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 Chapitre 255 - Terre 530 : Passion dévorante

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Jezekiel
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14062015
MessageChapitre 255 - Terre 530 : Passion dévorante

Deadwood - 14 Novembre - Hôpital

Cela ne faisait que quelques minutes que le bus pénitentiaire était parti qu’une moto arriva en faisant un boucan d’enfer. Elle s’arrêta à quelques mètres de l’entrée du bâtiment. Celui qui la montait était un homme imposant et à l’apparence brutale, Bill Gartensen. Face à lui, de nombreuses personnes sortaient de l’hôpital en courant et criant. Le bâtiment tout entier semblait être en proie à la folie. C’est alors qu’il entendit un bris de verre. Gartensen eut à peine le temps de lever les yeux qu’il vit deux personnes s’écraser au sol à quelques mètres de lui.

« - Bordel de merde ! C’est quoi ce délire ? »

C’est alors que l’un des deux défenestrés se mit à bouger. Il était couvert de sang et la seule chose qu’il pensa à faire fut de planter ses dents dans le cou de celui qui se trouvait juste sous lui et qui avait amorti sa chute. Gartensen sortit alors son fusil à double canon scié et s’approcha du cannibale.

« - J’en ai vu des salopards mais alors toi, tu les dépasses tous ! »

Sans perdre son sang froid il explosa la tête du cannibale d’un unique tir.

« - Bon ! Où est ma salope dans tout ce bordel ? » dit-il en cherchant son téléphone portable dans l’une des poches de sa veste.

Il envoya alors un sms à l’un de ses contacts composé d’un unique mot : "Où ?"’.
_____________

Bus pénitentiaire

« - Holà ! Marshal ! C’est qui cette bombasse ? » héla alors le troisième prisonnier qui ne s’était pas encore manifesté jusque-là.

« - Ferme ta gueule, Summers ! » répondit le marshal du tac au tac.

Les deux hommes avaient un certain passif. L’un avait pourchassé l’autre dans pas moins de trois états jusqu’à le coincer et lui exploser un genou.

« - Excusez-ma grossièreté, Dr. Carter, mais certains individus ne comprennent que ce genre de langage ».

« - Il n’y a pas de mal, vous savez j’en entends des vertes et des pas mûres à l’hosto ! Et aujourd’hui, franchement c’est pas ça qui va me choquer après avoir vu un cadavre revenir à la vie » répondit Andréa.

« - Vous n’aviez jamais vu ça auparavant, docteure ? » lui demanda Terry.

« - Un mort qui se relève pour attaquer les vivants ? Si, bien sûr ... dans des films. Il n’y a rien qui puisse expliquer ce qui est en train de se passer à ... l’hôpital ».

Manifestement, Andréa était mal à l’aise en évoquant son lieu de travail.

« - Ne vous sentez pas coupable, docteure ! Si vous étiez restée avec vos collègues, vous seriez sûrement morte en ce moment » lui dit alors le marshal.

« - Ou pire ! En train de vous en prendre aux autres ! » renchérit Terry.

« - Je sais que vous avez raison, mais je ne peux m’empêcher de culpabiliser tout de même ».

« - Vous pourrez toujours aider du monde au stade ! » dit alors Jessica.

« - C’est bien vrai ! Et il est où ce stade, d’ailleurs ? » demanda le marshal.

« - Je vais vous l’indiquer ».

Tandis qu’Andréa indiquait à Jeffries, le chauffeur, quelle route prendre pour rejoindre le stade, l’un des gardiens reçut un texto sur son portable. Immédiatement, il y répondit par "Direction Stade". Cette fois, Kilroy Brewster aperçut le contenu du sms. Le gardien s’aperçut alors qu’il n’avait pas caché son écran. Il regarda par dessus son épaule et vit que Brewster avait lu son message. Le gardien se leva et s’assit à côté de lui.

« - Je ne sais pas ce que tu as vu mais si tu ouvres ta grande gueule, je peux t’assurer que tout ce que tu pourras avaler ne sera plus que du liquide pendant longtemps » lui adressa-t-il à voix basse.

Brewster resta de marbre et immobile jusqu’à tourner le regard vers la fenêtre du bus.

« - Ouais, tu fais bien ! » lui adressa le gardien.

« - Y a un problème avec Brewster, Cooper ? » le héla le marshal.

« - Non, aucun problème, marshal » répondit le concerné.

« - Bien ! Fout lui la paix alors ! »

Cooper se releva et repartit s’asseoir avant d’échanger un regard avec Barton. Les passagers du bus restèrent calmes pendant un bon moment. Sur la route, la circulation devint de moins en moins fluide à mesure que l’alarme municipale incitait les habitants à prendre leur véhicule pour se regrouper au stade. Pare-choc contre pare-choc, c’est alors qu’ils entendirent un puissant vrombissement approcher. Une dizaine de motos déboulèrent en utilisant la voie de gauche et encerclèrent rapidement le bus pénitentiaire. Chacun des motards descendit de sa monture. Ils restèrent là à ne rien faire d’autre que bloquer la circulation. Au volant, Jeffries se demanda comment réagir.

« - Putain d’enculés ! Ils viennent libérer l’un des leurs ! » s’esclaffa Barton.

« - Non ! Ils viennent pour moi ! Ce sont les RoadDevils, le club de Bill » dit alors Jessica.

Derrière le bus, les automobilistes commencèrent à s’impatienter et quelques uns se mirent alors à klaxonner. En réaction, les RoadDevils sortirent leurs armes et tirèrent en l’air pour signifier qu’ils n’étaient pas là pour plaisanter. Dès lors plus personne ne protesta. Quelques secondes plus tard, une autre moto les rejoignit, celle de Bill Gartensen. Il échangea quelques mots avec ses hommes avant de s’adresser aux passagers du bus.

« - La seule chose que je veux c’est Jess ! Livrez-la moi et nous vous laisserons poursuivre votre route ! » affirma-t-il.

A l’intérieur, personne ne savait quoi faire.

« - Marshal, on n’a pas la puissance de feu pour leur faire face » dit alors Jeffries.

« - Je le sais fort bien. Peut-être y a-t-il moyen de les raisonner » répondit le marshal en se levant.

« - C’est simple, on lui donne sa pétasse et il nous laisse tranquille ! » répliqua Barton.

« - Je ne vous permets pas de la traiter ainsi ! » protesta Terry en se levant.

« - Ne faites rien sans que je vous l’ai dit ! » dit alors froidement le marshal.

Il demanda ensuite à Jeffries de lui ouvrir les portes louvoyantes. Seul le marshal descendit du bus.

« - Écoutez les gars ! Il y a sûrement un moyen de s’entendre » adressa le marshal à Gartensen.

Le marshal s’efforçait à faire illusion et faire croire qu’il était plein d’assurance et en pleine possession de ses moyens. Mais la vérité c’est que depuis quelques minutes, il souffrait d’une fièvre qui ne faisait que monter.

« - Pour sûr ! Où est Jess ? » répliqua Bill.

« - La demoiselle ne désire pas venir avec vous ».

« - Pardon ? Demoiselle ? Ha Ha Ha ! Vous vivez dans un autre monde, marshal ! Jess est ma régulière, autant dire ma catin attitrée ! Elle est à moi, rendez-la moi ou le bitume va devenir rouge ! » dit Gartensen en armant son fusil à double canon scié.

« - Vous ne croyez pas que le sang a suffisamment coulé comme ça aujourd’hui ? »

« - Tu parles de l’hosto ? J’sais pas c’qui s’y passe et je m’en bats les couilles ! »

Pendant ce temps, dans le bus, Barton choisit de prendre les choses en main. Il se dirigea droit vers Jessica.

« - Allez salope ! On y va ! »

« - Je vous ai dit de ne pas la traiter ainsi ! » protesta à nouveau Terry.

Il n’eut pas le temps de se relever que Barton lui adressa un coup de sa crosse de fusil.

« - TERRY ! » s’écria Jessica.

Barton la chopa par les cheveux et la força à le suivre, pointant de son arme quiconque d’autre tenterait de l’en empêcher. Mais dans le bus, seul Jeffries était susceptible de faire une telle chose et cela, Barton le savait pertinemment, c’est pourquoi ce fut surtout lui qu’il visa. Au moment de descendre, il lâcha Jessica et fut le seul à sortir le plus discrètement possible.
Tous les motards le virent faire et le laissèrent faire. Comprenant que les RoadDevils regardaient quelqu’un d’autre que lui, le marshal tourna la tête pour voir la crosse de Barton lui arriver en pleine face. L’homme tomba à la renverse, inconscient. Après quoi il fit signe à Jessica de descendre. Bien que réticente, elle finit par descendre. Dans le bus, Terry, ayant accusé le coup, se releva à la suite de Barton.

« - Hey ! Petit ! T’auras besoin de ça ! » lui adressa Cooper en lui lançant son fusil.

Terry l’attrapa et se dirigea vers la sortie du bus.

« - LACHE-LA !!! » hurla-t-il en surgissant hors du bus.

Il frappa alors Barton à la tête en se servant du fusil comme d’une batte de base-ball. Barton n’eut pas le temps d’esquiver le coup qui, néanmoins, ne fut pas assez puissant pour l’assommer. Il chancela jusqu’à ce que Terry lui fonce dessus et ne le plaque au sol. Les deux hommes se battirent comme des chiffonniers jusqu’à ce qu’une clameur ne retentisse. Des cris de panique montèrent de l’arrière de la queue de véhicules et semblèrent se propager comme une traînée de poudre droit sur eux. Voyant ce qui provoquait cette panique, certains automobilistes sortirent de la file et démarrèrent en trombe dans le chaos le plus total. Plusieurs passèrent à toute vitesse à côté des RoadDevils jusqu’à ce que l’un d’eux n’en fauche un. Rapidement les premiers carambolages se produisirent, bouchant complètement la rue et forçant les automobilistes à descendre et poursuivre à pieds. Pour les RoadDevils et les passagers du bus, la scène sembla se figer le temps qu’ils comprennent ce qui se passait. Ce n’est que lorsqu’ils virent certains civils en chasser d’autres pour les dévorer vivants qu’ils reprirent leurs esprits.
Les RoadDevils s’avancèrent alors et ouvrirent le feu sur quiconque semblait suspect et se dirigeait vers eux. Terry cessa alors de frapper Barton et ramassa le fusil tout en se rapprochant de Jessica, prêt à la défendre. Tout autour du bus, les tirs et les cris retentissaient. Les cannibales semblaient arriver à l’infini et submergèrent peu à peu les RoadDevils qui tombèrent les uns après les autres. Tandis que Terry et Jessica reculaient prudemment jusqu’au bus, l’un des RoadDevils apparut au coin du bus. Il était encore vivant et se pressait le cou de sa main droite, là où l’avait mordu l’un de ces satanés cannibales. Terry se tourna vers lui et le pointa du fusil. Le RoadDevils le supplia de l’aider lorsqu’un nouveau cannibale lui tomba sur le dos. Il enfonça ses dents sur l’autre côté de son cou et le fit tomber face contre terre. A cette vision, Terry se rappela comment s’était comporté Peernov et qu’il n’y avait eu aucun moyen de le raisonner. Terry pressa alors la détente mais aucune balle n’en sortit. L’arme n’était donc pas chargée ? Après avoir achevé le RoadDevils, le cannibale releva la tête et regarda Terry. Ce dernier se ressaisit alors du fusil comme d’une batte lorsqu’une balle traversa la tête du cannibale, projetant de la matière grise sur le pare-brise du bus.
Terry et Jessica tournèrent les yeux et virent que c’était le marshal qui venait de les sauver. Son langage corporel trahissait le fait qu’il n’était pas dans son état normal. Il se tenait droit et le peu de peau que l’on pouvait voir de lui était parcourue par de fines veinules entièrement noires. Le tir avait été son ultime acte d’humain civilisé. Il rabaissa alors son bras et laissa tomber son arme au sol. Sa respiration devint de plus en plus rapide.

« - PARRRRR ... TEEEEZZZZ !!! » cria-t-il d’une voix rauque.

Manifestement, le marshal luttait contre les bas instincts qui semblaient submerger son esprit. C’est alors que Barton revint à lui. Il se roula sur le côté et se mit à quatre pattes avant de tenter de se relever. Il attira alors l’attention du marshal sur lui. En voyant bouger celui qui l’avait pris en traître, la rage envahit l’esprit du marshal qui se jeta alors sur lui. Il le plaqua à nouveau au sol et se mit à le rouer de coups avec une rare violence jusqu’à ce que Barton n’ait plus assez de force pour tenter de se défendre. Le marshal plaça alors ses pouces sur les yeux du gardien et les enfonça provoquant un bruit atroce. Barton se mit alors à hurler avant que le marshal ne l’égorge de ses dents.
Devant cette vision d’horreur, Terry et Jessica furent pétrifiés. C’est alors qu’Andréa sortit du bus pour les tirer à l’intérieur.

« - JEFFRIES ! ALLEZ ! » cria-t-elle.

Jeffries referma rapidement les portes et démarra pour quitter ce bain de sang, direction le stade sur les chapeaux de roues.
Une fois qu’il eut égorgé Barton jusqu’à atteindre la colonne vertébrale, le marshal se redressa et observa le bus partir sans lui.

« - Jef ... fries ... » dit-il.

Autour de lui, les cris et les tirs avaient cessé. Les cannibales étaient venus à bout de tous les civils qu’ils avaient pu attraper. Inexplicablement, ils se réunirent autour du marshal, comme s’ils attendaient une quelconque instruction de sa part.

« - Staaaaade » dit-il alors.

La cohorte de cannibales se mit alors en marche en suivant la route menant au stade. Derrière eux, leurs victimes revenaient à elles les unes après les autres et se joignaient à la cohorte machinalement.
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Chapitre 255 - Terre 530 : Passion dévorante :: Commentaires

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Re: Chapitre 255 - Terre 530 : Passion dévorante
Message le Dim 14 Juin - 11:09 par Shion
Je ne pensais pas que Bill et son gang seraient vaincus si facilement.

Par contre, ça va être le buffet à volonté au stade XD
 

Chapitre 255 - Terre 530 : Passion dévorante

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