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 Chapitre 271 - Carnage

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Jezekiel
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04102015
MessageChapitre 271 - Carnage

Terre 6783 - République indépendante d’Irlande - Dublin - Quartier Clontarf

Malgré la récente conférence qui s’était déroulée aux Nations Unies, Hamilton dormait, insouciant, à l’abri d’un bâtiment délabré tandis que le soleil rayonnait de toute sa splendeur à l’extérieur. Plongé dans un profond sommeil, ce dernier était loin d’être réparateur. Il était agité. Des spasmes parcouraient son corps. Dans son esprit, il vivait une scène étrange. Une troupe de militaires investissait un bâtiment semblable à celui où il se trouvait et tuait plus d’une dizaine de vampires. Lorsqu’il vit celui qui les commandait, son visage, Hamilton se réveilla en sursaut. L’homme au teint pâle sembla désorienté durant quelques secondes avant qu’il ne réalise que ce n’était qu’un rêve. Au fond de lui, il savait que c’était bien plus qu’un simple rêve. Il se leva et marcha entre diverses boîtes en bois, longues et à taille humaine ... des cercueils. Cela ne l’étonna pas, ni ne le dérangea. C’était pour lui habituel. Tous ceux qui se trouvaient à l’intérieur étaient la progéniture qu’il avait engendrée au cours de ses virées nocturnes et sanglantes.
Il avait pris connaissance de la conférence de l’O.N.U. mais il n’en avait eu cure. Ce n’était sûrement pas une bande de mariolles qui allait l’inquiéter après tout ce qu’il avait vécu durant sa longue vie. Néanmoins, le rêve qu’il avait fait l’obsédait. C’était la première fois depuis sa naissance qu’il faisait un rêve aussi réaliste. Cela devait forcément signifier quelque chose. Il choisit de vérifier la sécurité de toutes les entrées possibles de cet immeuble. Fenêtre par fenêtre, il s’assurait qu’elles étaient solidement condamnées. C’est alors qu’il passa devant une salle à la porte close. Il savait parfaitement ce qui se trouvait derrière. Néanmoins, il choisit de l’ouvrir comme pour s’assurer qu’il n’était plus dans cet étrange songe. A l’intérieur, la salle était obscure mais ses facultés nyctalopes identifièrent de suite ce qui s’y trouvait. Plusieurs hommes et femmes, dans le plus simple appareil, étaient pendus par les poignets à des crochets fixés au plafond. Leur teint était livide mais ils étaient bel et bien vivants ... sinon ils ne seraient plus dans cette pièce. Leurs corps étaient constellés de traces de morsure. Hamilton sourit en voyant cette scène.

« - Du sang synthétique ? Pfff ! »

Il ressortit et referma la porte. Alors qu’il descendait vers le premier étage, son ouïe perçut des déplacements à l’extérieur de l’édifice. Son songe se rappela immédiatement à son esprit.

..ooO( Cette crypte ose s’en prendre à nous ?) pensa-t-il en retroussant les lèvres et dévoilant ses canines.

C’est alors qu’il entendit la porte du rez-de-chaussée claquer sur le sol lorsque ses gonds eurent sauté. Hamilton sourit à nouveau en se rappelant que les ersatz de vampires qu’il avait vus dans son rêve s’étaient installés au premier étage et non au second comme lui et les siens. Il aurait ainsi le temps de se poster en embuscade pour tuer quelques uns par surprise avant de les affronter de front.
Les hommes de la Crypte semblaient aussi efficaces que ceux de son rêve. Ils fouillèrent le rez-de-chaussée avec rapidité, ne laissant rien au hasard. Après quoi ils montèrent au premier étage par l’escalier. Ils ne remarquèrent pas qu’Hamilton se tenait juste au-dessus de l’escalier, sous le plafond. Il profitait d’un angle qui lui permettait de se camoufler là et qui n’était visible qu’une fois l’étage atteint. Il les regarda défiler sous ses yeux, à portée de griffes. Il les jaugea jusqu’à ce que le dernier d’entre eux arrive. En un mouvement aussi rapide que furtif, il fondit sur lui, lui trancha la gorge en un seul mouvement de sa main gauche tandis qu’il orientait l’arme de l’agent avec une telle violence qu’il lui brisa les doigts, l’empêchant d’appuyer sur la gâchette par réflexe. Sans attendre, il l’emmena au rez-de-chaussée tel un enfant qui traîne sa poupée derrière lui. Aucun membre de la Crypte ne s’aperçut de sa disparition.
Après quoi il remonta à l’étage et surprit deux autres militaires en train de fouiller une pièce. Chacun se déplaçait avec efficacité et sans se gêner les uns les autres. Il était temps de rendre le tout un peu plus intéressant. Il fondit sur les deux hommes et leur planta ses griffes dans leurs dos en même temps. Cela ne manqua pas de les faire crier de douleur et d’appuyer sur la détente de leurs armes, alertant les autres membres de la Crypte. Hamilton ne s’attarda pas et partit se dissimuler dans l’endroit le plus sombre de l’étage.

« - TU ES PRIS AU PIÈGE, VAMPIRE ! TU N’AS AUCUNE CHANCE DE T’EN TIRER !! » cria le leader du groupe d’intervention.

« - C’est vous qui êtes pris au piège » dit Hamilton, empruntant un ton glacial.

L’un des membres du commando le repéra et tira une rafale droit sur lui. Mais l’homme eut la stupéfaction de ne dévoiler qu’un mur criblé de balles lorsqu’il éclaira le coin où il avait ouvert le feu. C’est alors que des bruits de pas résonnèrent à l’étage au-dessus.

« - Vous avez réveillé mes bébés, si vous êtes croyants, il est temps de faire vos prières ».
_____________

Terre 635... Erreur - Mastercorps - Stalag H

Après les dires de Hazier sur ce fameux Northwood, tous s’approchèrent de sa cellule afin de savoir ce qu’il avait de si particulier. En voyant l’aspect de cet homme, tous furent stupéfaits par son état. A première vue, il semblait avoir enduré la pire des tortures. Une quelconque sorte de vivisection. Sa poitrine n’était plus qu’une ouverture béante. Sa cage thoracique avait été ouverte comme lors d’une autopsie. Le plus curieux était la couleur de ses organes internes. Tandis que le peu de peau que l’on pouvait observer avait une teinte normale, ses organes étaient d’un bleu électrique. Après le choc, tous reconnurent que le visage de ce Northwood rappelait indéniablement celui de Westwood.

« - Est-il encore ... en vie ? » demanda Frédéric.

« - Il est à quelque part entre la vie et la mort » répondit Hazier.

« - A quoi va-t-il nous servir dans cet état ? Je doute qu’un épouvantail fasse une bonne diversion » rétorqua Miles.

« - Il suffit juste de lui refermer la poitrine ».

« - S’il n’y a que ça ! »

Miles s’avança et arracha la porte de la cellule. Alors qu’il allait placer ses mains de chaque côté de la cage thoracique de Northwood pour la refermer, la matière qui lui servait de vêtement réagit vivement. Elle matérialisa une lame tranchante qui vint entailler la main droite de Miles.

« - Qu’est-ce que ? » fit-il.

« - Excusez-moi, je me suis peut-être mal exprimé. Seven a lancé un sort pour que ... »

« - Seven ? » fit Jeremiah.

« - Le sorcier qui vous a neutralisé. Il y a quelques années, il s’appelait encore Stephen. Bref, il a lancé un sort puissant pour neutraliser Northwood. Il a fait en sorte que son krill se retourne contre lui et le maintienne dans cet état ».

« - Son ... quoi ? » fit alors Wade.

« - Bon sang ! Pas étonnant que vous vous soyez fait rétamés la première fois. Vous ne savez rien ! Son krill, c’est son symbiote ! D’ordinaire, un krill de cette catégorie protège son hôte. Seven a fait en sorte qu’il se retourne contre une partie de son organisme tout en continuant de le protéger des agressions extérieures. La seule chose qu’il ne sait pas c’est qu’il suffit de présenter un embryospore souche pour réinitialiser le symbiote. Ce processus est à l’épreuve de toute intervention extérieure, qu’elle soit organique, technologique ou magique ».

« - J’imagine que tu en as un, sinon tu ne nous aurais pas sorti tout ce baratin » intervint Frédéric pour couper court.

Hazier se mit à sourire. Il sortit de sa poche de pantalon ce qui ressemblait à première vue à une gemme de couleur rubis. Il pénétra dans la cellule de Northwood et le contourna. Il présenta la gemme au dos du symbiote. Celui-ci forma comme un bourgeon de fleur qui s’ouvrit pour accueillir la gemme. Hazier la l’y plaça sans attendre. La gemme devint molle et rapidement de petites racines en sortirent, comme si elle germait. La fleur formée par le symbiote se referma.

« - Maintenant vous pouvez refermer sa cage thoracique » indiqua Hazier.

Miles s’avança, plaça ses mains sur chaque partie de la cage et la referma au son d’un bruit peu agréable. A peine Miles eut-il retiré ses mains que déjà le symbiote venait recouvrir la poitrine de Northwood. Discrètement, Hazier se faufila hors de la cellule.

« - Il vaudrait mieux pour vous vous écarter ».

Les yeux de Nortwood s’illuminèrent alors d’une lumière bleue très vive. Tous imitèrent Hazier lorsque de petits arcs électriques se mirent à parcourir le corps du supplicié. A peine quelques secondes plus tard, le corps de Northwood créa une puissante colonne d’énergie autour de lui qui dévasta tout sur son passage, y compris le toit du stalag. L’énergie sembla percer les nuages et le ciel.

« - Ok ! Maintenant, les tarés vont se ramener en masse, il est temps pour nous de prendre la poudre d’escampette ! »

Tous sortir alors du stalag H avec précipitation. Tout le monde suivit Hazier cavaler entre les baraquements. Après quelques secondes, un doute germa dans l’esprit de Frédéric. Il rattrapa Hazier sans mal et l’immobilisa en l’attrapant par l’épaule.

« - Où nous emmènes-tu ? » lui demanda-t-il.

« - En lieu sûr, pardi ! »

« - Où est Sandora ? » lui demanda Frédéric sur un ton glacial.

« - T’as pas intérêt à lui mentir, mec » intervint Miles.

Hazier soupira et baissa les épaules. Il leur indiqua qu’il n’était pas prudent d’aller la chercher. Mais Frédéric rétorqua qu’ils ne laissaient personne derrière eux. Tandis que de multiples alarmes retentissaient de-ci de-là, le petit groupe se dirigea vers le cœur des stalags, ce que les prisonniers appelaient le Purgatoire. Tout prisonnier qui devait être interrogé était amené là. Et bien qu’aucun cri n’en sortait, les prisonniers en repartaient rarement en bon état.
Le groupe pénétra sans aucune difficulté dans le Purgatoire. Une fois à l’intérieur, ils n’entendirent plus les sirènes hurler. Le bâtiment était parfaitement insonorisé. Ceux qui se trouvaient à l’intérieur ignoraient donc totalement ce qui se passait à l’extérieur et inversement. Frédéric trouva cela parfait. L’édifice n’était pas grand. Il n’avait pas d’étage et peu de salles. Ils avancèrent donc d’un seul homme jusqu’à la salle d’interrogatoire. Frédéric ouvrit la porte dans un grand claquement. Là ils eurent une vision d’horreur. Sandora était attachée sur une sorte de table d’opération. Elle était entourée de trois hommes. Deux d’entre eux se délectaient de voir ce que le troisième lui faisait subir, entaille après entaille. Tous sursautèrent à l’arrivée de Frédéric.

« - PUTAIN ! PRISONNIERS, VOUS ALLEZ REGRETTER DE VOUS ÊTRE ÉCHAPPÉS !! » cria Dillon.

Il déploya sa matraque et choisit d’activer tous les harnais à portée. Malheureusement pour lui, seuls deux des prisonniers en portaient encore : Cochran et Hazier. Tous deux subirent donc une puissante décharge électrique. Alors que Hazier se mettait à crier de douleur, Cochran revint à lui. C’était Miles qui le portait. En conséquence de quoi, il détourna la décharge vers son organisme et Cochran n’en reçut qu’une infime partie. Face à lui, voyant que les prisonniers ne se tordaient pas de douleur, Dillon connut des sueurs froides.

« - Je crois que c’est plutôt toi qui va le regretter, fils de pute ! » lui répondit alors Miles.

Il déposa Cochran à terre et s’avança vers lui calmement mais menaçant.

« - STOP ! TU N’AS PEUT-ÊTRE PLUS DE HARNAIS MAIS TES POTES SI ! »

Dillon baissa les yeux un bref instant pour régler l’intensité de sa matraque au maximum. Lorsqu’il les releva, il eut la stupéfaction de voir Miles à quelques centimètres de lui. Ce dernier lui saisit alors le poignet et le lui broya en se métamorphosant. Sous l’intense douleur, Dillon se mit à hurler tout en lâchant son arme. La seconde d’après, Miles relâcha son emprise avant d’infliger à Dillon un puissant revers du bras qui l’envoya contre le mur du fond. Miles s’avança vers lui et reprit sa forme humaine. Il attrapa Dillon par le col, arma son poing et suspendit son geste.

« - Tu sais quoi ? Je vais faire durer le plaisir ! » lui dit-il avant de le rouer de coups.

Il ne restait donc plus que deux hommes : le double de Bud qui avait lacéré Cochran de toutes part avec ses lames, et qui avait également torturé Frédéric et Sandora, et un autre homme qu’ils n’avaient pas encore rencontré : le double de Richards. A leur arrivée, ce dernier se délectait des sévices que Bud infligeait à Sandora, ce qui indiquait qu’il était à l’opposé du Richards de l’Unicorps. Il ne semblait avoir aucune morale, comme quiconque faisant partie du Mastercorps.

« - Je vois que tu as déjà récupéré, mon pote ! Pourquoi t’es revenu ici ? Ça t’as plu tant que ça la dernière fois ? » adressa Bud à Frédéric.

« - Ou peut-être est-ce pour cette salope ? »

Il souleva alors la tête de Sandora par les cheveux et lui infligea une lacération sur une de ses joues. La jeune femme, vaguement consciente, fronça des sourcils sous cette nouvelle douleur infligée. C’en était trop pour Frédéric. En un clin d’œil il se métamorphosa en lycanthrope et se jeta sur Bud avec une rare célérité. En un instant le combat était fini. Frédéric avait surpris Bud par sa vitesse et il l’avait éventré de ses deux mains. Bud fut propulsé contre le mur derrière lui tandis que ses viscères sortaient de son ventre. Ne le voyant plus bouger, Frédéric détourna son attention de lui pour la reporter sur Sandora et son corps couvert d’entailles.

« - At-tention » dit alors Hazier, qui se remettait lentement de la décharge subie.

C’est alors que tous virent Bud se relever et remettre ses viscères en place tant bien que mal.

« - Je dois avouer que ce n’est pas souvent que je me fais surprendre ainsi ! » dit-il alors que ses chairs se régénéraient à vue d’œil.

« - Qu’est-ce que ... » fit Frédéric stupéfait.

« - Contrairement à Dillon, Bud a eu une dose d’ichor ! » ajouta Hazier.

« - C’est quoi cet ichor ? » demanda alors Wade.

« - Du sang divin » répondit simplement Frédéric.

Après quelques instants, Frédéric se mit à sourire.

« - C’est la peur qui te fais sourire, mon pote ? » lui adressa Bud.

« - Non, je suis ravi ! Une simple éviscération ne suffit pas à te faire payer » répliqua Frédéric avant de se jeter à nouveau sur Bud.

Ce dernier s’élança aussi. L’échange fut court. A son issue, Bud se tenait droit comme un i tandis que Frédéric portait une main à son abdomen.

« - Vois-tu, mon pote, tout à l’heure tu m’as pris par surprise ... »

Dans son dos, Frédéric se retournait avec rage vers lui, prêt à le lacérer. Mais Bud s’avéra une fois de plus plus rapide que lui et lui infligea une nouvelle lacération au niveau des côtes cette fois.

« - ... mais maintenant tu vas danser ! »

Bien que blessé, Frédéric se retourna vers Bud en souriant. Il leva sa main gauche devant son visage. Ses griffes étaient ensanglantées. Stupéfait, Bud inspecta rapidement son corps et s’aperçut que Frédéric avait lacéré superficiellement son flanc droit.

« - Dansons ensemble alors ! » lui dit-il.

Ils échangèrent de nombreux coups durant lesquels leur sang à tous deux vint tapisser le sol de la pièce. Tandis qu’il était parvenu à faire jeu égal avec Bud, après quelques minutes Frédéric montra le premier des signes de faiblesse. Bud se mit alors à sourire.

« - Je dois reconnaître que pour un lycanthrope, ta régénération est sacrément efficace mais jamais elle ne pourra rivaliser avec la régénération divine ! » dit alors Bud, fier de lui.

« - Je n’ai pas dit mon dernier mot ! » rétorqua Frédéric.

« - Tu te surestimes, mon pote ! »

Bud fondit alors sur Frédéric. Celui-ci resta immobile jusqu’à l’impact et se mit à sourire. En retour, le sourire de Bud s’effaça. Frédéric tenait Bud par les poignets.

« - Vois-tu, mon pote, il est parfois dangereux de sous-estimer ses adversaires » lui dit Frédéric avant de lui briser les poignets et de lui faire lâcher ses armes.

Bud ne put retenir un court cri de douleur.

« - Quelle arrogance que de croire qu’une même attaque puisse fonctionner à l’infini sur un adversaire. Tôt ou tard, il finit par la comprendre ! Maintenant mettons ton pouvoir de régénération à l’épreuve ! »

A ces mots, Frédéric augmenta lentement la température de son corps jusqu’à brûler les poignets de Bud. Ce dernier tenta de se débattre mais ce fut en vain, Frédéric le maintenait fermement. Le corps de Frédéric dégagea tellement de chaleur que l’air autour de lui semblait se déformer. Rapidement, il s’enflamma. Des flammes noires entoura Frédéric et brûla Bud qui hurla de toutes ses forces jusqu’à arriver à court d’air. Durant près d’une minute, Frédéric consuma ainsi Bud. Lorsqu’il eut fini, il lâcha son adversaire qui tomba au sol inerte mais encore en vie comme en témoignait le léger sifflement qu’il émettait en respirant difficilement. Tout son corps était brûlé au quatrième degré, ses yeux avaient éclaté sous l’intense chaleur et toutes ses chairs superficielles, comme son nez, ses oreilles ou ses organes génitaux, avaient été réduites en cendres. Frédéric ne prêta pas attention à son ennemi. En le lâchant, son regard s’était posé sur Sandora. Il enjamba le cadavre en sursis et s’approcha de son aimée en reprenant progressivement forme humaine.
De son côté, Miles en avait fini avec Dillon depuis plusieurs minutes. Il avait laissé le geôlier sadique avec le crâne défoncé, déformé par de multiples fractures crâniennes, étalé sur le sol au milieu d’une constellation de taches de sang.

« - Qu’en dis-tu, Hazier, Bud a-t-il eu son compte ? »

« - C’est dur à dire ! Jamais un seul membre de la Force de Frappe Extinction n’avait été mis dans un tel état. Néanmoins, Bud n’a reçu qu’une seule dose d’ichor, donc je pense que ça devrait suffire ».

Jeremiah avança sans dire un mot. Il s’approcha de Bud et entendit encore le son désagréable de sa respiration. Il forma dans sa main droite une épée de glace au design épuré mais particulièrement tranchante. Arrivé au niveau de Bud, il lui trancha la tête d’un geste tout aussi rapide qu’élégant. Cela fait, l’épée disparut en milliards de paillettes givrées. Le vampire ne dit mot tandis que Frédéric soulevait Sandora et la prenait dans ses bras. Après quoi, Frédéric se dirigea vers Hazier.

« - Où sont nos affaires ? »
_____________

Anecdote : J'ai rencontré quelques difficultés à écrire la fin de ce chapitre ... ou plutôt quelques menues indécisions concernant le combat de Frédéric contre Bud.
Ce que vous avez lu là est en réalité la seconde version aboutie du combat. La première voyait Frédéric entrer dans une rage sanglante où il éparpillait façon puzzle Bud. Finalement je me suis ravisé car je me suis dis que c'était peut-être un peu trop barbare à la fois de la part de Frédéric et à ce stade du roman.
_____________

A suivre dans le chapitre 272 : la Chasse !
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Chapitre 271 - Carnage :: Commentaires

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Re: Chapitre 271 - Carnage
Message le Lun 5 Oct - 16:17 par Shion
Le chapitre porte bien son titre ^^

Ceci dit, si Bud n'a reçu qu'une dose d'ichôr, d'autres en ont sans doute eu plus, et les combats risquent d'être plus difficiles.
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Re: Chapitre 271 - Carnage
Message le Lun 5 Oct - 17:45 par Jezekiel
Et le paragraphe exo-dimensionnel ? Que t'inspire-t-il ?
Je suis curieux de savoir ce que tu en penses. Tes hypothèses sur leur lien avec l'histoire principale.
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Re: Chapitre 271 - Carnage
Message le Jeu 8 Oct - 15:10 par Shion
J'étais tellement excité par la baston, que j'en ai oublié de t'évoquer mes opinions sur la première partie du chapitre ^^'

Alors, le "rêve" d'Hamilton semblant être ce que tu as raconté la semaine dernière sur la Terre 6782, je me demande si tu n'as pas cherché à lier les dimensions proches par l'intermédiaire de rêves.

Concernant Crypte, j'ai l'impression que c'est la première Force de Frappe (le fait que tu utilisais cette expression la semaine dernière n'est clairement pas anodin) qui a débouché sur la création du Mastercorps... Et peut-être même de l'Unicorps.


Dernière édition par Shion le Ven 9 Oct - 14:51, édité 1 fois
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Re: Chapitre 271 - Carnage
Message le Jeu 8 Oct - 21:09 par Jezekiel
C'est vraiment très intéressant la façon dont tu analyses ces paragraphes exo-dimensionnels.
Bien évidemment, je ne te dirais pas si tu es ou non sur la bonne piste mais ... c'est intéressant, merci.
Re: Chapitre 271 - Carnage
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Chapitre 271 - Carnage

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