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 Chapitre 35 - Résistants

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Jezekiel
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Age : 37
Localisation : Poitiers, Vienne, France

17032012
MessageChapitre 35 - Résistants

[Date originale : 27 Mars 2011]
[Date correctif : 16 Juillet 2014]
Terre 3012

La scène semblait figée. Le trinôme était encerclé par une dizaine d’hommes pointant leurs armes à feu sur eux, personne ne bougeait.

« - Les mains en l’air ! » cria celui qui leur avait déjà dit de ne pas bouger.

Frédéric et Jeremiah  obéirent à l’ordre en levant les mains vers le ciel mais Miles ne semblait pas avoir l’intention de l'écouter. Celui qui semblait être le chef et la moitié des hommes ciblèrent le récalcitrant.

« - Monsieur, veuillez descendre de sur le robot et lâcher votre … euh … bras ? » le chef fut surpris en réalisant que l’arme contondante que Miles tenait était le bras d’un robot.

« - Et haut les mains ! » ajouta un des hommes.

Miles soupira et lâcha son arme improvisée.

« - Haut les mains, peau de lapin ! » dit-il en levant les bras et gesticulant les mains comme le ferait un enfant.

Trois hommes s’avancèrent et les fouillèrent, les dépossédant de leurs armes.

« - Et vous nous pensez moins dangereux sans nos armes ? »

« - Miles ! » dit Frédéric comme pour le rappeler à l’ordre.

Les militaires prirent ces paroles pour de la vantardise et n’y prêtèrent pas attention.

« - Vous pouvez baisser les bras » dit le chef du commando Blizzard.

« - Ce n’est pas courant de rencontrer des êtres humains en vadrouille par ces temps … surtout en pleine toundra et aussi peu vêtus que vous l’êtes ».

« - D’ailleurs si vous aviez une petite laine, je ne serais pas contre » dit Miles.

Le chef fixa Miles deux secondes avant de revenir sur Frédéric. L’homme avait de l’expérience et savait rapidement reconnaître qui était le meneur dans un groupe.

« - Bien ! D’où venez-vous ? Qui êtes-vous ? Et pourquoi êtes-vous accompagnés d’un robot ? »

« - Tu crois vraiment que c’est le moment et l’endroit pour se faire un p’tit salon de thé ? » s’esclaffa Miles.

« - Oui, car vous n’irez nulle part avant que je n’aie eu des réponses satisfaisantes à mes questions. Dois-je les répéter ? »

« - J’aimerais bien voir ça mon gars ! » rétorqua Miles en s’avançant de façon agressive vers le chef.

Toutefois il s’arrêta en voyant les faisceaux laser danser sur son torse. Ne craignant pas d’être criblé de balles une fois de plus, Miles esquissa un sourire et fit mine de faire un pas de plus lorsque Frédéric plaça son bras droit devant sa poitrine.

« - Je ne sais pas ce que tu as à être aussi agressif tout à coup mais calme-toi s’il te plait » lui dit-il à voix basse.

Miles se détendit.

« - Nous venons de nous échapper d’une sorte d’usine à plusieurs kilomètres au sud d’ici. Nous ne savons pas comment on y a atterri. A vrai dire on ne se souvient pas de grand-chose avant notre réveil il y a à peu près une heure. Quant au robot, il ne nous accompagne pas vraiment. Il nous a poursuivis lorsque nous sommes parvenus à nous échapper de l’usine » dit Frédéric en se tournant vers le chef du commando.

Le chef était quelque peu circonspect et se mit à l’écart avec deux de ses hommes, sûrement les plus hauts gradés après lui. Pendant ce temps six hommes surveillaient nos trois héros et un septième inspectait la carcasse fumante de l’Arctic Gear.
Après quelques minutes à inspecter le robot, l’homme rejoignit le chef et les deux autres hommes. Grâce à leur ouïe fine, Jeremiah et Frédéric purent entendre ce qu’ils se disaient.
Les militaires se demandaient s’ils pouvaient croire leur histoire. Étant donné les nombreuses rafles que commit le Control Hive, le récit était cohérent. Mais leur état de santé, ne souffrant que peu ou pas du tout du froid arctique, était des plus étranges. Toutefois ce qui les inquiétait le plus c’était la carcasse du robot. C’était la première fois depuis plusieurs semaines qu’un robot tentait l’aventure aussi haut au nord et surtout la première fois qu’ils voyaient un tel modèle. Devant en informer la chaîne de commandement, le chef décida de retourner à la base Vulpes et d’emmener avec eux nos héros.
A peu près un quart d’heure plus tard, ils s’arrêtèrent au beau milieu de nulle part. L’un des hommes du commando descendit de sa moto-neige et sortit d’une de ses poches une sorte de petit porte-clefs sur lequel il appuya du pouce. A quelques mètres devant eux le sol s’ouvrit et laissa passer un grand monte-charge dans lequel ils prirent place.
La descente dura plus d’une minute et le monte-charge sembla s’enfoncer dans les entrailles de la Terre. Les portes s’ouvrirent sur un vaste hangar abritant nombre de véhicules légers en tout genre. Frédéric, Jeremiah et Miles furent directement emmenés à un scanner corporel. Loin de détecter toute anomalie biologique, le scanner détectait essentiellement tout organe synthétique. Bien que nos trois hommes n’aient nullement été améliorés, le scanner détecta une fraction de seconde une anomalie. Pensant de prime abord qu’ils avaient été pucés, les techniciens firent un second balayage. Mais celui-ci fut non concluant et ils mirent cela sur le compte d’un taux de fer dans le sang plus élevé que la moyenne … ce qui leur causait régulièrement ce genre d’anomalie.
Hormis ce bug, le scanner ne détecta aucun organe synthétique et les trois hommes furent déclarés viables. Ce doute écarté, les membres du commando semblèrent se relâcher quelque peu maintenant qu’ils étaient certains d’avoir à faire à de vrais êtres humains.
L’un d’eux, un certains Connors, les emmena dans les dortoirs afin de leur procurer des habits dignes de ce nom. Avec son pantalon et son haut de combinaison, Jeremiah était certainement le plus habillé des trois. En effet Miles avait vu ses vêtements déchirés de toutes parts à cause de l’explosion du missile sur l’Arctic Gear. Quant à Frédéric, il n’avait qu’un manteau comme unique vêtement.
Les dortoirs étaient immenses et cruellement vides ce qui permettait aux quelques habitants d’avoir une certaine intimité en s’éloignant suffisamment les uns des autres. Au détour d’une rangée, ils passèrent à côté d’un couple dont la femme était malade. Miles s’arrêta à leur niveau, observant pensivement la femme. Elle était allongée sous d’épaisses couvertures et malgré cela elle ne cessait de frissonner. Elle claquait des dents et ses lèvres étaient bleuâtres. Sa respiration rapide était régulièrement interrompue par une toux grasse. Enfin elle semblait complètement délirer dans son sommeil. Frédéric, Jeremiah et Connors revinrent sur leurs pas lorsqu’ils se rendirent compte de l’arrêt de Miles.

« - Le sort de cette femme nous inquiète » leur confia Connors.

« - N’ayant plus de médecin, nous ne savons pas ce qu’elle a » ajouta-t-il.

« - Vous êtes vraiment nuls ! Elle a juste une pneumonie bactérienne. Donnez lui des antibiotiques et elle se sentira mieux dans une quinzaine de jours au plus tard » déclara soudain Miles en reprenant la marche vers les vestiaires.

Les trois hommes furent surpris de l’entendre rendre un verdict ainsi.

« - Depuis quand tu es médecin ? » lui demanda Frédéric.

« - J’ai vraiment la tronche d’un médecin ? »

« - A vrai dire pas vraiment mais comment tu as su ce qu’elle avait ? »

« - J’en sais rien, je le sais, c’est tout ! »

Arrivés aux vestiaires, tous enfilèrent de nouveaux vêtements. Après quoi Connors remit sur le tapis les compétences de Miles. De prime abord récalcitrant, il finit par se laisser convaincre de visiter les familles en besoin lorsqu’il fut question de se rendre au centre de commandement. En effet les palabres et autres débats l’ennuyaient. Tout ce qui l’intéressait c’était la cible à atteindre ou à abattre.

Frédéric et Jeremiah furent donc amenés au centre de commandement, rencontrer le général de cette base, surnommé "Chef".
Déjà mis au courant de leur récit par le dirigeant du commando Blizzard, également dans la pièce, l’homme voulut plus de précisions sur l’usine dont ils s’étaient échappés. Frédéric leur donna un maximum de détails sur les installations et les types de robots rencontrés. Mais il ne dit mot quand au sujet de Manfred.
Soudain, l’opérateur radar leur signala de multiples signaux en provenance de l’usine.

« - Je croyais que vous aviez dynamité le hangar où reposaient les Arctic Gears ? » cracha le Chef.

« - C’est pourtant ce que j’ai fait ! » répondit Frédéric.

« - Opérateur, combien voyez-vous d’échos ? »

« - Beaucoup chef ! Une vingtaine, peut-être plus ! »

« - Déclenchez l’alerte rouge ! Que tous les hommes valides se préparent à une attaque massive ! Chef canonnier ! Armez toutes les rampes de lancement et tirez dès que possible ! »

A peine l’alarme retentit-elle dans la base que Miles se précipita dans le centre de commandement pour savoir ce qui se passait.
Dans l’intervalle de temps, les dix rampes de lancement tirèrent des missiles en direction de l’essaim d’assaillants. Inexplicablement, le nombre d’échos se démultiplia un court instant avant les impacts, puis revint à un nombre sensiblement identique qu’auparavant.

« - Échec de l’attaque Chef ! »

« - Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? » grogna le Chef.

« - Contact visuel établi Chef ! Ce sont bien des drones. Des Arctic Gears apparemment. Attendez … certains d’entre eux portent quelque chose dans leur main droite … Des Blade Gears, Chef ! Ils portent des Blade Gears ! »

Lors de la première salve de missiles, la première rangée d’Arctic Gears avait projeté contre les missiles les Blade Gears qu’ils portaient comme une sorte de contre-mesure.
A présent la nuée de robots était trop proche de la base pour envisager un second tir de missiles.

« - Vous avez une autre sortie que celle par laquelle on est entré ? » demanda Frédéric.

« - Bien évidemment ! Mais il n’y a pas d’inquiétudes à avoir. Ils n’atteindront jamais la base, elle est protégée par plusieurs sas et paliers de défense ».

« - Certes mais je doute que cela soit également le cas pour vos silos restés ouverts » répondit Frédéric.

Tous les militaires présents furent tétanisés durant quelques secondes suite aux paroles de Frédéric. Quand le Chef reprit ses esprits, il ordonna de faire sonner l’alerte noire, synonyme d’évacuation immédiate. La base Vulpes possédait un long tunnel qui menait à la surface à une centaine de kilomètres à l’Ouest du monte-charge par lequel étaient descendus nos héros.
La peur qui avait saisi la majorité des civils en entendant l’alerte rouge laissa place à la panique et au chaos lors du déclenchement de la noire. Prenant le strict minimum, femmes et enfants se dirigèrent dans la cohue vers les couloirs d’accès au tunnel. Au départ du tunnel, un hangar, bien plus étendu que celui sur lequel débouchait le monte-charge, abritait des véhicules en tout genre, de la simple moto-neige au transport de troupes sur chenilles.
Les civils commencèrent à peine à embarquer dans les divers engins que les premiers tirs d’armes automatiques retentirent dans le complexe. Les Arctic Gears s’étaient engouffrés dans les silos et les avaient descendus jusqu’à s’infiltrer dans la base. Les militaires les affrontaient au M-16, à l’AK-47, au FA-MAS, au M60 et même à la Gatling. Mais hormis contre les Blade Gears qui constituaient la première vague d’assaut, leurs armes furent inefficaces.
Ayant reçu la permission de se joindre aux forces de défense, Miles, Frédéric et Jeremiah se dirigèrent vers les salles d’armement des rampes de missiles. Empruntant des petits corridors trop étroits pour permettre à un Arctic Gear de passer, ils n’eurent à faire qu’à quelques menus Blade Gears que leurs armes à feu réduisirent rapidement à l’état de pièces détachées.
Arrivés aux rampes, ils constatèrent que les fronts de combat avaient déjà reculé en profondeur dans la base. Ils se lancèrent alors à la poursuite des Arctic Gears.
Les premiers mètres furent littéralement pavés des débris de Blade Gears neutralisés par les armes humaines et écrasés par les titanesques Arctic Gears. Puis les rouages, câbles et autres débris cybernétiques laissèrent rapidement place à des cadavres humains brûlés et écrasés.
Après quelques maigres minutes, ils virent au détour d’un couloir trois Arctic Gears crachant des flammes et faisant reculer quelques militaires survivants. Sans réfléchir Miles et Frédéric tirèrent sur les points faibles de deux de ces machines tandis que Jeremiah sautait sur le dos de la troisième tranchant à tout va les câbles alimentant d’abord le bouclier magnétique de la main droite qui les protégeait des tirs humains. Puis ce fut au tour des câbles du lance-flamme et enfin ceux dans les cervicales. La scène ne dura que quelques secondes, les deux premiers robots s’effondrèrent quasi-simultanément, suivis de peu par le troisième.
Sans attendre, les trois hommes couvrirent la retraite de ces militaires jusqu’au tunnel, car ils n’avaient abattu que trois d’entre eux seulement. Une quinzaine d’autres Arctic Gears parcouraient encore le complexe fauchant les vies au fur et à mesure des flammes qu’ils crachaient.
Arrivés au départ du tunnel, ils eurent la mauvaise surprise de se retrouver en plein combat. Une demi-douzaine d’Arctic Gears avaient atteint la pièce et ravageaient tout. Ce n’était pas la défense chaotique de militaires désemparés qui les empêcherait de faire pire. Épaulant le lance-roquettes qu’il avait emprunté dans le stock de la base, Miles tira dans le dos d’un des robots, arrachant son bras droit et donc son unique moyen de protection. Jeremiah se lança à nouveau sur le dos de l’un d’entre eux et effectua un véritable rodéo sous les ruades du robot qui ne comptait pas se laisser faire. Quant à Frédéric, après avoir donné la consigne à ceux qui les accompagnaient d’utiliser des lance-roquettes ou autre lance-grenades, il partit rejoindre les autres militaires embusqués dans la pièce pour leur dire la même chose. Rapidement les militaires se mirent à utiliser des explosifs. Néanmoins, les Arctic Gears dévièrent les premiers projectiles. Les hommes ne laissant aucun temps morts dans leur assaut, finirent rapidement par supplanter la capacité de déviation des robots. Si ces derniers parvenaient à dévier les tirs in extremis, ils le faisaient dans l’urgence et ne calculaient qu’avec peu de précision les zones où ils pouvaient les renvoyer sans causer de dommages aux autres unités. Dans le cas où les Arctic Gears ne parvenaient pas à les dévier, les explosifs explosaient contre un bouclier trop concentré et les ondes de chocs endommageaient petit à petit leurs systèmes. Au prix de pertes humaines supplémentaires, cette bataille fut remportée et l’évacuation reprit de plus belle. Conscients que la base était perdue, les militaires installèrent une ceinture d’explosifs sur les parois du tunnel qu’ils feraient exploser une fois tout le monde parti.

Alors que tous les civils survivants avaient été évacués, les bruits de combats se rapprochèrent de la pièce. Il ne fallait pas oublier qu’une dizaine d’Arctic Gears devaient encore se promener dans le complexe … enfin suivant le décompte du nombre d’échos sur le radar.
Sur une des portes de la pièce, de grands bruits sourds et des cris d’hommes retentissaient. Endommagée par les multiples explosions, la porte ne s’ouvrait plus. Rapidement, Miles se dirigea vers elle et usant de sa force démoniaque à la limite de la transformation, parvint à la décoincer. Une dizaine d’hommes, dont Connors, déboulèrent dans la pièce.

« - Vous avez survécu ? C’est une chance ! » s’esclaffa Connors.

« - Ouais et quelques secondes de plus et vous non ! » lui répondit Miles en refermant violemment la porte.

A peine fut-ce fait que des Arctic Gears vinrent donner de grands coups pour la défoncer. Mais c’était sans compter Miles qui espérait bien la garder fermée le plus longtemps possible.

« - Bordel ! Vous attendez quoi au juste ? Dégagez de là tant que vous le pouvez ! » cria-t-il.

« - Mais et vous ? » demanda Connors.

« - TIRE-TOI ! » hurla-t-il en se métamorphosant.

Connors fut surpris par cette transformation, mais en même temps elle répondait à l’énigme de leur survie en milieu polaire.
Tandis que les militaires embarquaient dans les derniers véhicules encore opérationnels, Frédéric et Jeremiah s’apprêtaient à mener un dur combat.

« - Frédéric ! Demande-leur s’ils ont de quoi filmer et émettre une vidéo » dit péniblement Miles qui maintenait tant bien que mal la porte fermée.

« - Et dis leur aussi de laisser tous leurs lance-roquettes ici ! » ajouta-t-il alors que Frédéric se dirigeait en courant vers Connors.

Ayant mis en marche les moteurs de leurs véhicules, les soldats accédèrent à la demande de Miles en déposant sur le sol tous leurs lance-roquettes.
Frédéric revint vers Miles et Jeremiah et confirma qu’ils pouvaient effectivement diffuser une vidéo via des communicateurs, bien qu’ils ne comprenaient pas à quelle fin. Les soldats démarrèrent sur les chapeaux de roues s’éloignant rapidement dans le tunnel.

« - Ça va être à nous maintenant » dit Miles.

« - Dès que je me dégage, tu tires une roquette sur la porte » ajouta-t-il à l’attention de Frédéric.

Ce dernier en position, Miles se dégagea de devant la porte et au même moment Frédéric tira une roquette sur celle-ci.
Miles rejoignit ses deux amis et se plaça entre eux, attendant de voir débouler les robots dans la pièce. Les coups de buttoirs des robots furent de plus en plus puissants et oppressants sur la porte.

« - Dis ? Tu as toujours l’holodisque ? » demanda Miles à Frédéric.

« - Ouais, mais c’est pas trop le moment là ! »

« - Je peux le voir ? »

« - T’es chiant quand même ! »

Fouillant dans ses poches, Frédéric retrouva l’holodisque et le lui tendit. Quelques secondes plus tard, la porte céda enfin. Glissant l’holodisque dans sa poche, Miles épaula un lance-roquettes tandis que Jeremiah déploya ses ailes et prit Frédéric par le col en s’envolant dans le tunnel au-delà de la ceinture d’explosifs. Rapidement Miles visa l’un des explosifs de la ceinture et tira. Une explosion en chaîne eut alors lieu et le tunnel s’effondra, des décombres de roches l’obstruant complètement.

« - Merde ! Qu’est-ce que tu fous ? MILES !!! » cria Frédéric, ne comprenant pas l’action de Jeremiah.

« - Calme-toi ! C’est son plan et ça m’étonnerait qu’il soit suicidaire » lui dit Jeremiah.

« - Quel plan ? »

« - Lorsque tu es partis voir Connors, il m’a demandé de t’écarter. Maintenant faut qu’on rejoigne Connors au plus vite ».

Lâchant Frédéric au sol, Jeremiah s’engouffra dans le tunnel en volant, suivi de Frédéric sous sa forme de loup.

De l’autre côté du mur de roche, Miles était dorénavant seul face à une dizaine d’Arctic Gears qui s’engouffrait dans la salle. Sans leur laisser un moment de répit, il prit successivement chaque lance-roquettes qu’il avait aligné et tira rapidement avec l’espoir d’en éliminer un ou deux dans l’embrasure de la porte. Ce qui fut le cas. N’ayant pas le temps de réarmer chacun d’entre eux, il allait maintenant devoir se débrouiller autrement face aux huit autres Arctic Gears.


Dernière édition par Jezekiel le Mer 16 Juil - 11:29, édité 1 fois
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Chapitre 35 - Résistants :: Commentaires

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Re: Chapitre 35 - Résistants
Message le Sam 17 Mar - 13:18 par Shion
[Date originale : 1 Avril 2011]
Quand Miles est moins prolixe, c'est qu'il a quelque chose en tête... A noter XD
 

Chapitre 35 - Résistants

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