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 Chapitre 52 - la Preuve par quatre

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Jezekiel
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Localisation : Poitiers, Vienne, France

17032012
MessageChapitre 52 - la Preuve par quatre

[Date originale : 23 Juillet 2011]
[Date correctif : 14 Août 2014]
Terre 3458

Avant que quiconque ne comprenne ce qui se passait, la tête de Robertson fut attirée dans une gueule pleine de dents acérées par une langue préhensile, celle d’un reptile quadripède marchant sur un mur et ressemblant à un énorme caméléon néfaste. Soudain deux autres queues vinrent arracher l’autre bras de Robertson et sa jambe droite.

« - Putain de merde ! Robertson ! » cria Johnson qui écarta ses coéquipiers pour tirer sur les créatures.

Tous soutinrent un feu nourri sur les reptiles. Mais ces derniers disparaissaient et réapparaissaient à d’autres endroits … à moins que ce ne soit des individus différents. Si tel était le cas, cela signifiait qu’ils étaient sacrément nombreux. Dans cette éventualité, Westwood choisit de reprendre leur ascension en catastrophe.
A mesure qu’ils gravissaient les marches, ils rencontraient toujours plus de ces infâmes créatures. L’un après l’autre, deux autres membres du commando, dont l’histoire ne retiendra pas le nom, perdirent la vie au fil des marches.
Au 23ème étage, leur folle course s’interrompit. Toute ascension était devenue impossible par la présence de la carcasse d’un des ascenseurs obstruant les escaliers. Ils prirent donc la décision de sortir de la cage d’ascenseur.

Ils se retrouvèrent dans une nouvelle simulation d’environnement. Une nouvelle fois, ils étaient au beau milieu d’une forêt artificiellement constituée. Mais cette fois la verdure ne gênerait pas leur visibilité. En effet, tout était mort. Il n’y avait pas de pelouse et encore moins de hautes herbes. Aucune fleur, les arbres semblaient tous morts et totalement dépourvus de feuilles. A mieux y regarder, leurs branches présentaient de minuscules entailles, comme des traces de fines dents. Même les peintures en trompe l’œil avaient disparu, laissant les murs nus et bien visibles … sauf un. Ayant été manifestement bâti dans un matériau plus friable, le quatrième mur de l’immense pièce avait été abattu laissant apparaître un petit laboratoire de l’autre côté. Le laboratoire bénéficiait d’une large baie vitrée dont aucune vitre n’était restée debout. Les soldats se tenaient sur leurs gardes lorsqu’un léger craquement de brindilles se fit entendre. Mais ils ne virent rien.

« - Bordel ! Un de ces caméléons a réussi à entrer ! » dit Johnson.

« - Lucas ! Lunettes thermiques et neutralise-le ! » ordonna Westwood.

Responsable de la gestion du stock de munitions, Lucas était un homme d’1m90, blanc et une véritable armoire à glace. Physique qu’il avait sculpté à force d’emporter plus de munitions que prévues dans son paquetage.
Tandis que son équipe l’entourait pour le couvrir, il sortit de son sac à dos une paire de lunettes à vision thermique. Même si la bestiole était invisible à leurs yeux par une mystérieuse faculté biologique, elle devait néanmoins dégager une source de chaleur. Il les chaussa donc.

« - Ok ! Ça va être rock’n’roll ! » dit-il en se relevant.

L’équipe s’écarta alors et le laissa se diriger vers la porte qu’ils avaient barrée.
Sans difficultés, Lucas vit la signature thermique de l’animal et alors qu’il pointait sa gatling sur le reptile, ses lunettes affichèrent un signal d’alerte lui signalant une source de chaleur plus importante sur sa gauche. En effet, en tournant la tête il vit une énorme masse de chaleur composite fondre droit sur eux. Ce fut un essaim d’énormes coléoptères qui pénétrèrent dans la tour par les fenêtres brisées. L’essaim se concentra dans un premier temps sur le reptile en le dévorant vivant. Comprenant que la situation devenait critique, Westwood regarda autour d’eux où s’abriter.

« - Toole ! Le plafond ! » cria-t-il.

L’homme, qui n’avait rien à envier à Lucas niveau carrure, comprit de suite ce que son colonel attendait de lui. Sans attendre, il prit une charge de plastique qu’il lança avec force se coller au plafond. Les membres du commando s’écartèrent rapidement de lui. Pointant son M16 muni d’un lance-grenade sur le plastique, Toole tira et le plafond s’effondra entre eux et l’essaim. Rapidement, Giaz bondit par l’ouverture béante à l’étage supérieur. N’y voyant pas de danger immédiat il se pencha par l’ouverture. Muni d’un réseau rudimentaire de tuyaux qui s’enfonçait à divers endroits de son corps, Toole le régla et sa musculature se développa à vue d’œil. Se saisissant de ses coéquipiers par la taille, il les souleva un par un et les expédia vers le trou où Giaz les réceptionna. Toole s’exécuta le plus rapidement possible mais ce ne fut pas encore assez. Une fois le caméléon fini, les coléoptères furent un temps désorientés par la poussière et les gravats qui venaient de s’écrouler. Mais rapidement ils s’orientèrent mieux et menaçèrent à nouveau le commando. Ils fondirent sur le dénommé Trepton. Le soldat ne se laissa pas dévoré sans rien faire. Muni de deux armes de poing, il tira à tout va pour abattre le plus possible d’insectes avant de succomber. Lui et Toole étaient les deux derniers à se trouver encore au 23ème. Westwood obligea Toole à laisser Trepton et à les rejoindre. D’un puissant bond, Toole rejoignit ses coéquipiers au 24ème sans que Giaz n’ait à l’aider. Immédiatement, il fit sauter le plafond du 24ème au dessus de l’ouverture pour tenter de la combler et empêcher l’essaim de les poursuivre. La stratégie fut payante et l’ouverture fut comblée. En revanche, ce qu’il avait fait sauter n’était que l’enrobage de béton de ce qui semblait être un immense sarcophage d’acier suffisamment épais pour ne pas être déchiré par la puissante explosion. Toutefois le commando, réduit à 26 hommes, était en sécurité à cet étage qui était principalement occupé par des générateurs à l’arrêt.
_____________

Terre 7243

Le contraste entre l’intérieur et l’extérieur était saisissant. Hors du dôme d’énergie, la température était celle du plus froid des hivers au plus près des pôles. Mais à peine étaient-ils entrés sous le dôme que la température devint celle d’un automne clément.
Comme prévu, il n’y avait point de gardes pour surveiller les abords du dôme. Humfroy leur expliqua que plus ils se rapprocheront de la pierre estivale, plus les températures seront élevées. C’est pourquoi les différentes cultures nécessaires à la survie du peuple d’Elron ont été cantonnées aux extrêmes limites du dôme où la température est la plus adaptée aux différentes cultures.
Après s’être séparés de leurs vêtements chauds, ils marchèrent le long de petits chemins de terre au milieu des champs parsemés de quelques cabanes en bois. Rapidement, la terre des chemins laissa la place aux pavés des rues du centre-ville et les cabanes aux maisons de pierre.
Les quelques habitants qu’ils croisèrent eurent tous la même attitude. Certains détournèrent le regard, d’autres rentrèrent carrément chez eux, fermant portes et volets.

« - Qu’est-ce qu’ils ont tous ? » demanda Miles, limite contrarié.

« - Tu leur fais peur ! » lui répondit Jeremiah sur le ton de la plaisanterie.

« - Il est vrai que passer inaperçu vêtus de la sorte ne sera pas chose aisée » dit Humfroy.

« - Oh ben, ça, c’est pas un problème ! Notre magicienne maison va nous arranger ça. Io ? » dit Miles.

« - Non ! » répondit simplement Io sur un ton neutre.

« - Comment ça, "Non" ? »

« - C’est le contraire de "Oui" » lui répondit Frédéric, taquin à son tour.

« - Très drôle ! Bon, comment ça "Non" ? Tu ne nous fais pas un petit coup de matérialisation holographique ? »

« - Cela m’est impossible ! »

« - Arrêtes ! On t’a tous vu faire ! »

« - Ce n’est pas de ma volonté mais cette capacité m’est devenue inaccessible » répondit la jeune cyborg.

« - Comment ça se fait ? » demanda Frédéric.

« - Notre énergie est illimitée mais nous avions un surplus sur la Terre 3012 apporté par les nanites qui saturaient le sol. On avait la faculté d’en drainer l’énergie en permanence. Cet apport nous permettait des prouesses technologiques selon le taux et le débit auxquels on drainait cette énergie. Coupée de cet apport, notre énergie reste illimitée et renouvelable mais uniquement pour nos fonctions de base » répondit Reese.

« - La matérialisation holographique n’en fait pas partie. Les tirs d’énergie de haute intensité nous sont également limités en fréquence, ainsi que d’autres fonctionnalités » ajouta Io.

« - Je n’ai point compris votre verbiage mais je vais vous emmener chez un ami artisan détenteur d’un atelier de textile » intervint Humfroy.

Empruntant les petites ruelles pour se faire remarquer le moins possible, ils arrivèrent une demi-heure plus tard à l’atelier mentionné.
L’artisan leur mit à disposition gracieusement toute sa boutique afin qu’ils prennent ce dont ils avaient besoin.
Ainsi Jeremiah choisit un pantalon avec laçage noir, une tunique noire, un surcot marron et un capuchon long marron qu’il rabattit de suite sur la tête.
Frédéric opta pour un pantalon avec laçage vert, une tunique vert sombre et un manteau long gris.
Miles emprunta un pantalon avec laçage d’un bleu terne et une tunique marron sans manches.
Quant à Reese, il prit un pantalon avec laçage blanc, une chemise blanche, une ceinture de cuir noir et une jaquette noire.
Enfin, Io se décida pour une chemise en lin blanc avec une longue robe turquoise.

Une fois habillés plus en adéquation avec leur environnement, tous sortirent par la porte de derrière pour préserver leur nouvelle identité vestimentaire. Ansfrid avait des yeux et des oreilles partout, inutile de lui faciliter la tâche.
Après quoi, Humfroy les amena à la taverne du cheval ivre afin d’y retrouver Néopole, son fidèle ami qui les aidera dans leur mission.
Mais avant de franchir la porte de la taverne, Frédéric exprima le besoin de se rendre compte de ses propres yeux de la tyrannie qu’exerce Ansfrid sur son peuple. Tous désirèrent faire de même, ce que Humfroy comprit parfaitement. Il leur donna donc rendez-vous à l’intérieur une fois qu’ils auront fini.

Bien que tous désirèrent se rendre compte par eux-mêmes, ils se séparèrent, sauf Io et Reese qui restèrent ensemble. Ainsi ils se dispersèrent à travers les rues.
Estimant que c’est là-bas qu’il aurait le plus de chance de constater une quelconque injustice, Frédéric se dirigea, au flair, vers le marché au Nord de la taverne. Contrairement à Frédéric, Jeremiah se dirigea vers le Sud et les quartiers pauvres où la violence devait s’y exercer en toute impunité. Ayant fait croire qu’il désirait la même chose que ses compagnons, Miles prit plein Est, à la recherche d’une seconde taverne. En effet l’idée d'une beuverie l’avait mis en soif. Quant au couple de cyborg, ils optèrent pour l’Ouest sans grande conviction.

Sens sur-développé, son flair mena immanquablement Frédéric au marché dont les effluves de viandes, de fruits et d’autres légumes abondaient. La place était si grande qu’elle semblait être la seule de ce genre dans tout Elron. Nombre de stands y occupaient de façon optimale l’espace où grouillait une population dense. Crieurs et vendeurs s’égosillaient tandis que les clients tentaient de marchander un maximum sur les prix ou les quantités.
Parmi les senteurs diverses et variées, Frédéric décela une odeur qui lui déplut fortement en tant qu’ancien pompier. Se fiant une fois de plus à son odorat, Frédéric arriva dans une petite ruelle adjacente à la place du marché. Bizarrement, il n’y avait personne et toutes les boutiques et ateliers étaient fermés. Tous sauf un d’où émanait des plaintes et de grands rires sadiques.
Posté dans l’encadrement de la porte, il vit cinq gardes brutaliser un commerçant. Ce dernier n’ayant plus les moyens de payer la dîme toujours plus élevée que réclamait Ansfrid, le perfide avait envoyé ses hommes pour mettre fin à son commerce … par le feu. Tandis que trois d’entre eux le rouaient de coups, un quatrième faisait partir plusieurs feux à l’aide d’une torche et le cinquième observait le spectacle en riant alors qu’il était censé faire le guet pour empêcher un quelconque gêneur de s’en mêler. Soudain, ce dernier vit du coin de l’œil Frédéric.

« - Qu’est-ce que tu veux toi ? » lui adressa-t-il en se redressant face à lui.

« - Laissez cet homme et partez ! » lui répondit Frédéric qui contenait tant bien que mal sa colère.

Les gardes se mirent à rire.

« - Et si on refuse, qu’est-ce que tu feras paysan ? » dit le guetteur en l’empoignant par le col.

Sans dire un mot, Frédéric exécuta un mouvement sec et brisa le coude du garde qui cria de douleur. Même s’il n’était pas fort, Frédéric fut intrigué par le contact qu’il avait eu avec le garde. Sa peau était étrangement chaude pour un humain normal. Il devait s’agir des hommes de basse besogne d’Ansfrid dont leur avait parlé Humfroy.

« - Tu as fais une lourde erreur étranger ! » dit l’un des trois gardes qui frappaient le commerçant il y a encore quelques secondes.

« - Tu sais qui nous sommes ? Nous sommes les gardes brûlants du seigneur Ansfrid » dit le second du trio.

« - Ouais, et on va te faire bouillir mon gars ! » dit le troisième qui commença à s’avancer vers Frédéric en même temps que ses collègues.

« - Voyons voir qui va brûler l’autre alors ! » déclara Frédéric avant de retirer son manteau.
_____________

S’enfonçant dans la pénombre des bas quartiers, Jeremiah n’eut aucune difficulté à s’orienter malgré la soif qui commençait à se faire à nouveau sentir. Au détour d’une ruelle, il entendit les gémissements d’une personne faible. Se rendant rapidement sur les lieux, il vit un vieillard manifestement aveugle en train de se faire brutaliser et humilier par deux gardes brûlants. Les deux hommes s’adonnaient à de la violence gratuite manifestement sans aucune raison hormis leur simple plaisir.
Dissimulé dans l’ombre, Jeremiah dégainât son épée dont l’éclat brilla tel un éclair dans la pénombre. Sans aucune forme d’avertissement, il s’avança rapidement vers les gardes qui lui tournaient le dos. En un instant il planta son épée dans la nuque du garde de droite, faisant surgir sa lame de sa gorge. Le garde de gauche n’eut pas le temps de se retourner que déjà Jeremiah l’immobilisait de ses deux puissantes mains. Estimant qu’il n’était qu’un animal, Jeremiah planta ses canines dans le cou du garde et le vida de son sang, étanchant sa soif par la même occasion.
_____________

En quête d’une autre taverne, Miles finit par en trouver une autre assez éloignée du Cheval Ivre : "A l’alcool brûlant".

« - Ça c’est pour moi ! Il me faut au moins ça ! » se dit-il à lui-même avant de pousser la porte de la taverne.

A l’intérieur, le calme régnait. Il faut dire que ce n’était pas les trois hommes assis dans le coin le plus sombre de l’enseigne qui allaient mettre de l’ambiance. Sans se démonter, Miles se rendit de suite au comptoir.

« - Servez moi de ce que vous avez de plus fort ! » dit-il, plein d’assurance.

Le barman le regarda avec crainte. Il ne décrocha pas un mot et lui servit une bière.

« - Quoi ? Tu plaisantes l’ami ? C’est ce que tu as de plus fort ? »

« - Buvez votre bière et partez monsieur » lui répondit l’homme.

« - Non mais c’est quoi ton problème ? Tu peux te la mettre au cul, je ne suis pas venu pour me voir servir juste une bière ! »

« - C’est le bar attitré des gardes d’Ansfrid, vous feriez mieux de partir » lui répondit à voix basse le barman.

« - Qu’avons-nous là ? Mais oui ! C’est un forgeron ! » dit alors l’un des hommes assis dans la pénombre avant que lui et ses deux amis ne se lèvent et s’approchent.

« - Que fous-tu là le forgeron ? Tu n’es pas à ta forge à faire de piètres armes ? »

« - Je ne suis pas forgeron, mec. Laisse-moi » lui répondit Miles.

« - Non contents d’être des putains de voleurs, les forgerons sont aussi menteurs. Vous êtes bien tous les mêmes. Vous ne savez pas forger correctement des armes ».

« - Écoute mon gars, c’est la dernière fois que je te le dis : Casse-toi ! » lui dit Miles.

« - Non ! C’est toi qui vas te casser ! » lui répondit l’homme manifestement éméché, en posant sa main gauche sur l’épaule droite de Miles.

Malgré ses habits, Miles sentit la chaleur peu ordinaire qui se dégageait de la main de l’homme. Comprenant à qui il avait affaire, il se mit à sourire.
_____________

De leurs côtés, Io et Reese vagabondaient dans les rues de la cité sans trop savoir ce qu’ils recherchaient. Nombre de personnes y circulaient et la vie semblait se passer tranquillement. Soudain, la foule s'écarta progressivement devant un groupe de quatre hommes vêtus comme des soldats. Malgré leurs habits, les hommes remarquèrent le couple de cyborgs … surtout Io qui, malgré sa jeunesse, arborait une chevelure blanche.

« - Sorcière ! » cria l’un des quatre hommes en dégainant son arme, imité par ses collègues.

Ils encerclèrent rapidement le couple de cyborgs.

« - Seule la magie du seigneur Ansfrid est autorisée en Elron ! » cria le second homme.

« - Il semblerait que l’affrontement soit inévitable » déclara Reese.

« - Ta déduction semble correcte » lui répondit Io tout en transformant ses bras en lames, mimée immédiatement par Reese.

Autour d’eux, tout le monde se mit à fuir la rue.
_____________

Au nord du Cheval Ivre, Frédéric reprenait sa forme humaine tout en tenant par la gorge l’incendiaire à bout de bras. Les quatre autres gardes brûlants gisaient sur le sol, morts et leurs corps portant des traces de griffures ou des articulations hors norme.

« - Tu es sûr de vouloir jouer à ça ? » lui dit-il en sentant la température du garde augmenter dans sa main.

Comme lors du combat contre le Control Hive, Frédéric se concentra et sa température n’augmenta que dans la main et l’avant-bras qui tenait le garde. Ce dernier, qui souriait jusque là, commença à prendre peur en sentant la main de Frédéric bien plus chaude que son propre corps. En une seule impulsion, Frédéric enflamma sa main et carbonisa la tête du garde jusqu’à ce qu’il cesse de bouger.
Comme s’il revenait à lui, il lâcha le garde en se rendant compte de la cruauté qu’il venait de montrer. Bien qu’il s’agisse d’une ordure, Frédéric se sentait mal et n’excusait en rien son geste. Reprenant ses esprits, il regarda le commerçant, inerte sur le sol de sa boutique. Il s’approcha de lui, s’abaissa et prit son pouls. Il était mort. Surgit alors dans son esprit le souvenir de la mort de Lionnel et sa fille Sofia sur la Terre 8451. Il se releva, prit son manteau et sortit de l’atelier en direction du Cheval Ivre.
_____________

A "L’alcool brûlant", Miles venait de transpercer par derrière le dernier garde brûlant encore debout avec sa propre arme.

« - Tu vois bien qu’elle n’est pas si mauvaise cette arme » lui dit-il avec un petit sourire avant de retirer l’arme de son corps en prenant appui avec son pied sur son postérieur.

Le premier homme gisait assis sur le sol, le dos contre un mur, une partie du visage complètement enfoncé et ensanglanté auquel faisait écho une large tache de sang au-dessus de lui sur le mur. Le second homme était étendu au sol, à côté du tabouret sur lequel était assis Miles quelques secondes plus tôt, répandant son sang à terre.

« - Je suis très déçu par cette enseigne, je ne la recommanderais pas à mes amis » dit-il avant de sortir de la taverne.
_____________

A l’Ouest du Cheval Ivre, Io et Reese avaient été plus softs dans leur réponse, se contentant de trancher la main avec laquelle les gardes tenaient leurs armes et leur permettant de s’enfuir pour endiguer leur hémorragie.

« - Avons-nous là une preuve de la tyrannie d’Ansfrid ? » demanda Io.

« - Ces gardes étant sous ses ordres et nous ayant agressés gratuitement, nous l’avons effectivement » lui répondit Reese alors que leurs bras reprenaient leurs formes d’origine.

« - Dans ce cas, retournons à la taverne ».

Les deux cyborgs rebroussèrent alors chemin.

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Dernière édition par Jezekiel le Jeu 13 Juil - 22:37, édité 2 fois
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Chapitre 52 - la Preuve par quatre :: Commentaires

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Re: Chapitre 52 - la Preuve par quatre
Message le Sam 17 Mar - 15:36 par Shion
[Date originale : 29 Juillet 2011]
Le commando a l'air d'avoir un peu de mal '^^

Bon, je vois qu'à leur manière ils ont tous fini par "sympathiser" avec les gardes d'Ansfrid XD

J'adore Miles qui se fait prendre pour un con par Frédéric pour une fois ^^
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Re: Chapitre 52 - la Preuve par quatre
Message le Sam 16 Juin - 19:35 par Nyko
Je trouves que c'est une bonne idée de montrer le chemin fait par nos héros par d'autres avec différentes façons d'opérer.
Miles a la poisse, il voulait juste boire un coup^^
Re: Chapitre 52 - la Preuve par quatre
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Chapitre 52 - la Preuve par quatre

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