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 Chapitre 257 - Un phare comme point de départ

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Jezekiel
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28062015
MessageChapitre 257 - Un phare comme point de départ

Terre 1960 - Au milieu de nulle part, en plein océan

C’est au beau milieu de la nuit qu’un matelot vint avertir le groupe qu’ils étaient enfin arrivés à destination. Cela faisait approximativement 24 heures qu’ils avaient embarqué sur ce chalutier et qu’ils étaient malmenés depuis par le roulis des vagues.
Une fois arrivés sur le pont, tout ce qu’ils virent furent du noir le plus total. Il faisait nuit, la lune était absente de ce ciel d’encre et un épais brouillard s’était levé, masquant toute visibilité à plus de dix mètres.

« - Je ne veux pas être pessimiste mais ... y a rien là ! » dit alors Miles.

« - Je peux t’assurer qu’il y a bien quelque chose ici, moussaillon ! » lui répondit alors le capitaine qui venait de les rejoindre.

C’est alors qu’une puissante lumière déchira l’obscurité à près de deux kilomètres du bateau.

« - C’est quoi ça ? » demanda Miles.

« - Votre destination, le phare de nulle part, comme on l’appelle nous aut’ ! »
_____________

36 heures plus tôt

Les relevés énergétiques dont avait parlé Ravenwork innocentèrent non seulement Miles quant à la fragilisation de la sécurité de leur dimension mais également Kristell. En effet les relevés indiquèrent que ce n’était pas Kristell qui avait relevé Stephen mais bien le même démon qu’ils avaient détecté. Ne comprenant pas comment il avait pu berner le sorcier, ce fut Nocturne qui apporta la réponse. Le démon qui les avait tous trompés était Nosht, l’un de ses frères. Celui-ci possédait une puissante télépathie. Ce pouvoir terrifiant lui permettait, entre autre, de s’introduire dans l’esprit d’autrui, ce qui lui permettait de faire croire à sa victime qu’il voyait quelqu’un d’autre.
Après quoi, Cochran fit un rapide topo sur leur prochaine destination : la Terre 1960. Le briefing fut des plus rapides puisqu’ils n’avaient pas beaucoup d’informations sur cette dimension hormis le fait que cette Terre était peuplée d’humains, que la Pomme d’Eden de l’antique civilisation indiquait des coordonnées spécifiques sur ce globe et que donc, il devait s’y trouver une ancienne relique susceptible de les aider dans leur quête de la Grande Bibliothèque. De son côté, Isaac n’avait pu fournir aucune information sur cette dimension dont il ignorait tout, hormis son existence, bien évidemment.
Non seulement, ils partaient quelque peu à l’aveuglette, mais en plus, ils partiraient en équipe restreinte. L’incident avec le démon avait frustré Stephen, celui-ci décida de suivre le programme d’entraînement Zénith sans savoir si Westwood l’avait réussi. C’est ainsi qu’ils quittèrent la Terre 6354 à sept : Frédéric, Miles, Jeremiah, Wade, Cochran, Isaac et Sandora. Leur point d’arrivée leur avait été communiqué c’est ainsi qu’ils ne furent pas surpris d’arriver en Islande, plus précisément à Reykjavik, capitale du pays et possédant le plus grand port de l’île : Sundahöfn. Cette précision n’était pas inutile car pour poursuivre leur route, ils allaient devoir emprunter un bateau ; les coordonnées communiquées par la Pomme d’Eden se trouvant être un point au beau milieu de l’océan Atlantique Nord.
A peine arrivés, Isaac procéda à un scan des environs. Ses relevés indiquaient une absence totale de réseaux de communications modernes. Les personnes qui passaient dans les rues à proximité portaient tous des vêtements d’une autre époque et les automobiles, peu nombreuses, étaient toutes de vieilles guimbardes.

« - Qu’est-ce que c’est que ce délire ? » demanda Miles.

« - Ça ressemble aux années 50-60, je dirais » répondit Frédéric.

« - Mes relevés indiquent que cette Terre présente une distorsion temporelle légèrement inférieure à 1 » précisa Isaac.

« - Ce qui veut dire ? » demanda Jeremiah.

« - Comparé à nos dimensions respectives, le temps défile légèrement moins vite ici » répondit le drone.

« - D’où un léger décalage d’époque » ajouta Frédéric, pensif.

Sachant où ils devaient se rendre, Frédéric avait pensé se diriger vers un office de tourisme pour s’informer des différentes possibilités qui leur étaient offertes ... mais il n’avait pas envisagé qu’ils arriveraient sur une Terre où les offices de tourisme étaient encore inexistants. Ils allaient donc devoir se débrouiller en prospectant par eux-mêmes. Au détour d’une rue, ils virent un jeune crieur qui énonçait les titres des nouvelles incluses dans les journaux qu’il vendait. Ils l’approchèrent et, contre une pièce, obtinrent deux-trois adresses de bars où ils seraient susceptibles de rencontrer des marins acceptant de les mener à bon port. Leurs vêtements anachroniques les firent passer pour des nobles aux yeux de tous ceux qu’ils rencontrèrent. Ainsi, ils purent facilement entamer le dialogue avec différents loups de mer bien trop contents à l’idée de pouvoir arnaquer des bourges. Toutefois, dès l’évocation des coordonnées de destination, ils se virent opposer des refus immédiats et définitifs. Après plusieurs heures passées à écumer les divers bars de marins que Reykjavik pouvait proposer, le groupe était quelque peu désolé.

« - Je ne vois plus qu’une solution : voler un bateau et y aller par nos propres moyens ! » déclara alors Miles.

Ne sachant pas du tout à quoi s’attendre au beau milieu de l’océan, il était hors de question que Miles les téléporte. De même, il n’était pas envisageable que Jeremiah puise dans ses ressources pour les transporter par télékinésie. L’idée de Miles commençait donc à germer dans les esprits de tous lorsqu’un individu les interpella.

« - Inutile d’en arriver à de telles extrémités ! Demandez donc à ce bon vieux Rikharöur ! »

L’individu était un homme d’âge mûr au visage buriné et à la barbe blanche.

« - Et vous nous emmèneriez comme ça ? » lui demanda Frédéric.

« - Ah ! Ah ! Ah ! Non ! Ce ne sera pas gratuit, mes bons messieurs. Moyennant quelques piécettes, je veux bien faire un petit détour sur la route menant à Tasiilaq » rétorqua Rikharöur.

« - Nous n’avons pas énormément de richesses sur nous » répliqua Frédéric.

« - Je suis sûr que vous saurez retirer le nécessaire à la banque du centre-ville. Une fois une somme raisonnable réunie, retrouvez-moi au quai 14 avant minuit ce soir. Dans le cas contraire, mon navire aura déjà levé l’ancre ».

Sur ce, le vieil homme s’éloigna en mêlant ricanements et toussotements.

« - Bon ! Y a plus qu’à braquer une banque ! » s’esclaffa Frédéric en plaisantant.

« - Carrément ! J’ai toujours voulu faire ça ! Mettre un foulard sur ma bouche, entrer dans le hall et tirer au plafond pour faire peur à tout le monde » plaisanta Miles.

« - Qui l’a encore laissé regarder la chaîne western ? » demanda Frédéric à Jeremiah et Wade.

Après quoi, Frédéric leur exposa un plan bien plus simple et moins violent. Lui et Isaac, sous couvert holographique, se rendirent immédiatement après à la banque du centre-ville. Jouant encore sur l’étonnement procuré par leur accoutrement, ils se firent passer pour des nobles désireux d’ouvrir un compte dans cet établissement. Avant de signer quoi que ce soit, ils voulurent inspecter le coffre et s’assurer qu’il était sûr. Ne voulant point froisser de potentiels clients importants, le directeur les amena au coffre afin de dissiper tout doute. Chose faite, les deux hommes prirent congé du banquier en lui promettant de revenir sous peu. Rejoignant leurs acolytes à l’extérieur, Isaac afficha alors une représentation holographique des plans de la banque, du moins les pièces qu’ils avaient pu voir. Ainsi, Miles pu prendre ses repères, se téléporter dans le coffre et remplir la valise qu’il avait volée chez un brocanteur quelques minutes plus tôt. Sans attendre, ils rejoignirent Rikharöur au quai 14 ... et eurent la désagréable surprise de constater que le navire du vieil homme était un chalutier. La somme que Rikharöur leur demanda fut tout bonnement honteuse. Néanmoins, ils avaient maintenant un navire qui les amènerait à destination.
_____________

Maintenant

« - Vous êtes sûrs que c’est bien notre destination ? » demanda Cochran à Rikharöur.

« - Et comment ! 63°2’ N et 29°55’ W, le phare de nulle part que personne saine d’esprit ne veut approcher plus. C’est pour cela que vous allez continuer votre voyage en chaloupe ... gratuitement, offerte par la maison ! » répondit le capitaine en faisant signe à ses hommes de préparer la dite embarcation.

Le groupe comprit mieux le montant exorbitant qu’il leur avait demandé. Tous embarquèrent calmement dans la chaloupe et tandis que les marins les faisaient descendre, le capitaine leur dit qu’il repasserait dans ces eaux d’ici trois jours, s’ils désiraient regagner la civilisation, ils pourront le joindre sur la radio qu’il leur a laissée dans l’embarcation. Une fois la chaloupe à la mer, le chalutier ne resta pas plus que nécessaire et reprit sa route initiale vers Tasiilaq. Dans la chaloupe, ce fut Miles qui se dévoua pour prendre les rames et ramer jusqu’au phare.
L’atmosphère autour de ce bâtiment était particulière. La brume semblait émaner de l’océan comme des âmes en perdition. Bien que Wade confirma que tel n’était pas le cas, l’ambiance était saisissante à en glacer le dos des moins rassurés. Le phare en lui-même était peu ordinaire. Au lieu d’être de section cylindrique, elle était carrée et d’une taille plutôt imposante pour un phare perdu au milieu de nulle part. A son sommet trônait une statue représentant, de façon stylisée, un ange portant le dit système d’éclairage.

« - Quelle ironie ! » dit alors Frédéric en repensant à la façon dont s’était finie leur dernière expédition.

Rapidement, Miles les fit accoster à un petit ponton en bois qui menait à un petit escalier puis directement à la porte de l’édifice. Frédéric ouvrit la lourde porte pour découvrir un intérieur entièrement noir. Chose étrange, le phare fonctionnait mais l’intérieur était plongé dans le noir. Ceux dotés de facultés nyctalopes pénétrèrent les premiers, faisant office d’éclaireurs pour Sandora et Cochran. Lorsque ces derniers eurent franchi la porte, celle-ci se referma bruyamment.

« - Ça commence bien ! » fit le militaire.

Immédiatement, Frédéric embrasa sa main pour faire de la lumière. Face à eux, une surface métallique renvoya une partie de la lumière. C’est alors que le courant se mit en marche dans le bâtiment et tous purent découvrir l’installation. Face à eux trônait le buste en bronze imposant d’un homme. Devant le buste était tendue une banderole rouge portant l’inscription suivante : "Ni Dieux, Ni Rois, Seulement l’Homme".

« - V’là comment il s’y croit celui-là ! » fit Miles.

« - Poursuivons » dit alors Frédéric.

Ils contournèrent le buste et découvrirent un escalier les invitant à descendre. Au fur et à mesure qu’ils avançaient, les lumières s’allumaient et une musique se fit entendre via un phonographe. Frédéric la reconnut assez rapidement et il se demanda comment une musique française, en l’occurrence "la Mer" de Charles Trenet, pouvait retentir dans un phare au large de l’Islande. L’escalier débouchait sur une petite pièce dont l’espace était principalement occupé par une sphère métallique avec une porte ouverte.

« - C’est quoi ce truc ? » demanda Miles.

« - C’est un ... bathysphère ? » répondit Frédéric.

« - C’est tout à fait cela, Frédéric. L’appareil est en parfait état de marche et peut contenir jusqu’à quatre d’entre nous. D’après mes scans, l’appareil sert de navette et suit un trajet bien précis, il pourra donc remonter chercher ceux qui seront restés » précisa Isaac.

« - Donc on est partis pour plonger ? » demanda Cochran.

« - On dirait bien » répondit Frédéric.

Ne pouvant monter qu’à quatre, le groupe prit la décision d’équilibrer leurs forces afin de pouvoir se défendre contre un éventuel comité d’accueil en bas mais également de pouvoir tenir si jamais d’autres arrivaient dans le phare. C’est ainsi que Jeremiah, Isaac, Miles et Wade prirent place en premier dans la bathysphère. L’appareil ferma sa porte puis plongea sans attendre, laissant Frédéric, Sandora et Cochran seuls dans le phare.
Dix minutes plus tard, la bathysphère réapparut et la porte s’ouvrit d’elle-même. L’intérieur de l’appareil était impeccable ... et sec, signe que l’appareil était bel et bien étanche. Les trois individus prirent place sur les banquettes et Frédéric actionna le levier. La porte se referma et la bathysphère plongea à nouveau. Durant près de vingt secondes, tout ce qu’ils virent fut une sorte d’échelle de profondeur. Puis un écran s’abaissa devant le hublot et un système de projecteur afficha ce qui ressemblait à une publicité. L’image affichée montrait un homme avec un doigt en feu se proposant d’allumer la cigarette d’une jeune femme. L’image était accompagné d’un texte : "Le feu au bout de vos doigts ! Incinération. Plasmides par Ryan Industries". Le trio eut à peine le temps de se poser des questions sur cette pub qu’une vidéo lui succéda. A l’écran s’affichait la photo d’un homme décontracté dans son bureau. Tous les trois reconnurent alors le modèle qui avait servi pour le buste en bronze. Puis une voix se fit entendre.

« - Mon nom est Andrew Ryan. Permettez-moi de vous poser une simple question : Ce qu’un homme obtient par le travail, à la sueur de son front, cela ne lui revient-il pas de droit ? Non, répond l’homme de Washington, cela appartient aux pauvres. Non, répond l’homme du Vatican, cela appartient à Dieu. Non, dit à son tour l’homme de Moscou, cela appartient au peuple. Pour ma part, j’ai choisi d’ignorer ces réponses. J’ai choisi une voix différente. J’ai choisi l’impossible. J’ai choisi Rapture ! »

A ces mots, l’écran se releva pour laisser place au hublot. Au travers, le trio vit alors une gigantesque ville sous-marine avec de grands buildings immergés reliés par des tunnels de verre. Entre ces bâtiments, nageaient différentes créatures marines, de la simple pieuvre à la gigantesque baleine. Le spectacle était saisissant. Après une courte pause, la voix reprit.

« - Une cité où les artistes ne craindraient pas les foudres de censeurs. Où les scientifiques ne seraient pas inhibés par une éthique aussi artificielle que vaine. Où les grands ne seraient plus humiliés par les petits. Et, à la sueur de votre front, cette cité peut aussi devenir la vôtre ».

C’est alors que la bathysphère tourna au coin d’un de ces buildings et arriva dans une allée où de part et d’autres, les bâtiments affichaient des néons pour attirer l’œil sur différents commerces. Puis la bathysphère s’engagea dans une sorte de rail où d’autres néons, plus officiels, diffusaient un message : "Toutes les bonnes choses de cette terre s’écoulent dans la ville". A l’issue du rail, la bathysphère s’engagea dans un bâtiment où, à nouveau, des panneaux publicitaires vantaient le mérite de ces mystérieux plasmides. Puis l’appareil se mit à remonter et s’arrêta de façon un peu brutale. La porte s’ouvrit alors sur une pièce ressemblant à s’y méprendre à un hall de gare avec une gigantesque verrière au plafond. Bien qu’il y eut pas mal de désordre avec tous ces bagages en vrac, le plus dérangeant était encore cette demi-douzaine de cadavres qui gisaient de-ci de-là. Le sang coulait encore de leurs blessures mortelles, signe qu’ils étaient morts il y a peu. En y regardant de plus près, ils reconnurent sur quatre d’entre eux des blessures caractéristiques de lacérations. Certaines faites avec une lame aiguisée et d’autres non.

« - Jeremiah et Wade ! » dit Frédéric.

« - Mais où sont-ils ? » demanda Sandora.

Soudain une alarme retentit. Un bruit strident lui répondit et un projecteur éclaira le trio.
_____________

Note 1 : Voici le phare de Rapture

_____________

Note 2 : Voici le buste de Andrew Ryan à l'entrée du phare

_____________

Note 3 : Voici Rapture vue de la bathysphère

_____________

A suivre dans le chapitre 258 : Bienvenue à Rapture !
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Chapitre 257 - Un phare comme point de départ :: Commentaires

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Re: Chapitre 257 - Un phare comme point de départ
Message le Dim 28 Juin - 17:37 par Shion
Ne connaissant pas la licence, je n'aurais jamais trouvé le titre de l'arc.

On rentre assez vite dans le vif du sujet, avecles premiers dangers Smile
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Re: Chapitre 257 - Un phare comme point de départ
Message le Dim 28 Juin - 19:02 par Jezekiel
T'inquiètes pas, quand ce sera nécessaire, il y aura de petits explicatifs en note de fin de chapitre Wink
 

Chapitre 257 - Un phare comme point de départ

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