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 Chapitre 47 - Mémoires oubliées : le Quatrième rituel

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Jezekiel
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Localisation : Poitiers, Vienne, France

17032012
MessageChapitre 47 - Mémoires oubliées : le Quatrième rituel

[Date originale : 18 Juin 2011]
[Date correctif : 5 Août 2014]
Terre 531, Année 3530

Investie des pouvoirs du démon Nocturne, Rose pourchassa les démons de nombreuses années durant et étancha sa soif de vengeance dans le sang de ses proies. Plus d’un siècle après l’éclosion de la rose noire (son surnom), les démons n’étaient plus présents sur Terre. Nul ne sut si Rose avait exterminé jusqu’à la dernière de ces créatures malfaisantes ou si elles avaient choisi de quitter la Terre.

Quoi qu’il en soit, débarrassée des démons, l’humanité se reconstruisit. Avec le retour de l’espoir de jours meilleurs, les humains transformèrent à nouveau ce monde à l’agonie pour le rendre plus accueillant. L’espèce prospéra à nouveau et parmi eux Rose. Ayant trouvé un compagnon dans les ruines du Monde, l’amour finit par refermer les blessures de la femme devenue centenaire dont le physique était celle d’une jeune femme. Peu après avoir connu les joies de l’enfantement, le temps la rattrapa cruellement et les affres de l’âge la gagnèrent rapidement si bien que son fils, Nacht, ne connut point sa mère. Devenu adulte, Nacht eut lui-même une descendance qui s’éloigna du foyer familial et se perdit dans les nouvelles contrées de la Terre.

Devant gérer les dégâts collatéraux de la troisième guerre mondiale, l’humanité créa de nouvelles nations n’ayant rien à voir avec les précédentes. Ces nouveaux fiefs furent donc bâtis dans les régions épargnées par les radiations. C’est ainsi que la France, parmi tant d’autres anciens pays, se fragmenta en plusieurs nations autonomes. Parmi elles, l’île souveraine Corsica devint un temps le phare de la région. L’humanité pouvant être capable du meilleur comme du pire, l’île fut rapidement envahie par une mafia omnipotente qui crût comme du chiendent jusqu’à supplanter les forces de l’ordre. La main mise totale sur l’île, la mafia la dirigeait implacablement et ce à chaque niveau. La planète n’était plus aussi généreuse qu’autrefois et il était dur de se sustenter. La mafia achetait la docilité de la population en la nourrissant un minimum. Minimum que l’on ne trouvait pas forcément sur le continent où tout était bon pour subvenir à ses besoins.
C’est ce qui amena Reinhardt Nakts à devenir mercenaire. Les débuts furent durs et plus d’une fois il échappa à la mort de peu. Mais au fil des années il se perfectionna et devint un homme redoutable.

Enfoui sous une couverture de camouflage en milieu neigeux et une couche de neige, Reinhardt attendait patiemment que sa cible arrive au beau milieu de son réticule. Il était encore très tôt et les rayons du soleil n’apparaissaient pas encore à l’est. Depuis la troisième guerre mondiale et l’invasion des démons, l’être humain avait réappris à se méfier de la nuit ainsi il ne l’affrontait qu’en cas d’extrême nécessité. Ayant dompté son imagination et ses peurs primales, Reinhardt n’avait aucune crainte à se déplacer de nuit. Fort heureusement sa cible n’avait point peur de la nuit également. La richesse de l’autoproclamé comte Adriano faisait croire à ce dernier, par grande arrogance, que la nuit elle-même pliait sous sa volonté et que jamais elle ne montrerait les crocs face à lui.
Adriano, l’un des parrains de l’île, avait pris pour habitude de faire un jogging tous les jours avant le lever du soleil car avec la lumière, disait-il, la lie de l’île sortait de son terrier. Entouré que de peu d’hommes, Adriano aurait été une cible presque trop facile si elle n’avait pas demandé à Reinhardt de se les geler durant plusieurs heures. Gardant l’œil à son viseur thermique depuis quelques minutes, il vit finalement des silhouettes chatoyantes au nombre de trois dans son objectif. Afin de couvrir sa prochaine retraite le plus longtemps possible, Reinhardt choisit d’abattre les deux gorilles qui accompagnaient le comte. Calmement, il cibla le front du gorille de droite qui courait légèrement moins vite que les deux autres et tira. Sûr de son résultat, Reinhardt cibla immédiatement le second homme de main. Tous deux eurent le crâne perforé sans comprendre ce qui leur arrivait.
Bien qu’il ait pu abattre le comte à la suite, Reinhardt choisit de marquer une petite pause afin que sa cible réalise ce qui lui arrivait et qu’il connaisse lui aussi la peur avant de mourir.
Adriano ne réalisa pas de suite ce qui se passait lorsqu’il vit son second garde du corps tomber  à côté de lui. Il s’arrêta et se retourna. Lorsqu’il vit la neige se teinter de rouge sous la tête de ses hommes, il comprit dans un éclair de terreur ce qui se passait. Se mettant à transpirer plus que de normal, il tourna la tête dans tous les sens, comme désorienté. Ne voir personne le terrifia et son instinct lui hurlait de fuir. Il n’avait pas fait cent mètres que quelque chose lui traversa l’esprit : la balle de Reinhardt qui lui était destinée.
Le corps des trois hommes ne sera découvert que deux heures plus tard alors que Reinhardt était déjà au large de l’île, plein ouest.

Afin de ne pas attirer l’attention sur lui, Reinhardt naviguait dans les eaux polluées de la Méditerranée à vitesse modérée, pas comme un fuyard. La troisième guerre mondiale avait eu de très lourdes conséquences sur cette mer et ses environs. Marseille ayant été l’une des villes ciblées par les bombes, il ne pouvait pas accoster sur la côte de cendres, anciennement appelée côte d’azur. Il dut donc contourner l’ancienne Espagne, en prenant bien au large du Pays basque, afin de regagner son fief à Poitiers, en République Démocratique Pictavienne.
Bien que Poitiers fut la capitale de la république, Nakts était parvenu à y acquérir, grâce à ses finances et sous un faux nom, l’ancien Espace Mendès France, centre culturel hôte de diverses expositions aux XXème et XXIème siècles. Il ne l’avait pas eu pour cher car en cette époque de survie, qui se souciait encore de la culture ? Reinhardt l’avait transformé de l’intérieur en véritable bunker mais qui ne laissait rien deviner de l’extérieur.
Ses sens quelque peu engourdis en Corsica, ce ne fut qu’à bord de son bateau, en se réchauffant, qu’il se rendit compte avoir reçu une seringue hypodermique dans le mollet. Ne ressentant aucun effet secondaire, il supposa que le tranquillisant était périmé, comme la plupart des produits anesthésiants datant d’avant la grande guerre. Toutefois, arrivé en son bastion, il préféra avoir le cœur net et lança une analyse complète sur les restes du produit contenu dans la seringue. Le spectromètre de masse indiqua une forte concentration de tonifiants et diverses vitamines mais aussi un produit indéterminé.

« - Se tromper entre excitant et anesthésiant … encore des lumières » se dit-il à voix haute.

« - Ce qui n’est pas votre cas, monsieur Nakts » dit une voix féminine dans son dos.

Sans sursauter ni même paniquer, Reinhardt se saisit du magnum planqué sous la table et se retourna en visant en direction de la voix en une fraction de seconde. Face à lui, un trio insolite composé d’une femme, d’un malabar noir et d’une enfant. Ils restèrent ainsi sans dire un mot plusieurs secondes durant lorsque la femme prit la parole.

« - Comptez-vous nous tirer dessus ? »

« - Êtes-vous venus mourir ou m’engager ? »

« - Si j’avais voulu te tuer, tu ne l’aurais même pas su petit homme ! » dit le mastodonte.

« - Peut-être ou peut-être pas ».

« - Suffit Ahkmed ! » dit la femme.

« - Je vous prie d’excuser les manières d’Ahkmed. Il est bon en tant que garde du corps … beaucoup moins en diplomatie. Nous sommes venus vous demander votre aide ».

« - Je ne suis pas dans vos moyens ! »

« - Nous avons de quoi payer, ce n’est pas ce qui nous manque » répondit la femme avec un sourire.

« - Je veux d’abord en voir la couleur ! »

La femme sortit de sous sa veste une lourde bourse qu’elle lança à Reinhardt. Nakts l’attrapa de la main gauche. Sentant son poids, Reinhardt fut curieux au sujet de son contenu. Sans quitter les trois intrus du regard, il desserra le garrot de la bourse avec les dents et la retourna pour en vider le contenu. Quelle ne fut pas sa stupéfaction de voir pleuvoir une pluie étincelante de diamants, saphirs, rubis et émeraudes.

« - Ça fait longtemps que je n’avais pas vu ce genre de cailloux ».

« - Et ce n’est qu’un acompte ! » affirma la femme.

« - Qui voulez-vous que je tue ? » demanda Reinhardt en baissant son arme.

« - Personne ! Nous voulons que vous escortiez cette jeune fille jusqu’en Égypte ».

« - Je ne suis pas une baby-sitter ! »

« - Nous vous paierons dix fois ce que vous venez de renverser sur le sol ».

« - Mais je peux faire une exception pour cette fois ».

La femme et Ahkmed restèrent dans les lieux le temps que Reinhardt regroupe ce dont il avait besoin pour la mission. Il lui fut assuré qu’il n’aurait besoin que de protéger la fillette de dix ans, qu’elle n’aurait pas besoin de lui pour autre chose. C’est ainsi que Reinhardt partit le lendemain matin à l’aube avec la fillette jusqu’à la Rochelle en voiture, prendre son bateau pour rejoindre les côtes égyptiennes.
La traversée en bateau demanda quelques jours durant lesquels Reinhardt resta constamment à la barre et la fillette dans la cale. Il ne sut pas comment elle se sustenta mais il s’en fichait. On lui avait bien précisé de ne pas s’occuper d’elle autre que pour sa sécurité.
Arrivés sur le rivage égyptien, ils se mirent en marche en direction des anciennes pyramides comme le stipulait son contrat. Bien que sur ses gardes, car on ne l’avait pas recruté pour rien, leur marche se passa sans embûche majeure jusqu’au soir du septième jour.
Ils s’étaient arrêtés pour la nuit dans une minuscule oasis abandonnée. Reinhardt alluma un feu rudimentaire, histoire de repousser les chacals. Il se grilla un petit lézard trouvé au hasard des dunes plus tôt dans la journée.
Soudain, malgré l’absence totale de vent, le feu s’éteignit purement et simplement, ce qui étonna Reinhardt.

« - Okay ! Les paris sont ouverts dirait-on ! » dit Reinhardt en se relevant, sortant deux fusils mitrailleurs et se rapprochant de la gamine.

La pleine lune leur prodiguait un minimum de luminosité mais ils ne voyaient rien. C’est alors que la luminosité ambiante s’éteignit progressivement. De sombres nuages vinrent masquer la lune. Soudain, Reinhardt entendit des bruits de pas rapides dans le sable. Rapidement, il rentra l’une de ses armes et enfouit sa main gauche dans son sac pour en ressortir des lunettes de vision nocturne. Il eut tout juste le temps d’entr’apercevoir des silhouettes furtives du coin de l’œil. Réagissant promptement il tenta de les cibler et tira plusieurs salves de balles mais sans abattre quoi que ce soit.

« - Bordel ! C’est quoi ces trucs ? » dit-il à voix basse.

Il sentit soudain la température ambiante monter. Le sable devenait brûlant. Munis d’épais boots, Reinhardt pouvait encore résister à cette chaleur mais pas la fillette munie de petites chaussures en cuir. Il rengaina alors une de ses armes et la souleva de son bras gauche.

« - Accroche-toi et serre fort ! » lui dit-il avant de la lâcher et de ressortir son arme.

A sa droite il vit une forme grossir. De sous le sable sortit une masse cristalline, du verre qui prit progressivement la forme d’une sorte de table.

« - Putain ! Mais dans quoi je suis tombé ? »

« - Bienvenue à ton sacrifice ! »

Ce fut la première fois qu’il entendit la fillette accrochée à son cou dire quelque chose avant qu’elle ne le morde à la jugulaire. Reinhardt était si tétanisé par cette douleur qu’il en lâcha son arme gauche. Sortant de sa torpeur, il tenta de s’en défaire mais sans y parvenir. La fillette possédait une force hors du commun si bien qu’il dût se résoudre à la tuer. Il lui tira une balle en pleine tête, s’explosant le tympan gauche par la même occasion.
Le corps de la fillette tomba au sol lourdement. Reinhardt porta sa main gauche à son cou comme pour arrêter l’hémorragie tandis qu’un filet de sang s’écoulait de son oreille. Grandement affaibli, il vit avec stupeur la fillette se relever.

« - Ce n’est pas très gentil de me tirer dessus monsieur Nakts ! » dit-elle sur un ton détaché.

« - Attrapez-le et mettez-le sur la table ! »

De la nuit sortirent deux ombres titanesques. Avec des réflexes amoindris, Reinhardt parvint tout de même à tirer sur l’une d’elles. L’homme regarda les impacts de balles sur sa poitrine et redressa la tête pour le regarder et émettre un petit son d’amusement. Il reconnut alors Ahkmed qui le désarma d’un revers de la main. Lui et son collègue le soulevèrent et l’immobilisèrent sur la table. De cette dernière surgirent des entraves au niveau des poignets et des chevilles faites dans la même matière.

Sans dire un mot, les deux mastodontes se reculèrent et une autre personne apparut. Vêtue d’une houppelande, la femme leva les mains au ciel et soudain un brasier s’alluma les encerclant complètement. La lumière du feu aveugla Reinhardt qui portait encore ses lunettes de vision nocturne.

« - Vous n’avez plus besoin de ceci » dit la fillette en les lui retirant.

La scène était devenue bien plus lumineuse et Reinhardt put distinguer les traits de la femme qui venait d’allumer ce brasier.

« - Nom de dieu ! Vous ne vous êtes pas retirée de la Terre ! » dit-il d’une voix faible.

« - Ne prononce pas son nom en notre présence ! » dit Ahkmed avant de le frapper au visage du revers de la main.

« - Ahkmed ! … Sahkm, arrête tout de suite cela fils de chienne ! » dit la fillette d’un ton très hostile.

« - Excusez-moi maîtresse » dit l’homme en se courbant en deux.

« - N’oublie pas qu’il sera bientôt ton vaisseau donc ne l’esquinte pas » ajouta-t-elle sur un ton plus doux.

Puis les yeux de la fillette s’illuminèrent en rouge et elle commença à réciter un rituel incompréhensible dans des gargarismes et raclements de gorge immondes. Pendant ce temps une autre créature apparut et leva à son tour les mains vers le ciel, en forme de coupe. Une matière d’un marron très sombre, semblable à de la boue, vint s’agglutiner dans ses mains. L’eau de l’oasis prit la même teinte et vint s’ajouter à la masse en une gigantesque sphère. La démone baissa ses mains et tendit les bras devant elle, comme si elle portait quelque chose de précieux. La fillette se remit soudain à parler en français.

« - Reinhardt Nakts ! Descendant de Nacht, fils de Rose, tu es présent devant nous pour expier les péchés de ton ancêtre et devenir notre serviteur … »

« - Plutôt crever ! » dit le concerné en crachant à la figure de la fillette.

Immédiatement Sahkm s’emporta, prêt à le frapper mais la fillette lui barra la route de son frêle bras et le démon se retint.

« - Mourir ? Oh mais ne t’inquiètes pas ! Tu croiras mourir mille fois lorsque Sahkm s’insinuera en toi ! » dit la fillette tandis que Sahkm souriait de tous ses crocs.

« - Et ça commence maintenant ! » dit le colosse.

Il s’avança vers lui et lui arracha sa veste et son t-shirt. Puis lentement, il enfonça ses griffes dans la poitrine de Reinhardt en se délectant de chaque millimètre et de l’horrible souffrance qui en résultait tout en prenant peu à peu sa véritable forme de démon. Puis il écarta progressivement les côtes et ouvrit à l’air la cage thoracique. Reinhardt cessa de crier, tombant dans le coma.
La démone qui avait amassé la sphère de boue s’avança et la déversa dans la cage thoracique de Reinhardt. Ses chairs se nécrosèrent et des pustules purulentes apparurent sur son derme. La fillette s’avança à son tour une fois l’autre démone retirée. Elle planta une dague à la lame complètement tordue dans le cœur de Reinhardt. Ce dernier reprit alors connaissance. Il ouvrit les yeux d’où émanait une lumière jaune. Il ouvrit la bouche comme pour crier sa douleur mais nul son ne sortit. A la place un essaim particulièrement dense de mouches s’échappa. Sahkm sauta à califourchon sur la table et intercepta l’essaim qui rentra dans sa gueule.
Lorsque l’ultime mouche entra dans sa bouche, Sahkma la ferma. Il fut pris de convulsions. Du sang noir se mit à couler de ses yeux, nez et oreilles. Ses veines se gonflèrent sous sa peau. Des lésions sombres se dessinèrent un peu partout sur son corps. Des pustules apparurent et éclatèrent immédiatement, déversant leur pu bouillant. Soudain, les joues de Sahkm se gonflèrent et il ne put retenir le vomi qui venait d’inonder sa gueule. Ses entrailles se liquéfièrent et tel un acide, le vomi rongea son estomac et le dissolva. Peu à peu, ce fut tout le corps de Sahkm qui se liquéfia, se décomposa à vue d’œil. Il ne resta plus rien de son corps à peine quelques minutes après le début de la réaction. L’ensemble de ses fluides corporels s’insinuèrent dans l’organisme de Reinhardt. A l’intérieur de son esprit, un violent combat se déroulait entre les différents hôtes. A tour de rôle, et de façon très chaotique, ses yeux changèrent d’aspects. Une fois ils brillèrent d’une lumière blanche, une autre fois la lumière fut rouge (à l’instar des yeux de Sahkm).
La fillette observa silencieusement que des fissures apparaissaient dans les entraves. Bientôt les autres démons s’en aperçurent aussi.

« - Que fait-on maîtresse ? » lui demanda l’un d’eux.

« - Mourir » répondit-elle simplement.

C’est alors que les entraves lâchèrent simultanément. Reinhardt se leva en un éclair. Il porta ses mains à sa poitrine qui se refermait et hurla vers les cieux. Un gigantesque déferlement sombre envahit complètement l’oasis de toute part. La fillette érigea un bouclier d’énergie autour d’elle alors que Reinhardt la regardait d’un regard complètement blanc mais agressif.

Quelques secondes plus tard, le déferlement s’affaissa. Seuls Reinhardt et la fillette étaient debout. Les autres démons n’étaient plus que des masses informes de résidus biologiques. Les épaules de Reinhardt s’affaissèrent et la lumière blanche s’éteignit dans ses yeux, laissant réapparaître ses pupilles. Il s’écroula et la fillette abaissa son bouclier.

« - Est-ce un échec seigneur Marbas ? » interrogea un des démons venant tout juste d’arriver.

« - Il semblerait que cette raclure de Sahkm ait besoin d’un coup de pouce. Le corps de Nakts n’est pas sous mes ordres. Amenez-les sur Feu ! » répondit la fillette en tournant les talons.
_____________

A partir de la semaine prochaine


Dernière édition par Jezekiel le Jeu 13 Juil - 10:57, édité 2 fois
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Chapitre 47 - Mémoires oubliées : le Quatrième rituel :: Commentaires

[Date originale : 21 Juin 2011]
C'est toujours un plaisir de découvrir ces mémoires oubliées Smile

Je trouve ton petit teaser très sympathique... et surtout très accrocheur Smile
 

Chapitre 47 - Mémoires oubliées : le Quatrième rituel

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