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 Chapitre 274 - Déchéance

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Jezekiel
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25102015
MessageChapitre 274 - Déchéance

"La prudence vaut rien sans charisme ! Quand on passe pour un crétin, seuls les crétins obéissent. Mais si tu passes pour le diable, tout le monde se soumet." Note 1

Terre 362 - Mer des Caraïbes

Il faisait nuit mais la pleine lune éclairait bien les eaux turquoises de la Mer des Caraïbes. Cette nuit, la mer était calme, le vent ne soufflait que peu. Tout était réuni pour que l’équipage du HMS SilverFroth, une frégate britannique de 20 pièces d’artillerie, passe une nuit sereine. Mais c’était sans compter sur la vigilance de la vigie postée en hauteur. Bien que l’heure fusse tardive, l’homme était toujours aux aguets. Et pour cause, la Mer des Caraïbes était réputée pour les nombreux pirates qui la sillonnent de long en large. Alors qu’il redoutait de voir poindre sournoisement une menace, ce que vit la vigile fut tout autre. Passant au large d’une île isolée d’à peine un kilomètre carré, insignifiante et sans valeur, la vigie vit un navire mouillant à son large, partiellement masqué par la végétation de palmiers de l’île. Dès qu’il reconnut la silhouette du navire, il connut une poussée d’adrénaline jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il était en perdition. L’un de ses mâts principaux était brisé, le sommet plongeant dans l’eau, et des flammes éparses parcouraient son pont. L’épave en devenir était d’une taille conséquente, ce qui alerta la vigie qui tira sa longue-vue. Il observa avec plus d’attention la structure du navire et reconnut là celle d’un galion. Il s’empressa alors de s’enquérir du pavillon. Son cœur se mit à battre la chamade en reconnaissant le drapeau espagnol flottant encore pour quelques minutes, voire quelques heures, au gré du faible vent.

Les galions espagnols étaient réputés par-delà les sept mers comme transportant fréquemment des montagnes d’or dans leurs cales. Lorsqu’un tel navire était ainsi en perdition, il attirait immanquablement deux types d’équipages : ceux qui désiraient sincèrement leur porter secours, si cela pouvait se conclure sur une rémunération substantielle c’était aux avantages des deux parties, et ceux qui désiraient porter secours à leur butin en précipitant accessoirement la chute de l’équipage. Celui du HMS SilverFroth était de ceux là. Sous couvert de participer à la prospérité de l’Empire Britannique, ils s’étaient mis à piller tous navires en difficultés ou épaves, dussent-ils les réduire à cet état au préalable.

La vigie du navire britannique alerta alors l’officier de pont qui lui-même alerta le capitaine puis tout l’équipage. L’opportunité qui leur était offerte en cette belle nuit était trop belle pour être manquée. La frégate manœuvra lentement, en silence et calmement, sans précipiter les choses. La capitaine fit affaler les voiles en approchant du galion afin d’arriver avec une extrême lenteur. Arrivés à bonne distance, les marins du HMS SilverFroth lancèrent leurs grappins en direction du galion puis, à la force des bras, rapprochèrent leur navire de l’épave à la dérive. Durant l’effort, les britanniques remarquèrent que le pont du galion était jonché de cadavres. Tous portaient l’uniforme des conquistadors espagnols. Certains trouvèrent étrange qu’il n’y ait que des cadavres d’espagnols. Néanmoins cela n’inquiéta pas la grande majorité de l’équipage qui, en réaction, hissèrent un foulard sur leur visage pour se prémunir d’une éventuelle peste.
Quelques minutes plus tard, le galion fut à portée et les britanniques purent l’aborder en toute quiétude. Ce fut d’abord une petite escouade qui débarqua sur le pont du galion. Elle fut chargée de vérifier que les espagnols n’étaient pas morts de la peste. Après en avoir retourné une demi-douzaine, ils confirmèrent au reste des leurs que tel n’était pas le cas. Ainsi l’équipage du SilverFroth débarqua en force sur le pont du galion. Leur unique préoccupation fut dès lors de trouver l’accès aux cales. Pour cela ils déplacèrent les cadavres sans ménagement et finirent par les trouver ... scellées par de lourdes chaînes avec de robustes cadenas. Après avoir tenté en vain de faire sauter les cadenas avec leurs mousquets, les britanniques se mirent alors à retourner le pont supérieur et fouiller le moindre cadavre à la recherche d’une quelconque clef. C’est alors qu’un matelot britannique remarqua une chose bizarre.

« - Il y a quelque chose qui ne va pas avec l’équipage, My Lord ! » déclara-t-il.

« - Quoi ? Ils sont tous morts ? » le railla un autre.

« - Non, My Lord ! Aucun n’est espagnol ! »

Tout britannique qui l’entendit se figea un instant. Personne parmi eux ne s’était intéressé plus que ça à leur physionomie. Ils s’étaient bêtement limités aux habits qu’ils portaient. Chacun observa le visage du cadavre le plus proche de lui et reconnut qu’il s’agissait là d’amérindiens habillés en espagnols. Quelle était cette farce ? Qui avait bien pu habiller des sauvages avec ces uniformes ? Alors que tous se posaient la question, le son sinistre d’une corne retentit. Le son résonna tellement que personne ne parvint à déterminer d’où il venait. En réalité, elle provenait de sous leurs pieds. En un éclair des dizaines de lances surgirent des différents caillebotis du pont. Chacune harponna mortellement un britannique avant de disparaître aussi soudainement qu’elle avait surgie. Chaque caillebotis se souleva alors et déversa sur le pont du galion autant de pirates qu’il y avait eu de lances. Ils s’élancèrent sur les britanniques tels des loups affamés.

« - BIENVENIDO SUR L’ESPERENZA, CAMARADES ! » lança alors l’un des pirates, leur capitaine.

En quelques secondes les siens tuèrent la majorité des britanniques et encerclèrent les ultimes survivants.

« - Je me présente : Milciades Entierro ! »

A ce nom, les derniers britanniques encore en vie firent leurs dernière prières avant d’être sauvagement abattus par les pirates d’Entierro.
_____________

Terre 1960 - Rapture

Les chrosômes d’Atlas avaient investi les Suites Mercure depuis plusieurs minutes. Tous à des stades plus ou moins avancés de dégénérescence physique et mentale, aucun ne lisait les noms inscrits sur les portes de chaque appartement. Ainsi, ils passaient le plus clair de leur temps à fouiller des appartements vides ... ce qui arrangeait le docteur Tenenbaum. La jeune femme était tombée dans les vapes après avoir bu sa troisième bouteille de plasmides. C’était en fait le contrecoup de la première qu’elle avait ingurgitée. La première fois que l’on consomme un plasmide, cela réorganise fondamentalement notre ADN. Cette réorganisation est extrêmement douloureuse et fait tomber en syncope quiconque, même ceux qui sont durs au mal. Néanmoins, cela ne se produit que la première fois. Par la suite notre génome y est préparé et accueille les plasmides suivantes avec moins de difficulté. C’est ce qui explique en grande partie la course aux plasmides qu’a connu Rapture avant sa chute. Seule la première dose étant douloureuse, il n’y avait plus de barrière inconsciente qui nous aurait fait renoncer à la prise d’un plasmide.
Entendant ses anciens concitoyens dans les étages inférieurs, Tenenbaum revint à elle. Elle mit quelques secondes à juger de leur progression par les bruits qu’ils faisaient. Elle se releva et ingurgita les dernières bouteilles qu’elle s’était mises de côté.
Quelques minutes plus tard, le docteur Tenenbaum était méconnaissable. Se sachant condamnée, elle n’avait prêté aucune attention aux altérations physiques que ses plasmides ne manqueraient pas de  provoquer. Le seul objectif de cette dose massive était de partir en beauté en emmenant avec elle le plus d’ennemis possibles. Elle sortit alors de son appartement en hurlant de rage. Alertés par son cri, les chrosômes d’Atlas sortirent précipitamment des logements qu’ils étaient en train d’inspecter. Le docteur Tenenbaum se mit alors à utiliser ses plasmides à tout va. De sa main droite elle lançait des boules de feu tandis que de la gauche elle congelait. L’instant d’après elle usait de télékinésie et envoyait des essaims d’abeilles harceler ses opposants. Elle était devenue une véritable machine à tuer et les chrosômes tombaient comme des mouches sous ses attaques.

« - TENENBAUM ! » cria alors un homme, au rez-de-chaussée des Suites Mercure.

Tous dans la tour s’immobilisèrent. Le docteur se pencha et vit l’homme qui avait crié son nom. Elle ne le reconnut pas. Et pour cause, l’homme, tout comme elle, avait abusé des plasmides mais au contraire d’elle, il l’avait fait dans un objectif à plus long terme et avait donc porté un soin tout particulier à son apparence. L’homme faisait au bas mot 2m50 et sa musculature saillante le faisait ressembler à une statue grecque. Il était entièrement nu et sa peau faisait penser à du bronze doré. Note 2 Tenenbaum se demanda un court instant qui avait bien pu obtenir assez de plasmides et de fortifiants pour obtenir un tel résultat.

« - ... Atlas ! » dit-elle à voix basse.

L’homme disparut soudainement de sa vue. Elle sentit alors une présence dans son dos. Elle se retourna vivement pour le frapper de ses pouvoirs ... mais n’en eut pas l’occasion. Atlas la saisit d’une main à la gorge avec une telle vitesse et une telle force que Tenenbaum ne put rien faire. Atlas la souleva au-dessus du sol.

« - Brigid, tu permets que je t’appelle Brigid ? Tu vas finir par tuer tous mes hommes. Or je vais en avoir besoin. Je ne compte pas me salir les mains outre mesure lorsque je partirais à la conquête de la surface ! »

A ces mots, Atlas la transperça de sa main gauche pour ensuite lui briser la nuque de l’autre.
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Terre 6354 ... Erreur - Trône du Mastercorps

Retourné en extérieur, le groupe observa que le ciel était toujours aussi menaçant. Il était tapissé de nuages de cendres eux-mêmes parcourus d’éclairs écarlates. C’était là le signe que le combat opposant le Mastercorps à Northwood faisait toujours rage. Sans s’arrêter pour observer ce phénomène atmosphérique peu ordinaire, le groupe s’élança en direction du bâtiment principal du Mastercorps, le Trône, sous la direction de Giaz. Par un échange de bons procédés, le reptile avait accepté de les conduire jusqu’au transporteur dimensionnel en échange de pouvoir quitter cette dimension avec eux. Depuis que le marché avait été conclu, Wade surveillait Giaz avec attention. Au besoin, il le pisterait avec sa vision spectrale si jamais il devait leur faire faux bond.

Néanmoins ce n’était pas la préoccupation du reste du groupe. Ils se demandaient comment ils allaient pouvoir rentrer chez eux.

« - Tu as bien dis que le module considérait être rentré à son point de départ ? » lui demanda Frédéric.

« - C’est bien ça ! » répondit Cochran, qui avait du mal à courir de par ses nombreuses blessures.

« - Si on se barre d’ici et qu’on réactive le module, il va nous ramener ici alors ! » répliqua Miles.

« - C’est une possibilité » répondit songeusement Cochran.

« - Si nous nous contentons de retourner dans la dimension précédente, le module du Dr. Richards nous rapatriera immanquablement en ce lieu » intervint Isaac.

« - Pour que vous compreniez pourquoi, il me faut revenir au concept de multivers. Le multivers est défini par l’ensemble des dimensions. Chaque dimension est génératrice d’une multitude d’autres dimensions suivant chaque choix qui s’y est opéré. Le continent américain a-t-il été découvert par les européens ou est-ce l’inverse ? La seconde guerre mondiale a vu Hitler tomber ou l’a-t-il vu vaincre ? Ce ne sont là que des exemples de divergences globales. Mais chaque choix fait par un simple individu est susceptible d’engendrer une dimension parallèle. Néanmoins, une dimension cesse d’être génératrice dès lors qu’un élément exodimensionnel y fait irruption. Cela ne peut être simplement que l’apparition d’un voyageur dimensionnel ... ou même l’ouverture d’un simple portail ouvert par accident ou par test.
A partir de ce moment, la dimension devient unique. Afin d’éviter des paradoxes ou des collisions dimensionnelles dévastatrices, elle sort du schéma de dichotomie multiverselle. Ainsi lorsque l’Unicorps a été créé et que ses membres ont ouvert leur premier portail, leur dimension s’est extraite du lot. C’est pourquoi la dimension où nous nous trouvons actuellement est une aberration ».

Il n’était pas rare que le drone participe aux échanges mais tous sentirent que son intervention sortait de l’ordinaire. C’était comme s’il sortait de sa réserve habituelle.

« - Comment ça se fait qu’on s’y trouve alors ? » demanda Miles.

« - Certaines forces, certains mécanismes ou certains êtres sont assez puissants pour créer des aberrations dimensionnelles. Les relevés énergétiques que j’ai effectué sur Elizabeth démontrent qu’elle a la capacité d’être à l’origine de cette aberration ».

« - Encore elle ? Jamais elle ne va nous lâcher » répliqua Miles.

« - Il n’est pas certain qu’elle ait conscience d’avoir perturbé notre voyage. Ses pouvoirs sont instables et tant qu’elle n’en limitera pas l’usage ou qu’elle ne les maîtrisera pas mieux, elle provoquera l’apparition d’aberrations dimensionnelles d’importances diverses allant d’une simple inversion gravitationnelle localisée à la création de dimensions artificielles ».

« - Cela ne répond pas à la question de Miles. Comment se fait-il que nous nous retrouvions dans cette dimension ... artificielle ? L’Unicorps doit bien être au courant de ce genre de phénomènes, non ? Leur module doit être capable de différencier une dimension naturelle d’une artificielle » intervint Frédéric.

« - C’est exact, Frédéric. Néanmoins les instruments du modules ont été faussés. Il a été directement exposé deux fois aux pouvoirs d’Elizabeth et ... »

« - Quoi ? Non ! Il n’y a été exposé qu’une fois ! » le coupa Cochran.

« - Non ! Deux ! La première fois fut lorsque Elizabeth a créé une faille dimensionnelle directement sur notre emplacement à tous les deux dans le musée de Rapture. Notre acheminement forcé à sa dimension était donc la seconde fois où le module y a été exposé » rétorqua Jeremiah.

« - Jeremiah a raison ! De plus la dimension d’Elizabeth étant elle-même une dimension artificielle, le module est resté décalé et nous a donc envoyés sur une copie artificielle de l’Unicorps ».

Personne ne dit plus rien durant plusieurs minutes. Cela faisait beaucoup d’informations à ingurgiter et digérer d’un coup. Néanmoins, ce fut le vampire qui reprit la parole le premier.

« - Si tout n’est qu’une question de choix, je serais curieux de savoir quel choix a conduit à transformer l’Unicorps en ce Mastercorps » formula-t-il à voix haute.

« - Je peux également répondre à cette question. Lorsque Carnifex s’était relié à moi pour expérimenter de nouvelles formes de tortures, la connexion n’était pas à sens unique. J’ai ainsi récupéré de nombreuses données concernant le Mastercorps et je peux donc retranscrire la chronologie de ce qu’ils pensent être leur histoire ».

« - Comment ça ce qu’ils pensent être leur histoire ? » demanda Frédéric.

« - La réalité où nous nous situons est une réalité artificielle, elle n’existe que depuis peu. Elle n’a pour ainsi dire pas de passé et donc pas d’histoire. Bien qu’elle soit un paradoxe dimensionnel, elle est stable. En créant la dimension de Columbia, Elizabeth lui a accordé inconsciemment un passé cohérent qui rend sa dimension aussi stable qu’une dimension naturelle. Pour une raison qui échappe à tous mes modèles logiques, il en est de même pour la dimension du Mastercorps ».

« - Tu veux dire qu’il y aurait aussi une dimension artificielle de notre Terre ? » demanda Wade qui n’avait rien perdu du discours du drone.

« - Rien ne me permet de l’affirmer mais si tel est le cas ce ne serait également qu’un reflet perverti par l’esprit dérangé d’Elizabeth Dewitt ».

« - Et donc l’histoire du Mastercorps est ... ? » demanda Jeremiah.

«  Tout comme l’Unicorps, le Mastercorps a fait ses débuts en explorant aléatoirement des dimensions. Mais contrairement à la Terre de l’Unicorps, cette Terre était mourante. L’être humain n’a jamais réussi à vivre en symbiose avec son écosystème si bien qu’ils consommaient rapidement leurs ressources ce qui les a poussé à en trouver ailleurs. Trois projets furent menés de front. Le premier était de voyager dans le temps, dans leur propre passé pour piller les ressources de leurs ancêtres. Bien qu’ils ne maitrisèrent jamais cette technologie, ce projet était non viable dès le départ puisque cette dimension ne connait pas de véritable passé. Le second fut d’explorer l’espace. Mais rapidement les dépenses inhérentes à ce projet se chiffrèrent bien trop haut. Ils choisirent donc de percer le voile séparant les dimensions. Ce fut leur va-tout puisque les ressources énergétiques pour ce faire furent incommensurables pour l’état de leur planète agonisante. Agissant comme des conquérants, ils pillèrent la première dimension venue, une dimension où l’humanité  n’avait connu aucune particularité dans son développement sociopolitique et technologique. Ces humains furent exterminés et leur Terre laissée à l’état de planète morte et dévastée. Ils réitérèrent leurs opérations plusieurs fois jusqu’à arriver sur la Terre 2315 ».

« - La Terre des Eert ? » fit Frédéric, stupéfait.

« - Ou plutôt sa copie artificielle, la Terre 2315 α. Une terrible bataille eut lieu sur cette Terre qui a vu la défaite des Eert. Summers a alors pris la décision d’épargner leur Yggdrasil et de le ramener ici pour revitaliser leur propre planète et bénéficier de sa fontaine de jouvence ».

« - Attends attends. C’est qui ça, Summers ? » demanda Miles.

« - Summers est le Roi du Mastercorps ! » répondit Giaz, amère.

« - Le roi ? »

« - Qui crois-tu qui s’assieds sur un trône ? Ce même trône dont nous nous approchons actuellement ».

« - J’imagine qu’ils se ressourcent tous les jours à la fontaine » dit alors Frédéric, dépité.

« - Ce fut le cas au début, jusqu’à ce qu’Yggdrasil ne l’empoisonne. Ils se sont alors tournés vers une autre source ».

« - L’ichôr ! » répondit Frédéric.

« - Où l’ont-ils trouvé ? » demanda Jeremiah.

« - Ils le trouvent à sa source encore actuelle : une divinité mineure et oubliée. Carnifex n’avait pas son nom dans sa database. Tout ce que je sais c’est que Summers l’a soumise et Seven l’entrave avec un puissant sort. Une tierce personne s’occupe de ponctionner son ichôr régulièrement ».

« - C’est ... sordide. Même pour moi » admit Wade.

« - Il est temps que les primates cessent de jacasser comme des volatiles. Nous sommes arrivés au Trône ! » déclara alors Giaz.

Le Trône était un bâtiment gigantesque semblable à une sinistre tour. Son architecture était indéfinissable, empruntant à la fois à l’architecture ancienne avec ses pointes dignes de clochers et à l’architecture moderne avec ses grandes baies vitrées et ses innombrables antennes et paraboles à son sommet. Tous conservèrent le silence devant l’édifice.

« - Pourquoi j’ai l’impression de me jeter dans la gueule du loup ? » demanda Miles.

« - Sûrement car c’est le cas ! Aucun être sain d’esprit ne tenterait de pénétrer le Trône » répondit Giaz.

« - Tu es sûr de savoir où se trouve le transporteur dimensionnel ? » lui demanda Frédéric.

« - Oui ! Ma dimension fut l’une des premières à être ravagée par le Mastercorps. Depuis je suis leur esclave. Avant que Seven ne développe ses pouvoirs, le Mastercorps empruntait systématiquement le transporteur. J’ai eu maintes fois l’occasion de m’y rendre, de l’observer et apprendre à m’en servir pour le jour où je m’enfuirais ».

« - Ce jour est arrivé ! » répliqua Jeremiah en posant sa main sur son épaule.

Mais Giaz n’apprécia pas ce geste amical et dégagea vivement son épaule.

« - Aaaah ! Cette chaleur entre coéquipier, ça me rend tout chose. J’irais même jusqu’à dire que ça me réchauffe le cœur ! » dit alors une voix en provenance de l’intérieure.

Avant que quiconque ne puisse deviner une quelconque silhouette dans l’obscurité, une puissante lumière s’alluma. Une lumière semblable à une torche.

« - Celui-là, il est à moi ! » dit alors Frédéric en déposant délicatement Sandora sur ses pieds. Jeremiah prit le relais en passant son bras sous elle.

« - Je veux, mon neveu ! On n’en avait pas fini toi et moi ! » lui répondit l’inconnu qui s’avança alors.

Il s’agissait de Ross, le pyrokinésiste. En réponse, Frédéric s’enflamma à son tour. Ses flammes étaient redevenues normales.

« - Allez, les brochettes ! Passez avant que je ne change d’avis, je vous rattraperais pour vous faire griller après avoir buté votre pote l’imitateur » dit alors Ross.

Personne ne bougea durant plusieurs secondes. Le vampire observa la réaction de Frédéric. Ce dernier fit un discret geste de la tête pour leur dire d’avancer. Le groupe se mit donc à avancer, au pas d’abord puis au fur et à mesure, ils se mirent à courir. Alors qu’ils passaient au niveau de Ross, celui-ci connut une réaction.

« - J’AI MENTI !!! » dit-il sur un ton sadique, prêt à les carboniser en se tournant vers eux.

Mais ce fut compter sans Frédéric. L’homme s’était douté de la fourberie de Ross. En un bond, il était sur lui. Il lui enfonça ses griffes dans l’abdomen tout en le projetant avec violence contre le mur du couloir. Ross accusa le coup durant un moment avant de se redresser et de se mettre à rire.

« - OUIIIIII ! Quelle douleur EXQUISE !!! »

« - Si t’as aimé ça, tu vas adorer ce qui va suivre ! »

« - ATTENDS ! ... Attends ! Je ne peux pas continuer comme ... CA !! Tu es un ... IMPOSTEUR !! Je n’aime pas les ... IMPOSTEURS !! Ici, c’est MOI le flambeau humain, pas TOI !! »

Ross ramena ses bras contre sa poitrine comme s’il agrippait quelque chose. Soudainement, les flammes de Frédéric s’échappèrent de son corps et furent absorbées par Ross. Mais Frédéric ne fut pas surpris.

« - Décidément, de l’Unicorps ou du Mastercorps, un Ross reste un Ross » dit-il simplement.

« - Non, non, non, NON ! Pas ce NOM ! Mon NOM c’est MATCH !!! » répliqua Ross comme un dément.

« - Match ? Comme l’allumette en anglais ? Tu sais ce qui arrive à une allumette lorsqu’elle s’est complètement consumée ? »

« - Oui, elle est encore plus GRANDE puisqu’elle a allumé un brasier IMMENSE !! »

« - C’est ce que nous allons voir alors ! »

A ces mots, Frédéric s’embrasa à nouveau. Et à nouveau Match tenta d’absorber sa flamme. Néanmoins, ce n’était pas la première fois que Frédéric était sujet d’un tel phénomène. Il maintint donc sa flamme avec toute sa volonté, puisant au fond de lui tandis que Match l’absorbait au fur et à mesure, créant un véritable pont de flammes entre eux. Peu à peu, la flamme de Frédéric devint de plus en plus rouge. Peu à peu, un sentiment d’affolement envahissait Match.

« - Non ! Non ! NON ! C’est TROP !! »

Frédéric ne répondit que par un simple sourire. C’était lui qui maintenait dorénavant le pont de flammes entre eux. Tout en se rapprochant pas à pas de Match, il projetait sur son adversaire toute la puissance ardente dont il était capable jusqu’à ce que ses flammes deviennent entièrement noires. Arrivé à une distance de corps à corps, Match leva les bras au ciel, tentant d’évacuer le surplus d’énergie en hurlant de douleur. Frédéric plaça ses griffes sur les épaules de Match pour lui faire rabaisser les bras. Ses flammes noires devinrent si intenses qu’aucun d’entre eux ne fut plus visible durant plusieurs secondes. Après quoi, le brasier d’onyx se dissipa en un instant. Frédéric tenait entre ses mains le cadavre de Match entièrement calciné et rabougri ... telle une allumette consumée.
Toutefois cette manœuvre n’avait pas été sans conséquences. Frédéric s’était dangereusement approché des ténèbres enfermant son hôte malveillant. Sa respiration était chaotique et bruyante. Des flammèches noires émanaient de ses orbites. Il finit par lâcher le cadavre calciné de Match et se concentra sur sa respiration en fermant les yeux.

..oO( Calme-toi ! Ne le laisse pas prendre le dessus ! Reprends-toi ! Sandora a besoin de toi !)

Cet espèce de mantra agit comme un baume apaisant. Il regagna progressivement une respiration calme et posée. Lorsqu’il rouvrit les yeux, plus aucunes incandescence noire n’en échappa. Il était temps de rejoindre les autres, Match ne devait pas être le seul cerbère.

De son côté, le reste du groupe s’insinua dans l’édifice jusqu’à parvenir aux ascenseurs. En voyant le petit écran au-dessus des portes qui indiquait l’étage où se trouvait l’ascenseur, ils décidèrent de ne pas attendre Frédéric ; Il saurait où les trouver en arrivant là. Tous s’engouffrèrent donc dans la cabine et Giaz appuya sur le bouton de l’étage 50. L’ascenseur se mit en marche normalement et s’éleva sur plus d’une vingtaine d’étages avant de s’arrêter et d’ouvrir ses portes. En face d’eux, il n’y avait personne, seulement un couloir ressemblant à celui d’un hôtel luxueux.

« - Ça recommence, comme à la tour Horizon ! » fit Miles.

« - Qu’y a-t-il à cet étage ? » demanda Wade.

« - Rien de particulier. Uniquement les habitations des membres du Mastercorps » répondit Giaz.

« - Y a-t-il une intelligence artificielle gérant le bâtiment ? » demanda Jeremiah.

« - Je ne crois pas ».

« - Pourquoi les portes ne se referment pas, alors ? » fit Miles en tapotant frénétiquement le bouton du 50ème.

C’est alors qu’il entendit un tapotement semblable, comme en écho au sien. Il fit un pas vers l’extérieur de la cabine, intrigué, et vit une main maintenir appuyé le bouton d’appel de l’ascenseur. Il eut à peine le temps de remonter le long du bras que déjà l’inconnu l’agrippait et le sortait de la cabine avec violence. Projeté à cinq mètres de l’ascenseur, Miles se retourna et mit du temps à comprendre ce qu’il voyait : une espèce d’énorme araignée se tenant au plafond et dont l’un des membres était tendu vers le bouton d’appel. C’est alors qu’il comprit qui c’était : le Bernhard de cette dimension métamorphosé en son alter-ego démoniaque, en asura. L’homme tourna la tête vers lui et bondit au sol.

« - On a quelque chose sur le feu, toi et moi ! » dit-il en faisant craquer les jointures de ses six mains.

Miles se métamorphosa alors en démon.

« - Carrément ! »

Derrière Bernhard, Miles vit Wade retenir la porte de l’ascenseur qui voulait bien se fermer, maintenant que Bernhard avait arrêté de la maintenir ouverte.

« - Poursuivez ! J’en ai pour quelques minutes et je vous rejoins ! » leur adressa-t-il.

« - T’es bien optimiste pour un mec déjà mort ! T’oublies que tu n’as que deux bras » lui adressa Bernhard.

« - Ça me sera amplement suffisant pour te botter le cul ! » répliqua Miles.

Les deux démons se jetèrent l’un sur l’autre et échangèrent de nombreux coups. Pour chaque coup que Miles donnait, il en recevait trois en retour. Même si son adversaire n’avait pas une force physique semblable à la sienne, Miles ressentait bien chacun de ses coups. Après plusieurs secondes où il se crut submergé par son adversaire, Miles se soustraya un instant au regard de Bernhard avant de réapparaître à plusieurs mètres de lui, accusant quelque peu le coups.

« - Qu’est-ce que ... » fit son adversaire.

« - Tu crois quoi, mon gars ? Que t’es le seul à avoir un atout dans ta manche ? »

« - Et ton pouvoir c’est de fuir la queue entre les jambes ? » le railla Bernhard.

Miles serra les dents et fronça les sourcils avant de se rendre compte qu’il y avait nombre de projectiles potentiels dans le couloir où ils se trouvaient.

« - On va voir comment tu te démerdes dans un combat à distance ! »

Sans attendre, il téléporta ses mains se saisir d’un banc, de le ramener à lui et de l’envoyer avec force sur Bernhard. Ce dernier frappa le banc de ses trois poings droits et le fendit en deux. Il se redressa et se mit à sourire de façon impertinente. Miles se saisit alors de deux chaises qu’il envoya sur Bernhard quasiment en même temps. Sans attendre de le voir les fracasser, il s’en saisit de deux autres et les lança à son tour et ainsi de suite, de plus en plus vite. Mais Bernhard assurait et fracassait de ses multiples poings tout ce que Miles lui lançait à la figure telle une mitrailleuse. Marquant un temps mort, cherchant du regard un quelconque objet à envoyer, Miles se fit surprendre par Bernhard. Ce dernier avait anticipé ce moment et avait bondi vers lui tel un félin.

« - ME VOILAAAA !!! »

Miles reçut un triple crochet au visage qui le déstabilisa. Après quoi, Bernhard enchaîna et le mitrailla de coups au son d’une hurlante déjantée.

« - HolaHOLAHOLAHOLAHOLAHOLAHOLA ».

Miles croulait littéralement sous les coups reçus lorsqu’il parvint à se concentrer suffisamment pour manifester une queue démoniaque, l’enrouler autour d’une des jambes de Bernhard et le faire chuter à la renverse. Fulminant et sa queue toujours enroulée autour de la jambe de Bernhard, Miles lui asséna un puissant coup de coude et brisa le membre de son adversaire. Celui-ci cria de douleur pour la première fois du combat. Après quoi, Miles l’envoya valser à plusieurs mètres d’un bon coup de fouet caudal. Tandis qu’il se reprenait, Miles vit Bernhard se relever péniblement et se mit à sourire.

« - Là tu commences à ressembler au Bernhard que je connais ! » lui dit-il.

« - Ce n’est que temporaire ! » lui assura son interlocuteur.

En effet des craquements inquiétants ne tardèrent pas à se faire entendre. Les os de la jambe brisée de Bernhard se remettaient en place progressivement.

« - Putain ! Toi aussi t’as reçu de ce machin ? »

« - De l’ichor ? Oui, en effet ! C’est fort pratique ! Toi en revanche, tu vas regretter de ne pas en avoir reçu ! »

« - Pas besoin de cette cochonnerie ! »

« - C’est ce qu’on va voir ! »

Bernhard se jeta alors à nouveau sur lui mais cette fois tout ce qu’il frappa ce fut l’air. Miles s’était à nouveau téléporté.

« - T’arrives pas à suivre, on dirait ! Je suis là du con ! » lui dit-il.

Bernhard se retourna et vit Miles devant la porte des ascenseurs.

« - Quand t’en auras marre, ou que tu seras trop fatigué, je t’aurais ! Moi, je peux jouer à ce petit jeu indéfiniment ! » lui assura Bernhard, qui s’élança à nouveau sur lui.

Mais à nouveau Miles se téléporta et esquiva la ruade de son adversaire. Il recommença cela à plusieurs reprises, énervant Bernhard un peu plus à chaque fois. Ce stratagème lui donna le temps de réfléchir à un plan sur le plus long terme.
Cette fois, il se tint immobile mais fit disparaître ses poings à l’insu de Bernhard. Ce dernier se rua à nouveau sur lui et vit les poings de Miles lui arriver en pleine figure de nulle part. Cette attaque lui fractura la mâchoire. Ayant tout juste le temps de réaliser ce qui était arrivé, Bernhard reçut deux autres coups de poings dans les côtes. Ne comptant pas se laisser prendre de vitesse, Bernhard se mit à mitrailler l’air devant lui à une telle vitesse qu’il créa un rempart contre les attaques de Miles. Tous deux rivalisèrent de vitesse durant plusieurs minutes jusqu’à ce que le rythme de Miles baisse de façon drastique, à presque la moitié en nombre de coups par seconde. Bernhard vit là une faille dans la technique de son ennemi et s’élança vers lui tout en continuant de frapper à tout va.

« - Qu’est-ce que je t’avais dis ? Tu faiblis ! Tu es à moi !! »

C’est alors que Miles décupla sa musculature, utilisant les pouvoirs de Nwa, et asséna un coup beaucoup plus puissant que les autres. Il fracassa tous les os de deux des trois bras droits de Bernhard. Avant que ce dernier ne puisse hurler de douleur, un autre coup vint le frapper sur le côté gauche, éclatant ses omoplates. Après quoi Miles disparut de la vue de Bernhard pour réapparaître dans son dos, suspendant sa dernière attaque.

« - Je ne faiblissais pas, je concentrais mes forces ! »

A ce moment, il lui porta un terrifiant direct du droit en pleine colonne vertébrale. Il laissa son adversaire tomber au sol, complètement désarticulé. Dans l’esprit de Miles, les démons enfermés dans les cages psychiques criaient en cœur de tuer Bernhard. A eux, vint se joindre Desmond, qui l’encouragea également à en finir. Que s’il le laissait ainsi, il pourrait revenir l’emmerder au pire moment et l’empêcher de quitter ce monde. Depuis que Desmond partageait son esprit, rarement lui et Nocturne étaient tombés d’accord mais cette fois ce fut le cas. Nocturne lui suggéra également d’en finir. Miles avait parfaitement conscience qu’ils avaient tous raison. Bien qu’handicapé actuellement, Miles savait fort bien que l’ichor qui coulait dans les veines de Bernhard allait bientôt le remettre sur pieds. Il posa sa main sur le crâne de Bernhard et le souleva ainsi. Puis il téléporta sa main ainsi que la tête de Bernhard à un mètre devant eux. Il la lâcha et ramena sa main à lui. Il venait de décapiter sobrement son adversaire. Tout en tournant les talons en direction de l’ascenseur, Miles sentit l’essence de Bernhard pénétrer son paysage mental. Immédiatement, il le confina dans une nouvelle cellule de foudre.

Devant l’ascenseur, il appuya sur le bouton pour l’appeler. Quelques secondes plus tard, les portes s’ouvrirent sur Frédéric, adossé au fond de la cabine. Tous deux furent contents de se retrouver. Même s’ils n’avaient été séparés que durant quelques minutes, on pouvait lire sur leur visage que leur combat avait été éprouvant.

« - Quel étage monsieur désire-t-il ? » lui demanda alors Frédéric.

« - Le 50ème, s’il vous plait ».

« - Très certainement ! »

Les portes se refermèrent et l’ascenseur emmena les deux hommes jusqu’au 50ème étage du Trône. Ils y retrouvèrent le reste du groupe. Ils n’avaient pas rencontré d’autres obstacles et étaient parvenus jusqu’à la salle du transporteur dimensionnel. Conformément à ses dires, Giaz parvint à relancer la séquence d’allumage de la machine. Son anneau de métal tournait à toute vitesse.

« - C’est la copie conforme de celui que l’on a chez nous » observa Cochran.

« - Lorsque je pousserais cette manette, il me faudra une dimension de destination » dit alors Giaz.

Isaac observa la manette dont parlait le reptile.

« - Il a raison ! Il s’agit du compresseur quantique. On ne peut le faire tourner à vide plus d’une ou deux minutes sans lui indiquer où percer ... et cela en fonction de l’état de la machine. Celle-ci n’ayant pas été mise en marche et entretenue régulièrement, sa résistance pourrait être moindre » dit-il.

« - On retourne sur la Terre 1960 ! » déclara Frédéric.

Giaz entra donc les coordonnées de la dimension et poussa la manette à fond. Les faisceaux fractals s’allumèrent et s’alignèrent sur le centre théorique de l’anneau. Rapidement, les faisceaux percèrent le voile des dimensions en une explosion de lumière aveuglante. Ils créèrent une brèche grosse comme une tête d’épingle tout d’abord. Puis les faisceaux divergèrent les uns des autres lentement afin d’élargir le portail.

« - Une dernière information doit vous être communiquée. En tant que dimension artificielle, les constantes spatiotemporelles de la Terre 1960 α peuvent fluctuer et ne plus être affines » déclara Isaac.

« - On s’en fout de ça, tant qu’on se barre d’ici ! » répondit Miles au nom de tous.

C’est alors que l’anneau du transporteur s’arrêta brutalement et stabilisa le portail. Sans attendre une seconde, tous passèrent au travers. Ce qu’ils virent de l’autre côté les stupéfia. Ils étaient bien revenus sur la Terre 1960 α, dans la cité de Columbia ... mais celle-ci était fondamentalement différente. Il n’y avait plus de ciel bleu, plus de soleil faisant briller les toits comme de l’or. A la place, le ciel était noir de fumée et les toits en flammes. L’état de grâce de Columbia était fini, il faisait dorénavant place à une déchéance semblable à celle de Rapture. La guerre civile ravageait la cité aérienne.
_____________

Note 1 : Cette citation provient du jeu « Assassin’s Creed IV - Black Flag ».
C’est une tirade que le pirate renommé Barbe Noire fait à Edward Kenway, l’assassin héro de cet opus. Je l’ai trouvé particulièrement adaptée à ce petit paragraphe.
_____________

Note 2 : Atlas
Dans Bioshock premier du nom, nous pouvons voir plusieurs représentations d'Atlas au cours du jeu.
On peut voir une photo de l'Atlas d'antan lorsqu'il communique avec nous via la radio. On peut également l'apercevoir comme il est aujourd'hui lorsqu'on le pourchasse sur la fin du jeu (une apparence de chrosôme). Enfin, lorsqu'on l'affronte à la toute fin du jeu, il s'est gavé de plasmides et ressemble donc à la forme que j'utilise dans cet interlude.

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A suivre dans le chapitre 275 - Le ciel en feu !
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Chapitre 274 - Déchéance :: Commentaires

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Re: Chapitre 274 - Déchéance
Message le Dim 25 Oct - 12:09 par Shion
13 pages, et bien tu t'es surpassé ! xD

Concernant le paragraphe exodimensionnel, premièrement, j'ai été surpris de ne rien lire de surnaturel, et me suis demandé le pourquoi de ce chapitre jusqu'à ce que je tombe sur le nom de Milciades Entierro. Je vais peut-être un peu loin dans mon imagination, mais ce nom n'est pas sans me faire penser à celui de Miles Gravsten : les prénoms sont très proches, et les deux noms de familles (Entierro pour enterrement, et Gravsten, ressemblant à Grevestone, pour pierre tombale), je me dis qu'on a ici un personnage ayant un lien avec Miles ou Wade.

Concernant le gros du chapitre, on a enfin un éclaircissement sur la situation actuelle, que je trouve très bien pensée Smile

J'ai cru noter une référence à JoJo's Bizarre Adventure, également ^^

Donc maintenant retour de nos héros à Columbia, qui leur réserve sans doute d'autres surprises.

Un excellent chapitre pour ma part Smile
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Re: Chapitre 274 - Déchéance
Message le Dim 25 Oct - 12:20 par Jezekiel
J'attendais ton retour sur ce chapitre qui m'a demandé pas mal de taf quand j'ai dû l'écrire :p

Pour le chapitre exodimensionnel, ton raisonnement est rudement intéressant. Reste à savoir si ce fut quelque chose de voulu ou non ^^
Sache juste que tu n'auras pas ta réponse tout de suite. Le chapitre que j'écris ce week-end (et non, pas encore fini à cette heure) est susceptible d'accueillir de nombreuses réponses. Je dis "susceptible" car pour le moment, je ne sais pas encore si je le place à la fin de ce chapitre ou au début du suivant. Cela dépendra du nombre de pages dont j'aurais besoin pour y arriver ^^'

Je ne te cache pas que l'explication m'a demandé pas mal de réflexions.
J'avais déjà songé au mécanisme du multivers au préalable mais je ne l'avais pas encore couché sur papier. L'écriture de ce chapitre m'a forcé à délimiter les choses avec précision. Smile

Effectivement, le passage où Bernhard mitraille Miles de coups de poing est bien une référence à Jojo's Bizarre Adventure ^^

Pour la suite des aventures à Columbia, ça ne va pas beaucoup t'avancer (à moins que tu ne te sois renseigné sur la franchise) mais ils vont avoir à faire d'une manière ou d'une autre au reste du bestiaire que je n'ai pas encore exploité jusque là ... et il y a encore de beaux spécimens ^^
Re: Chapitre 274 - Déchéance
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Chapitre 274 - Déchéance

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