Roman en ligne
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Chapitre 316 - Trop facile

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Jezekiel
Admin
avatar

Messages : 892
Date d'inscription : 11/03/2012
Age : 36
Localisation : Poitiers, Vienne, France

25092016
MessageChapitre 316 - Trop facile

Terre 6354 - Siège de l’Unicorps

Bien que militaire surentraîné, Lucas n’était finalement rien de plus qu’un homme aux capacités physiques limitées. C’est pourquoi tous furent d’accord pour qu’il gagne le point le plus proche où des rescapés avaient été détectés par Isaac. Le lieu était un vaste supermarché. Les gigantesques baies vitrées étaient toutes en miettes, sûrement brisées par une quelconque déflagration. Même si les lieux semblaient dévastés, ils n’étaient pas déserts. Les bruits qui parvenaient jusqu’à l’extérieur faisaient penser à une bande de pillards se servant sans vergogne. Peu importe le raffut qu’ils provoquaient, peu importe les dégâts qu’ils occasionnaient sur des produits dont ils n’éprouvaient aucun besoin. Lucas serra les dents à l’idée de devoir escorter en sécurité une bande de vautours. C’est alors que des cris se firent entendre. Ils n’étaient pas humains mais animaux. A mesure que Lucas approchait, les cris ressemblaient de plus en plus à une dispute entre un animal dominant et un dominé qui ne connaissait plus sa place dans la meute. Lucas était décontenancé, qu’est-ce qu’il y avait là-dedans au juste, des chiens ? Surgirent alors dans la rue où il se trouvait, en brisant les légères armatures métalliques qui encadraient les différentes vitres de la baie, deux créatures verdâtres. Malgré le fait qu’elles se débattaient en roulé boulé l’une sur l’autre, Lucas les reconnut de suite. Il s’agissait là des charognards du Mastercorps.

Bon sang ! Si les charognards se trouvaient déjà ici, les rescapés ne devaient pas avoir de grandes chances de survivre ... s’ils étaient encore vivants. Pour le moment les deux créatures ne s’étaient pas encore rendues compte de sa présence. Mais lorsque l’une d’elles aura pris le dessus sur l’autre, il en sera tout autre. De plus il était hors de question de tirer, cela ameuterait les créatures à l’intérieur. Étant donné qu’il ignorait quel nombre elles étaient, il était hors de question de courir le risque. Il déposa sa gatling au sol et partit se cacher derrière l’une des nombreuses voitures abandonnées sur le parking. Peu de temps après, la plus forte des deux créatures prit le cou de l’autre dans sa gueule et le lui brisa d’un coup sec. Alors qu’elle allait retourner dans le supermarché, elle s’arrêta un instant. Elle humait l’air. Elle tourna soudainement la tête vers la gatling que Lucas avait déposée. Ne connaissant pas la méfiance, la créature s’élança vers l’arme et lui bondit dessus. Comprenant rapidement qu’il n’y avait rien à manger là-dessus, la créature se dressa et pointa la tête vers le ciel pour humer l’air encore mieux. Monté sur le toit d’un van, Lucas bondit sur le dos de la créature et lui enfonça la lame de son couteau à la base du crâne, lui sectionnant la colonne vertébrale et la tuant sur le coup.

Lucas reprit ensuite sa gatling et entreprit de pénétrer dans le supermarché le plus discrètement possible. Il entra avec la plus grande des précautions en marchant sur le verre brisé le moins possible. A l’intérieur, il repéra rapidement la meute. Inexplicablement, ces saletés saccageaient une petite boutique de crèmes solaires et d’autobronzants. Elles éventraient les tubes et se faisaient un festin des crèmes, s’en barbouillant plein la gueule. Quelque peu stupéfait devant ce "spectacle", Lucas reprit sa progression. Il devait trouver les survivants. Où avaient-ils bien pu se retrancher ? Où irait-il, lui, dans ces circonstances ? Sans aucun doute à l’armurerie la plus proche ! Malheureusement, il ne se trouvait pas sur un camp militaire et cela faisait des décennies que les civils avaient été désarmés par le gouvernement, après avoir interdit la vente d’armes au public. Il se souvint alors que ce qui pouvait le plus ressembler à des armes se trouvait dans la boutique de la célèbre franchise de sport Pentathlon. On pouvait notamment y trouver des arcs et des battes de baseball.

Lucas monta alors à l’étage silencieusement au cas où d’autres saloperies rôderaient dans la galerie. L’étage était tout aussi désert que le rez-de-chaussée. Toutefois, un indice l’encouragea à poursuivre. La vitrine de la hache de secours avait été brisée et la hache volée. Des humains étaient donc bien passés par là. A l’étage, il y avait moins de possibilités de tendre des embuscades. Il se résumait en une longue galerie circulaire où l’on pouvait voir loin devant soi. Pour cette raison, Lucas se mit à courir pour rejoindre les rescapés le plus rapidement possible. Il atteignit finalement la boutique et eut la bonne surprise de voir le volet métallique baissé.

« - Hey ! Il y a quelqu’un là-dedans ? » fit-il à voix basse en secouant légèrement le volet d’une main.

« - Arrêtez ! Vous allez alerter les charognards » lui répondit une voix sur un ton encore plus bas.

« - Aucune crainte, ils sont trop occupés à se gaver de crèmes solaires ! » répondit Lucas en souriant.

« - Quoi ? »

« - Laissez tomber ! Je suis venu vous escorter jusqu’à un endroit sûr » lui fit Lucas, toujours à voix basse.

« - Vous êtes de l’Unicorps ? » lui demanda l’inconnu.

« - Oui ! »

« - Tous les deux ? » demanda le civil, intrigué.

« - Comment ça, tous les deux ? »

Lucas se retourna et vit une femme grimée tel un mime devant la boutique en face du Pentathlon. Son visage était entièrement blanc. Sur ses paupières étaient peints des losanges noirs dont le sommet inférieur se finissait en pointe. Sur ses lèvres était appliqué un rouge à lèvres écarlate. Ses longs cheveux noirs étaient attachés en queue de cheval. Elle portait un bodyslim noir à bretelles et un t-shirt moulant à rayures blanches et noires.

« - Putain ! T’es qui toi ? » lui fit Lucas à voix haute.

La mime ne lui répondit pas. La seule chose qu’elle fit fut de mettre son index droit sur ses lèvres. Elle lui demandait de se taire.
_____________

Univers 9105 - Planète Janus 24 - Cavernes Lavcore

Revenus dans la salle du portail, Miles délaissa sa forme démoniaque contraint et forcé par la lumière luminoth. Néanmoins, dès qu’ils rejoignirent leur dimension d’origine, Miles la reprit immédiatement pour supporter la chaleur ambiante. Sans attendre, ils retournèrent à la station géothermale. Avant même d’ouvrir le sas qui donnait sur la caverne, ils surent que la station s’était remise en marche. Dans la caverne, ils descendirent jusqu’à la station et virent les pistons plonger à intervalles réguliers dans la lave pour en collecter l’énergie thermique. Interrogeant les moniteurs de contrôle, Isaac confirma que la station était à plein régime et que le courant était rétabli progressivement à travers tout le temple, à la surface de Janus 24.

Pour la première fois depuis qu’ils avaient atterri sur cette planète, tout semblait fonctionner selon leurs espérances. Rendant les tourelles définitivement inopérantes et verrouillant les commandes de la station, le groupe reprit le chemin par lequel ils étaient venus. La caverne aux serpents de lave était bien calme. Ils la traversèrent sans revoir une seule de ces créatures. Décidément, c’était trop beau pour être vrai. Après ces gigantesques cavernes, ils regagnèrent l’ascenseur atypique qui les avait amenés aux cavernes lavcore d’une manière plutôt brutale. Le décollage fut tout aussi brutal que le fut la chute. Le réacteur sous la plateforme les fit décoller brutalement. La plateforme accéléra durent plusieurs secondes avant d’atteindre sa vitesse de croisière. Sur la fin de l’ascension, le réacteur s’arrêta et laissa l’énergie cinétique emmagasinée gravir les derniers mètres pour s’immobiliser tout en douceur à la surface de Janus 24.

De retour dans le temple, tous perçurent la température comme beaucoup plus basse que dans leurs souvenirs. En réalité, la température n’avait pas changé d’un degré. Après avoir connu la fournaise des cavernes lavcore, il était normal que leurs organismes trouvent la température à la surface bien plus fraiche. Ne s’étendant pas sur la question, ils rebroussèrent chemin jusqu’à la salle du générateur sans aucun encombre. Là, ils eurent la satisfaction d’entendre le générateur principal tourner à plein régime ... contrairement aux autres qui restaient désespérément silencieux. Mais à quoi bon s’en inquiéter, le générateur principal était en marche et cela suffirait amplement à déverrouiller l’accès à la chambre secrète sous la statue du grand hall. Après une courte halte dans la salle des générateurs, le groupe reprit sa marche en direction du grand hall.

Arrivés sur place, ils virent, non sans satisfaction, les holobannières se réactiver à leur présence. Ce fut également le cas des témoignages des Chozo transcrits dans les cadres muraux aux contenus ondulants. Le temple était bien réalimenté en énergie. Néanmoins, la statue n’avait pas bougé d’un pouce et occultait toujours l’accès à la pièce secrète. Tandis que le groupe de Frédéric cherchait un quelconque interrupteur pour faire bouger cette satanée statue, Samus se remit à étudier les récits affichés sur les murs à voix haute. Les trois premiers qu’elle avait pu lire avant que les batteries de secours ne cessent de fonctionner étaient en réalité une sorte de résumé de leur histoire. Les cadres suivants reprenaient tous les événements qui les avaient poussés à l’exode en détail. Comme leurs frères de Tallon IV, les Chozo de Janus 24 étaient doués de préscience. Ils avaient vu arriver le jugement de Janus 24 en la présence d’un terrible météore renfermant une forme de vie parasitaire contre laquelle ils ne pourraient rien faire. Le pire était que ce météore serait le précurseur d’une flotte d’autres météores visant des planètes variées telles que Tallon IV, Aether, Bryyo et Elysia. Les Chozo avaient même déterminé l’origine de ces funestes météores, la planète Phaaze. Au lieu d’allouer toutes leurs ressources à affronter cette terrible menace, les Chozo préférèrent mettre tout en œuvre pour préserver les leurs ainsi que toute la vie de Janus 24 en collectant des spécimens de chaque espèce végétale et animale afin de coloniser une planète stérile qu’ils pourraient terraformer.

« - Ils ont fait une arche de Noé, en somme ! Très original » l’interrompit Wade.

« - Ça ne nous dit pas comment on fait bouger cette fichue statue ! » râla Miles.

Samus reprit. Avant de partir, les Chozo laissèrent derrière eux leur testament. Ils le laissèrent dans une chambre forte susceptible de résister au cataclysme planétaire que Janus 24 allait connaître. Néanmoins, il fut décidé qu’ils ne laisseraient pas ce testament à la portée de tous. Quiconque désirerait revendiquer leur testament devrait se montrer digne de la culture chozo. Ce à quoi veilleraient les cinq gardiens volontaires.

A ce moment, tout le monde s’interrompit. Ils scrutèrent le grand hall à la recherche d’une quelconque présence qu’ils n’auraient pas perçue la première fois qu’ils étaient venus. Après plusieurs secondes, personne ne détecta quiconque dans le hall.

« - Si ça se trouve ce sont des machines qui ne se sont pas encore remises en marche » dit alors Miles.

« - Le récit parle de "volontaires". Des machines font ce qu’on leur dit, elles ne peuvent être volontaires ! » rétorqua Wade.

« - Oui, ces cinq gardiens sont forcément des Chozo » fit Frédéric.

« - Mais où sont-ils ? » répliqua Samus.

« - Ils ont dû succomber au cataclysme » répondit Jeremiah.

C’était là la réponse la plus logique à l’absence des gardiens. Samus poursuivit sa lecture à voix haute. Se montrer digne de la culture chozo était primordiale puisque le testament contenait la totalité de leurs connaissances. Qu’elles soient technologiques, environnementales, culturelles, historiques, médicinales ou encore issues de leur préscience ou de leurs explorations spatiales ; tout ce que savaient les Chozo à cette époque étaient renfermés dans la chambre secrète. Cette révélation sur la nature du testament renforçait la volonté du groupe de Frédéric de vouloir l’atteindre. Il ne faisait plus aucun doute que la chambre forte renfermait les coordonnées de leur prochaine destination dans leurs recherches de la Grande Bibliothèque. De son côté, cela confortait Samus dans son désir d’y accéder également. Le testament renfermerait également sûrement des pistes sur la planète que les Chozo avaient choisie comme nouveau foyer.

« - C’est bien gentil de nous mettre l’eau à la bouche, mais il n’y a aucun indice sur COMMENT accéder à ce testament ? » demanda Wade.

« - Le texte lu par Samus nous dit qu’il nous faut nous montrer dignes de la culture chozo » dit Jeremiah.

« - Mais encore ? » répondit Miles.

Tous se mirent à réfléchir sur ce que cela pouvait bien dire.

« - Peut-être faut-il aller voir sur une autre planète » fit Wade, de mauvaise foi.

Personne n’y prêta réellement attention.

« - Que disent les témoignages au début ? » demanda alors Frédéric.

« - Le premier dit combien les Chozo vivaient en symbiose avec la nature » se souvint Jeremiah.

Samus s’approcha du premier témoignage et le relut. Soudain, elle fit volte face et observa les environs de la statue en silence. Ne sachant pas avec exactitude ce qu’elle cherchait, elle finit par le trouver tout de même. Sur le mur du fond, derrière la statue du Chozo, se trouvait en hauteur une série de voyants. Il y en avait en tout cinq. Quatre d’entre eux étaient éteints tandis que le dernier affichait une vive couleur orange.

« - Regardez ! » fit alors Samus en pointant du doigt les voyants.

« - Un voyant orange est allumé ... » fit Wade.

« - Se serait-il allumé lorsqu’on a relancé la station géothermale ? » demanda Jeremiah par pure rhétorique.

« - Les Chozo vivaient en symbiose avec la nature ... ils puisaient l’énergie dont ils avaient besoin dans les éléments que possédait cette planète sans lui porter atteinte » comprit Frédéric.

« - Et donc ? » demanda Miles.

« - La station géothermale n’était pas la seule source d’énergie pour le temple » intervint Samus.

« - Les éléments présents dans la salle des générateurs indiquent la présence d’une station d’épuration, d’une chambre solaire et d’un système éolien » indiqua Isaac.

« - On a donc le feu, l’eau, le soleil et le vent ... Quatre éléments. Quel est le dernier ? » s’interrogea Frédéric.

« - C’est pas grave, on trouvera en route ! » fit Miles.
_____________

A suivre dans le chapitre 317 : Le mime, la mégère et les clones

Revenir en haut Aller en bas
http://babel.forumgratuit.org

 Sujets similaires

-
» [Autres] cOsmétique de l'ennemi
» Pardonner est ce oublier ?
» loup solitaire trop facile ?
» Si c'est trop facile, c'est pas drôle [PV Caron]
» Capture des pokémon trop facile sur x y ?
Partager cet article sur : Excite BookmarksDiggRedditDel.icio.usGoogleLiveSlashdotNetscapeTechnoratiStumbleUponNewsvineFurlYahooSmarking

Chapitre 316 - Trop facile :: Commentaires

avatar
Re: Chapitre 316 - Trop facile
Message le Lun 26 Sep - 18:01 par Shion
Je trouve que tu t'es montré vraiment original dans l'élaboration des ennemis du paragraphe de l'Unicorps.

Pour le dernier élément, je dirais la Terre, mais ça serait assez proche du système de la station géothermale... A voir.

Sinon, on ressent de plus en plus l'agacement de Miles et Wade... Surtout de ce dernier en fait ^^
avatar
Re: Chapitre 316 - Trop facile
Message le Lun 26 Sep - 19:35 par Jezekiel
Merci pour les paragraphes sur l'Unicorps. Ça fait plaisir de voir que mon brainstorming entre mes différents moi (private joke) n'a pas été fait pour rien ^^
Re: Chapitre 316 - Trop facile
Message  par Contenu sponsorisé
 

Chapitre 316 - Trop facile

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Babel :: Livre III - une Bibliothèque de Mondes :: Arc 18 - un Monde de Metroid-
Sauter vers: