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 Chapitre 284 - Terre 530 : Stadium

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Jezekiel
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03012016
MessageChapitre 284 - Terre 530 : Stadium

Deadwood - 14 Novembre - Fin d’après-midi

Après avoir quitté la rue où les RoadDevils avaient forcé le bus à s’arrêter, Jeffries ne connut aucune difficulté notable sur la route et fila à vive allure jusqu’au stade. Comme on pouvait s’y attendre, le parking était bondé. Néanmoins, malgré l’affluence, cela n’avait pas été la folie. Les habitants de Deadwood étaient habitués à venir au stade en cas d’alerte aux tornades. C’était la routine pour eux ... même si ce qui avait déclenché l’alerte n’était pas une tornade. Roulant au pas, Jeffries finit par trouver un emplacement pour le bus à l’arrière du stade, là où les équipes sportives garaient leurs bus. Il se gara tranquillement et coupa le moteur après avoir ouvert les portes louvoyantes. Andréa, Terry et Jessica furent les premiers à sortir. Comme pour détendre leurs nerfs mis à rude épreuve, ils prirent tous instinctivement une grande bouffée d’air.

« - Hé ! Moi aussi j’aimerais me dégourdir les guibolles ! » s’esclaffa Summers.

« - Si t’as pas envie que tes dents partent en voyage sans toi, ferme-la ! » répliqua Cooper.

Le gardien de prison se leva alors et sortit à son tour. Il regarda un peu les alentours pour jauger la situation.

« - Je vais aller jeter un œil à l’entrée ! » dit-il alors.

« - Et nous laisser seuls avec trois prisonniers ? » répliqua le docteure.

Cooper s’immobilisa et serra les dents.

« - Ne vous inquiétez pas, Madame, ils sont tous solidement attachés » lui dit-il avec un sourire forcé.

« - Laissez une arme à Jeffries, je serais plus tranquille » rétorqua Andréa.

« - Et chargée, cette fois » grommela Terry.

« - Toi, le mioche ... »

Mais Cooper suspendit sa phrase et lança son beretta au conducteur.

« - Satisfaite ? » lança-t-il en s’éloignant.

Les minutes passèrent dans un calme sépulcral. Hormis le bruit de quelques moteurs partiellement étouffés par le stade, il n’y avait aucun autre son.

« - Les oiseaux ... on ne les entend pas » fit alors remarquer Jessica.

Tous tendirent alors l’oreille et effectivement, il n’y avait aucun chant d’oiseaux, ni de quelconque autre animal. C’est alors que Cooper revint vers eux.

« - On y va ! » dit-il d’une voix autoritaire.

« - Et les prisonniers ? » demanda le docteure.

« - Vous voulez que Summers vous tienne compagnie ou quoi ? Ils restent là ! On ferme les portes du bus et s’ils sont assez malins, ils se feront discrets ! » aboya Cooper.

Jeffries descendit alors du bus et referma les portes louvoyantes derrière lui. Le petit groupe de cinq personnes se dirigea alors vers l’avant du stade. A l’entrée, les gens étaient calmes. Il n’y avait ni bousculade, ni cohue, ce qui étonna quelque peu le groupe. A croire que ceux qui avaient été témoins des événements sur la route et à l’hôpital n’étaient pas parvenus jusqu’ici ... par choix délibéré ou en avaient-ils été empêchés ? Tant bien est que tout le monde était calme et serein.

Une fois l’entrée passée, ils furent dirigés directement vers la pelouse. La vue était saisissante. Tout Deadwood semblait être rassemblé ici. Nombreux étaient ceux qui patientaient tranquillement, assis dans les tribunes, échangeant avec ses voisins. Mais plusieurs personnes se trouvaient aussi sur la pelouse du stade à passer le temps en jouant au ballon avec les enfants ou entre jeunes adultes. Le stade était très animé. Andréa aperçut alors un policier surveillant que tout se passe bien mais qui semblait excessivement nerveux. Elle partit donc le rejoindre. Terry et Jessica la suivirent, ainsi que Jeffries et Cooper.

« - Excusez-moi, monsieur l’agent ? »

« - O-oui ? »

« - Vous allez bien ? »

« - Parfaitement, madame. Que puis-je faire pour vous aider ? »

« - Arrêtez de me mentir déjà. Je suis médecin et je sais reconnaître lorsque quelqu’un est nerveux. Nous avons assisté à des scènes ... pour le moins dérangeantes. Vos collègues maitrisent-ils la situation ? »

Le policier, une jeune recrue assignée au stade à cause de son inexpérience, ne sut quoi lui répondre durant plusieurs secondes avant qu’il ne lui fasse un signe de tête pour les inviter à le suivre dans un lieu où il n’y aurait pas d’oreilles baladeuses.

« - C’est la folie dehors, Madame. Aux dernières nouvelles, le bureau du shérif était complètement débordé ».

« - Et ça remonte à quand ces "dernières nouvelles" ? » demanda Cooper.

« - Cela fait plus d’une heure que je ne capte plus rien » avoua le jeune officier.

« - Merveilleux, tout simplement mer-veil-leux ! » s’esclaffa Cooper.

« - Mais la garde nationale a été avertie ! » intervint l’agent.

« - De mieux en mieux ! Elle est basée à 300 km d’ici, le temps qu’elle arrive, elle n’aura plus personne à sauver ! »

« - Ferme-la Cooper, tu vas faire peur aux gosses ! » intervint Jeffries.

« - Merci pour les gosses ! » grommela à nouveau Terry.

Soudain, le bruit d’explosions lointaines se firent entendre à quatre reprise.

« - Bon sang ! C’est quoi encore ? » se demanda à voix haute Cooper.

« - MESDAMES ! MESSIEURS ! ICI LA GARDE NATIONALE ! VEUILLEZ GARDER LE CALME, LA SITUATION EST PARFAITEMENT SOUS CONTRÔLE !! » dit alors une voix puissante portée par un mégaphone.

« - Comme quoi, elle a mit moins de temps à venir que prévue » dit Jessica.

« - Excusez-moi, je vais devoir vous laisser. Il faut que j’aille au rapport ! » déclara le jeune officier avant de prendre congé.
_____________

Quelques minutes plus tôt, à l’arrière du stade

Laissés seuls dans le bus pénitentiaire, les trois prisonniers étaient relativement calmes ... même si Summers provoquait Brewster, pensant pouvoir se permettre de lui parler comme bon lui semblait tant qu’ils étaient tous les trois retenus par de lourdes chaînes. Mais le géant ne bronchait pas, comme si les paroles de Summers ne l’atteignaient pas.
C’est alors qu’ils virent des militaires arriver au coin du stade. C’était une escouade de cinq hommes qui, armes à la main, prêts à tirer, inspectaient le périmètre du stade. A leur vue, Summers s’agita.

« - HEY ! ON EST ICI ! LIBÉREZ-NOUS ! »

Bien que l’ayant entendu, les militaires choisirent d’ignorer les appels du détenu.

« - Bon sang ! Qu’est-ce qu’ils foutent ! HEY ! NE NOUS LAISSEZ PAS AVEC LE BÛCHERON BOUCHER !!! »

« - T’es vraiment trop con ! » lui adressa alors Roberts.

« - Quoi ? C’est toi le con ! La garde nationale est bien censée aider les citoyens, non ? »

« - Parce que tu crois qu’on est encore considérés comme des citoyens, habillés en orange que nous sommes et enchaînés ? C’est bien ce que je dis : t’es vraiment trop con ! »

« - Ce n’est pas la garde nationale » intervint alors Brewster.

C’était la première fois que le boucher ouvrait la bouche, ce qui surprit ses deux codétenus. Avant que Summers ne puisse répliquer une quelconque ânerie, des explosions retentirent successivement à quatre endroits de la ville. Ne laissant rien transparaître, Brewster devina où ces explosions avaient eu lieu.
_____________

Alors que les militaires se dispersaient dans le stade pour prendre position, de nouveaux arrivants pénétrèrent dans l’édifice. Parmi eux, un individu se démarqua du groupe de par son physique, ce qui n’échappa à personne.

« - Mon dieu ! Bill est encore vivant ? » fit Jessica en voyant le motard.

Rapidement, le groupe partit se cacher à l’entrée de l’accès aux vestiaires sous l’égide de Terry. Ils observèrent alors Gartensen déambuler dans la foule et hurler le nom de Jessica. C’est alors qu’Andréa remarqua quelque chose. Le RoadDevil avait certes survécu mais pas sans avoir été mordu par l’une des créatures qu’il avait affrontées. La morsure avait tenté d’être dissimulée grossièrement sous un bandana. Mais le morceau d’étoffe était maintenant imbibé de sang et des veinules noires parcouraient la peau tout autour de la blessure.

Les nouveaux arrivants continuant d’affluer dans le stade, le groupe vit que Gartensen n’était pas le seul blessé. Nombreux étaient ceux qui présentaient des plaies sanguinolentes. Toutes n’étaient pas forcément dues à la rencontre avec ces cannibales fous furieux mais certaines ne faisaient aucun doute quant à leur origine. De son côté Gartensen continuait de hurler le nom de sa régulière. Il bousculait de plus en plus violemment tous ceux qui se mettaient sur son chemin jusqu’au moment où il bouscula la mauvaise personne. Cette dernière n’était autre que l’un des militaires encadrant la population ici réunie. Il n’apprécia guère son attitude et le lui manifesta en le bousculant en retour et lui ordonnant de se calmer. Mais l’action eut l’effet inverse et fit entrer Gartensen dans une rage folle. Il bondit alors sur le militaire, l’empoigna et le mordit à la jugulaire, faisant gicler le sang sur plusieurs personnes. Le militaire ne manqua pas de hurler et d’appuyer machinalement sur la gâchette de son arme, blessant ou tuant plusieurs civils sur le coup avant que Gartensen ne l’achève. Immédiatement, les militaires réagirent et abattirent Gartensen de plusieurs balles dans le dos et la poitrine. Le motard tomba raide mort sur la pelouse du stade. Cette folie devint contagieuse et plusieurs des blessés commencèrent à adopter le même comportement, s’en prenant au premier venu. Bien que partiellement affolés par cette situation qui menaçait de les submerger, les soldats parvinrent à abattre tous les individus devenus fous furieux. A peine en eurent-ils fini avec ceux là, que le militaire tué par Gartensen se releva, ainsi que les victimes qu’il avait fait avec son arme de service. Puis ce fut au tour de Gartensen de se relever. Peu à peu, tous les morts revinrent à la vie et tous les mordus devinrent enragés ; la situation devint vite cauchemardesque et complètement ingérable. Une peur panique saisit la foule ici présente. Les militaires au milieu de la foule furent considérés comme perdus et leurs collègues se retirèrent rapidement et efficacement du stade, fermant les portes derrières eux avec de lourdes chaînes.

Quant à Terry et les autres, dès les premiers tirs, ils s’enfuirent dans les couloirs du stade pour tenter d’accéder à une sortie de secours. Mais à la première sortie de secours, ils constatèrent que les enfermer était un plan prévu à l’avance par les militaires en cas de besoin. Ne pouvant se résigner à mourir, le groupe poursuivit sa cavalcade à travers les couloirs tout en entendant le chaos du carnage qui se produisait sur la pelouse et dans les tribunes. C’est alors qu’ils tombèrent nez à nez avec le jeune officier de police.

« - Suivez moi ! » leur dit-il avec empressement.

Il les conduisit jusqu’à la sortie de secours complètement à l’arrière du stade. Cela devait être la dernière à être condamnée en cas d’émeute de ce genre. Courant à en perdre haleine, ils arrivèrent en vue de la dite sortie par laquelle des militaires s’enfuyaient. Bien qu’ils se soient fait entendre, les militaires ne les attendirent pas et cadenassèrent cette ultime porte de sortie juste sous leur nez. Ils tambourinèrent à la porte mais rien n’y fit.

A l’extérieur, alors que les soldats se tenaient prêts à tirer sur quiconque parviendrait à sortir du stade, tournant le dos à la route, ils ne virent pas que la horde menée par le marshall arrivait et allait les prendre en étau.

A l’arrière du stade, les prisonniers furent aux premières loges pour voir les soldats condamner la sortie de secours juste devant le groupe qui les accompagnait encore il y a moins d’une heure. Tandis que Roberts et Summers étaient concentrés sur les soldats, Brewster devina par les ombres qu’elle projetait que la horde arrivait. Il se mit alors à tirer sur sa chaîne par de violents à-coups.
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Chapitre 284 - Terre 530 : Stadium :: Commentaires

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Re: Chapitre 284 - Terre 530 : Stadium
Message le Dim 3 Jan - 14:26 par Shion
Comme on pouvait s'y attendre, c'est le boxon dans ce stade.

L'épidémie prend des proportions impressionnantes...
 

Chapitre 284 - Terre 530 : Stadium

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