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 Chapitre 363 - Bagage

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Jezekiel
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10092017
MessageChapitre 363 - Bagage

Terre 531 - Le Mans - Camping de la Horde

Sans leader pour les exhorter, pour leur indiquer quelle cible attaquer, ceux qui étaient encore humains il y a à peine quelques heures se désorganisèrent rapidement. Avec la fuite d’Hamilton, sa cohorte de vampires nouveaux nés ne fut rien de plus qu’une bande de vermines que la horde de Thibault éradiqua sans peine.

La nuit redevint calme et silencieuse, déchirée de plus en plus rarement par des râles et autres cris au fur et à mesure que les lycanthropes débusquaient les derniers vampires qui, sentant le vent tourner, avaient tenté de fuir ou de se cacher.

De son côté, Émile faisait pour le moment abstraction de la forme monstrueuse que ses hôtes avaient adoptée lors de cette échauffourée sanglante. A l’instant où le vortex de fuite d’Hamilton n’était déjà plus qu’un souvenir, Postridge s’était précipité dans sa caravane pour y récupérer sa mallette. Il en ressortit immédiatement et déploya la mallette précipitamment à l’endroit exact où le vortex avait disparu.

A peine Hamilton disparu, Thibault s’était éclipsé pour participer à la purge de son camping. Seul Marc était resté avec lui. Grièvement blessé lors de l’assaut, Marc s’était difficilement redressé et avait conservé sa forme bestiale jusqu’à ce que ses blessures se soient suffisamment refermées et qu’il puisse recommencer à bouger normalement. A ce moment, il s’approcha d’Émile tout en reprenant forme humaine.

« - Que faites-vous, Émile ? » demanda-t-il, le plus doucement possible.

« - J’ai conçu cet appareil pour qu’il ... » commença à répondre machinalement Émile, concentré sur les résultats qui commençaient à affluer.

C’est alors qu’il réalisa à qui il s’adressait. Il se retourna vivement, pointant machinalement sa foreuse solaire sur son interlocuteur. Le voyant sous sa forme humaine, Émile se détendit quelque peu et baissa quelque peu son bras.

« - Vous êtes redevenu ... humain ? » fit-il, quelque peu circonspect.

« - Oui, nous pouvons passer d’une forme à l’autre à volonté ».

« - J’imagine que c’est plus pratique pour se fondre dans la foule ... et tromper son monde » répliqua Postridge, plein d’amertume et ayant le sentiment d’avoir été trompé.

Le visage de Marc était sans équivoque, il semblait navré. Non pas navré de lui avoir menti quant à sa véritable nature, mais navré de la façon dont il l’avait découverte.

« - Nous étions sensés vous le dire demain en y mettant les formes, pour éviter que vous ne soyez choqué ... mais l’attaque d’Hamilton nous ... »

« - Qu’êtes-vous ? » le coupa Émile.

Marc fut surpris par cette question.

« - Vous connaissez l’existence des vampires mais pas la nôtre ? »

« - Le Monde des Ténèbres est un des rares domaines dans lequel je peux être étiqueté de néophyte ».

« - Thibault, moi, la Horde, nous sommes tous des lycanthropes ».

« - Lycanthropes ? Le suffixe semble provenir du grec anthrôpos, homme, et le préfixe ... lukos ? Loup ? Littéralement Homme-loup » analysa Émile.

« - Ou loup-garou » ajouta Marc.

« - Quelques uns manifesteraient un certain désaccord en entendant ce terme » fit alors Thibault.

L’homme était également redevenu humain après s’être assuré qu’il n’y avait plus aucun vampire dans les parages.

« - Le Monde des Ténèbres est décidément plein de ... surprises, dirons-nous ».

Thibault et Marc échangèrent un regard tandis qu’Émile se retournait vers sa mallette.

« - La lumière du soleil, les crucifix, l’ail et l’empale sont les remèdes au vampirisme ... quels sont ceux pour le lycanthropisme ? » demanda froidement Émile.

Tandis que Marc n’en croyait pas ses oreilles, Thibault serrait les dents. Devant leur silence prolongé, Émile se retourna et les regarda dans les yeux, tour à tour, sans se dégonfler.

« - Je n’appelle pas ça des remèdes ! » fit Thibault.

« - Du point de vue de l’humanité, ça en est ! »

« - Sous-entendriez vous que nous ne sommes pas humains ? » demanda Marc.

« - Stricto senso, en effet ».

Échauffé par ses récents combats, Thibault pris un instant pour se calmer.

« - Vous avez raison, nous ne sommes plus humains. Mais nous mettons tout en œuvre pour conserver un maximum de notre humanité ... contrairement à ceux que l’on nomme loup-garou qui se sont totalement abandonné à leur part animale. Pour ces derniers, une arme en argent est requise » dit-il.

« - De l’argent ? D’accord ! »

Émile se retourna à nouveau vers sa mallette pour observer les données glanées. Postridge esquissa une petite grimace en constatant que l’analyse n’était pas encore finie. Il fulminait car plus il perdait de temps ici, plus Hamilton en avait pour penser à un nouveau piège ou fuir loin de son lieu d’arrivée.
Marc s’approcha alors lentement d’Émile pour observer son étrange machine. Ce dernier finit par le sentir tenter de jeter un coup d’œil par-dessus son épaule.

« - Vous me rendez nerveux, Marc, heureusement que je n’ai pas d’argent sur moi » fit-il.

Marc se mit à sourire.

« - Que fait cette machine ? » lui demanda-t-il.

« - Elle collecte et analyse les particules sub-spatiales exodimensionnelles pour déterminer le vecteur de fuite inter-dimensionnelle qu’a emprunté Hamilton. Après quoi elle générera une nouvelle anomalie spatiale selon les mêmes paramètres ».

« - ... D’accord ! » fit Marc.

Tandis que les données continuaient d’affluer sur le petit écran cathodique, Émile s’immobilisa. Il observa Marc du coin de l’œil. Avait-il vraiment compris ce qu’il venait de lui dire ou donnait-il le change ? Il ne connaissait pas le système éducatif de cette dimension mais il doutait fortement que ce Marc ait poussé ses études assez loin pour comprendre les tenants et aboutissants de son explication. Mais peu importe, dans quelques instants Marc, Thibault et toute cette planète ne seraient déjà plus qu’un souvenir. Un trou de ver le mènerait sur une nouvelle copie de sa Terre, à la poursuite d’Hamilton.
Il faudrait qu’il reste sur ses gardes en y arrivant. Seules quelques minutes sépareraient leurs arrivées et le vampire, en pleine possession de ses moyens, pourrait très bien l’attendre pour l’attaquer immédiatement. Il faudrait qu’il soit prêt à utiliser sa foreuse solaire immédiatement. A l’évocation de sa foreuse, il se rendit compte de l’erreur que sa précipitation allait lui faire commettre. Sa foreuse était sur sa batterie de rechange. Il l’avait grandement vidée en éliminant les vampires qui s’en prenaient à Marc. Quant à la batterie principale, elle était à sec. Il devait absolument les recharger toutes les deux avant de partir à la poursuite d’Hamilton, sans quoi il courrait à une perte assurée.

Hamilton et ses vampires avaient attaqué le camping à une heure tardive de la nuit, proche de l’aube, afin de prendre la horde par surprise. En effet, les attaques de vampires se déroulaient d’ordinaire dès les dernières lueurs du jour disparues afin de disposer de toute la nuit. Tant est qu’il ne faudrait pas longtemps pour que le soleil apparaisse à l’horizon. A partir de ce moment, il lui faudrait une heure pour recharger une batterie par exposition directe.
Émile se dit que si son périple se poursuivait au-delà de la prochaine Terre, il devrait sérieusement repenser cette technologie afin de recharger les batteries bien plus rapidement. Peut-être modifier les lentilles afin de pouvoir recharger les batteries via une source de lumière artificielle ... voire même les recharger via une prise de courant. Les changements sur la foreuse seraient alors conséquents et hautement chronophages.

Détachant son regard de l’horizon rougeoyant, Postridge reporta son attention sur sa mallette. Celle-ci n’avait toujours pas fini d’analyser les particules. Il fronça les sourcils. Sur la précédente Terre, il avait amélioré son portail en une version 2.0, comme il aimait à se le dire. Une version transportable facilement. Tandis qu’il développait ce nouveau portail, son analyseur avait eu tout le temps nécessaires pour effectuer sa tâche. Il ne lui avait donc prêté aucune attention. C’était donc le second point de sa technologie à améliorer s’il devait continuer sa traque. Réinventer son analyseur en utilisant une technologie dite moderne à base de processeurs informatiques. Voire peut-être même intégrer complètement son analyseur aux systèmes du portail afin d’accélérer encore un peu plus l’ouverture d’un pont vers une prochaine dimension. Un pont ! L’idée l’amusait. Son cerveau cogitait à vive allure. Il pensait qu’il n’avait jamais donné de nom plus pratique d’emploi à tout son appareillage. Allait-il avoir l’autosuffisance de donner son nom à son invention ?

..oO( Mesdames, Messieurs, voici le Postridge 2.0 ! ... Le Postridge version B ?)

Non ! C’était trop lourd et finalement cela donnait de lui une image trop imbue de sa personne. Peut-être quelque chose de plus subtil ? Le Ridge 2.0 ? Le Ridge B ? ... Le B-ridge ? ... Le Bridge !! C’était décidé, son appareillage se nommerait dorénavant le Bridge, le pont entre les dimensions.

Mais tout ces élucubrations ne faisaient pas avancer sa problématique. Il demanda à Marc où il pouvait exposer ses batteries solaires directement au soleil au plus tôt de la matinée. Marc l’escorta jusqu’à une petite colline à l’est du campement. Au sommet de la colline il n’y avait guère plus de végétation que des herbes hautes. L’endroit était parfait.
Bien qu’il lui fit comprendre de plus d’une manière qu’il n’avait nullement besoin de son aide, Marc décida de rester aux côtés d’Émile durant ces deux heures qui promettaient d’être interminables. Le lycanthrope s’avéra particulièrement curieux sur son périple et sa découverte de nouveaux mondes. Postridge finit par s’enorgueillir et lui conta toute son aventure. Comment lors d’une expédition scientifique hautement renommée il avait pour la première fois croisé la route d’Hamilton et comment il l’avait bravement fait fuir avec le fruit d'une ingénieuse invention : la foreuse solaire. Émile enjolivait grandement son périple et mettait de côté le facteur chance qui n’avait cessé de l’accompagner jusque-là. Mais cela, Marc n’en avait cure ; il était subjugué par tant d’aventures et s’émerveillait à l’idée des nouvelles découvertes qu’il ferait en continuant de chasser le vampire.

Les deux heures s’écoulèrent finalement bien plus vite qu’Émile ne l’aurait cru au départ. Tous deux revinrent alors au camping. A l’entrée du camp, Marc s’excusa et prit congé d’Émile. L’homme connut alors un sentiment mitigé. Il était soulagé de ne plus avoir à le supporter, retrouvant sa solitude bien aimée, mais en même temps, il avait fini par s’habituer à sa présence.
En pénétrant plus avant dans le camping, Émile fut surpris de constater que les lieux ne portaient plus aucun stigmate de l’affrontement qui avait eu lieu cette nuit. Force était de constater que ces lycanthropes étaient efficaces pour dissimuler la vérité à leur sujet.
Prenant la direction de la minuscule caravane qui lui avait été prêtée, Émile y retrouva sa mallette, son Bridge, exactement à l’endroit où il l’avait laissé. L’appareil avait enfin achevé son analyse. Il allait enfin pouvoir repartir à la poursuite d’Hamilton. C’est alors que Thibault et Marc réapparurent devant lui.

« - Je constate au sourire qui illumine votre visage que vous n’allez pas tarder à nous quitter » dit Thibault.

« - A vrai dire, Thibault, je pars maintenant ».

« - Je vois, j’aurai une requête à vous soumettre ».

Émile conserva le silence quelques secondes. Quelle pouvait bien être sa requête ? Qu’est-ce qu’il va lui demander ? Émile était suspicieux, il n’était pas du genre à rendre service aux autres puisque les autres ne l’avaient jamais aidé. Devant le silence de Postridge, Thibault poursuivit.

« - Depuis que Frédéric est parti, Marc ne rêve que d’une chose, suivre ses traces. Acceptez qu’il vous accompagne dans vos aventures ».

Émile était désappointé, il ne s’attendait pas à une telle demande. En même temps qu’espérait-il en contant à Marc ses aventures comme il l’avait fait ? Il avait été un imbécile d’avoir ainsi attisé la passion de Marc.

« - Marc, vous savez, quand je vous ai raconté mes péripéties, j’ai beaucoup enjolivé certains aspects ».

« - Je l’avais bien compris, Émile. Je suis passionné mais pas naïf » répondit le concerné.

Émile était à nouveau surpris. Marc s’avérait finalement un peu plus intelligent qui ne l’avait de prime abord jugé.

« - Mon périple n’est pas une promenade de santé ni un voyage touristique » opposa Émile.

« - Marc vous sera donc d’autant plus utile » rétorqua Thibault.

Émile ne comprenait manifestement pas ce qu’il voulait dire.

« - Pour quelqu’un de votre intelligence, vous ne comprenez pas bien vite ... Votre foreuse solaire est certes mortelle pour un vampire, mais que ferez-vous si vous tombez sur autre chose qu’un vampire ? »

Émile comprit enfin où Thibault voulait en venir. Il était vrai qu’en dehors de sa foreuse solaire, il n’avait aucune autre arme pour se défendre. A bien y réfléchir, il avait eu de la chance de n’être arrivé que sur des mondes pacifiques. La force de Marc lui serait effectivement grandement utile si jamais à l’avenir il devait arriver sur une planète hostile. Il serait la tête et Marc les muscles. Et puis la compagnie de Marc n’était pas si désagréable ... contrairement à Thibault. Jamais il n’accepterait de rester deux heures en sa compagnie comme il l’avait fait avec Marc au petit matin.

« - Combien de temps vous faut-il pour vous préparer ? » fit Émile, faisant semblant de céder.

Marc tourna les talons et disparut un bref instant derrière un arbre avant de réapparaître muni d’un épais sac-à-dos, d’une machette tenue en holster de ceinture et d’un fusil à pompe.

« - Je vois, vous aviez bien préparé votre coup ».

« - Depuis que Frédéric est parti, j’ai toujours un paquetage de prêt au cas où une telle occasion se représenterait » fit Marc, tout enjoué.

« - Bien ! Allons-y alors » fit Émile en se retournant vers sa mallette.

Il pianota sur quelques boutons avant que sa machinerie se mette en marche. A quelques mètres devant la mallette, l’air se chargea soudain d’électricité statique. Les feuilles mortes des arbres alentours se soulevèrent et commencèrent à voltiger autour d’un point de l’espace où la lumière semblait décroitre rapidement. Puis une boule d’énergie se forma et grossit avec célérité jusqu’à former un vortex d’énergie. C’était telle une fenêtre donnant sur un autre monde.
Marc ne ratait rien du spectacle qui s’offrait à ses yeux. Il observa le vortex et vit quelque chose qui lui sembla étrange.

« - Il semble faire nuit sur cette autre Terre ».

« - Oui, il y a souvent un léger décalage temporel entre deux mondes » indiqua Émile.

« - Toujours aussi décidé ? » demanda Thibault à Marc.

« - Et comment ! » répondit l’intéressé qui semblait avoir du mal à contenir son excitation.

Thibault lui tendit alors une main. Marc la saisit vaillamment.

« - Puisses-tu nous revenir ! La meute t’attendra ! »

« - Je lui ferai honneur ! »

« - Je n’en doute pas ! ... Et si jamais tu croises Frédéric, fais-lui mes amitiés ».

« - Je n’y manquerais pas ! »

« - Peut-on y aller ? » fit Émile, impatient de mettre un terme à ces adieux.

Marc et Thibault se lâchèrent et Marc avança vers Émile qui refermait sa mallette. Mais juste avant qu’ils ne passent le vortex, un hurlement se fit entendre. Ce n’était pas un cri de souffrance ou de colère mais plus un hurlement mélancolique, comme un loup qui hurle à la lune. Ce hurlement fut bientôt repris par d’innombrables autres loups. Toute la meute disait au revoir à l’un des siens. Thibault se métamorphosa à son tour et se joignit à eux. Marc se métamorphosa également mais ne hurla pas. Le cœur serré, il plaça son poing fermé sur sa poitrine et tourna les talons. Émile et Marc passèrent le vortex qui se referma peu de temps derrière eux.

Marc avait les yeux grands ouverts. C’était la première fois pour lui qu’il posait le pied sur une Terre parallèle. A peine arrivé qu’il déchanta quelque peu. Il ne faisait pas nuit sur cette Terre. Le ciel était obscurci par un épais manteau de nuages noirs. Au loin on pouvait voir les tours d’une sinistre mégalopole aux lumières éparses.

« - Bienvenue sur la Terre 204378 ! » fit Émile.

« - 204378 ? Mais combien y en a-t-il ? »

« - C’est une bonne question ! Je ne me suis pas encore ... »

Marc fit soudain un signe à Émile de cesser de parler. Parmi toute la pollution qui lui arrivait aux narines, il détectait une odeur reconnaissable entre toutes, celle du fer oxydé.

« - Du sang a été versé ! » indiqua-t-il à Émile à voix basse.

Immédiatement, Émile activa sa foreuse solaire et suivit Marc qui les amena rapidement à une scène que leur cerveau mit du temps à leur retranscrire dans son intégralité. Ils étaient face à un charnier à ciel ouvert. De multiples cadavres y reposaient pêle-mêle dans un chaos le plus compliqué. Certains ruisselaient encore de sang, de sueur ou de larmes. Malgré cet horrible spectacle, ils remarquèrent tous les deux quelque chose de peu ordinaire. Plusieurs cadavres étaient amputés et de leurs moignons surgissaient des câbles et autres connectiques. Émile s’approcha du cadavre le plus proche d’eux pour observer de plus près ce qui était pour lui une aberration. C’était des êtres humains dont certains membres avaient été remplacés par une mécanique hautement sophistiquée ... puis arrachée sauvagement. C’est alors que celui qu’il prenait pour un cadavre revint à lui et tenta de lui attraper la cheville. Mais Émile fut plus réactif et parvint à échapper à sa prise. Marc réagit promptement et braqua le fusil à pompe droit sur le visage du mourant.

« - Aidez-nous ... on se ... fait ... massacrer ... »

« - Qui ça on ? Qui vous massacre ? »

Le mourant avait du mal à lui répondre. Il ouvrit et ferma la bouche à plusieurs reprises avant de finir par articuler à nouveau quelque chose.

« - ... Augmentés ... Purs ... »

La dernière victime en date de ce charnier répugnant rendit son dernier souffle. C’est alors qu’un puissant roulement de tonnerre se fit entendre. Émile et Marc levèrent les yeux au ciel et virent une boule de feu aux flammes vertes, blanches et noires fondre telle une fusée vers l’est d’ici.
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FIN DU SOUS-ARC 1
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Chapitre 363 - Bagage :: Commentaires

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Re: Chapitre 363 - Bagage
Message le Dim 10 Sep - 22:18 par Shion
Ah, Emile m'avait manqué ^^

Effectivement, j'ia comme l'impression que dans le monde dans lequel il est arrivé... L'aide de Marc ne sera pas de trop.
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Re: Chapitre 363 - Bagage
Message le Lun 11 Sep - 16:50 par Jezekiel
Tiens ? Pas de commentaire sur le 362, alors que c'est lui qui conclut officieusement le sous-arc ... étonnant :p

Maintenant que ce premier sous-arc est fini, qu'en as-tu pensé ?
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Re: Chapitre 363 - Bagage
Message le Lun 11 Sep - 19:08 par Shion
Ah oui, pour le 362, j'étais assez embêté car une chose m'a pas mal déçu : le comportement de Frédéric vis-à-vis de Milla et de Sandora. Du coup, je voulais prendre le temps de faire quelque un commentaire assez exhaustif.

J'explique mon problème : Sandora a quitté le groupe au début de l'arc "Dead Space" (il y a plus d'un an et demi mine de rien XD), mais vu son message, je n'ai pas considéré qu'elle ait quitté Frédéric. Et ce dernier semblait toujours l'aimer jusqu'à son amnésie. Du coup, quand il dit que Sandora "a été" sa compagne, je ne trouve vraiment ça pas honnête de sa part envers elle (ni envers Milla, d'ailleurs) vu qu'aux dernières nouvelles, elle l'était encore, malgré la distance les séparant. Du coup, moi qui voyait Frédéric comme étant quelqu'un de très droit, je suis assez déçu de l'attitude du personnage.

Attention, ce que j'écris n'est pas un reproche envers ton écriture du personnage. C'est certainement mon interprétation du personnage et de la situation qui sont biaisées. Mais je ne peux m'empêcher de me sentir frustré pour Sandora et de voir Frédéric baisser dans mon estime pour le coup.

Hormis cet élément, j'ai plutôt bien aimé cet arc. Ca change un peu de voir un personnage isolé des autres, et de le voir avoir d'autres préoccupations que les démons et la Grande Bibliothèque. Je me demande si les prochains seront amnésiques et/ou s'ils rencontreront aussi un double de Wade.
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Re: Chapitre 363 - Bagage
Message le Lun 11 Sep - 19:59 par Jezekiel
Je te rassure, je ne prends pas ça pour moi personnellement.

Ta réaction m'embête en retour car je ne voulais pas que les actions et paroles de Frédéric soient interprétées ainsi.

Lorsqu'il a recouvré la mémoire, ses souvenirs ne sont pas venus écraser ceux qu'il avait vécus depuis son amnésie.
Durant son amnésie, il a dû tenter de se reconstruire comme il a pu. Il a dû se réinventer face à des pouvoirs dont il ne connaissait plus rien. Il a dû se réinventer en compagnie de Milla qui lui a servi plus ou moins de guide.
Il a connu de nouveaux sentiments avant même de recouvrir la mémoire de celle qu'il avait aimé avant.

Juste après avoir recouvré ses souvenirs, il a même tenté de ne plus avoir recours à des mesures létales face à ses adversaires. Ses souvenirs lui rappelant combien de fois il avait tué par le passé ... quelque chose dont il avait peur avant de les recouvrir.

Concernant Sandora, il reconnait se rappeler l'amour qu'il a pu lui porter. Mais les sentiments présents qu'il a pour Milla ne sont pas soudainement effacés par les anciens sentiments qu'il avait pour Sandora.
Délaisser Milla pour Sandora, aurait été à mes yeux un peu salaud. Elle a été là pour lui, mine de rien.
"Bon ! Je viens de retrouver tous mes souvenirs. J'en ai une autre qui m'attend. Tu ne me sers plus à rien, salut !"
Tu me diras qu'il a quand même essayé de se barrer sans elle. Mais là c'était plus parce qu'il tenait à elle et qu'il ne voulait pas la voir mourir dans ce qu'il savait qui allait arriver.

Cette expérience l'a changé. Pas fondamentalement, mais ça l'a changé. J'en veux pour preuve qu'à peine arrivé sur les terres du Mastercorps, il fait appel consciemment à Guerre alors qu'auparavant il ne cessait de le combattre et ce dernier ne prenait le dessus sur lui que lorsqu'il perdait connaissance où qu'il puisait trop dans sa puissance.

Tout n'est pas blanc ou noir, il y a tout un tas de nuances de gris. Mine de rien, les paroles de Milla ont eu un impact insoupçonné sur Frédéric.
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Re: Chapitre 363 - Bagage
Message le Ven 15 Sep - 18:28 par Shion
A vrai dire, je pense que ma déception vient plutôt du fait que j'ai parfois trop tendance à raisonner de manière logique, y compris en ce qui concerne les sentiments (ce qui m'emmerde pas mal quand j'essaie de faire des relations un tant soit peu crédibles dans Theomachia d'ailleurs).

J'avais bien compris que Frédéric conservait ses souvenirs post-amnésie, et que c'était pas forcément très sympa pour Milla de la lâcher comme ça. Wink

En revanche, je n'avais pas forcément saisi à quel point l'expérience de l'amnésie l'a changé. Et je pense que ça viendra peut-être plus facilement lors des prochains arcs mettant en scène Frédéric.

Il reste que dans tous les cas, je suis triste pour Sandora, et ce n'est pas vraiment correct non plus envers elle (peut-être que je fais le lien avec certaines de mes expériences personnelles pour le coup XD) Mais je concède que l'un dans l'autre, Frédéric était coincé et doit forcément faire souffrir au moins une personne.
Re: Chapitre 363 - Bagage
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