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 Chapitre 2 - l'Empire de la Mort

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Jezekiel
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11032012
MessageChapitre 2 - l'Empire de la Mort

[Date originale : 18 Juillet 2010]
[Date correctif : 2 Février 2014]
2010, Paris

Géomètre topographe de métier, Nathan Thomas a été embauché pour cartographier une section encore mal connue des catacombes parisiennes. C’est ainsi qu’un matin comme un autre, lui et son apprenti, Trémord Blanc, descendent de la rame de métro à la station Denfert-Rochereau. Sans s’attarder, tous deux se dirigent vers les escaliers les ramenant à la surface.

« - Ca va Trémord, tu te débrouilles ? » demanda gentiment Nathan à son jeune apprenti embarrassé des outils qui leur seront nécessaires.

« - O-Oui ! » bredouilla Trémord, donnant constamment la sensation d’être en équilibre instable.

Arrivés au pavillon n°3 des catacombes, dit la barrière d’Enfer, et avant la foule de visiteurs, ils furent accueillis par l’un des employés.

« - Bonjour ! Je suis Stéphane, je suppose que vous êtes les géomètres que je dois accompagner à la section 37 ».

« - Je ne sais pas qui vous devez accompagner à la section 37, mais nous, nous allons à la 47 » dit avec un petit sourire Nathan, conscient que l’employé avait l’habitude des fraudeurs en tout genre.

« - Suivez-moi alors ! » dit Stéphane sur un ton qui trahissait son mécontentement d’avoir été attribué à cette tâche.

Le trio s’engouffra dans le pavillon débouchant rapidement sur un escalier qui les menait 20 mètres sous terre. Longeant des couloirs étroits, ils marchaient sous l’avenue René Coty. Ils traversèrent l’Atelier, la Galerie de Port-Mahon pour arriver à l’entrée de l’Ossuaire.

« - "Arrête, c’est ici l’Empire de la Mort", charmant n’est-ce pas ? » dit Nathan en lisant l’inscription sur le linteau de la porte.

Le guide ne décrocha mot durant le trajet, pas même à cette remarque qu’il avait certainement l’habitude d’entendre de la bouche des visiteurs. Ils pénétrèrent dans l’ossuaire et se dirigèrent dans le couloir filant droit devant eux. Ne suivant pas le trajet touristique, ils coupaient au plus court. Sur leur gauche, ils aperçurent dans un couloir adjacent la pierre tombale de Françoise Gellain. Après avoir laissé deux nouveaux couloirs sur leur droite, ils arrivèrent à un croisement. Sans hésiter, leur guide prit à gauche. Ils arrivèrent face à un pilier des plus macabres, appelé le ‘’tonneau ‘’. Le pilier était décoré de crânes et tibias humains pour un effet saisissant. Ils le contournèrent et poursuivirent leur route vers la droite avant d’être rapidement stoppés par une porte en métal.
Stéphane sortit un trousseau de clefs de sa poche et ouvrit la porte sur un grincement métallique.

« - C’est ici que nos routes se séparent, bonne journée ! » dit le guide sur un ton neutre.

« - Merci, bonne journée également ! » répondit Nathan.

Seuls dans le couloir, Nathan demanda à son apprenti de sortir les casques spéléo. Munis de ces casques aux lampes frontales, les deux géomètres s’enfoncèrent dans les ténèbres en direction de la section 47.

Arrivés à la fameuse section, nos deux hommes se délestèrent de leurs lourds sacs et en sortirent la réserve de glowsticks, ces bâtonnets lumineux qui produisent de la lumière approximativement durant 8 heures. Nathan et Trémord se séparèrent pour les disperser le long des couloirs afin d’éclairer leur zone de travail.
Revenus à leur point de départ, Nathan remarqua que Trémord était en sueur.

« - On a vu un fantôme ? » demanda Nathan sur le ton de la plaisanterie.

Trémord lui jeta un regard à faire froid dans le dos. Qu’importe, Nathan mit ça sur le compte de l’environnement qui pouvait être stressant.
Se remettant au travail, Nathan sortit le tachéomètre de sa housse et déploya ses pieds avant de les régler pour le rendre stable. Quant à Trémord, il prit le prisme réflecteur sur piquet et se mit en position pour une première mesure.

Les heures défilèrent ainsi dans un silence mortuaire troublé de temps à autre par le brouhaha des visiteurs passant dans les galeries qu’ils avaient traversées rapidement plus tôt dans la journée.

S’enfonçant toujours plus loin dans les corridors sombres, ils atteignirent au détour de couloirs tortueux une vaste chambre où trônait une table de pierre circulaire supportée par un pied orné de crânes humains.

« - Intéressant ! » lança Nathan presque par réflexe.

Alors qu’il commençait à réfléchir à la méthode de mesurer cette pièce, ses réflexions furent dérangées par les gémissements de Trémord. Celui-ci semblait être de plus en plus mal à l’aise et même avoir mal. Avoir un malaise sous terre était certainement le pire endroit possible, qui plus est dans une section des catacombes encore inexplorée. Trémord, plié en deux, son casque au sol, Nathan vint lui poser une main sur l’épaule pour lui demander ce qu’il avait. Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase que Trémord repoussa sa main d’un mouvement brutal du bras.

« - Ne me touche pas singe dégénéré ! »

La voix de Trémord avait changé. Lui qui avait une voix si fluette, parlait d’une voix gutturale et grave.
Il se redressa et lui fit face. Des veines zébraient son visage éclairé par deux lueurs violettes à la place de ses yeux. Nathan était désappointé et ne savait comment réagir.

« - Dire qu’une si pitoyable et semblable créature a été choisie comme vaisseau … c’est incompréhensible. » lança Trémord.

« - Que t-arrive-t-il Trémord ? » demanda Nathan.

« - Qui appelles-tu ‘’Trémord’’ misérable macaque ? Je suis Aarkrinas, maître invocateur de la 5436 ème légion infernale ! »

Après un petit temps mort où les deux hommes se regardèrent dans les yeux, Nathan lança :

« - Mais bien sûr ! On dirait que la déco t’as tapé sur le système. Remonte donc à la surface, je finirais la journée seul. Tu passeras Vendredi au cabinet pour prendre ta lettre de démission. »

Aarkrinas matérialisa alors en un éclair d’énergie une dague ornée de rubis au long de sa lame.

« - Okay ! Bon là, ça devient sérieux. »

Se munissant du prisme sur piquet, Nathan l’orienta pointe en avant face à Aarkrinas qui avançait vers lui affichant un petit sourire sadique. Aarkrinas se saisit du piquet et l’arracha des mains de Nathan. D’un revers Aarkrinas frappa Nathan au visage avec le prisme, le projetant à la renverse et lui faisant perdre son casque.
Bien qu’un peu étourdi par cette attaque brutale, Nathan se releva, la vue brouillée par le sang qui lui coulait du cuir chevelu. Sans qu’il ait pu dire ou faire quoi que ce soit, Aarkrinas utilisa le prisme comme un javelot pour clouer la main droite de Nathan au mur derrière lui. Nathan hurla de douleur.

Tout en s’approchant de sa proie, le démon riait. Ses rires étaient assourdissants.
Nathan qui tentait désespérément de retirer la pique de sa main, sentait le souffle de la créature sur sa nuque. Il se retourna et fut face à face avec Aarkrinas. Ce dernier avait cessé de sourire et semblait plus menaçant que jamais. Sans qu’il ait le temps de réaliser ce qui se passait, il ressentit une terrible déchirure à l’abdomen. Le démon l’avait éventré, ses boyaux commençaient à se déverser tels de longs serpents rouges de sang. A cette douleur, Nathan répondit par un cri qui retentit dans les couloirs des catacombes.
Au loin, on pouvait entendre le public cesser son brouhaha habituel. Ce silence était très évocateur, les touristes se demandaient ce qui se passait.

« - Eadel ! A ton tour ! » grogna Aarkrinas.

Des dizaines d’ombres apparurent, comme suintées des ossements que composaient les murs. Tous vêtus d’houppelandes sombres, ces nouveaux venus étaient manifestement sous les ordres d’Aarkrinas. Sans dire mot, le supposé Eadel créa un brasier à l’entrée de la pièce dont il dirigea la fumée vers les parties accessibles aux visiteurs.
Rapidement la panique se fit entendre et les bruits de cohue retentirent aux oreilles des démons ravis de cette mélodie disharmonieuse.

2 minutes plus tard - Caserne des pompiers de l’avenue Villemain, Paris
Alors que John, un pompier au corps fin mais agile, mettait la pâtée à Alex, un confrère d’origine africaine, au billard, la sirène retentit dans la caserne.
Cet assourdissant vacarme était parfaitement connu de tous les occupants. Conditionnés à réagir à vitesse grand V, chacun d’entre eux délaissa immédiatement son occupation pour se préparer à partir en intervention.
Au rez-de-chaussée de la caserne, le chef Florian leur fit un rapide topo sur la situation : un incendie s’était déclaré dans les catacombes et il y avait de possibles victimes à secourir et évacuer.
Les catacombes, un repaire où les pompiers côtoyaient la mort plus que nécessaire à chacune de leurs interventions. Un endroit où se perdre était monnaie courante pour quiconque s’y engouffrait dans la rapidité. Un site qu’un feu déclaré allait transformer en véritable enfer asphyxiant, où les fumées s’accumuleraient sans s’échapper.
Toute la compagnie embarquée dans leur rutilant camion écarlate arriva à peine en 3 minutes sur les lieux. Une dense fumée noire s’échappait du pavillon d’où des touristes continuaient de s’extirper en toussant et crachant.

A peine le camion s’eut-il immobilisé que la moitié des pompiers avait déjà un pied au sol. Tous savaient parfaitement quoi faire. L’équipe était une machine parfaitement huilée où chacun progressait sans jamais gêner l’un des siens.
Tandis que John et Alex se chargeaient de brancher la lance à incendie à la borne, un détachement de six hommes s’engouffra dans le pavillon à la recherche de possibles accidentés.
A l’intérieur, l’atmosphère était sulfureuse et l’épaisse fumée laissait passer avec peine la lumière des luminaires. Le groupe se sépara en binômes, chacun explorant des bifurcations différentes.
Le duo qui prit par le centre était composé d’Eric Ceyrac et de Fréderic Vaubois. Ces deux-là avaient l’habitude de travailler en duo et se déplaçaient dans les couloirs avec rapidité et sécurité à la recherche de personnes en détresse tout en se dirigeant vers la dernière position connue des deux géomètres. Plus ils avançaient et plus la fumée s'épaississait. Arrivés à la porte menant à la section 47, ils ralentirent l’allure, inspectant de leurs lampes torches chaque recoin.
Ils ne tardèrent pas à arriver à la salle de la table de pierre. Ils virent rapidement l’homme à terre, adossé à un mur baignant dans une mare de sang et d’entrailles. La vision d’horreur pétrifia un certain laps de temps les deux pompiers. Le premier à réagir, Fréderic, se lança vers la victime. Alors qu’il cherchait un quelconque signe vital, il s’étonna de ne pas sentir son coéquipier à côté de lui. Ne ressentant aucun pouls, Fréderic se retourna vers son partenaire pour lui confirmer qu’il était mort mais il ne finit pas sa phrase lorsqu’il vit son collègue et ami se vider de son sang par une profonde entaille à la gorge. Derrière lui un éclair blanc trahissait la présence d’une lame.
Fréderic se releva d’un coup, sur le qui-vive et alerte.

« - Bon sang ! On est venus pour aider ! »

« - Et c’est effectivement le cas, Fréderic ! Tu vas nous être très utile ! » dit une voix grave dans son dos.

Sans qu’il eût le temps de se retourner, des chaînes d’énergie l’immobilisèrent avant de le plaquer violemment sur la table, l’étourdissant quelque peu.
Tous les démons en houppelandes réapparurent.

« - Fridac ! L’hémoplasme ! » ordonna Aarkrinas, sans attendre.

Une des créatures sortit des rangs et entama des gesticulations presque gracieuses en marmonnant une formule dans un dialecte inconnu. Les orbites des crânes des ossuaires semblèrent verser des larmes de sang. Les murs entiers étaient recouverts de ce qui semblait être du sang. Les murs presque intégralement souillés de cette substance, celle-ci se mit à luire et à se décoller des murs. Elle se regroupa en un sphéroïde entre les mains du dénommé Fridac.

Ayant repris ses esprits et le voyant s’approcher de lui avec cette matière, Fréderic dit :

« - Putain, c’est quoi ça ? »

« - Pourquoi nous fatiguerions-nous à te l’expliquer alors que celui qui va occuper ton corps le sait parfaitement et que seul lui nous importe ? »

Suffisamment vivace, Fréderic commença à se débattre, mais en vain. Les chaînes lui entaillaient les poignets.

A ce moment une cacophonie d’hurlements retentit dans les couloirs des catacombes.

« - Saleté de clébards ! Comment nous ont-ils retrouvés ? » grogna Aarkrinas.

« - Fridac ! Eadel ! Zerkom ! Gizael ! Occupez-vous du rituel ! Les autres, avec moi ! »

Aarkrinas et la plupart des démons se retirèrent de la pièce. A peine quelques secondes après, les premiers hurlements de douleur et autres bruits de chairs déchirées et d’explosions étouffées retentirent.

Les quatre démons restés autour de Fréderic continuèrent le rituel. Tandis que Fridac versait la substance sur le corps de Fréderic, les trois autres psalmodiaient des incantations. Le liquide était chaud ... très chaud … trop chaud. La substance semblait faire fondre son derme et s’infiltrer dans ses muscles et entrailles. Fréderic hurlait à s’en rompre les cordes vocales.

Le bruit des combats se rapprochait à grands pas. Plusieurs cadavres de démons furent projetés dans la chambre. Aarkrinas et les démons restants parvinrent à se retrancher dans la pièce. L’un des nécromanciens parvint à ériger un mur d’ossements contre lequel vinrent se heurter les assaillants en un bruit sourd.

« - Ça devrait les retenir un moment ! » dit Aarkrinas, non sans un certain soulagement.

« - Où en êtes-vous vous autres ? »

« - L’hémoplasme a bientôt fini d’infiltrer son corps. Ta lame pourra bientôt goûter son cœur. »

Soudain le bruit de ce qui semblait être des griffes sur les os du mur cessa. Les démons s’interrogèrent un court instant avant de reprendre leurs activités autour de Fréderic.
Sous la douleur, ce dernier était entré en syncope et n’avait plus conscience de ce qui se passait autour de lui.
Le summum du rituel atteint, Aarkrinas se positionna au-dessus du sujet, prêt à pourfendre son cœur de sa lame.

Dans les couloirs derrière eux, des bruits de cavalcades effrénées se rapprochaient.

« - Bordel de merde ! Ils sont passés par derrière ! Arrêtez-les le temps que j’en finisse avec lui ! » hurla Aarkrinas.

Mais à peine avait-il fini sa dernière phrase que d’énormes loups pénétrèrent dans la pièce, déchiquetant à tour de bras les démons. Abaissant sa lame sertie de rubis, Aarkrinas déchira la poitrine de Fréderic alors que celui-ci était emporté par l’une de ces bêtes.

« - Putain de bordel d’enculé de … » Aarkrinas s’interrompit en voyant les yeux de Fréderic flamboyer.

Une réaction des plus violentes commença dès lors. Les chairs de Fréderic se régénérèrent rapidement en inculquant à son corps une chaleur intense qui fit lâcher prise au canidé géant qui l’avait enlevé.

Sur pieds, les yeux brûlant toujours d’un feu orange, il fut rapidement pris de convulsions. Il se plia en deux et deux ailes membraneuses aux multiples articulations surgirent de ses reins, déchirant sa veste de pompier. L’instant d’après ces ailes tombèrent en cendres et une dense pilosité se mit à sortir de son épiderme régénéré. Hirsute et redressé, les bras en arrière et la bouche ouverte comme poussant un cri inaudible, une fine couche de métal se propagea sur l’intégralité de son corps, rasant sa fourrure et déchiquetant complètement ses vêtements.

Ainsi métallisé, on aurait cru une statue antique sculptée dans un bloc de métal.
Quelques secondes s’écoulèrent durant lesquelles loups et démons, en piteux état, retinrent leur souffle.

La réaction n’était pas finie. La pellicule de métal vola en éclats et lacéra les spectateurs tels des javelots véloces. Le corps de Fréderic irradiait d’une lumière rougeoyante, ne laissant rien deviner quant à son apparence. Les rares survivants de cette explosion de shrapnels n’eurent pas le temps de s’en inquiéter que le corps de Fréderic sembla exploser. L’énergie dégagée se répandit telle une traînée de poudre dans les catacombes avant d’en percer le plafond, creusant la terre et jaillissant tel un geyser en plein milieu de Paris.

Cinq minutes plus tard.
Fréderic revint à lui, allongé nu sur le sol rocailleux des catacombes. Ses yeux le brûlaient mais il parvenait à distinguer dans le plafond un tunnel sur les parois duquel de nombreuses incandescences brillaient encore.

Se relevant, il fut étonné de ne ressentir aucune douleur. Il inspecta son abdomen et fut d’autant plus surpris de le voir intact, comme tout le reste de son corps.

Soudain un bruit de cavalcade retentit dans les couloirs et, à la grande stupeur de Fréderic, de gigantesques loups déboulèrent dans la pièce.

« - Manquait plus que ça ! » laissa échapper Fréderic.

Ce dernier regardait autour de lui à la recherche d’une quelconque arme pour se défendre contre ces prédateurs.

« - Ne t’inquiète pas, nous ne te voulons pas de mal » dit l’un d’eux.

Sous les yeux ébahis de Fréderic, les loups prirent une forme humaine. L’un d’eux s’avança. Ce n’était pas un homme à la carrure ordinaire, c’était une véritable armoire à glace et malgré sa pilosité certaine on distinguait bien le contour de ses muscles. Il était châtain avec une barbe épaisse et des yeux marron.

« - Les policiers ne vont pas tarder à arriver, viens avec nous ! » dit l’homme.

« - Et pourquoi viendrais-je avec vous ? » répondit Fréderic.

« - Quitte à toi de les attendre et de leur expliquer ce qui vient de se passer. Gageons que tu auras droit à une belle camisole une fois ton récit fini » rétorqua le barbu.

Fréderic n’avait absolument pas confiance en ces nouveaux arrivants et surtout pas après ce qu’il venait de subir mais il admit en son for intérieur qu’il n’avait pas tort. Que faire ?
C’est alors que des sirènes de police retentirent. Fréderic leva la tête vers le tunnel et aperçut les premiers badauds qui regardaient par le puits. Fréderic pouvait les voir mais les badauds ne l’apercevaient pas, caché qu’il était par l’obscurité des catacombes.

« - Pour le moment tu es encore à l’abri de l’obscurité mais d’ici peu un puissant projecteur va illuminer le trou et te révéler. La folie ou la prison à vie, tels sont tes choix avec les humains. »

Les idées se bousculaient dans l’esprit de Fréderic et certaines questions parvinrent à sa bouche.

« - Comment ça "les humains" ? Qu’êtes-vous ? Que me voulez-vous ?»

« - Pour le profane on passe pour des lycanthropes, des loups-garous si tu préfères, mais nous n’avons en commun que l’apparence que nous prenons lors de nos métamorphoses. Tu viens de devenir l’une des pièces maitresses d’un conflit ancestral qui te dépasse complètement et si tu veux y survivre nous t’offrons notre aide pour t’y préparer. »

C’est alors que plusieurs faisceaux de lampes-torches se mirent à balayer le trou avant d’accrocher une forme reconnaissable.

« - Hé ! Vous ! Ne bougez pas ! » dit une voix autoritaire, sûrement celle d’un policier.

« - Viens avec nous, c’est ta seule chance ! » réaffirma le barbu en tournant les talons. Ses confrères avaient déjà repris une forme de loup et galopaient dans les couloirs sombres et non éclairés des catacombes par lesquels ils étaient arrivés.

Frédéric prit finalement la décision de les suivre, se repérant étonnamment sans peine dans l’obscurité la plus totale.


Annexes
Glowsticks : http://i44.servimg.com/u/f44/17/34/98/12/55277710.png
Takeomètre : http://i44.servimg.com/u/f44/17/34/98/12/55277711.png
Prisme : http://i44.servimg.com/u/f44/17/34/98/12/55277810.png

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Chapitre 2 - l'Empire de la Mort :: Commentaires

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Re: Chapitre 2 - l'Empire de la Mort
Message le Dim 11 Mar - 18:23 par Shion
[Date originale : 18 Juillet 2010]
Tres bonne initiative que d'avoir mis des photos d'objets pour le moins obscurs pour la majorité des gens Wink
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Re: Chapitre 2 - l'Empire de la Mort
Message le Dim 11 Mar - 18:24 par Jezekiel
[Date originale : 20 Juillet 2010]
Ouaip, je me suis servis des quelques connaissances que j'avais dans le milieu des géomètres et je me suis dis que certaines personnes ne devaient pas savoir ce qu'étaient les ustensiles dont se servent les personnages :p
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Re: Chapitre 2 - l'Empire de la Mort
Message le Mer 16 Mai - 13:30 par Nyko
Un chapitre avec une bonne dose d'action (tu aimes bien tout faire péter apparement^^), il aurait juste fallu je pense développer un peu le suspens pendant l'exploration des catacombes. Faire flipper Tremord a la limite de la crise cardiaque, ça aurait pu donner des situations amusante avec des bruits bizarre ou une respiration dans les endroits obscure.

Et j'ai bien conscience que c'est la première que tu écris une histoire comme ça.
Je lirais plusieurs chapitres d'un coup la prochaine fois.
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Re: Chapitre 2 - l'Empire de la Mort
Message le Mer 16 Mai - 14:50 par Jezekiel
Déjà une chose : je viens de me rendre compte que lorsque j'ai copié collé à partir de Canalblog, le noms des images illustratives sont restées au beau milieu du texte, ce qui a pu être gênant pour la lecture :/

Maintenant je te remercie pour ton commentaire, c'est toujours gratifiant de susciter une réaction chez le lecteur.

Nyko a écrit:
Un chapitre avec une bonne dose d'action (tu aimes bien tout faire péter apparement^^)
Je suis désolé mais je vais devoir choisir de ne pas te répondre sur cette partie pour que tu puisses continuer à te faire ta propre idée sur l'histoire.

Nyko a écrit:
il aurait juste fallu je pense développer un peu le suspens pendant l'exploration des catacombes. Faire flipper Tremord a la limite de la crise cardiaque, ça aurait pu donner des situations amusante avec des bruits bizarre ou une respiration dans les endroits obscure.
Effectivement, ça aurait pu être une bonne idée que d'inclure un court passage juste avant sa possession.

Pour être tout à fait honnête, les trois premiers chapitres sont très à part autant au niveau histoire qu'au niveau du contexte dans lesquels je les ai écrits. Par la suite les chapitres ont été écrits dans un environnement bien plus calme et serein mais également avec un temps écoulé plus long entre l'écriture et la publication.
Cela implique qu'il est plus facile pour moi de revenir sur certains points de chapitres pas encore publiés alors que j'écris la suite.

Par exemple j'ai publié dimanche dernier le chapitre 94 et là je planche sur le 98.
Ça me permet de rattraper / modifier certaines scènes en fonction de ce que j'écris actuellement. Par exemple j'essaie de fournir des chapitres de longueur approximativement égale. En fonction de la quantité que j'écrirais dans le 98, le 97 (qui est plus long que la moyenne) se verra amputé d'une partie qui se retrouvera dans le 98 sans ce que ce soit dommageable.
Re: Chapitre 2 - l'Empire de la Mort
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Chapitre 2 - l'Empire de la Mort

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