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 Chapitre 364 - Terre 530 : Enterré

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Jezekiel
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17092017
MessageChapitre 364 - Terre 530 : Enterré

Deadwood - 14 Novembre - Nuit tombante

Mené par le Bûcheron Boucher, Kilroy Brewster, le petit groupe de survivants couraient à en perdre haleine à travers la forêt. Le terrain accidenté et la nuit tombante rendaient l’exercice périlleux. A tout moment, chacun d’entre eux pouvait trébucher sur une racine, une pierre ou que sais-je encore. Mais cela n’inquiétait aucun d’entre eux ; ils n’avaient pas le choix, ils couraient sans se préoccuper de ce risque. En même temps qui pouvait bien s’en soucier lorsqu’un danger bien plus mortel les guettait ... ou plutôt leur courait après. Telle une meute de chiens enragés, les cannibales et autres zombies menés par le marshal les coursaient à travers la forêt. Ils se heurtaient les uns aux autres, ou contre les arbres mais cela ne semblait pas les freiner. Le pied bien moins agile que leurs proies, ils semblaient vouloir déchirer le sol de leurs pieds, comme s’ils étaient pourvus de crampons. Avancer ainsi ne les exposer qu’à une seule chose, se prendre les pieds dans le moindre obstacle. Nombre d’entre eux tombaient au sol ... mais se relevaient immédiatement, reprenant leur traque parfois même avant de s’être complètement redressé, recommençant à avancer à quatre pattes. Quoi qu’il en soit, le chaos dans lequel courraient les zombies profitait aux survivants et leur permettaient ainsi de conserver une certaine distance avec eux. Était-ce sur quoi comptait Brewster lorsqu’il les avait amenés dans la forêt ? Quoi qu’il en soit, c’était sûrement la meilleure chose à faire dans de telles circonstances alors tous se contentaient de courir droit devant eux sans se poser de telles questions.

A plusieurs reprises, certains parmi le groupe connurent un moment de faiblesse, décélérant drastiquement. Mais comme pour les motiver à nouveau à courir, le marshal se mettait à hurler le nom de Cooper, leur rappelant ce qui allait leur arriver s’ils se faisaient rattraper.

Leur course à travers la forêt leur parut interminable. Combien de temps s’était-il écoulé depuis qu’ils s’étaient enfuis du stade ? 15 minutes ? 30 ? 1 heure ? Personne ne pouvait le dire à ce moment précis. Malgré sa carrure de colosse, Brewster était constamment devant et semblait pouvoir courir une éternité. Pour le moment Roberts, Cooper (malgré sa blessure), Andréa et le jeune officier de police semblaient pouvoir tenir la cadence. A l’arrière Terry, Jessica et Jeffries étaient à la traîne. Ils commençaient à s’essouffler dangereusement.

« - Les jeunes n’arrivent plus à suivre ! » alerta Andréa, se rendant compte que le peloton de tête commençait à les distancer.

« - C’est coure ou crève ! » répliqua Cooper sans se retourner ni même ralentir.

Le docteur Andréa Carter était tiraillée et commençait à décélérer inconsciemment. Il en était de même du jeune officier de police, bien moins cynique que le gardien de prison. Quant à Roberts, il poursuivait sa cavalcade faisant mine de n’avoir rien entendu. Brewster sembla agir de même. En réalité, il scrutait les environs, tentant de se repérer alors que la nuit envahissait les bois. Il se mit soudainement à accélérer, laissant le reste du groupe sur place. Tous furent stupéfaits qu’un tel gabarit puisse les distancer aussi aisément sur un terrain pareil. En moins d’une minute, il disparut à la vue de tous. Roberts et Cooper poursuivirent sur leur lancée à toute allure. Ne sachant pas trop où aller, ils ne réfléchirent pas et continuèrent droit devant. Andréa et l’officier de police avaient rejoint les deux jeunes et Jeffries. Ne voyant plus Brewster, ils continuaient à suivre Roberts et Cooper qui, ils l’espéraient, distinguaient encore le colosse assassin.

C’est alors que celui-ci surgit de nulle part juste devant eux. L’index gauche sur la bouche, il leur montrait du droit où aller. Le groupe bifurqua presque à angle droit derrière un talus de terre recouvert de feuilles mortes. En un instant Brewster reprit la tête du groupe. A peine quelques secondes plus tard, il glissa volontairement sur le sol et disparut à la vue de tous. Juste derrière lui, Andréa vit qu’il s’était faufilé dans un abri de chasseur, une sorte de palombière enfouie dans le sol, à peine visible. Il fallait vraiment savoir où se trouvait l’abri pour le trouver. Brewster semblait connaître la forêt comme sa poche.

A peine quelques secondes plus tôt, Cooper n’entendant plus les trainards courir derrière lui se hasarda à jeter un coup d’œil en arrière. Il vit alors le groupe virer complètement. Se demandant pourquoi ils agissaient ainsi, Cooper s’arrêta net. Il vit alors une énorme masse orange prendre la tête du petit groupe arrière.

..oO( Brewster ! Enfoiré !) pensa-t-il.

Immédiatement, il fit le trajet inverse en courant encore plus vite qu’il ne s’en crut capable. Il courait littéralement à la rencontre des zombies qui les poursuivaient pour les dévorer. La peur en lui hurlait de ne pas faire cette folie mais son instinct savait que c’était là sa seule chance de survivre. Il commença à discerner les ombres de leurs poursuivants entre les arbres. Il serra les dents et les poings et accéléra encore, la peur lui donnant des ailes.

A l’intérieur, tous soufflèrent un coup en voyant qu’ils allaient être à l’abri ici. A peine était-il entré que Brewster avait clos les volets d’observations. Alors que Jeffries, le dernier du groupe entrait, Brewster tendit le bras pour refermer la porte. Il vit alors Cooper se précipiter vers lui. Il claqua la porte aussi vite qu’il le put et le gardien de prison vint s’abattre sur la porte comme une vague sur une digue. Cooper se mit à frapper contre la porte.

« - PUTAIN !!! LAISSEZ-MOI ENTRER, NOM DE DIEU !! » hurla-t-il tout en frappant à la porte comme un fou furieux.

Hormis Brewster, tous sursautèrent en entendant Cooper. Alors qu’ils avaient cru s’être trouvé un abri que leurs poursuivants ne trouveraient pas aussi facilement, le gardien les mettait tous un peu plus en danger.

« - Il va leur donner notre position ! » fit Terry, plus qu’inquiet.

« - Faites-le entrer ! » pressa Andréa.

Immédiatement, Brewster rouvrit la porte. Il plaça sa gigantesque main droite sur la bouche de Cooper et l’attira à l’intérieur de l’abri en le saisissant par la mâchoire. Il referma la porte de sa main gauche.

La seconde d’après, ils entendirent les fous furieux rugissant et courant comme des dératés dévaler le talus de part et d’autre de l’abri et poursuivant leur course. Certains atterrirent sur le toit de l’abri, faisant un boucan pas possible. Le premier qui galopa au plafond fit sursauter Jessica qui laissa échapper un petit cri qu’elle tenta d’étouffer immédiatement derrière ses mains. Tous s’immobilisèrent. L’un des fous furieux s’était arrêté sur le toit de l’abri tandis que les autres avaient poursuivi leur course dans la direction du bruit que faisaient les enjambées de Roberts sur le tapis de feuilles mortes. Sur le toit de l’abri, le dernier d’entre eux restaient là. Il semblait écouter ce qu’il se passait. Il haletait bruyamment. Il se mit alors à humer l’air comme s’il essayait de sentir l’odeur de ses proies. Il se mit à décrire des cercles sur le toit, des cercles lents.
A l’intérieur de l’abri, bien que transi de peur, le jeune officier regarda un peu partout autour de lui. Il recherchait manifestement quelque chose de bien précis. Il ne tarda pas à trouver ce qu’il cherchait : un panneau sur un mur avec des boutons. Sans hésiter, il appuya sur l’un d’eux sous les yeux incrédules des autres occupants qui se demandaient ce qu’il était en train de faire. La pression du bouton eut pour conséquence de créer une petite détonation au loin dans la forêt. Immédiatement, le fou furieux sur le toit se retourna dans la direction de la détonation.

« - COOOOPERRRRRR ! » hurla-t-il avant de bondir du toit de l’abri et de courir dans la direction de la détonation.

Une fois le fou furieux parti, tout le monde attendit plusieurs minutes, dans un stress total, sans bouger, ni parler. Finalement, ce fut Terry qui parla, murmura le premier.

« - C’était le marshal ? » fit-il, sans attendre particulièrement de réponse.

Brewtser libéra Cooper.

« - Moi, ce que je veux savoir c’est ce qu’a fait la bleusaille au juste ? »

« - Mon oncle m’a souvent emmené avec lui à la chasse étant enfant. J’ai activé une petite amorce destinée à effrayer le gibier et le forcer à s’envoler » répondit le jeune officier de police.

« - Et si elle avait détoné plus près, ça aurait rameuté les autres cinglés ! » rétorqua Cooper.

« - Lui au moins a essayé d’éloigner ces cinglés de nous au lieu de les attirer sur notre position ! » répliqua Andréa.

« - Avec tout le respect que je vous dois, docteure, fermez votre gueule ! »

« - Toi, ferme ta gueule, connard ! » intervint Terry

« - Tu veux que je finisse de te rectifier la tronche, morveux ? » s’avança Cooper.

Mais immédiatement, Brewster l’attrapa par le col et l’envoya se calmer le dos contre l’un des murs de l’abri. Réagissant au quart de tour, Cooper voulu se redresser mais la carrure de Brewster qui se dressait face à lui l’en dissuada immédiatement.

« - Ce que je trouve curieux, c’est que le marshal hurle à la moindre occasion son nom » fit soudainement Jessica.

Tous les regards se tournèrent alors vers Cooper.

« - Quoi ? Pourquoi vous me regardez tous comme ça ? Il a buté Barton, maintenant c’est moi qu’il veut et après ça sûrement Jeffries ».

Ce dernier déglutit à l’idée d’être écharpé vivant par le marshal.

« - Si ça se trouve, il veut becter tous ceux qu’il connait, allez savoir ! » continua Cooper.

Cela mit tout le monde mal à l’aise et le silence s’instaura dans l’abri. Au fur et à mesure, tous s’assirent par terre. Serviable, Jeffries offrit sa veste à Andréa sortie de l’hôpital en urgence et simplement en blouse. Assis côte à côte, Jessica vint s’accoler à Terry pour partager leur chaleur corporelle. Quant aux autres, ils s’assirent isolément.

Terry se mit à observer chacun de ses compagnons d’infortune et fit le bilan sur leur situation. Sur tous les sept, seuls quatre d’entre eux étaient armés. L’officier de police, qui s’appelait Alex Murphy, avait un Colt M1911[1], arme de poing classique des forces de police américaine. C’était le même calibre que portait Jeffries. De son côté, Kilroy Brewster, le serial killer attitré de la petite ville de Deadwood, possédait un fusil à pompe M133[2]. Mais finalement ce n’était pas lui qui semblait être le plus à craindre. Même s’il était particulièrement avare en paroles, il semblait bien plus sociable que ne le décrivaient les journaux. Non, celui qu’il fallait impérativement garder à l’œil c’était le gardien Cooper qui avait en sa possession le même Colt que Jeffries et Murphy mais aussi le même fusil que Brewster. Pour couronner le tout, il semblait avoir des tendances sociopathes et si Brewster n’était pas là pour le réguler, qui sait ce qu’il leur serait déjà advenu ?

Alors qu’un parfait silence s’était instauré sous l’abri, le groupe entendait au loin des détonations étouffées. Cela devait être le stade. Les ultimes soldats bataillant pour leur survie. Ou alors il s’agissait de civils tentant de s’enfuir et de repousser le raz de marée d’assaillants. Les pétarades s’espacèrent de plus en plus jusqu’à ne plus en entendre une seule.

« - Ça y est, ils sont tous morts ! » fit Cooper.

« - Ou alors ils ont réussi à trouver un abri, comme nous » rétorqua Andréa.

« - Sois naïve si tu le souhaites, ma belle ».

Près d’une heure plus tard, tout le monde avait fini par s’assoupir. Tous ? Non. Brewster ne dormait que d’un œil. Il restait sur le qui-vive au cas où une menace extérieure ... ou intérieure, surgirait. Même si cela allait pouvoir faire l’affaire pour cette nuit, ils devraient quitter cet abri aux premières lueurs du lendemain pour partir en quête d’une cachette plus sûre.

Au petit matin, voyant l’aube poindre à travers les fissures des volets, Brewster se leva sans un bruit. Il ouvrit l’un des volets dans un petit grincement et observa l’extérieur. Le bruit réveilla Terry. Il se leva délicatement pour ne pas réveiller Jessica et rejoignit le géant avec précaution.

« - J’imagine qu’on ne peut pas rester ici. Vous savez où aller ? » lui demanda-t-il en chuchotant.

« - Oui ! » répondit sobrement Brewster.

« - Et bien allons-y ! Il fait aussi froid ici que sur le cul d’une nonne ! » fit Cooper.

L’humeur de Brewster s’assombrit en entendant la voix de Cooper. Tout le monde se réveilla péniblement, engourdis par une nuit aussi glaciale qu’inconfortable. Après que Murphy et Brewster eurent scruté les environs avec soin, ils décidèrent que la voie était libre.

Ils sortirent de l’abri en file indienne, quelque peu hésitant à sortir à découvert. Durant la nuit il avait neigé, toute la forêt était couverte d’un manteau immaculé. Ce noble blanc leur fit presque oublier l’espace d’un instant le cauchemar qu’ils avaient vécu la veille et qui les menaçait toujours aujourd’hui. Même si le paysage était reposant, il n’en était que plus impraticable. Brewster prit la tête du groupe, accompagné de Cooper.

« - N’espère pas me semer cette fois, mon pote » lui adressa-t-il.

Brewster le regarda du coin de l’œil comme s’il fut agi d’une petite chose insignifiante. Murphy et Jeffries fermèrent donc la marche. La couche de neige était fine et n’entravait finalement que très peu leurs mouvements. Ils avancèrent sans difficultés, s’enfonçant toujours plus dans la forêt. Aux aguets, chacun fit bien attention à faire le moins de bruit possible. Chaque son les faisait sursauter. Ils ne cessaient de regarder de droite et de gauche.

Près d’une heure plus tard, Brewster s’arrêta. Cooper le rejoignit et vit que le colosse s’était arrêté devant une trace de pas laissés dans la neige. Ils n’étaient pas seuls dans cette parcelle de la forêt. Et le pas traînant ne laissait que peu de doute sur qui l’avait laissée. Par chance il n’y avait qu’une seule trace, un seul individu était passé par là il y a peu. Le plus dérangeant était que la trace allait dans la direction que Brewster avait choisie. Il arma alors la pompe de son fusil. Cooper l’imita et arma le chien de son colt. Il fit comprendre au reste du groupe d’être plus vigilant que jamais.
Ils reprirent leur marche, plus furtivement que jamais. Près d’un quart d’heure plus tard, Brewster et Cooper virent devant eux une silhouette se déplaçant bizarrement. A en juger par sa carrure, il s’agissait d’un homme. Il dodelinait de la tête et levait tout juste les pieds. A n’en pas douter, il n’était plus tout à fait humain. Mais Andréa n’en était pas convaincue. Il pouvait y avoir une multitude de raisons pour qu’un homme ait cette démarche. Elle s’approcha des deux hommes.

« - Vous êtes sûrs que c’est l’un d’entre eux ? » leur murmura-t-elle de façon à peine audible.

« - Si t’as envie d’aller vérifier, je t’en prie ! » lui répondit Cooper.

Brewster sembla prendre en compte la requête d’Andréa. Il baissa le canon de son fusil et posa la main sur le canon du colt de Cooper. Il lui fit comprendre de le laisser s’en charger. Un doigt sur les lèvres, il leur fit comprendre de ne pas faire un seul bruit. Pour l’instant, ils n’en voyaient qu’un seul mais qui sait combien il y en avait dans un périmètre proche ?

Il prit son fusil par le canon et fouilla le sol sans détacher son regard de l’individu. Il prit une petite pierre. Il s’avança de quelques pas et la lança dans la direction de l’inconnu. La pierre frappa un tronc qui sonna creux. Le bruit attira immédiatement l’attention de l’individu qui tourna vivement la tête vers la source de ce son et émit un grognement. Sa joue présentait une lacération béante qui laissait voir sa dentition. Comme ils le craignaient, il n’était plus humain.

« - Satisfaite ? » fit Cooper à l’attention d’Andréa.

Cherchant ce qui avait bien pu provoquer ce son, le zombie balaya la zone du regard, avançant de façon erratique un peu dans tous les sens. C’est alors qu’il aperçut le groupe. Son regard vitreux sembla s’illuminer. Il émit un nouveau grognement avant de s’élancer à toute vitesse vers le groupe. Brewster s’interposa. Arrivant à bonne distance, il se servit du fusil comme d’une batte et frappa le zombie en pleine tête. Le zombie tomba au sol mais pas encore neutralisé. Ne lui laissant pas le temps de se relever, Brewtser le frappa de toutes ses forces de la crosse de son fusil et lui éclata le crâne d’un unique coup, sans hésiter. Il prit ensuite un peu de neige et essuya la crosse de son fusil.

Après cette dangereuse rencontre, ils reprirent leur route. Après plus d’une demi-heure ils arrivèrent en vue d’une place aménagée en plein cœur de la forêt. Terry la reconnut de suite, il s’agissait d’une vieille exploitation minière désertée bien avant sa naissance. Son grand-père paternel y avait travaillé jadis pour en extraire du charbon. Mais il n’avait pas le temps de s’abandonner à la nostalgie ; de nombreuses traces de pas avait été laissées dans la neige et la terre meuble de l’exploitation, apparemment plus chaude que les alentours, et on pouvait y voir qu’un groupe conséquent était arrivé avant eux en courant. Ces traces avaient été recouvertes par la neige aux alentours. D’autres en revanche, plus fraiches, semblaient quitter les lieux après que la neige fusse tombée. Était-il bien prudent de s’aventurer sur un site qu’on avait apparemment fui ? Ils allaient rapidement le découvrir.
_____________

[1] : Colt M1911

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[2] : Fusil à pompe M133
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