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 Chapitre 372 - Les purs, part 2

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Jezekiel
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12112017
MessageChapitre 372 - Les purs, part 2

Terre 204378 - États-Unis - A l’Ouest de Lexington - 1 jour plus tôt

La journée qui suivit sembla durer une éternité pour Flint et ses hommes. Le soleil n’en finissait plus de briller haut dans le ciel tandis qu’ils étaient contraints de se tapir sous leurs véhicules. Quand enfin la lumière commença à décroître, ils crurent que le salut était enfin arrivé. Grossière erreur. En tirant sa révérence, le soleil devenait que plus sournois. S’ils avaient eu la chance au petit matin d’être protégés par les dunes de sable à l’est, à l’ouest le désert était aussi plat qu’une plaine. Les rayons rasants allaient les cueillir au moment où le soleil allait disparaître. Après une journée de calvaire, ils allaient finalement succomber à un soleil couchant. Quelle image absurde pensa Flint. Il en était hors de question ! S’il fallait qu’il s’enterre pour survivre, il s’enterrerait ! Il se mit à creuser sous lui comme il le put pour s’enfouir sous le sable et la terre. Ses deux comparses le virent faire et l’imitèrent. Ils n’allaient pas mourir ainsi !

De leur côté, Émile et Marc étaient enfin parvenus à la mégalopole où Hamilton avait fui. La ville se nommait North Platte. Depuis la nuit dernière, Émile avait découvert qu’il pouvait se servir de son bridge comme d’un traqueur. Il lui permettait de remonter la piste ténue de particules exodimensionnelles que Hamilton laissait derrière lui. Postridge ne savait pas comment cela était possible et mieux valait qu’il ne le sache pas car c’était peu ragoûtant. La piste qu’ils suivaient était composée de déchets corporels microscopiques tels des cheveux, des gouttes de sueur, du sang, des desquamations, le tout irradiant faiblement.

Ils remontèrent ainsi jusqu’à une zone industrielle en périphérie de la ville. C’était l’endroit parfait pour se cacher à l’écart de la population le temps d’établir un plan d’action. C’est ce que pensa Émile en voyant les lieux. Plus ils s’enfonçaient dans la zone et plus quelque chose semblait étrange. La zone ne semblait pas aussi abandonnée qu’elle semblait l’être de prime abord. Ils arrivèrent alors dans une rue où plusieurs véhicules de police s’étaient arrêtés dans le désordre le plus complet, gyrophares tournant et éclairant la zone d’une lumière désagréable en dépit de la lumière décroissante d’un soleil couchant. Marc arrêta le véhicule.

« - C’est lui ! » fit Émile.

D’après son bridge, la concentration de particules exodimensionnelles était plus forte que jamais dans cette zone.

« - On dirait que les flics l’ont débusqué avant nous » fit Marc.

« - Nous devons en avoir le cœur net » fit Émile en détachant sa ceinture.

Émile sortit de la voiture, réfléchissant à un moyen d’aller inspecter les lieux malgré la présence policière.

« - Je vais aller voir ! » fit Marc.

Prenant le bridge avec lui, l’homme partit se cacher dans l’ombre d’une ruelle pour se métamorphoser. Sous sa forme de lycanthrope, il escalada le premier bâtiment venu et put se déplacer sur les toits. Il se rapprocha ainsi de l’épicentre de l’agitation sans se faire repérer. Il s’agissait d’un entrepôt, théâtre de violents affrontements. Il y avait là de nombreux impacts de balles et autres projectiles en tout genre. L’odeur du sang oxydé vint aux narines de Marc. Les combats avaient fait des morts. Pénétrant dans l’entrepôt par le toit, il y vit de nombreux cadavres. Il y avait là des agents de police et des vagabonds munis de prothèses comme ceux qu’ils avaient vus dans le charnier la nuit dernière.
A côté de ça, des policiers interpellaient les vagabonds survivants sans ménagement, même si la plupart d’entre eux se livraient sans opposer de résistance. Marc trouva cela curieux mais finit par mettre cela sur le compte de la tension. C’est alors que quelque chose attira son regard. Un éclat de lumière minuscule et à peine perceptible dans l’obscurité sous le toit. Marc s’en approcha. Il s’agissait d’un petit objet de nacre réfléchissant la lumière des gyrophares par intermittence. Marc le ramassa pour l’observer. Il se mit à sourire en le reconnaissant. C’est alors que le bridge émit une petite alarme sonore. Surpris par l’appareil, Marc réagit promptement. Alors que les faisceaux des lampes torches des agents de police balayaient les poutres sous le toit, Marc s’élança et sortit de l’entrepôt. A l’extérieur, la lumière du soleil avait décru plus qu’il ne l’avait pensé. Ce n’était pas un mal, il allait pouvoir en profiter pour rejoindre Émile sans encombre.

« - Alors ? » fit Émile en le voyant sortir de la ruelle.

« - Alors il faudrait mettre une sourdine à votre appareil, il a failli me faire repérer ».

« - Ça veut dire qu’il a fini son analyse. Faites-moi voir ! » s’empressa Émile en arrachant le bridge des mains de Marc.

L’appareil avait effectivement fini son analyse.

« - Hamilton est parti » fit Émile, dépité.

« - Ouais, il a dû tomber sur un os » fit Marc en souriant.

Il tendit sa main, paume ouverte, dans laquelle résidait une canine effilée et ébréchée. Hamilton avait dû se casser la dent en tentant de mordre quelque chose qu’il n’aurait pas dû.
Peu importe, ils devaient trouver un endroit sûr afin de pouvoir ouvrir un nouveau portail et le poursuivre. Mais cela allait s’avérer plus difficile que prévu. En effet, Marc indiqua à Émile qu’il avait remarqué que son bridge avait reçu une balle, certainement la nuit dernière lors de l’embuscade.

Soudain, ils entendirent le son d’une puissante explosion. Les vitres autour d’eux vibrèrent sous l’onde de choc. Qu’est-ce que cela pouvait bien être ? Observant autour d’eux afin de savoir s’ils étaient en danger, ils virent alors dans le ciel une épaisse volute de fumée noire. Elle provenait du centre-ville de North Platte. L’instant d’après, de nombreuses voitures de police, sirènes hurlantes, quittèrent la zone industrielle sur les chapeaux de roues en direction du centre-ville. Les augmentés débutaient leur révolte.

Le point positif était qu’Émile et Marc allaient pouvoir s’introduire dans un entrepôt en toute tranquillité afin de tenter d’ouvrir un portail vers une nouvelle dimension. La balle qu’avait reçu le bridge n’avait pas endommagé ses facultés d’analyse ... il en était tout autre pour la création d’un vortex dimensionnel. Des heures durant, Émile tenta des réparations de fortune mais aucune d’elles ne fut concluante. Les heures défilant, l’humeur d’Émile devenait de plus en plus sombre. Râlant, fulminant, invectivant des interlocuteurs absents, Émile devenait de fort désagréable compagnie. Marc décida alors de le laisser seul quelques instants. Il monta sur le toit de l’entrepôt prendre l’air. Il observa les tours du centre-ville. Il ne savait pas ce qu’il s’y passait mais les bruits des explosions et des pétarades emplissaient l’air sans discontinuer. C’était véritablement la guerre là-bas. Qu’est-ce qu’il pouvait bien s’y passer ?

C’est alors qu’il entendit les moteurs de deux, non, trois véhicules s’approcher dans la zone industrielle. C’était comme si leurs conducteurs s’évertuaient à faire le moins de bruit possible en roulant au pas. Cela intrigua Marc qui tourna la tête dans leur direction.
Les moteurs s’étaient tus. Tendant l’oreille, Marc n’entendait rien. Soudain, il vit une silhouette sur un toit. C’était si bref qu’il se demanda si son imagination ne lui avait pas joué des tours. C’est alors qu’il vit une autre silhouette se faufiler sur un toit, puis une troisième. Se mettant à plat ventre sur le toit de l’entrepôt, Marc observa ces silhouettes qui semblaient curieusement se rapprocher de sa position. Quelque chose n’allait pas avec ces ombres. Elles ne semblaient pas humaines. Elles ne se déplaçaient pas comme des humains ... mais comme des vampires. En un instant, Marc fit le rapprochement. Il s’agissait des mercenaires qu’il avait affrontés dans le désert. Comment étaient-ils devenus vampires ? Comment avaient-ils survécu au soleil en plein désert ? Comment les avaient-ils retrouvés ? Peu importait ces questions ! Ils devaient partir ! Marc redescendit dans l’entrepôt au moment même où Émile jetait un outil inadapté à travers le bâtiment.

« - On doit partir ! Tout de suite ! »

« - C’EST PAS LE MOMENT, MARC !! » cria Émile, plus énervé que jamais.

« - Ils nous ont retrouvés ! Les mercenaires du désert nous ont retrouvés ! IL FAUT PARTIR TOUT DE SUITE !! »

Émile se figea si bien que Marc du venir le secouer par les épaules pour qu’il revienne à lui. Postridge remballa les pièces détachées de son bridge aussi vite qu’il le put et tous deux sortirent de l’entrepôt en quatrième vitesse. Alors qu’ils montaient dans la voiture, une balle vint se ficher sur le toit du véhicule. Émile à l’intérieur, Marc ne s’attarda pas. Inutile de se retourner pour savoir qui venait de leur tirer dessus. Il monta et démarra en trombes. Dans son rétroviseur, il vit les trois mercenaires descendre des toits et repartir vers leurs propres véhicules. Marc serra les dents, ils n’en avaient pas fini avec eux et ils ne semblaient pas vouloir lâcher le morceau.

Marc prit délibérément la direction du centre-ville, espérant profiter du chaos ambiant pour les semer. Durant une bonne partie de la nuit, il ne cessa de changer de direction, s’engouffrant dans des rues et ruelles innombrables. Après plusieurs heures de ce jeu du chat et de la souris, ils n’avaient plus eu de nouvelles des trois mercenaires. Avaient-ils fini par les semer au beau milieu des multiples affrontements qui ébranlaient la ville ? Le soleil allait bientôt se lever, comme tout bon vampire, ils iraient se calfeutrer dans un endroit sombre, à l’abri des rayons du soleil. C’était l’occasion ou jamais de quitter la ville et de les semer définitivement. Prenant plein Est, il conduisit jusqu’à la prochaine ville : Lexington.

Ils arrivèrent à Lexington alors que le soleil brillait depuis plusieurs heures. La guerre civile qui avait ébranlé North Platte toute la nuit durant ne semblait pas avoir épargné Lexington. Dans les rues, plusieurs carcasses de voitures fumaient encore des affrontements de la nuit. Alors que Marc les contournait soigneusement, soudain des crissements de pneus se firent entendre en direction de sa droite. Émile et Marc eurent tout juste le temps de tourner la tête, qu’un puissant véhicule tout terrain vint les emboutir avec une violence inouïe et les projeter contre un mur.

Le choc fut rude mais Marc fut celui qui se reprit le premier. Il fracassa le pare-brise et sortit du véhicule. Sur le capot, il bondit sur celui de leur agresseur. Il reconnut immédiatement l’un des mercenaires à son accoutrement. Cet accoutrement qui le recouvrait intégralement, ne laissant aucune parcelle de peau exposée au soleil. Alors que le mercenaire revenait à lui, il tenta de se munir de son fusil d’assaut. Marc planta ses griffes dans le pare-brise du véhicule ennemi et l’arracha. De même, il arracha le fusil des mains maladroites de son adversaire. Retournant le fusil contre lui, il lui tira en pleine poitrine une longue rafale.

« - ÉMILE !! SORTEZ DE LA !! LES AUTRES NE VONT PAS TARDER !! » cria-t-il.

Encore étourdi par le choc, Émile ouvrit la portière et tomba du véhicule en essayant de sortir. Qu’est-ce qui venait de se passer ? Il avait la tête qui tournait et la vue trouble. Il entendit alors une nouvelle pétarade ; Marc venait de tirer une nouvelle salve sur le vampire.
Soudain des mains puissantes le soulevèrent pour le remettre debout.

« - Émile ! Reprenez-vous ! Il faut fuir ! »

Fuir. Émile avait l’impression de ne faire que ça depuis 24 heures. Il mit un pas devant l’autre fébrilement. Puis au fil des pas, ses pieds devinrent plus sûrs pour finir par courir. Derrière lui, il entendait Marc tirer encore et encore. L’adrénaline coulant à flot dans ses veines, Émile piqua un sprint comme s’il était poursuivi par le diable en personne. Il traversa plusieurs rues et en coupa d’autres sans se préoccuper de la circulation. A vrai dire, Lexington semblait être une ville morte. Il n’avait vu encore aucune voiture circuler dans ces rues. Débouchant dans une nouvelle rue, il ne se rendit pas compte qu’il venait d’échapper à une collision et s’engouffrait déjà dans une ruelle. Derrière lui, Marc, métamorphosé, bondit sur le capot de la voiture qui avait failli renverser Émile et le suivit dans la ruelle.
_____________

A suivre dans le chapitre 373 : Reaper
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Chapitre 372 - Les purs, part 2 :: Commentaires

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Re: Chapitre 372 - Les purs, part 2
Message le Mar 14 Nov - 22:23 par Shion
Tiens, un chapitre plutôt court.

Donc c'est ainsi qu'Emile et Marc sont tombés sur Isaac. Je me demande comment la suite va se passer Smile
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Re: Chapitre 372 - Les purs, part 2
Message le Mer 15 Nov - 9:26 par Jezekiel
Et pourtant en terme de lignes, c'est un chapitre classique de 4 pages. Smile

Peut-être est-ce du au fait qu'il y a peu de dialogues et de ce fait le texte est plus ramassé.
Re: Chapitre 372 - Les purs, part 2
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Chapitre 372 - Les purs, part 2

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