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 Chapitre 294 - Peur du vide

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Jezekiel
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28032016
MessageChapitre 294 - Peur du vide

Terre 9633 - France - Université du Mans

Le Pr. Postridge resta cloisonné à son bureau durant plusieurs semaines. Durant les premiers jours, on ne le vit en sortir uniquement que pour se rendre au restaurant universitaire et se restaurer avant de retourner illico s’enfermer à double tour. Puis, progressivement, plus personne ne le vit. Nombreux au sein de l’université le suspectèrent de passer ses nuits dans son bureau. Annulant les quelques cours qu’il devait donner, il attira peu à peu l’attention de ses collègues. Épisodiquement, l’un d’eux vint frapper à sa porte. Quand il avait de la chance, Émile daignait venir lui ouvrir pour lui claquer la porte au nez peu de temps après. Dans tous les cas il ne laissait jamais entrer quiconque.
Régulièrement des flash de lumière illuminaient son bureau jusqu’à éclairer le couloir brièvement. Par moment des bruits de mécanique et de soudure en émanaient. Tout le monde se demandait ce que le Pr. Postridge pouvait bien y faire.

Émile Postridge travailla à l’origine sur la portabilité de la foreuse solaire. L’outil s’était avéré particulièrement efficace contre les créatures qui l’avaient attaqué. Il était donc hors de question qu’il ne l’emmène pas avec lui lorsqu’il se lancerait à la poursuite de son double. Toutefois, cette étonnante efficacité finit par le travailler suffisamment pour le mener à sortir de son bureau et se rendre à la bibliothèque. Ne sachant pas par où commencer, il y passa toute une journée jusqu’à s’intéresser à des sciences moins conventionnelles : l‘occultisme. La bibliothèque universitaire du Mans était très avant-gardiste pour l’époque. Elle proposait certes une collection d’ouvrages pour le moins réduite sur le thème mais elle avait tout de même le mérite de le faire ... ce que la grande majorité des bibliothèques se refusait de faire. L’occultisme était considéré comme une pratique pour le moins déviante et seuls des parias s’y adonnaient. Pour le moins conservateur dans tout ce qui touchait de près ou de loin à la société alors qu’il était dans une mouvance progressiste en terme de sciences, Postridge faisait partie de ceux qui rejetaient ce genre de pratique avec le plus de véhémence. Néanmoins, depuis son séjour sur la banquise, sa mentalité avait évolué. Pleinement conscient de ce fait, Émile ne cessait de s’en amuser. Après quelques heures, il finit par dénicher un vieux livre en piteux état. La couverture avait été scarifiée et plusieurs pages manquaient. Toutefois, l’une des pages restantes l’éclaira sur la nature de son double. Il s’agissait d’un vampire, créature immortelle, buveuse de sang et présentant une allergie fatale à la lumière du soleil. Cela expliquait pourquoi la foreuse solaire avait été si efficace contre les siens. Il claqua le livre, le laissa sur sa table d’étude et quitta la bibliothèque pour son bureau. Il était grandement temps d’achever ses travaux actuels ... qui seraient également les derniers.
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Univers 8809 - Navette

A bord de la navette, Wade et Jeremiah ne maîtrisaient plus leurs destins. Le tir que la navette avait reçu avait endommagé l’un de ses réacteurs principaux ainsi que plusieurs propulseurs latéraux permettant d’orienter la navette. Wade eut beau forcer sur les commandes, la course de la navette ne changeait pas. Ils fonçaient droit sur l’USG Statera. Wade se résigna alors à couper les moteurs dans l’espoir que l’impact serait moins rude et qu’ils y survivent. Mais au moment d’appuyer sur le bouton d’arrêt, Jeremiah lui retint le bras.

« - Si tu coupes les moteurs, on va perdre de la vitesse ! » lui dit-il.

« - C’est l’idée ! »

« - Moi, j’en ai une autre ! Accélère à fond pour pouvoir traverser la coque du Statera ! »

« - Quoi ? Non mais t’es cinglé ? On va finir en bouillie dessus, oui ! Même avec nos facultés de régénération, ça m’étonnerait qu’on en revienne ! »

« - Je ne compte pas sur mes facultés de régénération pour survivre à l’impact. Fais ce que je te dis ! » rétorqua le vampire dont le regard devint glacé.

Voyant du givre se former sur le cockpit, Wade comprit l’intention du vampire et accéda à sa demande. Il poussa les moteurs à fond tandis que la navette se couvrait d’un manteau de glace. Tout en se concentrant, Jeremiah prit place sur un siège et s’harnacha en vue du terrible impact qui allait avoir lieu. Wade ne contrôlant plus rien, la navette partit s’écraser sur la partie arrière de l’USG Statera. L’impact fut terrible. Des morceaux de métal et de glace explosèrent sous le choc, se répandant avec une grande vélocité dans l’espace.
_____________

USG Statera - Pont de commandement

Situé à l’autre bout de l’USG Statera, personne sur le pont ne ressentit le choc lorsque la navette entra en collision avec le vaisseau. L’un des opérateurs dût le signaler au Capitaine pour qu’il en ait connaissance.

« - Capitaine ! Nos hommes ont réussi à neutraliser la navette tentant de revenir avec le seul canon ADS encore en état de marche ! »

« - Peuvent-ils réenclencher la visée automatique ? » demanda le Capitaine.

« - Négatif, mon Capitaine ! »

« - Que celui qui a abattu la navette en visée manuelle reste à son poste tandis que l’autre ira enquêter pour trouver celui qui a fait exploser l’autre canon ! »

Tandis que l’opérateur transmettait les ordres du Capitaine, il vit un nouveau signal apparaître sur le radar.

« - Capitaine ! Une nouvelle navette vient de décoller de la colonie ! »

« - Abattez-la ! » ordonna le Capitaine.

« - Personne n’empêchera notre ascension ! » ajouta-t-il à voix basse pour lui-même.
_____________

Alors que Frédéric dérivait dans l’espace, toujours inconscient, sa combinaison émit soudainement une alarme. Celle-ci fut suffisamment désagréable pour faire revenir Frédéric à lui. Ce dernier fut tout d’abord désorienté. Tout ce qu’il voyait n’était que du noir. De plus il était en suspension. Il connaissait cette sensation pour l’avoir déjà connue lors des exercices d’apesanteur. Il se tourna et s’aperçut que tout n’était pas noir. Une énorme masse sombre se trouvait derrière lui et s’éloignait. Il ne comprit pas de suite qu’il s’agissait de la parcelle de roche qui avait été relâchée vers Agni III et qui occultait pour le moment la planète de son champ de vision. Il se retourna pour voir à l’opposé l’USG Statera. Que s’était-il passé pour qu’il se retrouve ainsi dans l’espace ? A peine s’était-il posé la question que la réponse lui vint sous forme de souvenirs. Il se retrouvait certes dans le vide spatial mais il n’y avait aucune raison de paniquer ; sa combinaison était munie d’un système de propulsion spatial pour remédier à ce genre de situation désespérée. Après quoi, il s’intéressa enfin à l’alarme qui ne cessait de le harceler. Elle lui signala une importante fuite d’oxygène dans sa tenue.

Là, ça devenait plus problématique. Il devait se reprendre au plus vite et entamer son retour vers l’USG Statera au plus vite. Il enclencha alors le système de propulsion de sa combinaison. Un module se déploya sur chacune de ses épaules, les propulseurs d’appoint pour corriger sa direction. Ses propulseurs principaux, quant à eux se trouvaient au niveau de ses jambes. Pensant qu’ils s’étaient déployés, Frédéric commença à vouloir avancer mais il partit rapidement en vrille. En effet, les propulseurs de ses jambes ne s’étaient pas déployés ce que lui signala immédiatement l’interface graphique de sa combinaison. Stabilisant sa vrille avec ses propulseurs d’appoint, Frédéric observa ses jambes. De nombreuses pièces métalliques des jambières de sa combinaison avaient été endommagées. Frédéric mit cela sur le compte de l’explosion des munitions du canon ADS. Mais en réalité, ces parties de sa combinaison avaient été endommagées bien avant, alors qu’il s’était retrouvé dans le couloir de maintenance.

Néanmoins, cela n’avait guère que peu d’importance à l’heure actuelle. Il devait trouver un moyen de revenir sur l’USG Statera. Il y avait bien son pouvoir élémentaire mais allait-il fonctionner dans l’espace ? Il devait le tenter. Il tenta de s’enflammer et une orbe flamboyante se créa autour de lui un court instant, consommant tout l’oxygène qui s’était échappé de sa combinaison et qui se trouvait encore autour de lui. Bien que surpris par cet effet pour le moins inattendu, Frédéric tenta à nouveau de s’enflammer mais sans succès, comme il le craignait. Sa flamme était comme tout feu, elle avait besoin d’oxygène pour exister. En tant que pompier, Frédéric ne le savait que trop bien. Alors que tout semblait se lier contre lui, un faisceau laser vert vint le cibler. Il savait ce que c’était. Il s’agissait de la visée laser d’un canon ADS. Il releva la tête et vit que le canon ADS dont il avait désactivé la visée automatique était activé. Cela ne pouvait signifier qu’une chose : quelqu’un y avait pris place et utilisait la visée manuelle. Sa manifestation pyrotechnique avait dû attirer l’attention du tireur. Se recroquevillant et croisant ses bras devant lui, prêt à subir un tir, il fut stupéfait de voir le faisceau le quitter pour cibler autre chose. Frédéric tourna la tête et vit que le canon ADS ciblait une navette en approche. Une décharge parcourut l’échine de Frédéric. Wade et Jeremiah n’avaient pas encore rejoint le vaisseau ?

Il devait neutraliser le canon au plus vite. Mais se posait aussi le problème de son oxygène. L’esprit de Frédéric commençait à être tiraillé dans tous les sens par les différentes urgences qui se présentaient à lui. Soudain le canon ADS commença à tirer. Frédéric observa la navette et vit que le tir n’avait pas été assez précis et l’avait raté. Néanmoins le tir eut pour effet de soudainement clarifier l’esprit de Frédéric. Il allait se servir de sa fuite d’oxygène pour s’approcher de l’USG Statera et neutraliser le canon. Ainsi la navette pourrait se poser au spatioport et Jeremiah, à l’intérieur de la navette, pourra le ramener par sa télékinésie tandis qu’il retiendra sa respiration. Sans attendre, ni douter, il mit son plan en marche. Localisant sa fuite d’oxygène grâce à l’interface de sa combinaison, Frédéric l’enflamma et s’en servit pour se diriger le plus vite possible vers le canon ADS. L’alarme de sa combinaison se fit plus pressante. Tous les voyants de sa combinaison virèrent au rouge tandis qu’il traversait l’espace suivi d’une langue de feu. Son plan fonctionna à merveille ... un temps. Son oxygène s’épuisa et la course de Frédéric s’arrêta à mi-chemin. Il ne pouvait plus ni avancer, ni respirer. Il n’avait pas neutralisé le canon ADS non plus et ce dernier continuait de tirer sur la navette. A ce rythme, Wade et Jeremiah ne parviendraient jamais au spatioport. Ils allaient mourir tous les trois dans cette dimension, dans ce vide spatial glacial.

Il en était hors de question ! Il refusait de mourir ici et de laisser ses amis mourir également. Tandis qu’il commençait à convulser sous le manque d’oxygène, une rage sourde remonta des tréfonds de son âme et le submergea. Sa température corporelle s’éleva soudainement jusqu’à exploser. Son corps s’enflamma dans sa combinaison et ce en l’absence totale d’oxygène. La pression fut telle que sa combinaison se fissura et des flammes rouges s’en échappèrent tels des geysers de lave. Recouvrant la pleine possession de ses moyens, Frédéric était hors de lui. Son esprit était submergé par la douleur et la rage. Il n’avait plus qu’une obsession : détruire le canon ADS avant qu’il ne touche la navette. Il intensifia inconsciemment ses flammes rouges, qui l’enveloppèrent entièrement dans une sphère parfaite de flammes. Ne s’en rendant pas compte, il tira une puissante boule de feu rouge sur le canon ADS. Tout comme l’aura de flammes qui l’entourait, sa boule de feu prit la forme d’une sphère parfaite et fendit l’espace à une vitesse vertigineuse. L’homme aux commandes du canon eut tout juste le temps de la voir arriver, de se mettre à crier avant que la boule de feu n’explose son habitacle ainsi que les chaînes de munitions à l’extérieur. Même si elle fut terrible, l’explosion fut terriblement silencieuse pour Frédéric. Réalisant qu’il avait réussi à neutraliser le canon, la rage qui s’était emparé de lui s’estompa rapidement. Ne resta dès lors plus que l’intense et étrange douleur. Ses flammes ne tardèrent pas à disparaître également. Voyant que la navette s’approchait du spatioport, Frédéric se laissa aller.

..oO(A toi de jouer, Jeremiah) pensa-t-il en se laissant flotter dans l’espace.
_____________

Spatioport

La navette de Wade et Jeremiah s’étant crashée contre l’USG Statera, celle qui arrivait maintenant en phase finale d’approche en était une autre. A vrai dire, cette navette n’était autre que celle via laquelle Jeremiah avait lancé son appel de détresse mais nul ne savait qui la pilotait. Le spatioport n’était pas désert lorsque la navette y pénétra. Se trouvait ici le fidèle que le Capitaine avait envoyé enquêter au sujet du saboteur. Il avait perdu l’équilibre lorsque le second canon ADS avait explosé et maintenant une navette non autorisée allait bientôt s’arrimer.

« - Pont ? Ici, Summers ! Une navette est actuellement en phase finale d’approche ! »

« - Quoi ? Et le canon ADS ? »

« - Je crois bien qu’il vient d’exploser ! »

C’est alors que le Capitaine prit la communication.

« - Ici le Capitaine ! Abattez quiconque sort de cette navette ! Personne ne doit entraver le chemin lumineux de l’Église d’Unitologie ! »

« - Bien reçu, mon Capitaine ! Dussé-je donner ma vie pour cela, mais personne ne sortira du spatioport vivant ! »

Pendant ce temps, la navette avait fini son approche et s’était arrimée par ancre magnétique. La procédure s’était déroulée sans accroc, tout en douceur. C’est alors que le sas de la navette s’ouvrit. Le fidèle épaula son fusil, prêt à tirer sur quiconque sortirait de cette navette. Mais personne n’en sortit. Il n’y avait aucun mouvement, aucun bruit. Le silence était lourd et le fidèle sous tension. Soudain un petit bruit se fit entendre, semblable à quelqu’un tapotant sur une vitre. Le fidèle réagit promptement et orienta son fusil sur le cockpit de la navette tout en tirant une salve. Fort heureusement pour le pilote de la navette, l’arme ne fut pas assez puissante pour traverser le fuselage ou même le cockpit. La personne qui était aux commandes de la navette était une jeune femme noire que le fidèle reconnût.

« - Dr. N’Douarti ? » fit-il, interloqué.

L’arme de Summers avait beau être relativement silencieuse pour une arme à feu, les impacts des projectiles ne le furent pas. C’est alors que des grognements commencèrent à se faire entendre par le sas de la navette. Summers reporta son attention sur le sas lorsque la jeune femme retapa au cockpit. Elle souriait et lui faisait signe de la main. Le signe était sans équivoque, elle lui disait au revoir. Surgirent alors trois créatures innommables du sas de la navette. Elles se jetèrent sans attendre sur Summers. Ce dernier eut beau leur tirer en pleine poitrine, cela ne les arrêta pas. La première d’entre elles l’enserra dans ses bras devenus de véritables faux et plongea les vrilles organiques sortant de sa gueule dans le cou de Summers. L’homme se débattit durant de longues secondes en hurlant de douleur. Mais l’étreinte du monstre était puissante et ses vrilles buccales fouillaient et lacéraient le cou de Summers dans de grandes gerbes de sang. Finalement, le monstre mit fin au supplice de Summers en le décapitant. Sa tête roula au sol sur quelques mètres. Après quoi, les trois monstres se dirigèrent vers le sas le plus proche suivis d’une quatrième, à l’aspect de raie.

Une fois les quatre monstruosités sorties du spatioport, le Dr. N’Douarti sortit de la navette, vêtue d’une épaisse combinaison de cuir portant de larges lames métalliques à l’aspect rouillé lui assurant une protection optimale. C’était là la tenue d’un mineur. Cette combinaison était sûrement ce qui avait assurée au docteur sa survie dans la colonie.
Arrivée à hauteur du cadavre de Summers, elle s’arrêta. Elle observa machinalement autour d’elle pour s’assurer qu’il n’y avait aucun danger puis elle rétracta son casque.

« - Voyez-vous, Summers, aujourd’hui commence une nouvelle ère, celle des nécromorphs, et ni la CEC, ni votre pitoyable église n’empêcheront son avènement ! »

Après quoi, N’Douarti redéploya son casque et suivit les nécromorphs par la sortie. Elle se dirigea immédiatement vers l’aile médicale.
_____________

Note 1 : Le titre de ce chapitre fait référence au chapitre 7 de Dead Space 1.
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Note 2 : Sur ce screenshot, on peut noter la présence des propulseurs intégrés à la combinaison.

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A suivre dans le chapitre 295 : Soins intensifs !

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Chapitre 294 - Peur du vide :: Commentaires

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Re: Chapitre 294 - Peur du vide
Message le Lun 28 Mar - 21:01 par Shion
Intéressant ce chapitre.

Emile arrive à la fin de ses travaux, Guerre s'est manifesté, et une nouvelle arrivante a fait son entrée... et elle me semble être le double féminin du N'Douarti de la Terre 3458 Razz Sa rencontre avec les héros risque d'être plutôt fun x)
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Re: Chapitre 294 - Peur du vide
Message le Lun 28 Mar - 21:29 par Jezekiel
Juste une petite remarque concernant Guerre ... ses flammes sont entièrement noires, pas rouges Wink
Re: Chapitre 294 - Peur du vide
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Chapitre 294 - Peur du vide

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