de ne pas attirer l’attention outre mesure.
A l’extérieur de la bibliothèque, la vie de la ville ne semblait pas perturbée et aucune voiture de police ne les attendait à leur grand soulagement. Isaac se mit alors à scanner les ondes radios de la police mais aucun avis de recherche n’avait été émis à l’encontre d’individus à la bibliothèque nationale. Ils se mirent donc à déambuler sans but précis dans les rues de Madrid.

« - Excusez-moi de poser une question qui peut paraître bête mais ... Si ce n’est pas sur une base de données du gouvernement qu’Isaac s’est fait repéré ... qui peut bien avoir une telle technologie ? » demanda alors Cochran.

« - C’est une bien bonne question, Cochran » répondit pensivement Frédéric.

Manifestement lui aussi se posait la même question.

« - Je détecte des messages radios encryptés avec une clef de codage extrêmement poussée » déclara alors Isaac.

« - Hors norme par rapport à la technologie contemporaine ? » demanda Wade.

« - Affirmatif ».

« - Ils nous ont trouvés » dit alors Frédéric.

L’instant d’après des camionnettes noires flambant neuves aux vitres teintées et sans plaques d’immatriculations déboulèrent de toutes les rues autour d’eux. Elles s’arrêtèrent en crissant des pneus. Sans attendre de voir qui allait en sortir, Frédéric se retourna vers Cochran et le prit sur son épaule sans lui demander son avis. La seconde d’après il s’élançait à vive allure droit dans une ruelle, suivi de ses coéquipiers. Les camionnettes repartirent de plus belle et se mirent à les poursuivre.
La ruelle que choisit d’emprunter Frédéric n’était pas assez étroite pour les empêcher de les poursuivre. Néanmoins ce ne fut pas sans dégâts. Les camionnettes heurtaient en de grands vacarmes les différentes poubelles et bennes à ordures qui jonchaient la ruelle quand elles ne frottaient pas les murs à grands renforts d’étincelles.
Déboulant sur une grande avenue, le groupe vit de nouveaux véhicules noirs arriver, les empêchant de prendre les grands axes. Qu’à cela ne tienne, Frédéric poursuivit leur course en empruntant la ruelle d’en face. La première camionnette qui tenta de les poursuivre s’encastra dans la ruelle trop étroite cette fois pour elle. Déposant Cochran au sol, ils poursuivirent à vive allure jusqu’à s’arrêter, pensant avoir semé leurs poursuivants.

« - Bon sang ! Qui c’étaient ces types ? » fit Cochran.

Mais avant que quiconque ne puisse lui répondre, le calme de la ruelle où ils s’étaient réfugiés fut déchiré par le bruit d’un rotor d’hélicoptère. Tous levèrent les yeux et virent que l’hélico était tout aussi noir que les véhicules qui les avaient pourchassés jusqu’ici.

« - Je ne sais pas qui c’est mais ils ne lâchent pas facilement prise ! » constata alors Frédéric.

Tandis que des cordes étaient jetées de l’appareil au-dessus d’eux, le groupe de six hommes reprit sa course effrénée. Derrière eux, des commandos tactiques posaient le pied à terre. Leur identité était entièrement masquée par leur tenue entièrement noire. Leur seul signe distinctif était une petite croix de malte rouge bordée de blanc cousue sur leur cœur. Bien que surentraînés, leurs poursuivants à pied furent distancés peu à peu.

« - Ils communiquent entre eux sur notre position » déclara alors Isaac.

« - Le contraire aurait été étonnant ! » répondit Frédéric.

« - Débarrassons-nous d’eux ! » fit Wade.

« - C’est hors de question ! Nous ne savons pas qui ils sont et tant que ce sera le cas autant les éviter ! » rétorqua vivement Frédéric.

Arrivant à nouveau dans une grande rue, de nouveaux véhicules noirs arrivaient en trombe à leur rencontre. Ne ralentissant que peu l’allure, le groupe repartit de plus belle en sens inverse lorsque plusieurs détonations se firent entendre derrière eux. Cela glaça le sang de Frédéric. Leurs poursuivants osaient tirer à vue en pleine ville, quitte à blesser ou tuer des innocents. Il s’arrêta alors brusquement, laissant ses coéquipiers le dépasser, et se retourna. Il eut la surprise de constater que ce qu’il avait entendu n’étaient pas des coups de feu mais les pneumatiques des véhicules les poursuivant qui avaient éclaté sur plusieurs herses dressées en travers de la route. Immédiatement, une explosion retentit dans la ruelle qu’ils venaient de quitter. Il reconnut là l’effet d’une grenade incapacitante. Les événements se succédant à toute vitesse, il entendit alors les pneus d’une camionnette banalisée crisser dans son dos, face à ses amis. La porte coulissante s’ouvrit et découvrit un homme habillé en civil portant un foulard sur le bas du visage et une casquette pour masquer un minimum son identité.

« - Venez avec nous si vous voulez vivre ! » dit-il.

Les six hommes s’immobilisèrent une poignée de secondes avant que Frédéric ne décide pour tout le monde et les pousse à l’intérieur du véhicule. Celui-ci démarra en trombe tandis que les commandos sortaient de la ruelle en titubant. Après avoir refermé la porte de la camionnette tandis qu’elle roulait à tombeau ouvert dans les rues de Madrid, l’homme enleva sa casquette et baissa son foulard. C’était un homme blond d’une trentaine d’année avec de petites lunettes rectangulaires.

« - Hahaha ! J’ai toujours voulu dire ça ! » dit-il en faisant référence à sa tirade dérivée d’une phrase culte d’un film de science fiction.

« - Excusez mon coéquipier, il a tendance à être un peu puéril par moment » dit alors la femme qui conduisait le véhicule.

« - Oh ça va, Becky, un peu d’humour n’a jamais tué personne ! »

« - Excusez-moi mais ... qui êtes-vous et pourquoi nous avoir aidés ? » demanda alors Frédéric.

« - Oh ... Ah oui, on en oublierait presque les commodités d’usage dans ce tumulte. Excusez-nous ... enfin excusez surtout ma coéquipière qui ne cesse de m’interrompre. Je m’appelle Shaun et voici ma coéquipière Becky ».

« - Arrête de m’appeler comme ça ! Mon nom est Rebecca et nous sommes des assassins ».
_____________

Note 1 : Bibliothèque de Madrid

_____________

Note 2 : Entrée de la Bibliothèque

_____________

Note 3 : Shaun Hastings

_____________

A suivre dans le chapitre 244 : Rencontres Assassines !
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Chapitre 243 - Course à Madrid :: Commentaires

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Re: Chapitre 243 - Course à Madrid
Message le Dim 22 Mar - 11:40 par Jezekiel
Je viens d'ajouter au sujet-sommaire les mentions dites légales afin d'éviter tout problèmes présents ou futurs.
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Re: Chapitre 243 - Course à Madrid
Message le Dim 22 Mar - 12:41 par Shion
Tu fais bien pour les mentions. In ne sait jamais ...

Je ne m'attendais pas à ce que l'action reprenne aussi vite. J'ai bien aimé la tirade x)

Sinon, je viens de percuter que Jeremiah a été templier. Je me demande si tu vas traiter cet aspect de son passé dans cet arc
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Re: Chapitre 243 - Course à Madrid
Message le Dim 22 Mar - 12:45 par Jezekiel
Concernant les mentions, c'est surtout la seconde qui me tient à cœur.
Ce qu'il faut savoir sur les Assassin's Creed, c'est qu'ils font toujours intervenir des personnalités de l'histoire. Or, il y a certains inconvénients lorsqu'on désire écrire une intrigue actuelle tout en respectant la "tradition" des AC.

Concernant le passif de Jeremiah, je ne te dirais rien à ce sujet, te laissant découvrir si j'y ai pensé ou non Wink
Re: Chapitre 243 - Course à Madrid
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Chapitre 243 - Course à Madrid

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