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 Chapitre 280 - Shards of Dimensions, part 2 : Trial

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Jezekiel
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06122015
MessageChapitre 280 - Shards of Dimensions, part 2 : Trial

Terre 1960 - Columbia

Du haut de la salle d’observation, l’Elizabeth de Columbia affichait un sourire de satisfaction. Enfin elle tenait sa revanche. Elle ne savait pas trop où elle les avait envoyés mais l’essentiel était de les avoir bannis, qui plus est dans des dimensions différentes. Pensant que leur unité faisait leur force, elle était persuadée de les avoir menés à leurs fins. Après quoi, elle posa les yeux sur sa jeune double.

« - Jamais je n’aurais dû te ramener de Rapture ! Qu’est-ce qui m’a pris de vouloir te sauver alors que tu n’as rien en commun avec moi ? »

Alors qu’elle avançait vers le bord de la pièce, elle entendit ses pieds crisser sur des éclats de verre. Elle baissa le regard et vit un gros éclat. Elle se baissa et s’en saisit comme d’un poignard. Après quoi, elle bondit de la salle d’observation à la salle d’opération. Se rapprochant d’un pas assuré, elle éleva peu à peu l’éclat. Prête à poignarder sa double, elle interrompit son geste lorsqu’elle sentit que quelque chose n’allait pas. Elle se mit à regarder tout autour d’elle. Rien. Il n’y avait qu’elle et sa double ici présente. Néanmoins ce qui la perturbait était toujours là. Soudain, une ombre se dessina. Pour être plus exact, un vortex obscur se dessina et s’ouvrit en grand sur un paysage fantasmagorique et sombre parcouru d’éclairs. Avant qu’elle ne comprenne que ce vortex était un portail dimensionnel, une silhouette apparut dans l’ouverture et posa pied dans la pièce à quelques mètres des deux Elizabeth. En les voyant, la silhouette réagit promptement et se jeta sur l’Elizabeth de Columbia. L’inconnu plaça ses mains sur la gorge d’Elizabeth et la souleva.

« - OU LES AS-TU ENVOYÉS ? OU AS-TU ENVOYÉ MES COMPAGNONS ? » cria Wade.
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Terre 6782 - État du Vatican - Venise

Après la réussite de leur intervention à Dublin, l’équipe de Millehard Grabstein fut appelé à intervenir à Venise à la demande expresse du Pape. Ils connaissaient depuis plusieurs semaines un sérieux problème avec une créature aussi insaisissable que meurtrière. Le Vatican ne pouvait se permettre de vivre avec une créature liée de près ou de loin au malin.
C’est ainsi que la Crypte posa le pied à Venise, cité de villégiature pour prêtres et tout religieux de haut rang, connue pour ses sources. Inspectant la scène du dernier massacre en date, la Crypte releva plusieurs indices leur permettant de déterminer le cryptide auquel ils avaient à faire. Cette scène de crime, comme toutes les autres, se trouvait dans une ruelle à l’écart et mal éclairée la nuit. Aucune trace de traînée quelconque indiquait que la victime ait été emmenée ici contre son gré pour y être dévorée. C’était plutôt comme si elle y avait été attirée. La créature qui l’avait piégée était du genre velue. De nombreux poils avaient été retrouvés. L’échantillonneur portatif qu’ils avaient emmené avec eux leur indiqua que ces poils étaient d’origine canine. En rapprochant cela au modus operandi, Millehard comprit à quoi ils avaient à faire.

« - Munitions Ag, Grenades au nitrate, nous avons affaire à un Crocotta ! » déclara-t-il.

Les Crocotta n’étaient autre qu’une espèce déviante des lycanthropes. Malgré leur force physique moindre, les crocotta ne se regroupaient pas en meute comme les lycanthropes. Leur choix de chasser en solitaire les rendait plus discrets et plus difficilement pistables. Même s’ils étaient moins barbares, ils restaient tout aussi meurtriers. Compensant leur force physique moindre, les crocotta usaient de ruse en usant de leur capacité inouïe d’imitation auditive. Ainsi, ils épiaient leurs proies durant plusieurs jours. Ils apprenaient leurs noms mais surtout à imiter la voix de l’un de leurs proches. Chose faite, il l’attirait un soir dans une ruelle en imitant la dite voix pour lui tendre une embuscade et le dévorer.
Alors que l’équipe de Millehard se préparait conformément à ses consignes, ce dernier connut de violents maux de têtes. Sa vue se troubla. Puis toute source de lumière, aussi infime soit-elle se mit à l’éblouir. Finalement ce fut le noir total durant plusieurs secondes.
Millehard porta ses doigts à ses yeux comme pour s’assurer qu’ils étaient bien ouverts. C’est alors qu’il se mit à nouveau à percevoir quelque chose mais ce qu’il vit alors était bien différent de ce qu’il avait l’habitude de voir.
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Terre 195

Expulsé avec une violence inouïe de la Terre 1960, Giaz crut tournebouler dans les airs durant d’interminables minutes avant d’atterrir sur un tapis de neige soulevant un gigantesque nuage glacé. Le contact avec la neige eut le même effet qu’un shoot d’adrénaline pour le reptile. Une alarme biologique et innée se déclencha dans son cerveau, il devait trouver un milieu plus chaud, rapidement. Il se releva d’un bond et observa l’environnement dans lequel il était arrivé. Ce qu’il vit lui glaça le sang comme si la neige s’était insinuée dans ses veines. Où que son regard se posa, il n’y avait que de la neige à perte de vue. Créature à sang froid, Giaz avait besoin de la chaleur du soleil pour se réchauffer. Or, là où il se trouvait, le soleil était masqué par un épais manteau nuageux. Il mit quelques secondes avant de réagir. Il était hors de question qu’il meure sur place, il devait bouger et trouver quoi que ce fusse pour se réchauffer.
Avançant d’un pas décidé, les minutes qui s’écoulèrent impactèrent au fur et à mesure sa démarche jusqu’à ce qu’il se mette à tituber. C’est alors qu’un bruit peu commun se fit entendre, celui d’un verre qui se fend puis se brise. Se redressant, Giaz scruta les alentours jusqu’à ce qu’il perçoive quelque chose qu’il n’avait encore jamais vu à plus de deux cents mètres devant lui, sur sa droite.
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Terre 530 - États-Unis - Ville de Deadwood

Depuis leur retour de Rapid’City, Milorad et sa femme ne reconnaissaient plus leur ville d’accueil. Toute sa population semblait être devenue folle. Ayant laissé leur voiture à l’extérieur, ils choisirent de ne pas aller la décharger et se cadenassèrent chez eux en attendant que les autorités interviennent. Malheureusement les heures passèrent et le chaos semblait grandissant. Partout dans la ville des cris, des hurlements, des tirs et des explosions retentissaient. Milorad alluma la télévision pour avoir de quelconques informations mais ce fut comme si le monde ignorait tout de ce qui se passait à Deadwood. A la nuit tombante, Milorad opta pour un dîner sommaire, froid et dans l’obscurité pour éviter d’attirer l’attention des maniaques qui rôdaient à l’extérieur.

Après le dîner, il s’assura de fermer tous les volets en se faisant le plus discret possible. Toutes les portes fermées à clef, il rejoignit sa femme dans la chambre conjugale. Celle-ci ne semblait pas être dans son assiette. Elle prétexta qu’elle était juste extrêmement fatiguée. Tous deux se mirent en pyjama et se glissèrent sous la couette. Malgré les bruits provenant de l’extérieur, la femme trouva rapidement le sommeil tandis que Milorad fut aux aguets durant de longues heures. Il se leva plusieurs fois pour s’assurer de la sûreté de sa maison. Ce fut finalement à deux heures du matin qu’il gagna enfin les bras de Morphée sans se rendre compte que la respiration de sa femme s’était arrêtée.

A peine quelques minutes plus tard, alors que Milorad dormait déjà profondément, sa femme revint à elle. Ses yeux étaient injectés de sang et enfouis au fond de cavités oculaires prononcées. Lentement, elle se releva et se mit en position assise sur le lit. Elle semblait observer méthodiquement la pièce dans laquelle elle se trouvait. Puis le son de la respiration de Milorad à côté d’elle attira son attention. Sans aucune douceur, à laquelle on pourrait s’attendre entre époux, elle s’affala sur lui, le réveillant en sursaut. Milorad n’eut pas le temps de comprendre ce qui était arrivé à sa femme qu’elle se mit à lui dévorer les parties charnues du bas de son visage, lèvres comprises.
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Terre 512

Propulsé avec une rare violence, Isaac parvint à se stabiliser rapidement grâce aux impulsions coordonnées de ses mini-propulseurs répartis sur son corps de manière à lui permettre de retrouver un équilibre rapide quelle que soit la situation. Avant même qu’il ne réalise dans quel environnement il se trouvait, Isaac savait déjà qu’il avait été projeté dans une autre dimension et ce grâce à ses capteurs. Ces mêmes capteurs qui lui indiquaient maintenant que le lieu où il se trouvait avait un fort taux d’humidité. Et pour cause, il se trouvait à peine à quelques mètres au-dessus d’une vaste étendue d’eau pareille à un océan. A perte de vue il n’y avait que de l’eau, aucune terre ferme sur laquelle poser le pied. Dans l’immédiat cela ne le gênait pas, il avait suffisamment de ressources pour rester en vol sur une longue période. Ayant relevé les paramètres spatiotemporels de cette dimension, il les compara à sa base de données et déduisit rapidement la dimension où il se trouvait : la Terre 512. Terre totalement recouverte d’eau et où l’espèce dominante n’est autre que le Zgnalak, un gigantesque cétacé au régime alimentaire opportuniste. Soudain, son radar de proximité émit une alerte. Une masse sombre surgit des eaux sous ses pieds, ouvrant une gueule béante entourée de tentacules. S’élevant dans les airs, Isaac parvint de justesse à se mettre hors de portée de la gueule ... mais pas des tentacules. L’un d’eux vint s’enrouler autour de la cheville d’Isaac et l’attirait vers l’eau tandis que la créature entamait sa descente. Sans s’alarmer, le drone se courba vers sa cheville et produisit avec ses mains un puissant arc électrique qui vint électrocuter le monstre via son tentacule. Plus surprise que réellement blessée, la bête relâcha son emprise et libéra Isaac. Libéré, le drone prit position plus en altitude. Autant le vol ne lui consumait que peu de ressources autant il en était tout autre lors de la production de tels arcs électriques. Il allait devoir rester en altitude pour éviter d’y avoir à nouveau recours. Soudain, ses senseurs détectèrent une singularité spatiale ... à trente mètres sous le niveau de la mer.
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Terre 4950

Tout comme ses camarades, Cochran fut projeté violemment en arrière par Elizabeth, dans une autre dimension. Durant plusieurs secondes il fut en chute libre avant d’atterrir sur une gigantesque dune de sable, qui amortit sa chute, et de la dévaler en roulé boulé. Arrivé au pied de la dune, Cochran toussa durant de longues secondes, recrachant tout le sable qu’il avait malencontreusement avalé durant la chute. Après quoi, il se redressa tant bien que mal malgré ses nombreuses blessures et secoua ses cheveux ainsi que ses habits. Ce n’est qu’environ deux minutes après la fin de sa chute qu’il prit connaissance des lieux. Où que son regard se posa, il n’y avait que du sable et des dunes plus grandes les unes que les autres. Celle qu’il avait dévalée était d’une taille conséquente.

Le militaire se retrouva quelque peu désappointé par ce spectacle. Il se reprit finalement assez rapidement et sortit d’une des poches de son pantalon une couverture de survie. Le mieux, à cette heure de la journée était encore de s’enterrer à moitié dans le sable et de couvrir le reste du corps par la couverture de survie, la face brillante tournée vers l’extérieur pour dévier les rayons du soleil. Si personne ne le retrouvait d’ici là, Cochran tenterait de s’orienter tant bien que mal à partir de 16h pour trouver une piste de passages, une oasis ou une quelconque ville.

Près d’une heure plus tard, après avoir creusé son nid péniblement, ce qui l’avait vidé de ses forces, Cochran venait de se couvrir la tête de sa couverture de survie. C’est alors qu’il entendit un bruit singulier, celui d’un bris de verre. Immédiatement, Cochran réagit. Il y avait quelqu’un non loin de lui. Il souleva sa couverture et s’extirpa de son terrier. Mais il ne vit personne. Il se mit alors à appeler à l’aide dans autant de langues dont il se souvenait mais rien, personne ne lui répondit. C’est alors que son œil fut attiré par quelque chose de singulier. Au sommet de la dune qu’il avait dégringolée se trouvait une vision digne d’un film de science-fiction. L’air, l’espace au sommet de la dune semblait s’être brisé comme du verre et une brèche, de la taille d’un gigantesque éclat, lui donnait vue sur une autre dimension. Sous l’angle où Cochran se trouvait, ce qu’il voyait était le plafond d’une pièce qu’il reconnut immédiatement : le laboratoire de Columbia où Elizabeth torturait son jeune double. C’était là une porte de sortie ... une porte tout à fait accessible pour quiconque en pleine possession de ses moyens, ce qui n’était pas le cas de Cochran dont les nombreuses lacérations subies, outre de le faire souffrir horriblement, l’handicapaient lourdement. Un pas après l’autre, il se mit à gravir la dune non sans penser au mythique Sisyphe.
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Note 1 : Concernant la Terre 512
La Terre 512 a déjà été évoquée lors du chapitre 16, mettant en scène Moloch qui avait tapissé son antre avec les entrailles d’un Zgnalak dont on croise ici le chemin d'un spécimen encore vivant.
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A suivre dans le chapitre 281 : Shards of Dimension, part 3 : Hazard
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Chapitre 280 - Shards of Dimensions, part 2 : Trial :: Commentaires

Première remarque, les "α" se trouvant à côté du numéro des Terres ont disparu. Erreur de ta part, ou bien la technique d'Elisabeth a eu un effet secondaire ?

Wade s'est tiré très vite de là où il avait été envoyé, j'ai hâte de le voir à l'oeuvre dans le prochain chapitre.

Sinon, le nom de Millehard Grabstein m'évoque encore une fois Miles. J'imagine que j'en saurais plus par la suite ^^
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Re: Chapitre 280 - Shards of Dimensions, part 2 : Trial
Message le Dim 6 Déc - 12:13 par Jezekiel
Concernant les "α" (qui sont des alphas mais qui passent mal sur FA), ce n'est pas une erreur de ma part. Tu auras un indice dans le chapitre 282 et la réponse dans le 283.

Concernant Wade, il ne faut pas oublier qu'il sait ouvrir l'Antre des Vers et c'est via ce moyen qu'il est revenu Wink

Concernant Millehard et les autres sur lesquels tu t'interroges, comme pour le premier point, tout devrait s’éclaircir dans le chapitre 283.
Je dis bien "devrait" car il se trouve que dernièrement je me suis retrouvé en BTS Blanc et donc les révisions que cela entraine ont perturbé mon rythme d'écriture. Ainsi, alors que je devrais être en train d'écrire le chapitre 284 ce week-end, j'en suis encore à finir d'écrire le 283.
J'ai devant moi une semaine et demi de vacances donc j'espère pouvoir rattraper le retard ET ne pas devoir vous infliger un week-end sans chapitre.
Merci pour tes réponses Smile

Effectivement, j'avais oublié ce détail important sur Wade.

Je comprendrai si jamais on a un week-end sans chapitre, les études passent avant. J'espère d'ailleurs que ton BTS s'est bien passé. Néanmoins, j'ai hâte de voir ce qu'il en est de ces explications ^^
 

Chapitre 280 - Shards of Dimensions, part 2 : Trial

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